<Desc/Clms Page number 1>
EMI1.1
BREVET D' INVENTION James Harvey GRAVELL Procédé et produit de traitement de surfaces métal- liques destinées en particulier à recevoir des revêtements de laque, couleur, etc.. et articles traités par ce procédé.
L'invention conoerne le finissage de surfaces métalliques et a plus particulièrement pour objet de rendre la surface de métaux oxydables, en particulier du fer, de l'acier, du zinc, du laiton, etc., éminemment apte à recevoir des revêtements, par exemple, de laque, couleur, etc., afin d'assurer une meilleure adhérence et une durée plus grande de ces revêtements. Plus spécialement, la corrosion sous le revêtement des surfaces métalliques traitées suivant l'invention n'a pas lieu du tout ou tout au plus dans une très faible mesure.
L'invention permet en outre d'obtenir, avec de très minces couches de laque ou de couleur, un lustre élevé et durable.
<Desc/Clms Page number 2>
Cn a découvert qu'une solution diluée d'acide chromique peut, par reddition de certains anions, être activée de telle sorte que des surfaces métalliques traitées par de telles solutions présentent les avantages décrits plus haut, :Pu:.- conséquent, le procède suivant l'invention consiste à traiter les surfaces métalliques, avant l'application d'une couche ou revêtement, par des solutions diluées d'acide chronique qui contiennent des quantités relativement faibles d'anions d'halogènes ou de l'acide ferricyanhydrique ou d'anions ayant une action analogue. Ces anions efficaces seront appelés ci-après "activants" dans un but de brièveté.
Il est connu de traiter des surfaces métalliques par de l'acide chromique, employé seul ou avec divers agents d'addition tels que l'acide sulfurique, les sels de fer, les agents d'oxydation, etc. En particulier, il est connu de revêtir des objets de fer et d'acier d'une couche de protection contre la rouille en les traitant par une solution d'acide chromique concentrée (20% environ) contenant de l'acide sulfurique. Il est en outre connu de colorer des Métaux légers, tels que l'aluminium. et ses alliages , ainsi que des métaux nobles inoxydables, tels que l'argent, en les traitant par des solutions d'acide chromi- que ou de chromâtes, employés seuls ou en présence de divers agents d'addition.
Le présent procédé se distingue des procédés connus par le fait d'une part qu'il est impropre ou inefficace dans le cas des métaux légers tels que l'aluminium et ses alliages comme dans le cas des métaux nobles inoxydables tels que l'argent, et d'autre part qu'il utilise comme "activants" des substances qui, comme par exemple les halogé- nures métalliques, suppriment justement comme on le sait la propriété que possède l'acide chromique de rendre le métal passif.
L'effet du traitement suivant l'invention est
<Desc/Clms Page number 3>
d'ailleurs principalement mis en évidence par les propriétés améliorées du revêtement appliqué ultérieurement, lequel revêtement adhère mieux aux surfaces, a moins tendance à s'écailler, est plus durable et empêche la corrosion de la surface métallique recouverte.
L'invention repose sur l'observation suivante :
Si l'on plonge un métal, par exemple une tôle d'acier, dans une solution diluée d'acide chromique qui contient du sel marin ou d'autres "activants", la tôle d'acier, conformément à l'expérience, n'est pas rendue passive comme c'est le cas lorsqu'on se sert d'acide chromique pur et donne au contraire dans une solution diluée de sel un potentiel notablement plus faible qu'avant le traitement par l'acide chromique- Par contre, si la tôle d'acier est laissée pendant une courte période de temps dans une telle solution de sel, il se produit brusquement un saut de potentiel et le potentiel de la tôle traitée devient beaucoup plus élevé que celui d'une tôle non traitée.
Ce phénomène fournit peut être une explication de la raison pour laquelle le métal traité se comporte mieux sous des revêtements protecteurs de laque, etc. Comme on le sait, une pellicule de laque n'est pas par- faitement étanche ; lesélectrolytes pénétrant à travers la pellicule donnent naissance à des courants entre les points ou zones anodiques et cathodiques de la surface métallique; il se forme des ions de chromate qui, aux points ou zones cathodiques se comportent à la façon de dépolarisants et augmentent l'intensité du courant mais rendent aux endroits anodiques la surface d'autant plus passive que le courant est plus élevé. Il s'ensuit que toutes les parties de la surface métallique sont amenées au même potentiel, de sorte que des courants partiels susceptibles de provoquer une corrosion ne peuvent plus se former.
