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MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de BREVET D'IMPORTATION Messieurs de GRANVILLE (Jean) et DAVION (Léopold) chimistes 11 rue Lord Byron, Paris PROCEDE ET DISPOSITIF POUR L'EPURATION DES HYDROCARBURES BRUTS.
La présente invention a pour objet un nouveau procédé de purification des hydrocarbures bruts per- mettant l'élimination à basse température et à la pression atmosphérique ou inférieure du soufre sous toutes ses formes, des gommes et résines et des géné- rateurs de ces gommes et résines.
L'invention part de ce que, sous l'action de la décharge électrique silencieuse, obscure ou lumineuse, les éléments chimiques subissent diverses transforma- tions, par l'effet des chocs électroniques et en parti- culier, si l'on soumet l'hydrogène ces décharges élec- triques, il se forme une série d'espèces chimiques diffé- rentes
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encore peu connues que l'on désignera ci-après par les mots "hydrogène lourd". Outre les molécules et les atomes d'hydrogène non activés, on a par exemple des molécules et des atomes d'hydrogène activé (H'2 et H'), et l'on a aussi probablement un hydrogène triatomique H3, connu depuis les travaux de Wandt et Landauer, et auquel oes savants ont donné le nom d'hyzone.
Contrairement à d'autres formes actives de l'hydrogène qui se détruisent immédiatement, cet hyzone a une certaine stabilité.
D'autres travaux tels que ceux de Darmois ont fait re- connaître un parahvdrogène ou un isotope de l'hydrogène dans ces produits stables constituant l'hydrogène lourd.
Ces formes actives de l'hydrogène ont une action réductrice très intéressante qui est utilisée par les auteurs.
0'est ainsi que, lorsqu'on fait passer l'hydrogène lourd sur le soufre solide, on constate que celui-ci se transforme en H2S; de même la plupart des oxydes et de nombreuses matières organiques sont réduits par ce corps nouveau.
Le procédé conforme à la présente invention consiste donc essentiellement à faire agir l'hydrogène lourd et ses ions sur des hydrocarbures bruts (benzols, pétroles, essences de basse température, essence de lignites, etc...) pour éliminer à froid et à pression au plus égale à la pression atmosphérique la totalité du soufre libre ou combiné et aussi, sans aucune difficulté, le eoufre colloïdale.
Or pour débarrasser du soufre et de ses combinaisons les essences et les pétroles, on n'a pu avoir recours jusqu'à présent qu'à des procédés onéreux, imparfaits, inefficaces même souvent.
L'hydrogène lourd agit non seulement sur le soufre, mais aussi sur les composés sulfurés. L'avantage du
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traitement préconisé réside en ce que,pour éviter toute destruction de l'hydrogène lourd obtenu, la purification peut et doit se faire comme il a été dit à température ambiante ou basse et à la pression atmosphérique ou à une pression inférieure. La purification se fait ainsi plus facilement sans que l'hydrogène lourd modifie sensi- blement la composition ou le point d'ébullition des hydro- carbures qui y sont soumis.
A titre d'exemple son action sur le thtphène semble la suivante: le thiophène est désorganisé et il y a simul- tanément une réaction de réduotion et une réaction d'addi- tion.
Dans la réaction de réduction le soufre fixé à la base du noyau, déplaoé par l'hydrogène lourd,fournit de l'acide sulfhydrique et probablement un atome d'hydrogène.
Dans la réaction d'addition, l'hydrogène lourd sature les doubles liaisons éthyléniques pour donner deux molé- oules d'éthane et une molécule d'hydrogène.
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+ Q Un= 2 02 U4 + gn-2 + S En dehors de son action sur le soufre et les composés sulfurés, l'hydrogène lourd agit aussi sur les corps oxygénés, de façon à enrichir le produit brut en hydro- carbures. C'est ainsi que, parmi ces corps oxygénée, les phénols sont transformés partie en carbures correspondants, avec élimination d'eau, partie en cyclohexanols.
