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Etablissements Ernest HUGUES. Sté à responsabilité limitée Panneau contreplaqué pour portes et autres usages.
Pour la confection des parties mobiles dans les cons- truotions (telles que les portes d'habitation et de mobilier) et lorsque le poids du matériau à employer est d'importance (par ex. pour le revêtement de parois et le cloisonnage de cabines et pour les portes dans les constructions navales et l'aviation) les panneaux massifs connus à ce jour et composés d'un inférieur compact, sur lequel on colle les faces, ne conviennent pas, parce qu'ils sont trop lourds.
Pour cette raison, il a été proposé de remplacer l'intérieur compact du panneau par un système de claie ou de grille, constitué par des lattes disposées verticalement, horizontalement ou diagonalement, ou ces dispositions combinées, et collées, de sorte qu'entre elles se forment des espaces libres de figure quadrilatère ou en nid d'abeille, contenant de l'air.
Un autre procédé consiste à construire une claie ou
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un grillage de lattes disposées parallèlement et collées, cha- cune de ces lattes étant d'une seule pièce de la partie supé- rieure la moins large du panneau ou de la porte à la partie in- férieure correspondante. Elles sont tenues écartées à distances régulières par des bouta de lattes minces, de telle façon qu'en- tre deux lattes longues se produise un espace libre où circule l'air. Il est à noter que les fibres des lattes constituant la claie ou la grille sont toutes dans le sens de la longueur ou de la hauteur de la porte.
Des incisions pratiquées dans ces lattes permettent, lors du. sèchage des panneaux, l'évacuation de l'humidité dégagée par la colle, laquelle est appliquée en couches épaisses.
Aucun de ces procédés actuellement usités ne peut donner des résultats satisfaisants, quel que soit l'emploi que \l'on doit faire des panneaux canfectionnés de cette sorte.
Différents inconvénients ne tardent en effet pas à ,se faire sentir :
D'une part, des espaces libres ou des vides mal pro- portionnés et mal disposés se produisent dans les intérieurs composés de lattes formant entre elles des cellules quadrilatères, ou en nids dtabeille, ce qui permet aux placages de. revêtement, appliqués sur ces cellules, de se gondoler et de former des creux. En effet, au bout d'un certain temps, les panneaux ou les portes terminés, laissent nettement apparaître la claie au travers des placages de revêtement, alors qu'ils devaient être parfaitement lisses et plans.
D'autre part, la tenue et la résistance de ce type de panneau sont nettement insuffisantes, surtout en égard au gauchissement. Or, il est précisément d'une importance capitale que les parties mobiles dans les constructions, telles les portes,
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'présentent une résistance toute particulière à ce défaut. Une porte, par exemple, doit conserver une tenue impeccable, ouvrant et fermant bien tout en séparant deux locaux à température très différente.
La claie formant l'intérieur et composée de lattes espacées, qui prennent toute la longueur du panneau ou de la porte, possède elle-même déjà une tension interne propre après le collage et le séchage, et il est pratiquement impossible d'intercaler les lattes courtes, dites d'entretoisement, donnant l'écartement, tout en les collant aux lattes longues formant cette claie, sans augmenter davantage encore cette tension.
Cet état de tension interne propre, auquel s'ajoute la forte humidification produite par la grande quantité de colle indispensable, rend le séchage d'un panneau ou d'une porte fabriqué suivant les principes énumérés, pratiquement impossible, le séchage devant être suffisamment poussé pour obtenir la stabilité requise sans gauchissement pendant cette dernière opération.
Un autre désavantage important de ce genre de panneaux est le prix de revient élevé, puisque les lattes doivent obligatoirement être débitées dans du bois sans défauts ce qui, vu les longueurs requises, ne peut se faire sans beaucoup de chutes et de pertes.
Tous ces défauts sont supprimés par une conception et le mode d'assemblage particulier de l'intérieur qui fait l'objet de la présente invention.
Le panneau conforme à l'invention comporte deux larges longerons qui forment les bords extérieurs du panneau dans toute sa longueur. Cea longerons sont composés d'étroits et courts morceaux de bois, qui sont collés ensemble et de bout en
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bout. A cet effet, on peut employer des bouts de bois même très courts pourvu qu'ils soient soies sur maille.
