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MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de BREVET D'INVENTION BERLIN GRUNEWALD (Allemagne)
DISPOSITIF DESTINE A CONTROLER LA DECHARGE D'UN GAZ OU D'UNE VAPEUR DAITS UNE CHAMBRE DE
DECHARGE ELECTRIQUE
L'invention a pour objet un dispositif destiné à contrôler la décharge d'un gaz ou d'une vapeur dans une chambre de décnarge gazeuse électrique, par exemple dans un redresseur de courant, no- tamment un redresseur à vapeur de métal, au moyen d'oscillations à haute fréquence, ledit dispositif consistant à placer devant l'ano- de d'une décharge gazeuse, dans la direction de la cathode, un diaphragme qui réduit la section de passage disponible pour la dé- charge et délimite en même temps, dans la chambre de décharge, une chambre séparée qui entoure l'anode.
Lorsque l'intensité du courant de la décharge croit jusquà une certaine valeur, il se pro-
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duit dans ladite chambre un appauvrissement en ions positifs. De ce fait, prennent naissance, dans l'espace qui se trouve entre l'a- node et le diaphragme, des oscillations à haute fréquence dont les tensions prennent une grande amplitude et sont appliquées, au mo- ment choisi pour l'allumage, aux dispositifs de contrôle de la dé- charge et contrôlent la décharge d'une manière quelconque appro- priée.
Il est particulièrement avantageux d'utiliser le disposi- tif précité, destiné à produire des oscillations à haute fréquence, en combinaison avec un dispositif destiné à contrôler la décharge d'un gaz ou d'une vapeur dans une chambre de décharge électrique à électrode de barrage, dispositif dans lequel le contrôle de la décharge s'effectue de telle façon qu'au moment choisi pour l'allu- mage, des ions positifs soient amenés au voisinage de l'électrode de barrage, en quantité suffisante pour que le champ créé par la charge de l'électrode de barrage négative par rapport à la cathode, ou par rapport à l'atmosphère gazeuse ionisée qui l'entoure et qui entoure les diverses parties de l'électrode de barrage, soit détrui- et permette à une décharge vers les anodes principales de prendre naissance.
Les ions positifs nécessaires sont produits par les os- cillations à haute fréquence que le dispositif précité conforme à l'invention fait naître.
On peut faire naître les oscillations à haute fréquence - d'une manière particulièrement simple, en faisant fonctionner la dé- charge gazeuse auxiliaire dans la même chambre vide que la déchar- ge gazeuse principale à contrôler. On peut évidemment utiliser aus- si un récipient de décharge gazeuse spécial, pour y faire naître les oscillations à haute fréquence. De plus, on peut utiliser si- multanément la cathode, nécessaire à la décharge gazeuse à contrôler, pour l'alimentation de la décharge auxiliaire qui donne naissance aux oscillations à haute fréquence.
Le dessin ci-joint représente plusieurs exemples de réali-
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sation de l'invention; sur ce dessin:
La figure 1 représente un mode de connexion dans lequel les oscillations à haute fréquence sont produites dans une cham- bre de décharge particulière et, une fois produites, s'appliquent à l'électrode de barrage d'un redresseur à vapeur de mercure;
La figure 2 représente un mode de connexion dans lequel les oscillations à'haute fréquence sont produites dans la chambre de. décharge à contrôler elle-même,
La figure 3 représente un mode de connexion dans lequel le contrôle de la décharge gazeuse par les oscillations à haute fréquence s'effectue par un moyen indirect;
La figure 4 représente une seconde forme de réalisation, dans laquelle les oscillations à haute fréquence sont produites dans une chambre de décharge particulière et, une fois produites, sont utiliséesl'excitation d'un circuit oscillai qui contrôle le déclanchementde la décharge;
La figure 5 représente une variante de la figure 4 consis- tant dans la production des oscillations à haute fréquence dans la chambre de la décharge principale elle-même; la figure 6 représente ledit circuit oscillant isolément;
La figure 7 représente une autre forme de réalisation du circuit oscillant de la figure 6 ;
La figure 8 représente une troisième forme de réalisation du circuit oscillant destiné à contrôler la décharge ;
etLa figure 9 représente une autre forme de réalisation d'a- près laquelle les oscillations à haute fréquence peuvent être uti- lisées au contrôle de la décharge.