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Phénol + hydrogène lourd eau + benzène
L'oxhydryle phénolique a été déplacé par l'hyzone et saturé par ce corps pour former de l'eau,tandis qu'une molécule d'hydrogène a remplacé cet oxhydryle pour former du benzène, enrichissant-, ainsi le benzol brut, au lieu d'éliminer purement et simplement le phénol.
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Enfin les carbures polymérisab1es,c'est--dire susceptibles d'engendrer les gommes et des résines, sont attaqués par l'hydrogène lourd.
Par exemple le styrolène capable de se transformer en produit solide devient l'éthylbenzéne, le benzo- furfurane générateur de paracoumarone, résine solide, sous l'action de l'hydrogène lourd, donne du benzène, de l'éthane et de l'eau.
L'emploi de l'hydrogène lourd pour le traitement des pétroles simplifie l'opération de cracking destiné à accroitre la proportion de carbures volatils.
C'est ainsi qu'un pétrole privé de son essence par distillation et ne renfermant plus aucun produit volatil au-dessous de 150 C, peut, après traitement par l'hy- drogène lourd fournir 20 à 25 % d'essences distillant au- dessous de 1500 0.
On a décrit ci-dessous et représenté à titre d'exem- ple une installation et des appareils convenant à la mise en oeuvre du procédé.
La fig. 1 montre schématiquement l'ensemble de l'installation;
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Les fige. 2,3,4 montrent schématiquement en coupe diverses variantes de l'appareil de produotion d'hydro- gène lourd, et la fig. 5 montre une variante de l'ins- tallation.
Schématiquement l'installation comprend:
1 - un générateur d'hydrogène, ou un récipient d'hydrogène électrolytique comprimé (non représent4).
2 / un appareil A propre à transformer l'hydrogène en formes actives et en particulier en hydrogène lourd ;
3 - un dispositif B assurant la contact rapide et intime des liquides à traiter avec l'hydrogène lourd formé;
4 - un bac 0 ou plusieurs bacs de décantation et lavage,
Comme source d'hydrogène, on peut employer l'aotion d'un acide sur la grenaille de zinc ou décomposer l'eau par le courant électrique. On sait que l'hydrogène pro- venant de cette dernière source est très abondant dans le commerce.
Pour la production des formes actives de l'hydrogène et en particulier de l'hydrogène lourd, tout dispositif susceptible de provoquer la formation d'hydrogène poly- atomique ou isotopique, peut être employé.
Sur la fig. 1, l'appareil A se compose d'une électro- de centrale 1 de préférence en nickel spongieux ou tout au moins rugueux. Cette électrode présente des perfora- tions 2 sur toute sa périphérie et sur une hauteur égale environ au tiers de sa longueur.
Cette électrode est entourée d'un manchon 3 de substance diélectrique, l'espace annulaire compris entre 1 et 3 étant d'environ 3 millimètres, sur le manchon 3 est enroulée une deuxième électrode 4 qui peut être
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constituée par un fil de nickel enroulé déjà sur lui-même en spires rapprochées.
L'hydrogène pénètre par 6 dans l'électrode centrale.
En raison de sa densité, il monte à la partie supérieure de cette électrode et la remplit. Le gaz doit passer par les orifices inférieurs 2, il s'élève alors dans l'espace compris entre l'électrode 1 et le manchon 3, subissant ain- si l'action électrique sur toute la surface d'électrode.
Il se transforme en formes actives de l'hydrogène et en particulier en hydrogène lourd.
L'hydrogène lourd est aspiré par les hydrocarbures brute eux-mêmes. Ceux-ci sont refoulés par des pompes dans un réservoir supérieur 7 et passent dans des émulseurs @, 8' du genre trompe auxquels sont raccordés les tubes provenant des appareils A de production d'hydrogène lourd.
Il est à remarquer que les trompes aspireront exclusive- ment l'hydrogène lourd et de l'hydrogène, car les autres formes actives de l'hydrogène se détruisent immédiatement.