On a constaté que les anions n'ont pas tous une action
<Desc/Clms Page number 4>
"activante". Les anions de sulfate sont par exemple entièrement sans effet, et une tôle préalablement décapée traitée ensuite par de l'acide chromique contenant du sulfate et finalement munie d'un revêtement n'est pas meilleure, en ce qui concerne 1'adhérence et la durée du revêtement, qu'une même tôle préalablement décapée qui n'a pas été traitée par du chromate.
Fout autre est le résultat obtenu lorsque l'acide chronique contient des anions d'halogènes ou de ferricyanures, de sorte que ces anions peuvent-être considérés comme actifs dans le sens de la présente invention- L'anion nitrate possède aussi une propriété activante, quoique dans une mesure beaucoup plus faible. Les anions de nitrites et de ferro cyanures se transforment immédiatement, par oxydation, en anions nitrate et de ferricyanures et sont par conséquent l'équivalent de ces derniers-
De même que pour la concentration de l'acide chromique, on obtient pour les "activants" une limite supérieure au dessus de laquelle l'influence activante s'inverse, comme il ressortira encore de ce qui suit.
La présence de faibles quantités d'autres anions est en général non nuisible et sans influence essentielle.
Il est par contre essentiel d'éviter la présence de trop grandes quantités d'acides libres plus forts que l'acide chromique. Il ne faut pas que les acides de ce genre soient présents en quantité supérieure à un équivalent par équivalent d'acide chromique.
En ce qui concerne la concentration de l'acide chromique, on obtient déjà des résultats avec une solution contenant environ 0, % de CrO3. La teneur maximum en CrO3 ne doit toutefois pas dépasser habituellement 10 à 12% environ.
De préférence,on utilise des solutions contenant 1 à 4% de Cro3.
La teneur en "activant" doit être au moins 0,03 équi-
<Desc/Clms Page number 5>
valent-gramme par litre et l'on appliquera de préférence une teneur allant du cinquième au quadruple de l'acide chro- mique libre. Si l'on augmente encore la quantité d'activant, l'efficacité diminue au lieu d'augmenter et, lorsqu'on atteint huit fois la quantité d'acide ohromique libre, on n'obtient pour ainsi dire plus aucune action.
- Bien que les solutions utilisées soient généralement préparées à l'aide d'acide chromique, l'acide chromique libre des bichromates suffit dans beaucoup de cas, de sorte qu'on peut remplacer en tout ou en partie l'acide chromique libre par les bichromates des métaux dont les solutions ont une acidité suffisante, comme par exemple les bichromates de zinc, de fer, etc. En pareils cas, on n'utilise de préférence que le minimum possible d'activant.
Par "acide chromique libre", on entend la quantité d'acide chromique qui est déterminée par titrage à l'aide d'une solution de soude caustique en utilisant le vert de bromecrésol comme indicateur. Les bichromates alcalins ont une réaction approximativement neutre, et les bichromates métal- liques une réaction généralement acide, avec cet indicateur; le bichromate de zinc possède une acidité pH= 4 environ.
Par t'acide chromique combiné", il faut par conséquent entendre la différence entre l'acide chromique total et l'acide chromique libre déterminé comme ci-dessus.
Selon le genre de la solution activée d'acide chromique du métal traité et la nature du traitement, les surfaces métalliques traitées ou bien ne sont pas du tout modifiées visiblement dans leur aspect extérieur, ou bien reçoivent une légère coloration jaunâtre transparente jusqu'à une couche extrêmement mince allant du jaune au brun; l'aspect extérieur des surfaces métalliques traitées dépend donc de la composition, de la concentration et de la température de la solution, ainsi que de la durée du traitement et de la nature du métal
<Desc/Clms Page number 6>
traité.
Pour mieux faire comprendre l'invention, on décrira ci-après quelques exemple de réalisation. exemple 1.
Pour préparer un objet en tôle d'acier,par exemple une aile de pare-boue d'automobile, en vue du laquage, l'objet, qui est d'abord débarrassé d'une manière connue de la rouille, de la saleté, de l'huile, etc., est introduit dans un bain convenablement chauffé à 50-95 et de préférence à environ 80 , de la composition suivante :
EMI6.1
<tb>
<tb> Acide <SEP> chromique <SEP> (CrO3) <SEP> 1 <SEP> kg.
