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Dispositif d'amorçage pour appareil à décharge.
L'invention concerne un dispositif d'amorçage pour appareils à décharge, particulièrement intéressant pour les tubes fluorescents à colonne positive et divers autres appa- reils à décharge.
L'invention convient particulièrement bien à l'amorçage rapide d'appareils à décharge sans le retard généralement provo- qué par le préchauffage des cathodes.
Comme on le sait, la tension nécessaire pour amorcer une décharge dans une atmosphère ionisable (gaz, vapeur ou com- binaison de gaz et de vapeur) est notablement plus élevée que celle nécessaire pour entretenir la décharge après son amorçage.
Cette tension de fonctionnement diffère souvent des tensions de secteur usuelles, de sorte que, pour obtenir la tension désirée, il faudra insérer un transformateur entre le secteur et les cir- cuits à décharge d'une installation. En tout cas, les circuits à
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décharge comportent en général des bobines de self limiteuses d'intensité ou d'autres éléments d'amorçage. Ces éléments d'amor- çage ont, en général, une certaine self-induction et peuvent aussi.comporter une certaine capacité. Il est assez courant de réaliser un ensemble de ces éléments et du transformateur. Dans le cas de décharge en courant continu, on utilise d'autres moyens que les transformateurs pour obtenir la tension désirée, mais les régulateurs par résistance ou réactifs y sont aussi utilises pour régler l'intensité du courant de décharge.
La plupart des lampes fluorescentes à colonne positive de faible pression sont actuellement du type à amorçage à chaud, dans les- quelles on lance un courant dans la cathode pour chauffer celle- ci avant de provoquer la décharge. A cet effet, un circuit d'a- morçage comportant un interrupteur automatique est monté en parallèle avec le trajet de décharge dans la lampe et en série avec les moyens de chauffage des cathodes.
L'interrupteur auto- matique fait en sorte que du courant circule dans les moyens réchauffeurs de la cathode pendant un temps suffisamment long pour que les cathodes de la lampe soient portées à la tempéra- ture d'émission et coupe alors brusquement le circuit d'amorçage, ce qui provoque entre les électrodes une pointe de tension (poin- te qui par suite de la self-induction dans le circuit de décharge est beaucoup plus élevée que la tension de régime de ce circuit) qui est en général suffisante pour amorcer la décharge.
Le temps nécessaire pour amener la cathode à la tempé- rature d'émission est assez long, de sorte qu'il se produit un intervalle indésirable entre la fermeture de l'interrupteur et l'allumage de la lampe. De plus, le fonctionnement des dispo- sitifs d'amorçage généralement utilisés est souvent irrégulier, de sorte que le temps qui s'écoule entre la fermeture de l'in- terrupteur et l'allumage de toutes les lampes peut atteindre 15 secondes, voire plus. Jusqu'à présent, ces inconvénients ont été inévitables en pratique, parce que l'amorçage à froid des
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lampes, donc sans préchauffage des cathodes, entraînait une rapide altération de ces cathodes et le noircissement des lampes.
Depuis peu, on a mis au point des cathodes qui supportent mieux l'amorçage à froid, de sorte qu'il semblerait possible de supprimer le préchauffage et les interrupteurs d'amorçage; tout comme les lampes à incandescence, les lampes fluorescen- tes pourraient donc donner de la lumière immédiatement ou pra- tiquement immédiatement après la fermeture de l'interrupteur.
A cet effet, on peut utiliser un transformateur à réactance de dispersion entre le secteur et les circuits de décharge, de sorte qu'une tension à vide élevée assure l'amorçage et qu'une tension de régime, plus basse, assure le fonctionnement normal.
Bien que cette disposition donne généralement satisfac- tion, elle présente cependant un inconvénient ; nécessite des transformateurs plus gros et plus coûteux que ceux utilisés pour les installations qui s'amorcent à chaud, si l'on désire que l'amorçage s'effectue avec une sécurité suffisante dans des conditions atmosphériques défavorables, par exemple dans le cas d'air fortement humide. C'est ainsi que les lampes fluorescen- tes de 40 W du type tubulaire à colonne positive à faiblepres- sion peuvent nécessiter 800 V, voire plus, pour assurer l'a- morçage dans les conditions les plus défavorables, tandis que la tension de fonctionnement normal ne dépasse guère 110 V. Les dimensions et le prix des appareils aptes à fournir de telles tensions deviendraient prohibitifs.