Les hydrocarbures se mélangent intimement à l'hydro- gène lourd dans les émulseurs successifs 8, 8' et passent dans un second appareil D, destiné à retransformer en formes actives de l'hydrogène et en particulier en hydro- gène lourd l'hydrogène provenant de la décomposition de l'hydrogène lourd après l'action de celui-ci, et à récupé- rer l'hydrogène n'ayant pas été transformé. Dans cet ap- pareil, il est à remarquer que l'on aura une action sur les hydrocarbures, non seulement de l'hydrogène lourd mais encore de toutes les autres formes actives de l'hydrogène puisque cet hydrogène actif naitra au contact même des hydrocarbures et agira par conséquent sur oes hydrocarbu- res, sans avoir eu le temps de se détruire.
Cet appareil est composé d'une électrode centrale 9 non perforée, d'un double manchon de substance diélectrique
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11, 11', et d'une électrode extérieure 12. Entre les deux manchons 11, 11' on a réservé un espace annulaire.
C'est dans cet espace annulaire que les hydrocarbures passent avec les portions d'hydrogène provenant de la décomposition de l'hydrogène lourd et d'hydrogène non transformé. Les électrodes des deux appareils sont re- liées aux bornes d'une bobine d'induction*
A la sortie de l'appareil D, les hydrocarbures s'écoulent dans un bac de décantation et de filtrage C, qui est de préférence suivi d'un autre bac de lavage (non représenté). La partie supérieure du bac 0 est en relation par un tuyau 13 avec la trompe 8, Il en résulte que l'hydrogène libre est encore récupéré du bac de décantation et reconduit dans le second appareil D avec les hydrocarbures.
De plus cette aspiration accélère la vitesse d'é- coulement du second appareil D dans le bac et active le passage à travers le filtre, s'il y a lieu.
Il est évident qu'un seul appareil peut suffire, c'est-à-dire qu'au lieu de former d'avance l'hydrogène lourd et de le mélanger aux hydrocarbures, on peut sou- mettre ensemble à l'action électrique le mélange d'hydro- carbures et d'hydrogène, les formes actives de l'hydrogène et l'hydrogène naissant au sein du liquide et agissant instantanément sur celui-ci.
Le couplage des deux appareils A et D conduit à un travail meilleur et à un rendement plus économique et plus régulier.
On conçoit que si on traite des hydrocarbures bruts ne contenant aucun élément chimique conducteur du courant (le gasoil par exemple) on peut utiliser des appareils sans substance diélectrique, l'hydrocarbure servant lui- même de paroi diéleotrique.
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circuler entre deux électrodes dont l'écartement serait voisin de 3 m/m, les électrodes étant pleines ou perfo- rées, concentriques ou parallèles, etc... et de préférence en nickel spongieux.
L'installation ci-dessus n'a été donnée qu'à titre d'exemple. On peut imaginer bien d'autres façons de mé- langer l'hydrogène lourd aux hydrocarbures. 0'est ainsi qu'on pourrait projeter l'hydrocarbure en même temps que l'hydrogène lourd en poussière très ténue, en profitant soit de la pression de l'hydrogène comprimé, soit d'une pression auxiliaire.
Profitant de la faible densité de l'hydrogène, il serait possible aussi de réaliser le mélange en faisant arriver dans une cuve fermée, l'hydrogène lourd à la base de cette cuve et en laissant écouler à travers un tamis l'hydrocarbure à la partie supérieure de la cuve.
Enfin, on obtiendrait un résultat satisfaisant en pulvé- risant l'hydrogène lourd dans la masse de l'hydrocar- bure ou inversement en pulvérisant l'hydrocarbure dans une atmosphère d'hydrogène lourd.
On va décrire ci-dessous diverses autres variantes de l'appareil A de production d'hydrogène lourd.
L'appareil de la fig. 2 est essentiellement consti- tué par deux tubes concentriques 15, 16 en substance diélectrique (pyrex par exemple). Entre les parois de ces deux tubes concenriques est réservé un espace annu- laire libre rempli d'un métal catalyseur 17 (de préfé- pence nickel) en grains, flocons ou éponge.
Ce métal 17 constitue une électrode et est en re- lation avec une des bornes d'un transformateur statique, bobine d'induction, montage Tesla, etc... Dans l'inté- rieur du tube central 15 se trouve une seconde électrode 18 en connexion avec l'autre borne de l'appareil d'induo- tion. Cette électrode peut être formée par tous
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moyens propres à assurer le passage du courant (eau aci- dulée, fil métallique, plaque, feuille métallique, etc...).