<tb>
Sel <SEP> de <SEP> cuisine <SEP> (NaCl) <SEP> 2 <SEP> "
<tb> Eau <SEP> 97 <SEP> "
<tb> 100 <SEP> Kgs.
<tb>
A une température de 80-85 , une durée de traitement d'environ 1 minute suffit, après quoi on rince l'objet, on le sèche et on le munit d'une manière connue d'une couche de couleur, laque., etc. La couche de couleur ou de laque adhère beaucoup plus fortement à un objet ainsi préparé, a moins tendance à s'écailler et possède une durée beaucoup plus longue. Si l'on soumet des objets ainsi traités, par exemple des ailes de pare-boue, et des tôles non traitées aux essais connus au jet de sel, on constate que l'apparition des premiers phénomènes de corrosion s'effectue après un temps deux à dix fois plus long dans le cas des tôles traitées que dans le cas des tôles non traitées, selon la sorte de tôle d'acier utilisée.
Contrairement aux autres procédés, par exemple aux procédés de protection contre la rouille à l'aide de phosphates; le procédé suivant l'invention présente le grand avantage d'éviter l'incrustation tant du bac de traitement, généralement en tôle d'acier, que des serpentins de chauffage, etc. Les enmuis dûs aux incrustations pierreuses et épaisses qui se produisent dans des procédés analogues, en particulier dans
<Desc/Clms Page number 7>
ceux basés sur l'emploi de phosphates, sont bien connus de l'homme du métier.
Exemple 2.
La solution de l'exemple 1 est trop concentrée dans le cas de nombreux métaux tels que le zinc, le cadmium, etc. et l'on peut, pour diminuer la violence de l'action et faire tampon, utiliser un bain dans lequel une partie de l'acide chromique libre provient de bichromates appropriés, par exemple ceux du zinc, du cadmium, du calcium, de l'aluminium, du fer, du chrome, du manganèse ou du cuivre. Les solutions de ce genre possèdent, pour une efficacité suffisante en ce qui concerne l'adhérence et la durée du revêtement appliqué, l'avantage d'un emploi plus économique.
Une telle solution qui se prête en particulier au traitement d'objets en zinc ou d'objets galvanisés peut, par exemple, être de la composition suivante
EMI7.1
<tb>
<tb> Acide <SEP> chromique <SEP> (CrO3) <SEP> 0,5 <SEP> kg
<tb> Bichromate <SEP> de <SEP> zinc <SEP> (ZnCr2O7) <SEP> 2,25 <SEP> "
<tb> Sel <SEP> de <SEP> cuisine <SEP> (NaC-1) <SEP> 1 <SEP> "
<tb> Eau <SEP> 96,25 <SEP> "
<tb> 100,00 <SEP> kgs.
<tb>
Des objets de zinc ayant été plongés pendant une minute dans cette solution chauffée à environ 72 , puis lavés et séchés, ont une coloration jaunâtre transparente régulière, possèdent une très bonne résistance à la corrosion et sont éminemment propres à recevoir des revêtements de laque ou de couleur.
La solution concentrée éventuellement peut être appliquée sur des objets même à froid de toute manière désirée, par exemple au pinceau ou au pistolet pulvérisateur, et la laisser ensuite agir pendant une période de 5 à 15 minutes environ. Dans ce cas encore, les objets de zinc ainsi traités peuvent, après lavage et séchage, recevoir un revêtement qui ne risque pas de s'écailler.
<Desc/Clms Page number 8>
Une solution convenant pour le fer, le zinc et le cadmium peut posséder la composition suivante :
EMI8.1
-cide chromique (CROS) 0,6 kg Chlorure de fer (FeCI:5) 0,84 "
EMI8.2
<tb>
<tb> Sel <SEP> de <SEP> cuisine <SEP> (iTaCl) <SEP> 0,9 <SEP> "
<tb> Eau <SEP> 97,66 <SEP> - <SEP>
<tb> 100,00 <SEP> kgs.
<tb>
exemple 4:.
EMI8.3
-ainsi qu'on l'a dit plus liaut, on peut souvent utiliser des solutions dans lesquelles tout l'acide chronique provient des "0icl.l.::?owates de nétaux correspondants. La. qusntité d'actiy.:-; doit dans ce cas être au moins G, 03, inais il est pré- :r¯.ble qu'elle 1.'exc0de pas c,lG quivalent-gra1;TC1e.