Suivant l'invention, on obtient un dispositif qui four- nit une tension suffisamment élevée pour assurer l'amorçage dans les conditions les plus défavorables, sans qu'il nécessite des appareils auxiliaires plus gros et plus coûteux et sans que se manifestent les irrégularités qui constituent presque une caractéristique de nombreux types d'interrupteurs d'amorçage actuellement utilisés.
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Suivant l'invention, ce résultat s'obtient à l'aide d'une haute tension induite qui est engendrée et utilisés d'une manière nouvelle et qui peut servir tant pour les lampes du type à courant continu que pour celles du type à courant alter- natif. Pour engendrer cette tension élevée, conformément à l'in- vention, on utilise une capacité ou un condensateur ainsi qu'une valve électrique (par exemple un thyratron, un éclateur ou un autre appareil à décharge auxiliaire) et un couplage inductif avec un circuit relié aux électrodes de décharge principales.
L'invention permet le préchauffage éventuel des cathodes sans que ceci entraîne des retards longs et irréguliers dans l'a.mor- çage, tandis qu'il est aussi possible d'amorcer immédiatement à froid, sans préchauffage.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exem- ple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut .être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de l'invention.
La fig.l montre un schéma de montage relatif au disposi- tif d'amorçage et de fonctionnement de tubes à décharge alimen- tés en courant alternatif.
La fig.2 est une vue en perspective d'un éclateur appro- prié à l'utilisation dans un dispositif tel'que celui montré sur la fig.l,
Les figs.3 et 4 montrent des variantes du dispositif représenté sur la fig.l, dans lesquelles il est possible de préchauffer les cathodes.
La fig. 5 montre un schéma de montage qui constitue une variante de celui représenté sur la fig.l.
La fig. 6 est un schéma qui constitue une variante du montage représenté sur la fig.5.
Les figs.l et 2 montrent l'application de l'invention à tube à décharge 1, par exemple un tube à basse pression à
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colonne positive tel que décrit dans les brevets Américains Nos.2.294.203, 2.330.161 et 2.306.925, tubes qui, jusqu'à pré- sent, ont été amorcés à chaud après une période de préchauffage des cathodes.
Comme le montre la fig.l, le tube représenté sur la fig.l comporte à ses deux extrémités deux cathodes activées 2, 2. Ces électrodes peuvent être des fils de tungstène, à spirale simple ou double, recouverts d'oxydes activants, par exemple un mélange d'oxyde de baryum et d'oxyde de strontium. Le tube peut contenir un gaz d'amorçage ionisable à basse pression, par exem- ple de l'argon à une pression de 2 - 4 mm de mercure ou un autre gaz inerte rare à la pression correspondante, ainsi qu'une sub- stance vaporisable et ionisable par exemple un métal tel que le mercure dont un excès (une quantité plus grande que celle qui se vaporisera pendant le fonctionnement du tube) est indiqué par une goutte de mercure 3 dans l'enveloppe.
Les parois de l'enveloppe sont recouvertes d'une couche intérieure de substance,; fluores- cente 4, par exemple de phosphore.
Cet appareil à décharge est relié à un circuit de dé- charge 5 qui comporte un élément régulateur inductif 6. Ce circuit à décharge 5 est relié à l'enroulement secondaire d'un auto-transformateur 7 dont l'enroulement primaire est branché sur une source de tension alternative, par exemple un secteur à courant alternatif 8, de 110/120 V. Dans le circuit 8 est repré- senté un interrupteur usuel 9. Pour illustrer les conditions de fonctionnement normales, on a représenté deux appareils à dé- charge identiques 1, 1 tous deux reliés au secondaire du trans- formateur dans ces circuits 5, 5,'dont l'un est décalé en avant et l'autre en arrière. Le circuit 5, décalé en avant, comporte un condensateur 10, qui 'entre autres fonctions fait aussi office d'élément régulateur pour limiter l'intensité du courant de décharge.