'Le tube interne 15 est f@rmé à ses deux extrémités en 19, 21 et des cloisons perforées 22,23 constituent des chambres annulaires permettant à l'hydrogène qui arrive par la tubu- lure 24 de s'insinuer dans les éléments divisés de l'élec- trode de métal 17 qui peut agir en même temps comme cata- lyseur; l'hydrogène lourd formé sort par la tubulure 25.
Le second appareil D de l'installation pourra être constitué exactement comme le précédent; il s'y produira naturellement une action des formes actives de l'hydrogène et de l'hydrogène lourd sur les hydrocarbures.
Dans la variante de la fig. 3, il existe trois électrodes. Cet appareil, constitué comme le préoédent, comporte une électrode complémentaire 26 entourant extérieurement le tube de plus fort diamètre et reliée au même pôle du transformateur que l'électrode 17. Ce dispositif permet d'augmenter l'espace annulaire compris entre les deux tubes concentriques 15 et 16 et d'augmenter le débit de l'appareil. En outre les chocs électroniques plus nombreux et dirigés en tous sens assurent une plus parfaite transformation de l'hydrogène en hydrogène lourd.
Enfin l'appareil de la fig. 4 comporte un manchon de substance diélectrique (pyrex par exemple) 27 autour duquel est enroulé extérieurement un conducteur 28 for- mant première électrode, ce conducteur pouvant %tre constitué ou remplacé par de l'eau acidulée, un fil en spirale, du métal en plaque, feuilles, tournures, grenailles, eto...
Dans ce manchon est introduit un tube 29 perforé de trous ; ce tube peut être en substance diélectrique, en métal, être même constitué par une toile métallique. Il est rempli par la grenaille, poudre ou éponge de métal
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de préférence de nickel 31. Ce métal sert à la fois de seconde électrode et de catalyseur.
L'hydrogène arrive par la tubulure 32, traverse la masse de métal divisé 31 où il subit l'action électrique partie dans les éléments de l'électrode, partie dans l'espace annulaire entre 27 et 29.
L'hydrogène lourd est dirigé comme précédemment vers des systèmes de mélangeurs où il agit sur les hydrocar- bures. Le second appareil D est constitué exactement comme le précédent.
A titre d'exemple on peut employer, pour mettre en oeuvre les appareils ci-dessus )un courant de secteur transformé en haute fréquence ayant approximativement une intensité de 1 ampère et une tension de 25.000 volts.
Dans un autre exemple, on peut faire passer pendant 8 à 15 minutes dans un appareil tel que celui de la fig.l ci-dessus, avec un courant alternatif de 100.000 volts, 2000 périodes, une intensité 1/500 d'ampère, une tempé- rature de 15 , une distance entre électrodes de 12. mm. et sous la pression atmosphérique, un benzol titrant 0,34% de S combiné à, l'état de thiophéne, etc... On obtiendra à la sortie de l'appareil un liquide limpide, brûlant sans flamme fuligineuse ne titrant plus que 0,002 à 0,007 % de soufre combiné et dont le point d'ébullition n'aura pas sensiblement varié.
Il est possible également (fig. 6) de traiter les vapeurs d'hydrocarbures par l'hydrogène lourd et l'hydro- gène activé, au lieu de traiter les hydrocarbures liquides.
Par exemple le col de l'appareil distillatoire où se dis- tillent les hydrocarbures sera entouré par un appareil 32 du type décrit à deux électrodes. L'hydrogène lourd pro- viendra par exemple d'une bouteille d'hydrogène 33 suivie d'un appareil producteur d'hydrogène lourd d'un des types décrits*
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DESCRIPTIVE MEMORY filed in support of an importation patent application Messrs. De GRANVILLE (Jean) and DAVION (Léopold) chemists 11 rue Lord Byron, Paris PROCESS AND DEVICE FOR THE PURIFICATION OF CRUDE HYDROCARBONS.
