<Desc/Clms Page number 1>
MÉMOIRE DESCRIPTIF
DÉPOSÉ A L'APPUI D'UNE DEMANDE
DE BREVET D'INVENTION Treuil à décélération progressive,
Système De Meur. Les treuils à frein automatique sont généralement établis de manière à assurer la descente de la charge à une vitesse aussi constante que possible. Il peut être désirable cependant, pour certaines applications spéciales, d'avoir une vitesse de descente décroissante de façon que la première partie de la descente soit très rapide et qu'ensuite il y ait décélération progressive pour amener la,charge au point d'arrivée avec une vitesse très réduite. C'est le cas notamment pour les engins de sport ou d'attraction destinés à donner l'impression d'un saut en parachute, en écartant les dangers de l'arrivée au sol à grande vitesse, ainsi que pour les descenseurs à marche rapide.
La présente invention a pour objet un treuil répondant à ces désiderata.
<Desc/Clms Page number 2>
Le treuil suivant l'invention est caractérisé principalement par la combinaison d'un tambour conique ou cylindro-conique d'où le câble se déroule du grand vers le petit diamètre du cône, avec un frein à force centrifuge qui limite à une valeur constante, à peu près indépendante de la charge, la vitesse de rotation du tambour. Grâce à cette disposition, pendant le début de la descente, le câble se déroule à grande vitesse du grand diamètre du tambour, en entraînant celui-ci à une vitesse inférieure à la limite, qui est atteinte seulement lorsque le déroulement s'opère de la partie conique du tambour avec décélération progressive du câble se déroulant d'un diamètre décroissant.
Cette caractéristique et d'autres particularités de l'invention seront décrites plus en détail ci-après avec référence au dessin annexé qui représente schématiquement, à titre d'exemple, un treuil à décélération progressive conforme à l'invention.
Le treuil représenté comporte un tambour cylindroconique 1 ayant une partie cylindrique a de grand diamètre, une partie conique b et une partie cylindrique c de petit diamètre, sur lequel est enroulé dans une gorge hélicoïdale, du petit vers le grand diamètre, un câble 2 auquel est suspendue la charge. Le tambour est calé sur un arbre 3, monté dans des paliers à billes 4, 5, qui est accouplé d'un côté au rotor d'un frein centrifuge 6 de type approprié, et de l'autre côté à la poulie 7 d'un frein à main 8.
Pour fixer les idées, on supposera que le treuil est employé sur une tour de saut en parachute. Lorsque le sauteur, attaché au câble 2, se laisse tomber dans le vide, la descente s'amorce à la vitesse d'une chute libre, le câble se déroulant de la partie a du tambour sans intervention
<Desc/Clms Page number 3>
du frein centrifuge 6 qui est entrainé à petite vitesse par le tambour. Dès que le câble commence à se dérouler de la partie conique b, la vitesse du tambour augmentant fait entrer en action le frein centrifuge. Comme le tambour ne peut pas dépasser la vitesse limite imposée par le frein centrifuge, la vitesse de déroulement du câble décroit alors avec le diamètre de la partie conique et devient minimum sur la partie cylindrique b de petit diamètre du tambour.
L'arrivée au sol du sauteur peut se faire à une vitesse très réduite, par exemple 2,50 m. à la seconde, après une décélération très progressive. Il est clair que la décélération est sensiblement indépendante du poids de la charge, étant donné que le frein centrifuge a justement la propriété de maintenir sensiblement constante pour toute charge, entre des limites compatibles avec sa puissance, la vitesse de l'arbre du treuil.
En fin de course, on actionne le frein à main 8 pour arrêter le déroulement du câble quand la charge a touché terre. Pour empêcher que le non fonctionnement de ce frein à main puisse avoir pour conséquence que le câble s'enroule en sens inverse sur le tambour continuant à tourner par inertie et soulève ainsi la charge en lui imprimant une secousse, un dispositif spécial est prévu. L'extrémité 2a du câble, au lieu d'être fixée au tambour même du treuil, est attachée à une bague 9 qui est folle sur le tambour dans le sens de rotation de celui-ci qui correspond au déroulement du câble. Par suite, cette bague n'est pas entraînée par le tambour continuant à tourner par inertie après le complet déroulement du câble qui reste suspendu à la bague sans s'enrouler en sens inverse sur le tambour.
La bague 9 n'est entrainée par le tambour, au moyen d'un cliquet 10. que lorsqu'on fait tourner le tambour en sens inverse, pour la remonte du câble, le cliquet étant disposé de façon que quand il entre
<Desc/Clms Page number 4>
en prise, le câble se trouve en face de l'entrée de la gorge hélicoïdale du tambour et s'y engage pour s'enrouler régulièrement sur le tambour.
Pour la remonte du câble, on met en prise l'arbre 3 du treuil, au moyen d'un embrayage à griffes 11, avec une roue à chaîne 12 montée folle sur lui et actionnée par un moteur approprié. En fin de course de remonte, on serre le frein à main 8 et on désaccouple l'embrayage 11.
Lorsque le câble venant du treuil passe sur une poulie de renvoi à l'extrémité d'une flèche par exemple, il est avantageux de suspendre la poulie à une chape oscillante pourvue d'un ressort contrebalançant la résultante des tractions opérées par les deux brins du câble. Le choc dû à l'inertie du treuil quand le câble se tend est ainsi absorbé en grande partie par le ressort.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux détails d'exécution décrits et représentés à titre d'exemple, et on ne sortirait pas de son cadre en y apportant des modifications .
REVENDICATIONS
1. Treuil à décélération progressive, caractérisé par la combinaison d'un tambour conique ou cylindro-conique d'où le câble se déroule du grand vers le petit diamètre du cône, avec un frein à force centrifuge limitant la vitesse de rotation du tambour.