Sur la figure 1, 1 est la chambre vide d'un redresseur à vapeur de mercure, 2 est la cathode et 3 sont les anodes qui y pé- nètrent par l'intermédiaire des isolateurs 4. Les anodes 3 sont en- tourées de tubes de protection d'anodes 5, dans lesquels sont mon- tées isolées les grilles de contrôle 6. Le courant est amené aux
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grilles de contrôle au moyen d'isolateurs spéciaux 7. Outre la cham- bre vide de décharge 1 proprement dite, une seconde chambre de décharge gazeuse b est destinée à faire naître les oscillations à haute fréquence et devant son anode 9 est intercalé un diaphragme 10. La cathode est une cathode incandescente 11, chauffée à la ma- nière habituelle, par exemple par une batterie 12.
Une bobine de self 13 est intercalée dans le-circuit de 1'anode. La chambre de dé- charge auxiliaire 8 est alimentée par une source de courant continu
14. Lorsqu'on fait croître l'intensité du courant dans le circuit formé par 14, 13,9, 10 et 11, de telle façon que, dans la chambre limitée par le diaphragme 10 et dans laquelle se trouve l'anode 9, il se produise un appauvrissement en ions, une oscillation à haute fréquence prend naissance dans cette chambre, du fait que le poten- tiel de l'anode 9 subit des oscillations à haute fréquence par rap- port à son voisinage et en particulier par rapport au diaphragme
10. Les mêmes oscillations de sens opposé à ces oscillations de po- tentiel se produisent en passant par la bobine de self 13.
Pour amorcer une décharge entre les anodes principales 3 et la cathode 2 du redresseur 1, et par suite pour contrôler la déchar- ge gazeuse dans le redresseur 1, on amène au moins pendant une pé- riode de courte durée, au moment de l'allumage, les grilles de con- trôle 6 disposées en face des anodes principales 3 à l'une des ten- sions qui existent entre l'anode 9 et le diaphragme 10 ou dans la bobine de self 13. A cet effet, la cathode incandescente 11 de la chambre de décharge auxiliaire 8 est reliée par un fil conducteur à la cathode 2 du redresseur 1, tandis que l'anode 9 est reliée alter- nativement avec l'une des deux grilles de contrôle 6 par l'intermé- diaire d'un commutateur 15 et des entrées de fils 7; les résistances 16 sont intercalées comme d'habitude dans les circuits de grille.
La liaison s'effectue par la mise en contact alternative du bras 17 du commutateur avec l'un des deux plots 18, 19.
Le commutateur 15 peut avoir une forme @
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commutateur rotatif, par exemple une forme analogue à celle du dis- tributeur du dispositif d'allumage d'un moteur à combustion inter- ne. Le commutateur est commandé par un moteur 20, qui est connecté sur la tension de l'enroulement à courant alternatif d'un trans- formateur 21 alimentant le redresseur, de façon que le moteur 20 tourne en synchronisme avec la fréquence du réseau d'alimentation à courant alternatif qui est, par exemple, de 50 périodes.
Etant donné la haute fréquence et la forte tension des os- cillations produites, il suffit de prévoir pour la fermeture du courant des zones de luminescence dans le commutateur 15, c'est-à- dire que les éléments de contact se rapprochent à une faible dis- tance l'un de l'autre et que cet écartement soit franchi par le courant, grâce à la tension des oscillations à haute fréquence. Ce mode d'exécution présente l'avantage particulier d'éviter l'usure des contacts et, par suite, de permettre de réaliser une commuta- tion parfaite au moyen d'un appareil de faible importance et de construction légère.
Dans le mode de réalisation représenté, la tension à hau- te fréquence est empruntée entre l'anode 9 et la cathode 11. Nais il est possible également de l'emprunter entre l'anode 9 et le diaphragme 10 ou aux deux extrémités de la bobine de self 13.
Dans le mode de réalisation de la. figure 2, la chambre de décharge auxiliaire est construite en liaison avec la chambre de décharge 1 à contrôler. Elle consiste en un bout de tube 22 par le- quel entre, au moyen d'un isolateur 23, le fil conducteur de l'ano- de 9. On entretient donc une décharge auxiliaire, qui donne naissan- ce aux oscillations à haute fréquence désirées et qui part de la source de tension 14, passe par la bobine de self 13, l'anode 9, le diaphragme 10 pour arriver à la cathode 2 de la chambre de dé- charge'à contrôler.