Les condensateurs 11 et 12 shuntent les circuits 5, 5
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pour éviter les perturbations radiophoniques. Il s'est avéré que le condensateur 11 dans le circuit décalé en arrière facilite aussi l'amorçage, bien qu'il ne soit pas essentiel à cet effet.
Le transformateur 8 est évidemment choisi de manière qu'on ob- tienne la tension désirée sur chacun des circuits de décharge 5, 5. Une fois la décharge amorcée, la tension aux bornes de chacun des appareils 1 est réglée ou réduite par son élément ré- gulateur 6 jusqu'à la valeur pour laquelle l'appareil 1 fonc- tionne convenablement. Cette tension peut être égale à la ten- , sion de fonctionnement utilisée dans les appareils usuels à amor- çage à chaud.
Pour atteindre le but visé par l'invention, un circuit d'amorçage 13 est monté en parallèle avec le circuit de décharge 5 de chacun des appareils 1, 1. Chacun de ces circuits 13 com- porte des moyens d'engendrer des oscillations à haute tension et d'imprimer ces' oscillations sur le trajet de décharge entre les électrodes 2, 2 de l'appareil correspondant 1, moyens qui com- portent une capacité ou un condensateur avec une valve élec- trique 15 de manière qu'un couplage inductif se produise entre l'un des côtés de cette branche parallèle, et un des côtés du circuit de décharge 5 vers l'appareil 1 tandis que, comme le montre la figure, une impédance 16 est montée en série avec le montage en parallèle du condensateur et de la valve précitée.
En d'autre termes, le circuit 13 représenté comporte un cir- cuit bouclé 17 dans lequel le condensateur 14 et l'éclateur 15 se trouvent en parallèle et ensemble en série, avec le reste du circuit 13 qui comporte l'impédance 16. La boucle précitée 17 comporte aussi un enroulement primaire 18 couplé, par voie inductive, à un enroulement secondaire 19 qui se trouve en série avec l'appareil à décharge dans le circuit 5. L'enroulement primaire 18 est relié au circuit 13 entre l'éclateur 15 et le noeud du circuit 13 et du circuit de décharge 5 ;
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secondaire 19 est monté dans le circuit précité 5 entre le noeud du circuit 13 et du circuit 5 et l'appareil à décharge 1, en sé- rie avec ce dernier.
Peu importe que l'impédance 16 dans le cir- cuit précité 13 soit montée d'un côté du montage en parallèle 14, 15 ou bien de l'autre côté. De plus, peu importe laquelle des deux connexions directes entre le condensateur 14 et la valve 15 comporte l'enroulement 18, ou laquelle des extrémités de cet enroulement primaire est reliée au condensateur ou à l'éclateur.
La tension d'amorçage d'arc des appareils à décharge ou des éclateurs 15 doit être inférieure à la tension à vide obtenue aux bornes de l'enroulement secondaire du transformateur 7 et doit être plus basse que la tension d'amorçage d'arc de tous les appareils 1 que le transformateur ne peut amorcer sans aide.
La tension d'amorçage de l'appareil 15 doit, de préférence, dif- férer notablement de la tension de fonctionnement et celle-ci doit, de préférence, être plus élevée que la tension qui, pen- dant le fonctionnement normal des appareils à décharge 1, se trouve aux bornes de l'appareil 15, de sorte que comme le prou- vera la suite du mémoire la décharge dans cet appareil cesse automatiquement lors du fonctionnement normal des appareils à dé- charge.
Comme appareil 15, on peut avantageusement utiliser un tube à décharge dans un gaz à pression assez faible, tube qui ressemble à une lampe à effluve, mais dont les caractéristiques sont inverses, c'est-à-dire qu'il a une décharge par effluve instable qui est essentiellement entretenue par émission de champ.