Ces solion.s ne oonviennenj que pour des ;étaux plus facilement ::.tt.:;t1:..<.-bles, tels Que le zinc, certaires sortes d'acier, etc.., et il .Lé...u":; surtout avoir soin que les sur aces soient entiè- rement exemptes d'huile, de corps gras et d'impuretés analogues. :-ne telle solution peut posséder la composition suivante :
EMI8.4
-cide cllromique ( rC' j 3 kg ixiTâe de zinc onc) 1,2 "
EMI8.5
<tb>
<tb> Sel <SEP> 'un-¯ <SEP> cuisine <SEP> (NaCl) <SEP> C,40 <SEP> "
<tb> Mau <SEP> 95,38 <SEP> "
<tb> 100,00 <SEP> kgs.
<tb>
EMI8.6
:Le .j.ode :e rci teûe:¯t est le même que dans les exemples ci-dessus, Sur des objets nettoyés soigneusement, par exem- %le dans un appareil de dégraissage par la vapeur, on obtient ussi des résultats excellents avec cette solution. il va de soi qu'il n'est pas nécessaire que les bains soient mis dans le commerce prêts pour l'emploi et qu'ils
EMI8.7
l'euven.t au contraire être vendus à L'àtat seo ou concentré, après élimination de la teneur en eau. Dans tous ces cas, la préparation du bain par l'usager lui-même s'effectue en
<Desc/Clms Page number 9>
diluant simplement le produità l'aide d'eau pour obtenir un bain de la teneur indiquée.
Au lieu d'immerger les objets dans le bain c'.aud., on peut appliquer les solutions (éventuelle.lent concentrées) de toute autre .lanière appropriée sur les objets froids ou chauffés, par exemple à l'aide de laveuses mécaniques, auquel cas il faut bien entendu tenir compte du fait que, si la température s'abaisse, il faut prolonger la durée de Inaction ou itiliser des solutions plus concentrées.
Ainsi qu'il a été mentionné au début de la description, le procédé suivant l'invention permet non seulement d'améliorer considérablement l'adhérence et la durée des revêtements, mais aussi d'obtenir des couches très ruinées de couleur ou de laque possèdant un lustré élevé et durable; cette motion ne peut pas être obtenue par les procédés usuels, par exemple les bains contenant des phosphates, étant donné que les --ou- ches de phosphates, si minces soient-elles, sont encore trop épaisses et trop cristallines pour ce but. Le présent procédé peut aussi être utilisé pour les enduits qui ne doivent être appliqués que provisoirement, comme par exemple la détrempe, l'huile, etc.
L'amélioration apportée suivant l'invention à l'adhérence et à la durée des couches de couleur, laque, etc.. correspond approximativement à celle qu'on obtient selon le procédé Bonderit par la production de couches de phosphates contenant du cuivre- Le présent procédé présente sur ce procédé connu non seulement l'avantage d'être plus simple, moins coûteux et plus rapide, .nais aussi l'avantage que la couche de couleur, laque, etc.. des tôles traité.es suivant l'invention possède une résistance beaucoup plus grande à la flexion.
<Desc / Clms Page number 1>
EMI1.1
PATENT OF INVENTION James Harvey GRAVELL Process and product for treating metal surfaces intended in particular to receive coatings of lacquer, color, etc. and articles treated by this process.
The invention relates to the finishing of metal surfaces and more particularly aims to make the surface of oxidizable metals, in particular iron, steel, zinc, brass, etc., eminently suitable for receiving coatings, by example, lacquer, color, etc., to ensure better adhesion and longer duration of these coatings. More especially, corrosion under the coating of metal surfaces treated according to the invention does not take place at all or at most to a very small extent.
The invention furthermore makes it possible to obtain, with very thin layers of lacquer or color, a high and lasting luster.
<Desc / Clms Page number 2>
It has been discovered that a dilute solution of chromic acid can, by the surrender of certain anions, be activated so that metal surfaces treated with such solutions have the advantages described above,: Pu: .- Consequently, the process does so. according to the invention consists in treating the metal surfaces, before the application of a layer or coating, with dilute solutions of chronic acid which contain relatively small quantities of halogen anions or of ferricyanic acid or of anions having a similar action. These effective anions will be referred to hereinafter as "activators" for the sake of brevity.