Le potentiel de l'anode 9 subit de ce fait des variations de haute fréquence et est transmis, exactement com- me dans le mode de réalisation de la figure 1, alternativement et
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pendant une période de courte durée, à l'une des deux grilles de contrôle 6 par l'intermédiaire du commutateur rotatif 15.
On peut faire varier le moment de l'allumage déterminé par les grilles de contrôle 6 de diverses manières, par exemple en faisant changer mécaniquement la position de la pièce mobile du commutateur 15 par rapport au rotor du moteur de commande 20, ou en décalant la phase du champ du stator du moteur 20 par rapport à celle du réseau d'alimentation à courant alternatif. Il est évident que d'autres modifications du moment de l'allumage sont également en- globées dans le principe de l'invention.
Pour mettre la chambre de décharge principale 1 hors cir- cuit, il suffit d'interrompre la décharge à haute fréquence passant par la chambre de décharge auxiliaire 22 car, une fois la décharge à haute fréquence interrompue, les anodes principales 3 ne sont plus en état de réaliser l'amorçage, étant donné que les grilles de con- trôle 6 qui les précèdent empêchent, par un mode de construction ap- proprié, la décharge principale de se produire.
Dans certains cas particuliers, la puissance à haute fré- quence empruntée à l'anode 9 est insuffisante pour supprimer l'ac- tion de barrage des grilles de contrôle 6..Dans ce cas, on utilise, conformément à l'invention, les oscillations à haute fréquence au. contrôle d'un tube de décharge gazeuse auxiliaire qui, de son côté, contrôle les grilles de contrôle elles-mêmes. La figure 3 représente un exemple de réalisation d'un dispositif de connexion de ce genre.
Dans le dispositif de connexion de la figure 3, les mêmes numéros désignent les mêmes pièces que sur les figures précédentes.
Cependant, les grilles de contrôle 6 sont connectées sur une tension positive par l'intermédiaire de zones de décharge gazeuse, par exem- ple des tubes luminescents 24. Lesdits tubes 24 consistent par exem- ple en petits tubes de verre, dans lesquels on a fait le vide et qu'on a remplis avec un gaz rare et dans lesquels sont disposées, par exemple, l'une en face de l'autre, deux électrodes 26 en forme de pla-
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ques. La pression du gaz rare et l'écartement des plaques ont été choisis ici de telle façon, que la tension de la source auxiliai- re 25 soit insuffisante pour donner lieu à une décharge passant par les tubes 24 et, par suite évidemment pour l'entretenir.
Cha- que tube 24 comporte une autre électrode qui peut être placée à l'intérieur du tube ou entourer extérieurement la surface du dit tube en verre 24 sous forme de bande 27. Les osnillations à haute fréquence sont appliquées à cette électrode externe 27, en passant par le commutateur 15, de la même manière qu'aux grilles' de contrô- le 6 de la chambre de décharge elle-même des figures 1 et 2. La chambre de décharge auxiliaire 8 destinée à faire naître les oscil- lations à haute fréquence est construite de la même manière que sur la figure 1, et connectée aux tubes luminescents 24. Mais on peut aussi disposer la chambre destinée à la production des oscil- lations à haute fréquence à l'intérieur de la chambre de décharge principale, ainsi que le montre la figure 2.
Les figures 1 et 2 représentent des formes d'exécution dans lesquelles les oscillations à haute fréquence produites au moyen de l'oscillateur agissent sur l'électrode de barrage elle-même, directement ou indirectement. lfais il est possible aussi, a priori, sans sortir du cadre de l'invention, d'amener les oscillations à haute fréquence à un enroulement qui entoure la chambre à vide, qu' il convient alors de faire en verre, au voisinage de la ou des élec- trodes de barrage. De plus, on peut encore remplacer cet enroule- ment à haute fréquence par des électrodes qui entourent la chambre à vide etc...
Cependant dans certains cas, l'utilisation de ces dispositifs de contrôle spéciaux tels que les enroulements, les électrodes, etc... n'est pas commode. Par suite, conformément à une autre caractéristique de l'invention, on,utilise l'anode elle-même comme agent de contrôle. On obtient ce résultat en disposant l'anode de telle façon qu'elle fasse partie d'un circuit oscillant qu'on charge
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au moment choisi, pour l'allumage, en y amenant une tension à hau- te fréquence et en ionisant ainsi les gaz ou la vapeur entre l'anode et l'électrode de barrage placée devant elle, de façon que l'anode puisse agir à travers le champ de barrage créé par l'électrode de barrage.