La fig.2 représente un tel appareil 15, celui-ci consiste en une ampoule de verre 20 hermétiquement fermée, comportant un pied 21 dans lequel deux électrodes planes 22, 22 affectant la forme de demi-disques, sont maintenues écartées à l'aide des fils d'ali- mentation 23, 23 qui sont scellés dans le pincement. Ces élec- trodes 22, 22 peuvent avoir une épaisseur d'environ 1, 5 mm et un
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rayon d'environ 4 mm. Elles peuvent être par exemple en une com- binaison émettrice de nickel et de tungstène, activée à l'aide de baryum, qui peut être appliquée sous forme d'oxyd'e de baryum (BaO).
Elles peuvent être réalisées en un mélange de substances finement divisées, par exemple:
EMI8.1
<tb> W <SEP> (325 <SEP> grains) <SEP> Teneur <SEP> en <SEP> poids
<tb> 80%
<tb>
<tb> NiO <SEP> 10
<tb>
<tb> BaCO3 <SEP> 10
<tb>
Ce mélange est amené dans une presse à la forme désirée et les pièces obtenues sont chauffées pendant 20 à 30 minutes, à une température comprise entre 1453 et 15100C dans une atmosphère d'hydrogène de manière à en provoquer le frittage. Comme le men- tionne le Brevet Américain N .2.332.809, l'extrémité intérieure tionne Brevet Américain N .2.332.809, l'extrémité intérieure du pied 21 est enduite d'une couche de peinture d'aluminium 24 qui touche les deux fils d'alimentation 23, 23 pour éviter les modifications par "effet obscur" de la tension d'amorçage de l'appareil.
Lorsque, dans le montage représenté sur la fig.l, on ferme l'interrupteur 4, une tension alternative est appliquée à chacun des deux circuits à décharge 5 ainsi qu'aux deux circuits d'amorçage 13, de sorte que les condensateurs correspondants 14 sont chargés par l'intermédiaire des résistances correspondantes 16 tandis que la tension tend en même temps à provoquer un arc entre les contacts des éclateurs 15. Lorsque les éclateurs amor- cent ou qu'ils deviennent conducteurs, le condensateur 14 se décharge sur ces éclateurs, ce qui provoque, dans la boucle 17 et dans l'enroulement primaire 18, une ou plusieurs ondes de courant ou une série d'oscillations électriques à haute fré- quence. Un tel amorçage peut se produire une ou plusieurs fois pendant chaque période du courant alternatif dans les circuits 5, 5.
Le courant rapidement variable dans l'enroulement pri- maire 18 induit dans l'enroulement secondaire 19 une tension
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élevée qui s'applique à la trajectoire de décharge dans les lam- pes 1 et comme il n'existe aucun chemin de retour ou shunt pour cette haute tension, sauf le chemin à travers les appareils 1, le plein effet de cette tension est ressenti dans ces appareils.
Lorsqu'une telle impulsion de tension coïncide avec une tension correspondante provenant du réseau dans le circuit 8 ou lors- qu'elle a, par rapport à cette tension, une phase telle que la somme algébrique des tensions suffit provoquer la disruption de l'amosphère dans l'appareil 1, ou pour rendre cette atmosphè- re conductrice (ce qui se produit une fraction de seconde après la fermeture de l'interrupteur 9), la décharge dans l'appareil 1 est amorcée. En outre, la haute fréquence provenant de l'en- roulement 19,après que la décharge par effluve dans l'appareil 1 a commencé, aideà transformer cette décharge par effluve en une décharge à colonne positive ou en une décharge par arc.
Lorsque la décharge commence, la résistance de l'appa- reil 1 tombe à une fraction réduite de la valeur qu'elle avait avant l'amorçage (qui est de l'ordre de mégohms) et la tension appliquée à l'éclateur 15 (limitée par les impédances 7, 6, 16, 14,18 lorsque celles-ci sont traversées par du courant) tombe d'un montant tel que l'appareil 15. s'éteint et cesse de conduire du courant, donc pendant le fonctionnement normal, l'intensité du courant dans le circuit 13 est limitée par les impédances 16, 14, 18 à une valeur qui ne dépassera pas quelques milliampères de sorte que la perte de puissance est insignifiante.