The present invention relates to a new process for the purification of crude hydrocarbons allowing the elimination at low temperature and at atmospheric or lower pressure of sulfur in all its forms, of the gums and resins and of the generators of these gums and resins.
The invention starts from the fact that, under the action of the silent, dark or luminous electric discharge, the chemical elements undergo various transformations, by the effect of electronic shocks and in particular, if one submits 'hydrogen in these electric discharges, a series of different chemical species is formed
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still little known which will be designated below by the words "heavy hydrogen". In addition to molecules and non-activated hydrogen atoms, we have for example molecules and activated hydrogen atoms (H'2 and H '), and we also probably have a triatomic hydrogen H3, known from the works de Wandt and Landauer, and to which these scientists have given the name of hyzone.
Unlike other active forms of hydrogen which destroy themselves immediately, this hyzone has a certain stability.
Other works such as those of Darmois have made known a parahvdrogen or an isotope of hydrogen in these stable products constituting heavy hydrogen.
These active forms of hydrogen have a very interesting reducing action which is used by the authors.
Thus, when heavy hydrogen is passed over solid sulfur, it is observed that the latter is transformed into H2S; likewise most of the oxides and many organic matters are reduced by this new body.
The process in accordance with the present invention therefore consists essentially in causing the heavy hydrogen and its ions to act on crude hydrocarbons (benzols, oils, low temperature gasolines, lignite gasoline, etc.) in order to remove cold and under pressure. at most equal to atmospheric pressure all of the free or combined sulfur and also, without any difficulty, the colloidal sulfur.
Now, to rid gasoline and petroleum from sulfur and its combinations, we have hitherto only been able to have recourse to costly, imperfect, and often even ineffective processes.
Heavy hydrogen acts not only on sulfur, but also on sulfur compounds. The advantage of
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The recommended treatment resides in that, in order to avoid any destruction of the heavy hydrogen obtained, the purification can and must be carried out as has been said at ambient or low temperature and at atmospheric pressure or at a lower pressure. The purification is thus carried out more easily without the heavy hydrogen significantly modifying the composition or the boiling point of the hydrocarbons which are subjected to it.
By way of example, its action on thtphene appears as follows: thiophene is disorganized and there is simultaneously a reduction reaction and an addition reaction.
In the reduction reaction the sulfur attached to the base of the nucleus, displaced by heavy hydrogen, furnishes hydrogen sulphide and probably a hydrogen atom.
In the addition reaction, heavy hydrogen saturates the ethylenic double bonds to give two molecules of ethane and one molecule of hydrogen.
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+ Q Un = 2 02 U4 + gn-2 + S Apart from its action on sulfur and sulfur compounds, heavy hydrogen also acts on oxygenates, so as to enrich the crude product in hydrocarbons. Thus, among these oxygenates, the phenols are transformed partly into corresponding carbides, with elimination of water, partly into cyclohexanols.
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Phenol + heavy hydrogen water + benzene
Phenolic oxhydryl was displaced by hyzone and saturated by this body to form water, while a hydrogen molecule replaced this oxhydryl to form benzene, enriching-, thus crude benzol, instead to eliminate the phenol altogether.
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Finally, the polymerisable carbides, that is to say those capable of generating gums and resins, are attacked by heavy hydrogen.
For example styrene capable of transforming into a solid product becomes ethylbenzene, benzofurfuran generator of paracoumarone, solid resin, under the action of heavy hydrogen, gives benzene, ethane and water .
The use of heavy hydrogen for the treatment of oils simplifies the cracking operation intended to increase the proportion of volatile carbides.
Thus, an oil deprived of its gasoline by distillation and no longer containing any volatile product below 150 C, can, after treatment with heavy hydrogen, provide 20 to 25% of gasoline distilling at- below 1500 0.
An installation and apparatus suitable for carrying out the method have been described and shown below by way of example.
Fig. 1 schematically shows the entire installation;
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Freezes them. 2, 3, 4 show schematically in section various variations of the apparatus for the production of heavy hydrogen, and FIG. 5 shows a variant of the installation.