It is known to treat metal surfaces with chromic acid, used alone or with various addition agents such as sulfuric acid, iron salts, oxidizing agents, etc. In particular, it is known practice to coat articles of iron and steel with a protective layer against rust by treating them with a concentrated chromic acid solution (approximately 20%) containing sulfuric acid. It is also known to color light metals, such as aluminum. and its alloys, as well as stainless noble metals, such as silver, by treating them with solutions of chromic acid or of chromates, employed alone or in the presence of various addition agents.
The present process differs from the known processes by the fact on the one hand that it is improper or ineffective in the case of light metals such as aluminum and its alloys as in the case of stainless noble metals such as silver, and on the other hand that it uses as "activating agents" substances which, such as for example metal halides, precisely suppress, as we know, the property which chromic acid possesses of making the metal passive.
The effect of the treatment according to the invention is
<Desc / Clms Page number 3>
moreover mainly evidenced by the improved properties of the coating applied subsequently, which coating adheres better to surfaces, has less tendency to flake, is more durable and prevents corrosion of the coated metal surface.
The invention is based on the following observation:
If a metal, for example a steel sheet, is immersed in a dilute solution of chromic acid which contains sea salt or other "activators", the steel sheet, according to experience, n 'is not made passive as is the case when pure chromic acid is used and, on the contrary, gives a significantly lower potential in a dilute salt solution than before the treatment with chromic acid. if the steel sheet is left for a short period of time in such a salt solution, suddenly there is a potential jump and the potential of the treated sheet becomes much higher than that of untreated sheet.
This phenomenon may provide an explanation for why the treated metal performs better under protective lacquer coatings, etc. As we know, a lacquer film is not completely waterproof; electrolytes penetrating through the film give rise to currents between anodic and cathodic points or areas of the metal surface; chromate ions are formed which, at the cathode points or zones behave like depolarizers and increase the intensity of the current, but at the anode sites the surface becomes more passive the higher the current is. It follows that all parts of the metal surface are brought to the same potential, so that partial currents capable of causing corrosion can no longer be formed.
It was found that not all anions have an action
<Desc / Clms Page number 4>
"activating". Sulphate anions are, for example, completely ineffective, and a previously pickled sheet subsequently treated with chromic acid containing sulphate and finally provided with a coating is not better, as regards adhesion and duration. of the coating, than the same previously pickled sheet which has not been treated with chromate.
Very different is the result obtained when the chronic acid contains halogen or ferricyanide anions, so that these anions can be considered as active in the sense of the present invention. The nitrate anion also has an activating property, albeit to a much smaller extent. The anions of nitrites and ferricyanides transform immediately, by oxidation, into nitrate and ferricyanide anions and are therefore the equivalent of the latter.
As for the concentration of chromic acid, an upper limit is obtained for the "activating agents" above which the activating influence is reversed, as will further emerge from what follows.
The presence of small amounts of other anions is generally harmless and has no essential influence.
On the other hand, it is essential to avoid the presence of too large amounts of free acids stronger than chromic acid. Such acids should not be present in an amount greater than one equivalent per equivalent of chromic acid.
As far as the concentration of chromic acid is concerned, results are already obtained with a solution containing about 0.% CrO3. The maximum CrO3 content, however, should not usually exceed about 10 to 12%.
Preferably, solutions containing 1 to 4% Cro3 are used.
The content of "activator" should be at least 0.03 equiv.
<Desc / Clms Page number 5>
gram per liter and preferably a content ranging from one fifth to four times the free chromic acid is applied. If we further increase the amount of activator, the effectiveness decreases instead of increasing, and when the amount of free ohromic acid is reached eight times, virtually no action is obtained.
- Although the solutions used are generally prepared with chromic acid, the free chromic acid of the dichromates is sufficient in many cases, so that all or part of the free chromic acid can be replaced by the dichromates of metals whose solutions have sufficient acidity, such as, for example, dichromates of zinc, iron, etc. In such cases, preferably only the minimum possible activator is used.
By "free chromic acid" is meant the amount of chromic acid which is determined by titration using a caustic soda solution using bromecresol green as an indicator. Alkali dichromates have an approximately neutral reaction, and metal dichromates a generally acid reaction, with this indicator; the zinc dichromate has an acidity of pH = 4 approximately.
The term “combined chromic acid” should therefore be understood to mean the difference between total chromic acid and free chromic acid determined as above.
Depending on the kind of the activated chromic acid solution of the metal treated and the nature of the treatment, the metal surfaces treated either are not visibly modified at all in their external appearance, or else receive a slight transparent yellowish coloration up to a extremely thin layer ranging from yellow to brown; the external appearance of the treated metal surfaces therefore depends on the composition, the concentration and the temperature of the solution, as well as the duration of the treatment and the nature of the metal
<Desc / Clms Page number 6>
treaty.