Ce circuit oscillant doit être agencé de telle sorte, que par son action de barrage, il empêche l'énergie à haute fréquence amenée à l'anode de passer dans le réseau à courant alternatif.
De préférence, le circuit oscillant est formé par l'anode et les pièces en métal de la chambre, qui se trouvent en face d'elle, telles que des grilles de barrage, des douilles d'anodes, des en- trées de fils qui forment capacités, ainsi qu'une bobine de self intercalée dans le circuit de l'anode et qui forme inductance, de façon qu'un condensateur de blocage ou de barrage empêche la tension normale de marche, qui doit parvenir à l'anode, d'arriver aux pièces métalliques de la chambre qui se trouvent en face de l'anode et telles que les grilles de barrage, les douilles d'anodes, les en- trées de fils.
La haute fréquence peut être produite d'une manière quelcon- que appropriée. Cependant, il est avantageux d'employer un oscilla- teur, tel qu'il a été déjà décrit ci-dessus.
Il est avantageux d'amener la haute fréquence par un coupla- ge à la manière d'un transformateur à l'aide de l'inductance du cir- cuit oscillant. Pour répartir les oscillations à haute fréquence sur les diverses anodes, on peut prévoir un commutateur rotatif à vites- se réglable dont les contacts de répartition sont disposés sous for- ne de zones luminescentes ou de dispositifs analogues ne venant pas en contact mécanique effectif.
Sur les figures 4 à 8, 1 désigne toujours la cbambre vide d'un redresseur à vapeur de mercure, 2 la cathode et 3 les anodes qui y pénètrent par l'intermédiaire des isolateurs 4. Les anodes 3 sont entourées de tubes de protection 5, dans lesquels sont montées les @
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ment mais qui peuvent 1'$être. Dans le circuit d'anode est interca- lée une bobine de self 107, dont l'extrémité supérieure la plus éloignée de l'anode est connectée par l'intermédiaire d'un conden- sateur de blocage ou de barrage 124 avec l'électrode de barrage, soit dans le cas présent, par exemple avec la boite en métal 1.
La bobine de self 107 par son inductance et la capacité constituant par leur action réciproque entre l'anode 3, l'électrode de barrage 6, la douille 5 de l'anode et l'entrée de fils 4 un circuit oscil- lant représenté isolément par la figure 6, sur laquelle le condensa- teur 125 représente la capacité de blocage ou de barrage, consti- tuée par l'anode et les pièces en métal qui se trouvent en face d'elle.
Une fois choisie la fréquence à laquelle l'amorçage doit être effectué, il suffit simplement d'accorder la bobine de self 107 sur la capacité constituée par l'anode 3 et son voisinage, de fa- çon à remplir avec une exactitude suffisante la condition exprimée par la formule connue: ce 2 = 1
LC
Pour amorcer l'anode,on amène au circuit oscillant une hau- te fréquence voisine de la fréquence de résonance dudit circuit. En conséquence, l'amplitude des oscillations du circuit oscillant ne ces- se d'augmenter, de sorte que la tension alternative, à la capacité du circuit oscillant ainsi par suite qu'entre l'anode 3 et l'élec- trode de barrage 6, augmente également.
Comme lithosphère de gaz ou de.vapeur qui se trouve entre l'électrode de barrage 6 et l'anode 3 contient en permanence des particules de charge, en particulier des électrons, les dits électrons prennent un mouvement pendulaire sous Influence de la haute fréquence et après plusieurs oscilla- tions à haute fréquence, les amplitudes de leurs vitesses ne cessent de croître jusqu'à ce qu'elles deviennent finalement suffisantes pour toniser les particules neutres de gaz ou de vapeur que les électrons viennent frapper. Lorsque ces phénomènes d'ionisation ont pris une ampleur suffisante, l'électrode de barrage ou son voisinage se trou- ve enveloppée d'une gaine d'ions positifs, d'où résulte la rupture du
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champ de barrage qui existe à la surface de l'électrode de barrage.