Schematically the installation includes:
1 - a hydrogen generator, or a container of compressed electrolytic hydrogen (not shown).
2 / a device A suitable for transforming hydrogen into active forms and in particular into heavy hydrogen;
3 - a device B ensuring the rapid and intimate contact of the liquids to be treated with the heavy hydrogen formed;
4 - one tank 0 or several settling and washing tanks,
As a source of hydrogen, we can use the action of an acid on the zinc shot or decompose the water by the electric current. It is known that hydrogen from the latter source is very abundant in commerce.
For the production of the active forms of hydrogen and in particular of heavy hydrogen, any device capable of causing the formation of polyatomic or isotopic hydrogen can be used.
In fig. 1, the apparatus A consists of a central electro- 1 preferably made of spongy or at least rough nickel. This electrode has perforations 2 over its entire periphery and over a height equal to approximately one third of its length.
This electrode is surrounded by a sleeve 3 of dielectric substance, the annular space between 1 and 3 being about 3 millimeters, on the sleeve 3 is wound a second electrode 4 which can be
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made up of a nickel wire already wound on itself in closely spaced turns.
The hydrogen enters by 6 in the central electrode.
Due to its density, it rises to the top of this electrode and fills it. The gas must pass through the lower orifices 2, it then rises in the space between the electrode 1 and the sleeve 3, thus undergoing the electrical action over the entire electrode surface.
It turns into active forms of hydrogen and in particular heavy hydrogen.
The heavy hydrogen is sucked in by the crude hydrocarbons themselves. These are delivered by pumps into an upper tank 7 and pass through foam concentrates @, 8 'of the pump type to which the tubes from the apparatus A for producing heavy hydrogen are connected.
Note that the tubes will suck exclusively heavy hydrogen and hydrogen, because the other active forms of hydrogen are destroyed immediately.
The hydrocarbons mix intimately with the heavy hydrogen in the successive foam concentrates 8, 8 'and pass through a second apparatus D, intended to transform hydrogen back into active forms, and in particular into heavy hydrogen, the hydrogen coming from from the decomposition of heavy hydrogen after its action, and recovering the hydrogen which has not been converted. In this apparatus, it should be noted that we will have an action on the hydrocarbons, not only heavy hydrogen but also all the other active forms of hydrogen since this active hydrogen will be born in contact with the hydrocarbons themselves. and will therefore act on these hydrocarbons without having had time to destroy themselves.
This device is composed of a central electrode 9 not perforated, of a double sleeve of dielectric substance
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11, 11 ', and an external electrode 12. Between the two sleeves 11, 11' an annular space has been reserved.
It is in this annular space that the hydrocarbons pass with the portions of hydrogen resulting from the decomposition of heavy hydrogen and unconverted hydrogen. The electrodes of both devices are connected to the terminals of an induction coil *
On leaving the apparatus D, the hydrocarbons flow into a settling and filtering tank C, which is preferably followed by another washing tank (not shown). The upper part of the tank 0 is connected by a pipe 13 with the pump 8. The result is that the free hydrogen is still recovered from the settling tank and returned to the second apparatus D with the hydrocarbons.
In addition, this suction accelerates the flow rate of the second apparatus D in the tank and activates the passage through the filter, if necessary.
It is obvious that a single apparatus can suffice, that is to say that instead of forming in advance the heavy hydrogen and mixing it with the hydrocarbons, the electric action can be subjected together to the mixture of hydrocarbons and hydrogen, the active forms of hydrogen and hydrogen arising in the liquid and acting instantaneously on it.
The coupling of the two devices A and D leads to a better work and to a more economical and more regular output.
It will be understood that if crude hydrocarbons are treated which do not contain any current conducting chemical element (gas oil for example), it is possible to use devices without dielectric substance, the hydrocarbon itself serving as a dieotric wall.
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circulate between two electrodes the spacing of which would be close to 3 m / m, the electrodes being solid or perforated, concentric or parallel, etc ... and preferably made of spongy nickel.
The above installation was given only as an example. One can imagine many other ways of mixing heavy hydrogen with hydrocarbons. This is how one could project the hydrocarbon at the same time as the heavy hydrogen in very fine dust, taking advantage either of the pressure of the compressed hydrogen, or of an auxiliary pressure.