Par suite de la fréquence élevée des oscillations élec- triques dans l'enroulement primaire 18, le nombre de spires né- cessaires dans l'enroulement secondaire 19,pour provoquer la tension de disruption désirée, est beaucoup plus faible que celui qui serait nécessaire aux fréquences de secteurs usuels, de 60, 50, ou 25 p/s, de sorte que cet enroulement secondaire et le transformateur dont il fait partie, ont un volume assez
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petit et un poids assez restreint. Pour des oscillations de fré- quence suffisamment élevée, le transformateur 18, 19 peut être un transformateur à air qui constitue, pour le courant de 60 périodes, une impédance négligeable dans le circuit 8. Dans ce cas, les enroulements primaires peuvent être accordés ou non sur la même fréquence de résonance.
Lorsque le transformateur 18,19 comporte un noyau de fer, son impédance peut être négligeable ou non. Dans le dernier cas, cette impédance fait partie du régula- teur de l'appareil à décharge 1. Cependant, un noyau de fer im- plique des dimensions plus petites du noyau, donc moins de cui- vre et une plus faible résistance secondaire.
A l'usage de ceux qui voudraient mettre l'invention en pratique, voici quelques valeurs pour un montage tel que repré- senté sur la fig.l, valeurs qui sont uniquement données à titre d'exemple. Pour l'amorçage et le fonctionnement d'unelampe fluorescente de 40 W du type actuel P 12 constituée par un corps tubulaire de 120 cm de longueur travaillant avec une colonne po- sitive à faible pression, la tension à vide du transformateur 8 peut être de 300 V. Le condensateur 10 peut avoir une capacité de 2,1 F et la capacité de chacun des condensateurs 11 et 12, peut être de 0,03 F. La capacité de chacun des condensateurs 14 peut être de 0,05 F et les résistances 16 peuvent être de 20.000 ohms.
Les transformateurs 18,19 peuvent être des auto- transformateurs ou comporter des enroulements primaires et se- condaires séparés. En général, leur composition n'est nullement critique. De bons résultats ont été obtenus à l'aide d'un trans- formateur comportant 218 spires de fil de cuivre émaillé numéro 26 avec un noyau d'air dont la section est un carré de 4 cm et muni d'une prise sur la cinquième spire. Lorsqu'on utilise un noyau de fer, celui-fi doit avoir, de préférence, une haute per- méabilité et de faibles pertes par hystérésis pour des fréquences élevées.
Un bon transformateur de ce type comportait des enroule-
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ments primaires et secondaires séparés, ce dernier étant consti- tué par 650 spires de fil de cuivre émaillé n .26 enroulé sur un noyau carré de 6 mm de côté et d'environ 4 cm de longueur cons- titué par des tôles de transformateur de 0,1 mm d'épaisseur, tandis que l'enroulement primaire comportait 20 spires du même fil enroulé sur le secondaire. Le fer utilisé dans ce noyau est du type connu dans le commerce sous la, désignation "DX 8", mais on peut aussi utiliser d'autres tôles de transformateur. Pour réduire dans un tel transformateur les effets de capacité, l'extrémïté de l'enroulement secondaire 19 la plus proche du noyau doit être reliée à la lampe 1 et l'autre extrémité, par l'intermédiaire du condensateur 10, au régulateur 6.
Lorsqu'on emploie une lampe fluorescente de 40 W avec un dispositif d'amorçage tel que décrit, l'écartement entre les électrodes 22, 22, peut être de 0,38 à 0,5 mm et l'atmosphère gazeuse dans l'enveloppe peut être de l'argon à une pression d'environ 100 à 200 mm. La tension de disruption de l'appareil 15 est alors d'environ 250 V et sa tension aux bornes devient négative pendant une partie de chaque période de la tension de décharge dans les circuits 8, 5.