Dès qu'il en est ainsi, les électrons peuvent sortir de la chambre de décharge principale de la chambre vide 1 en traversant l'électro- de de barrage 6 vers l'anode 3, ce qui permet au courant de passer et à la décharge de s'établir. La haute fréquence nécessaire à la charge du circuit oscillant peut être également produite par un moyen quelconque, différent de celui qui a été indiqué ci-dessus.
Comme, ainsi qu'on le sait, la tension d'amorçage nécessaire pour déclancher une décharge, entre deux électrodes disposées dans une atmosphère gazeuse, diminue à partir de 106 périodes par seconde pour des valeurs croissantes et comme, pour 108 périodes par seconde elle atteint des valeurs notablement moindres que pour des fréquences plus basses, il est avantageux d'utiliser au moins des hautes fré- quences de 106 à 108 périodes par seconde. L'application de la haute fréquence se fait avantageusement par voie inductive, au moyen d'un enroulement 126 couplé à la manière d'un transformateur avec la bobine de self 107.
La haute fréquence est encore produite par un oscillateur spécial construit de la même façon que l'oscillateur des figures 1 à 4.
Pour contrôler la décharge entre 1'.une des anodes principa- les 3 et la cathode 2 du redresseur 1, on amené pendant une période de courte durée, au moment choisi pour l'allumage, les enroulements 126 à l'une des tensions qui existent entre l'anode 9 et le diaphragme 10 ou dans la bobine de self 13. A cet effet, la cathode incandescen- te 11 de la chaire de décharge-auxiliaire 8 est reliée conductivement à l'une des extrémités des enroulements 126 ou 126', tandis que l'ano- de 9 est connectée alternativement avec l'autre de ces deux enroule- ments 126 ou 126' par l'intermédiaire du commutateur 15. La liaison s'établit par le contact alternatif du bras 17 du commutateur avec l'un des deux plots 18,19.
Dans le mode de réalisation représenté, la tension à haute
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'fréquence est empruntée entre l'anode 9 et la cathode 11. Mais il est possible également de l'emprunter entre-l'anode 9 et le diaphrag- me 10 ou aux deux exttémités de la bobine de self 13.
Dans le mode de réalisation de la figure 5, la chambre de dé- charge auxiliaire est construite en liaison avec la chambre de dé- charge 1 à contrôler. Il consiste en un bout de tube 122 par lequel entre, au moyen d'un isolateur 123 le fil conducteur de l'anode 9.
On entretient donc une décharge auxiliaire, qui donne naissance aux oscillations à haute fréquence désirées et qui part de la source de tension 14, passe par la bobine de self 13, l'anode 9, le dia- phragme 10, pour arriver à la cathode 2 de la chambre de décharge à contrôler. L'ouverture du diaphragme 10 doit être calculée de façon que les oscillations de haute fréquence prennent déjà naissance lors- que la pression de marche du gaz ou de la vapeur dans la chambre est normale. Le potentiel de l'anode 9 subit de ce fait des variations de haute fréquence et est transmis exactement comme dans le mode de réalisation de la figure 4, alternativement et-pendant une période de courte durée, à l'un des deux enroulements 126 par l'intermédiai- re du commutateur rotatif 15.
On peut faire varier le moment de l'allumage déterminé par les enroulements 126 de diverses manières, par exemple en faisant changer mécaniquement la position de la pièce mobile du commutateur 15 par rapport au rotor du moteur de commande 20 ou en décalant la phase du champ du stator du moteur 20 par rapport à celle du réseau d'alimen- tation à courant alternatif. Il est évident que d'autres modifica- tions du moment de l'allumage sont également englobées dans la por- tée de l'idée de l'invention.
Pour mettre la chambre de décharge principale 1 hors circuit, il suffit d'interrompre la décharge à haute fréquence passant par la' chambre de décharge auxiliaire 122, car une fois la décharge à haute fréquence interrompue, les anodes principales 3 ne s ont plus en état de réaliser l'amorçage.
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Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 7, la douille de l'anode 5, montée sur la chambre vide en métal 1, en est isolée au moyen d'un isolateur 127 allongé et est reliée avec l'extrémité de la bobine de self 107 la plus éloignée de l'anode par l'intermédiaire du condensateur de blocage ou de barrage 124. Le fil conducteur passe à travers la paroi de la chambre et en est iso- lé par l'entrée de fil, 128.
Dans un circuit oscillant de ce genre, la capacité est donc constituée par l'anode, la grille de barrage et la douille de l'anode.