L'intervalle séparant ces deux longerons dans le sens de la largeur du panneau est occupé par un squelette en bois, dont les diverses pièces sont libres, c'est-à-dire, non collées les unes aux autres, ces pièces étant composées d'un certain nombre de lattes longues disposées par paire et séparées par des entretoises plus courtes, toutes ayant les fibres dans le sens de la longueur et sciées sur maille. Les lattes d'une paire toutefois ne couvrent pas d'une seule pièce toute la longueur du panneau ou de la porte. Elles partent d'un coté étroit du panneau et ne dépassent que de peu le milieu, tandis qu'une latte part du côté étroit opposé et ne dépasse également que de peu le milieu du panneau et de la porte. Elle aboutit entre les extrémités des deux précédentes déjà posées.
Il se produit, par le dépassement alternatif des différentes lattes un renforcement du milieu du panneau ou de la porte.
Les paires de lattes sont placées de telle manière que celles-ci partent alternativement tantôt d'un coté étroit, tantôt de l'autre coté étroit du panneau.
Chaque paire de lattes, avec son prolongement composé d'une latte unique et ses entretoises constitue isolément un élément complet du squelette. Ces éléments étant construits légèrement plus étroits que la place en largeur du panneau qui leur est destinée, il en résulte entre deux éléments voisins du squelette des canaux d'aération, permettant aux espaces libres du squelette de rester toujours en contact avec l'air extérieur, La circulation d'air n'est pas interrompue par les traverses posées sur les cotés étroits du panneau, car ces traverses rapportées en dernier lieu, sont plus minces que l'épaisseur totale
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'du. squelette. Ces traverses empêchent d'une manière certaine le gauchissement de la porte ou du. panneau, car le sens des fibres du bois des traverses se croise avec celui des fibres du bois formant le squelette.
Le squelette est recouvert de chaque coté d'un fort placage collé de manière à opposer le sens de ses fibres à celles du bois du. squelette. Sur ce placage un autre placage généralement plus mince est appliqué. Les fibres de ce dernier placage sont parallèles à.celles du bois du squelette.
Le dessin annexa représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution d'un panneau, objet de l'invention.
La fig. 1 en est une vue en perspective et
La fig. 2 une vue en plan.
Dans ce dessin, 1 désigne les longerons composés d'une série de bouts de bois assemblés bout à bout et juxtaposés, 2 les éléments complets et isolés les uns des autres -du squelette en bois occupant l'espace entre ces longerons, chacun de ces éléments comprenant une paire de lattes 2a s'étendant d'un coté étroit du panneau jusqu'un peu au delà du milieu du panneau, une latte 2b s'étendant du coté étroit opposé du panneau jusqu'entre les lattes de la paire et des entretoises 2c et 2d assurant l'écartement des lattes entre elles et l'élément voisin. entre les éléments de squelette, des canaux étroits 3 sont laissés pour le passage de l'air, + désigne les traverses terminales du panneau, 5 la première couche de placage et 6 la seconde couche de placage.
Le squelette agencé de la façon décrite et représentée, n'obtient sa cohésion définitive que par le collage à chaud à la presse hydraulique du placage épais 5 et par l'adjonction des deux traverses de renforcement aux deux cotés étroits du panneau ou de la porte. De cette sorte, il ne présente en
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lui-même aucune tension.
On remarquera que contrairement aux genres de fabrication de panneaux à claie décrits plus haut, où les lattes sont serrées et collées les unes aux autres et forment un assemblage rigide, les différents éléments dont le squelette est composé n'ont aucune liaison entre eux. L'absorption d'humidité est, dans le présent cas, très sensiblement moins élevée, puisque le squelette n'est enduit de colle qu'à sa surface, ceci au moyen d'un procédé approprié de manière à ne pas obstruer les canaux d'aération, ni en collant ensemble les différentes pièces des éléments par le suintement de la colle. Il en résulte une circulation d'air in interrompue et l'évacuation rapide et complète de l'excédant d'humidité par les canaux décrits et les interstices.
Ceci permet encore l'assèchement rapide et total de l'humidité transmise par la colle au squelette.
Enfin, aucune latte n'a besoin de dépasser que de peu le milieu de la longueur totale de la porte ou du panneau.
Pour la fabrication des longerons 1, des morceaux de lattes même très courts peuvent être employés, ce qui permet de construire un panneau bien supérieur en qualité aux fabrications existantes, tout en étant sensiblement moins coûteux.