La fig.3 montre une variante du montage représenté sur la fig.l, variante qui permet le préchauffage des cathodes 2, 2 lors de l'amorçage. Sur cette figure, on n'a représenté qu'un seul circuit à décharge 5 et on n'y a pas représenté le condensateur 10 qui distingue les circuits décalés en avant de ceux décalés en arrière, pas plus d'ailleurs que les condensa- teurs 11 et 12. Pour le chauffage, la connexion de chaque côté du circuit de décharge 5 avec l'une des extrémités de la catho- de 2, est complétée par une connexion auxiliaire 25 de l'autre extrémité de la cathode 2 vers le même côté du circuit 5 entre cette cathode et l'enroulement secondaire 19.
Chacun de ces circuits 25 comporte un enroulement secondaire 26 qui est couplé,
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par voie inductive, à un enroulement primaire traverse par le courant circulant dans le circuit 5, enroulement primaire qui, comme le montre le dessin, constitue une impédance limiteuse de courant 16, du type à self-induction, dans le circuit d'amorçage 13. Pour chaque électrode 2 existe donc un circuit de chauffage qui comporte une partie du circuit 25, l'enroulement secondaire 26, le reste du circuit 25 et la partie du circuit 25 qui relie le circuit 25 à l'électrode 2, circuit de chauffage qui reçoit du courant des circuits 5 et 3. Dans une forme d'exécution pra- tique, les bobines 16 et 26, 26 peuvent être avantageusement lo- gées dans un seul transformateur à double enroulement secondaire.
En tout cas, il ne peut exister qu'une faible capacité entre l'enroulement secondaire 26 relié au côté du circuit 5 qui ren- ferme l'enroulement secondaire 19 d'une part et les éléments couplés entre eux par voie inductive qui constituent le reste du transformateur 16, 26, 26 d'autre part. Lorsque, pour une raison ou une autre, il n'est pas désirable de donner à l'enroulement primaire 16 une impédance égale à celle nécessaire dans le cir- cuit 13, on peut insérer dans ce circuit une impédance auxiliai- re 16'.
Pendant le fonctionnement de ce montage, les deux ca- thodes 2 sont préchauffées par des courants dans les boucles de chauffage à partir du moment où l'interrupteur 9 se ferme jusqu'au moment où la décharge commence dans la lampe 1. Bien que cet intervalle de temps soit souvent trop court pour porter les cathodes à la température d'émission de régime, l'expérien- ce a prouvé qu'un léger préchauffage contrecarre déjà nettement l'endommagement des cathodes par l'amorçage. Lorsque la décharge dans l'appareil 1 est amorcée, et que l'appareil 15 n'est plus le siège de courant, l'intensité du courant dans le circuit 13 et dans les boucles de chauffage des cathodes 2, 2 tombe à une valeur négligeable, de sorte qu'en régime la consommation dans
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ces boucles n'a guère d'importance.
Comme et parce que ce système entraîne le préchauffage de la cathode, il permet d'utiliser les mêmes transformateurs 7 et les mêmes régulateurs 6 que ceux uti- lisés dans les systèmes actuels à préchauffage et qui fournissent une tension à vide de l'ordre de 200 à 220V aux bornesde l'en- roulement secondaire du transformateur 7,au lieu d'un transforma- teur spécial 7 à tension à vide secondaire d'environ 300 V. Le montage représenté sur la fig. 4 diffère de celui représenté: sur la fig.3, par le fait que les enroulements secondaires 26, 26 prévus dans les boucles de chauffage des cathodes 2,2 sont re- liés, par voie inductive, à l'enroulement primaire 10 du coupla- ge inductif 18, 19 au lieu d'être reliés par une impédance limiteuse d'intensité 16.
Dans une forme d'exécution pratique, l'enroulement primaire et les enroulements secondaires, 19, 26, 26 peuvent tous faire partie d'un même transformateur à enrou- lement secondaire triple. Dans ce cas, l'impédance 16 peut avoir une valeur plus faible que dans le montage représenté sur la fig.l; elle peut être par exemple de 10.000 ohms.