Taking advantage of the low density of hydrogen, it would also be possible to achieve the mixture by bringing in a closed tank, the heavy hydrogen at the base of this tank and allowing the hydrocarbon to flow through a sieve to the part. top of the tank.
Finally, a satisfactory result would be obtained by spraying the heavy hydrogen into the bulk of the hydrocarbon or vice versa by spraying the hydrocarbon in an atmosphere of heavy hydrogen.
Various other variations of apparatus A for producing heavy hydrogen will be described below.
The apparatus of FIG. 2 is essentially constituted by two concentric tubes 15, 16 made of dielectric substance (pyrex for example). Between the walls of these two concentric tubes is reserved a free annular space filled with a catalyst metal 17 (preferably nickel) in grains, flakes or sponge.
This metal 17 constitutes an electrode and is in relation with one of the terminals of a static transformer, induction coil, Tesla assembly, etc. In the interior of the central tube 15 is a second electrode 18. in connection with the other terminal of the induction device. This electrode can be formed by any
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means suitable for ensuring the passage of current (acidic water, metallic wire, plate, metallic foil, etc.).
'The inner tube 15 is closed at its two ends at 19, 21 and perforated partitions 22, 23 constitute annular chambers allowing the hydrogen which arrives through the tube 24 to infiltrate the divided elements of the tube. the metal electrode 17 which can act at the same time as a catalyst; the heavy hydrogen formed exits through pipe 25.
The second device D of the installation can be made exactly like the previous one; there will naturally occur an action of the active forms of hydrogen and heavy hydrogen on the hydrocarbons.
In the variant of FIG. 3, there are three electrodes. This device, made like the previous one, comprises a complementary electrode 26 externally surrounding the tube of larger diameter and connected to the same pole of the transformer as the electrode 17. This device makes it possible to increase the annular space between the two concentric tubes. 15 and 16 and increase the flow rate of the device. In addition, the more numerous electronic shocks directed in all directions ensure a more perfect transformation of hydrogen into heavy hydrogen.
Finally, the apparatus of FIG. 4 comprises a sleeve of dielectric substance (pyrex for example) 27 around which is wound on the outside a conductor 28 forming the first electrode, this conductor possibly being constituted or replaced by acidulated water, a spiral wire, metal in plate, leaves, turnings, shot, eto ...
In this sleeve is introduced a tube 29 perforated with holes; this tube can be in dielectric substance, in metal, even be constituted by a metallic mesh. It is filled by shot, powder or metal sponge
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preferably nickel 31. This metal serves both as a second electrode and as a catalyst.
The hydrogen arrives through the pipe 32, passes through the mass of divided metal 31 where it undergoes the electrical action part in the elements of the electrode, part in the annular space between 27 and 29.
The heavy hydrogen is directed as before to mixer systems where it acts on the hydrocarbons. The second device D is made exactly like the previous one.
By way of example, in order to implement the above apparatus, a mains current transformed into high frequency may be employed having approximately an intensity of 1 ampere and a voltage of 25,000 volts.
In another example, it is possible to run for 8 to 15 minutes in an apparatus such as that of fig. 1 above, with an alternating current of 100,000 volts, 2000 periods, an intensity of 1/500 of an ampere, a temperature of 15, a distance between electrodes of 12 mm. and under atmospheric pressure, a benzol titrating 0.34% of S combined with, the state of thiophene, etc ... We will obtain at the outlet of the apparatus a limpid liquid, burning without sooty flame not titrating more than 0.002 0.007% combined sulfur and the boiling point of which will not have changed appreciably.
It is also possible (fig. 6) to treat the hydrocarbon vapors with heavy hydrogen and activated hydrogen, instead of treating liquid hydrocarbons.
For example, the neck of the distillation apparatus where the hydrocarbons are distilled will be surrounded by an apparatus 32 of the type described with two electrodes. The heavy hydrogen will come for example from a hydrogen cylinder 33 followed by a heavy hydrogen producing device of one of the types described *