Le mode de réalisation décrit ci-dessus peut être également appliqué à des tubes en verre après avoir été judicieusement modifié.
La figure 8 représente un autre mode de réalisation du cir- cuit oscillant, destiné à des tubes en verre ou en toute autre matiè- re isolante. Sur cette figure, 129 désigne le tube vide en verre dans lequel les anodes 3 sont montées à la manière habituelle. Chaque ano- de est entourée d'une douille 130 disposée à l'intérieur du tube et portant l'électrode de barrage 6. A l'extérieur du tube et en face de l'électrode de barrage 6, se trouve une gaine métallique 131 qui est reliée avec l'extrémité de la bobine de self 127 la plus éloignée de l'anode. La gaine externe 131, la douille de l'anode 130, l'élec- trode de barrage 6 et l'anode 3 constituent alors la capacité du cir- cuit oscillant qui consiste en plusieurs condensateurs montés en sé- rie, ainsi qu'il est facile de le comprendre sans autre explication.
Il est avantageux de disposer les pièces métalliques 130 et 131 au voi- sinage immédiat des deux faces de la paroi en verre, de façon que la capacité du condensateur constitué par la gaine 131, la paroi en ver- re formant diélectrique et la douille de l'anode 130 soit grande par rapport à la capacité du condensateur intérieur formé par la douille de l'anode 130, l'électrode diélectrique et l'anode 3, car, grâce à la répartition des tensions qui en résulte, l'amorçage de la décharge est facilitée de ce fait.
Dans le cas où une capacité moindre est suffisante, on peut
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supprimer la douille de l'anode 130 et fixer l'électrode de barra- ge 6 sur la paroi en verre elle-même.
Cependant si dans les modes de réalisation conformes aux figures 7 et 8, la capacité existante du circuit oscillant n'est pas suffisante, on peut y accoupler un condensateur en dérivation ainsi que l'indiquentles figures.
Dans le circuit oscillant décrit ci-dessus, le 'condensateur de blocage ou de barrage 124 n'est pas nécessaire, puisqu'il n'y a pas lieu de se préoccuper dépêcher la tension de marche normale à transmettre à l'anode, d'arriver aux douilles d'anode et à l'élec- trode de barrage.
L'invention ne doit pas être considérée comme limitée aux modes de réalisation des circuits oscillants indiqués ci-dessus, mais tous les circuits oscillants dans lesquels l'anode est utilisée d'une manière équivalente comme anode de contrôle sont enrobés dans le principe de l'invention.
Dans certains cas, par exemple dans le cas de tubes en 'verre avec une cathode, une anode et une grille de barrage entre la cathode et l'anode. il est avantageux d'isoler l'électrode de barrage de l'en- veloppe et de la relier à la cathode ou à une tension négative.
Dans les modes de réalisation représentés sur les figures 4 à 8, il convient de donner à l'inductance 107 une grandeur telle que, rapportée à la fréquence des oscillations à haute fréquence, l'in- ductance se trouve au moins approximativement en résonance en série avec la capacité qui prend naissance entre l'anode et son voisinage, Gela veut dire que # L = 1/# C, L étant l'inductance, C, la capacité précitée et #, la fréquence en radians des oscillations à haute fréquence. L'inductance L peut prendre dans certains cas des valeurs très considérables, ce qui rend la construction plus coûteuse. A cela s'ajoute que, lorsque l'inductance augmente, son influence sur les caractéristiques du..courant de marche augmente de plus en plus.
Il peut en résulter à l'inductance des chutes de tension considérables
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du courant normal de marche qui, de leur côté, peuvent avoir une influence défavorable sur les conditions de fonctionnement électri- que de la chambre de décharge, en particulier de la commutation.
On peut éviter cet inconvénient en constituant la résistan- ce inductive dans le fil conducteur de l'anode ou de chaque anode par un circuit oscillant monté en volaat. Il est avantageux d'accor- der en circuit oscillant au moins approximativement sur la.fréquence des oscillations à haute fréquence utilisées pour le contrôle, c'est- à-dire que sa fréquence propre, déterminée principalement par sa self induction et par sa capacité que l'on a choisies, est sensible- ment égale à la fréquence des oscillations à haute fréquence. Dans le cas où le circuit oscillant monté en volant est accordé exacte- ment sur la fréquence des oscillations à haute fréquence, la résis- tance résultante du circuit oscillant représente une résistance ohmi- que égale à L1 , Ll étant la self induction, C1 la capacité et r
C1r la résistance ohmique du circuit oscillant.