Dans les appareils à courant continu auxquels est appli- quée l'invention, les moyens utilisés pour engendrer la. tension désirée aux bornes du circuit de décharge devront évidemment dif- férer du transformateur 7 représenté ici. Les circuits décalés en avant et décalés en arrière doivent évidemment être supprimés, tandis que les éléments régulateurs 6 doivent être constitués par des résistances pures au lieu de bobines, de condensateurs ou d'une combinaison de ceux-ci. Le circuit d'amorçage 13, le con- densateur 14, la valve 15, le transformateur 18, 19 et l'impé- dance 16 resteront cependant pratiquement identiques aux mêmes organes utilisés dans le montage représenté sur la fig.l.
Dans le montage décrit jusqu'à présent, les boucles d'amorçage sont couplées par voie inductive au circuit principal lui-même. De ce fait, la tension élevée induite est aussi effi-
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cace que possible pour provoquer la décharge principale. D'autre part, il est cependant désavantageux que l'unité d'amorçage, qui comporte les parties précitées, constitue un dispositif à 4 contacts, car il doit comporter des contacts, non seulement pour la connexion au circuit principal, mais aussi pour la con- nexion au circuit d'amorçage.
Il est aussi possible d'utiliser la tension élevée in- duite pour amorcer la décharge principale sans que ceci requière des modifications radicales dans les installations existantes.
A cet effet., le circuit bouclé, dans lequel s'engendre la ten- sion élevée, est couplé, par voie inductive, à une partie du circuit d'amorçage montéen série avec la boucle, au lieu d'être monté en série avec le circuit à décharge principal. Bien que les impulsions de tension élevée ainsi appliquées au dispositif d'amorçage puissent être moins efficaces, étant donné qu'elles seront partiellement perdues dans une partie du circuit d'utili- sation qui comporte le régulateur et le transformatèur,(ou l'élément qui le remplace pour le fonctionnement en courant con- tinu), il s'est cependant avéré qu'il est possible d'engendrer des impulsions de tension suffisamment élevée pour assurer l'a- morçage, même dans ces conditions moins favorables.
En même temps, on obtient le grand avantage pratique que l'unité d'amor- çage peut être du type à deux contacts qu'il suffit d'insérer dans le circuit d'amorçage en lieu et place du dispositif d'amor- çage utilisé jusqu'à présent.
Un tel dispositif est représenté sur la fig.5 qui, pour ce qui est identique à la fig.l, ne sera pas décrite ici.
Dans ce dispositif, un circuit d'amorçage est représenté pour le circuit de décharge 5 de chacun des deux appareils 1.
Chacun de ces circuits d'amorçage comporte des moyens d'engen- drer des oscillations de tension élevée et d'imprimer ces oscil- -. lations sur le trajet de décharge entre les électrodes 2, 2 du
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tube correspondant 1, moyens qui comportent un condensateur 14 et une valve électrique 15 montés en parallèle, un couplage in- ductif existant entre l'un des côtés de ce montage parallèle et le circuit d'amorçage, tandis qu'en outre, comme le montre le dessin, une impédance 16 se trouve en série avec le montage pa- rallèle précité. Le circuit d'amorçage représenté comporte un circuit bouclé 17, dans lequel le condensateur 14 et l'éclateur 15 sont montés en parallèle et se trouvent en série avec le reste du circuit qui comporte l'impédance 16.
Le circuit bouclé 17 com- porte en outre l'enroulement primaire 18 d'un transformateur haute fréquence dont l'enroulement secondaire se trouve dans les circuits de décharge en série avec le circuit bouclé 17 et l'im- pédance 16. L'enroulement inductif 18 est relié au circuit d'a- morçage entre l'éclateur 15 et le noeud des circuits précités et du circuit principal 5 par la bobine de cathode 2, tandis que l'enroulement secondaire 19 est inséré dans le circuit entre le noeud du côté de la boucle qui comporte le primaire 18 et le circuit précité et la connexion de ce dernier avec le circuit principal 5. Peu importe que l'impédance 16 se trouve de l'un des côtés du montage parallèle précité ou bien de l'autre.
De plus, peu importe laquelle des connexions directes entre le condensateur 14 et la valve 15 contient l'enroulement primaire ni quelle extrémité de cet enroulement primaire est reliée au condensateur ou à l'éclateur.
La tension de disruption des appareils à décharge,ou éclateurs 15, doit être inférieure à la tension à vide de l'en- roulement secondaire du transformateur 7 et donc inférieure à la tension de disruption de tout appareil 1 que le transforma- teur 7 ne peut amorcer sans aide. Les conditions auxquelles doit satisfaire l'appareil 15. sont les mêmes que celles décrites pour la fig.l. Lorsque l'interrupteur 9 du dispositif montr4 sur la fig.5 est fermé, le courant alternatif circule dans le circuit
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utile 5 et dans le circuit d'amorçage de sorte nue le condensa- teur 14 est chargé par l'impédance correspondante et qu'il a tendance à faire amorcer l'éclateur correspondant.
Lorsque cette décharge se produit, le condensateur 14 se décharge ce qui en- traîne, dans le circuit bouclé 17, et l'enroulement primaire 18, une ou plusieurs ondes de courant ou bien une série d'oscilla- tions à haute fréquence. Celles-ci induisent dans l'enroulement secondaire 19 une tension élevée qui se manifeste aux bornes de l'espace de décharge de la lampe 1. Pour le reste, le fonction- nement de ce montage est pratiquement identique à celui du mon- tage représenté sur la fig.l et ne nécessite donc pas d'autres explications.
Voici quelques données relatives au montage représenté sur la fig. 5. Pour l'amorçage et le fonctionnement de lampes fluorescentes de type T 12, la tension à vide du transforma- teur 7 doit être d'environ 200 V. De ce fait, l'unité qui com- porte les éléments régulateurs 6, 6, le transformateur 7 et le condensateur 8, et qui est actuellement utilisée d'une façon gé- nérale pour des paires de lampes fluorescentes décalées en avant et en arrière peut aussi être utilisée dans le système représen- té ici. La capacité de chacun des condensateurs 14 peut être de 0,25 F et les résistances 16 peuvent être chacune de 250 ohms.
Le transformateur 18,19 peut être un auto-transformateur ou bien il peut comporter des enroulements primaires et secondai- res séparés. Dans ce dernier cas, l'enroulement primaire peut être constitué par 10 spires de fil de cuivre émaillé n .50, enroulé sur un noyau carré de 6 mm de côté, de 2,5 cm de lon- gueur, constitué par des tôles de transformateur de 0,1 mm d'épaisseur, tandis que l'enroulement secondaire comporte 200 spires de fil de cuivre émaillé n .20 bobiné sur l'enroulement primaire.
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L'entrefer entre les électrodes 22, 22 de la valve 15. peut avoir une longueur d'environ 0,5 mm et l'atmosphère de gaz dans la gaine 20 peut être de l'argon à une pression d'environ 100 à 200 mm. La tension de disruption de la valve 15 est alors d'environ 175 V et la tension aux bornes de cette valve devient négative pendant une période de la tension de décharge dans les circuits 8,5.
Sur la fig.5, les circuits d'amorçage sont représentés connectés par les spirales 2, 2 de la lampe 1 au circuit d'uti- lisation 5, car c'est-là l'agencement usuel de circuits d'amor- çage dans les installations existantes à cathodes préchauffées.
Le circuit d'amorçage peut cependant être tout aussi bien relié directement au circuit d'utilisation 5, entre deux points de ce circuit se trouvant devant les cathodes 2 ou même devant les pieds de lampe ou d'autre moyens que comportent en général les circuits à décharge pour provoquer le contact avec les électrodes des lampes 2, 2 à l'aide de broches de contact non représentées. Cette connexion avec le circuit de décharge est représentée sur la fig.6 qui, pour la clarté, ne montre que les parties directement re- liées à une seule lampe, les élément régulateurs 6 et les parties 7,8 et 9 n'étant pas représentés.