Si l'on désire que le circuit oscillant monté en volant représente une résistance induc- tive qui soit égale ou approximativement égale à 1 (C étant encore #C la capacité entre l'anode et son voisinage) il faut décaler légè- rement le circuit oscillant sur la fréquence des oscillations à hau- te fréquence, c'est-à-dire que sa fréquence proprement dite diffè- re d'une certaine quantité dans le sens convenable de la fréquence des oscillations à haute fréquence. On peut déterminer a priori de cette manière les caractéristiques du circuit oscillant monté en vo- lant.
Cependant, dans certains cas, il convient de disposer de préfé- rence le circuit oscillant de façon à pouvoir l'accorder d'abord sur les oscillations à haute fréquence (maxima), en règlant son condensa- teur construit sous forme de condensateur à capacité variable (conden- sateur à disques) et, par suite, à pouvoir l'amener hors résonance jusqu'à ce que sa résistance résultante représente une résistance in- ductive de la grandeur que l'on désire. Au lieu du condensateur, on peut aussi rendre l'inductance variable, par exemple, sous forme de
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variomètre. Le cas échéant, la capacité ainsi que l'inductance peu- vent être réglables.
Ainsi u'il.a déjà été indiqué, la meilleure solution au point de vue de la grandeur de l'inductance et de la capacité du circuit oscillant monté en volant consiste à établir ledit circuit oscillant de façon que, pour les courants normaux de marche de la cha bre de décharge, il donne lieu à une chute de.potentiel pratiquement négligeable. Dans le cas où l'on utilise de préférence des oscilla- tions à haute fréquence dont la fréquence est de 106 périodes ou supérieure, on peut constituer l'inductance par quelques enroule- ments, le cas échéant par un enroulement unique en fil, tube ou ru- ban de cuivre.
Dans certains cas spéciaux, il est également avanta- geux de choisir la fréquence des oscillations à haute fréquence uti- lisées au contrôle (c'est-à-dire de lui donner une valeur relative- ment forte) de façon que le circuit oscillant, ou sa self induction, aient une influence aussi faible que possible sur les caractéristiquE du courant de marche normale et donnent lieu pour les courants de marche normale à une chute de potentiel aussi faible que possible.
La figure 9 représente un exemple de réalisation d'un monta- ge de ce genre. Il ne diffère du mode de réalisation conforme à la figure 4 que du fait que l'on n'intercale pas d'inductances 107, 107' dans le fil conducteur des anodes 3, mais bien un circuit oscillant' monté en volant. La capacité de ce circuit oscillant constitué sous la forme d'un condensateur à disques est désignée par 127 et 127', so inductance par 128 et 128'.
Le circuit oscillant 127, 128 ou 127', 128' est établi de la manière indiquée précédemment ou réglé au moyen du condensateur à disques 127, 127' de façon qu'il soit accordé à peu près sur la fréquence des oscillations à haute fréquence, mais consti. tue cependant une résistance inductive qui soit égale ou au moins ap- proximativement égale à 1/# C, C étant encore la capacité entre l'anode et son voisinage et # la fréquence en radians des oscillations à hau- te fréquence.
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Il convient de-donner aux condensateurs de blocage ou de barrage 124 et 124' des dimensions telles qu'ils forment pratique- ment un court..circuit pour les oscillations à haute fréquence, de façon-qu'ils n'exercent sur l'égalité à établir entre la résis- tance résultante du circuit oscillant monté en volant 127, 128 ou 127', 128' et la résistance capacitive de la capacité de l'ano- de 1 qu'une influence insignifiante et pratiquement inapprécia- #C ble.
REVENDICATIONS
1 ) Un dispositif destiné à contrôler la décharge d'un gaz ou'd'une vapeur dans une chambre de décharge gazeuse, notamment dans un redresseur de courant, au moyen d'oscillations à haute fré- quence, caractérisé par le fait que, pour produire les oscillations à haute fréquence, on place un diaphragme devant l'anode d'une déchar- ge auxiliaire et dans la direction de la cathode, et on amène l'in- tensité du courant de la décharge auxiliaire à des valeurs pour les- quelles il se produit un appauvrissement en ions dans l'espace qui trouve entre l'anode et le diaphragme.