In order to better understand the invention, a few exemplary embodiments will be described below. example 1.
To prepare a sheet steel object, for example an automobile mud flap fender, for painting, the object, which is first freed in a known manner from rust, dirt, oil, etc., is introduced into a bath suitably heated to 50-95 and preferably about 80, of the following composition:
EMI6.1
<tb>
<tb> Chromic <SEP> <SEP> (CrO3) <SEP> 1 <SEP> kg.
<tb>
Kitchen <SEP> salt <SEP> <SEP> (NaCl) <SEP> 2 <SEP> "
<tb> Water <SEP> 97 <SEP> "
<tb> 100 <SEP> Kgs.
<tb>
At a temperature of 80-85, a treatment time of about 1 minute is sufficient, after which the object is rinsed, dried and provided in a known manner with a layer of color, lacquer, etc. . The color or lacquer layer adheres much more strongly to an object thus prepared, is less prone to flaking and has a much longer duration. If objects thus treated, for example mudguard wings, and untreated sheets are subjected to known salt jet tests, it is observed that the appearance of the first corrosion phenomena takes place after a period of two ten times longer in the case of treated sheets than in the case of untreated sheets, depending on the type of steel sheet used.
Unlike other processes, for example rust protection processes using phosphates; the process according to the invention has the great advantage of avoiding encrustation both of the treatment tank, generally made of sheet steel, and of the heating coils, etc. Enmuis due to the stony and thick encrustations which occur in similar processes, in particular in
<Desc / Clms Page number 7>
those based on the use of phosphates are well known to those skilled in the art.
Example 2.
The solution of Example 1 is too concentrated in the case of many metals such as zinc, cadmium, etc. and one can, to decrease the violence of the action and to act as a buffer, use a bath in which a part of the free chromic acid comes from suitable dichromates, for example those of zinc, cadmium, calcium, aluminum, iron, chromium, manganese or copper. Solutions of this kind have, for sufficient efficiency in terms of adhesion and duration of the applied coating, the advantage of more economical use.
Such a solution which lends itself in particular to the treatment of zinc objects or galvanized objects can, for example, be of the following composition
EMI7.1
<tb>
<tb> Chromic <SEP> <SEP> (CrO3) <SEP> 0.5 <SEP> kg
<tb> Dichromate <SEP> of <SEP> zinc <SEP> (ZnCr2O7) <SEP> 2.25 <SEP> "
<tb> <SEP> kitchen <SEP> salt <SEP> (NaC-1) <SEP> 1 <SEP> "
<tb> Water <SEP> 96.25 <SEP> "
<tb> 100.00 <SEP> kgs.
<tb>
Zinc objects which have been immersed for one minute in this solution heated to about 72, then washed and dried, have a regular transparent yellowish coloration, possess very good corrosion resistance and are eminently suitable for receiving lacquer or lacquer coatings. color.
The concentrated solution, optionally, can be applied to objects, even when cold, in any desired manner, for example with a brush or a spray gun, and then left to act for a period of about 5 to 15 minutes. In this case again, the zinc articles thus treated can, after washing and drying, receive a coating which is not liable to flake off.
<Desc / Clms Page number 8>
A suitable solution for iron, zinc and cadmium may have the following composition:
EMI8.1
-chromic acid (CROS) 0.6 kg Iron chloride (FeCI: 5) 0.84 "
EMI8.2
<tb>
<tb> Sel <SEP> of <SEP> kitchen <SEP> (iTaCl) <SEP> 0.9 <SEP> "
<tb> Water <SEP> 97.66 <SEP> - <SEP>
<tb> 100.00 <SEP> kgs.
<tb>
example 4 :.
EMI8.3
-As mentioned above, solutions can often be used in which all the chronic acid is derived from the corresponding netal "0icl.l.::?owates. The .actiy. quantity: -; must in this case be at least G, 03, inais it is pre-: r¯.ble that it 1. 'does not exceed c, lG equivalent-gra1; TC1e.
These solion.s are only suitable for; vices more easily ::. Tt.:;t1:..<.-bles, such as zinc, certain kinds of steel, etc. .., and there. .u ":; especially take care that the over aces are entirely free of oil, fatty substances and similar impurities.: - such a solution may have the following composition:
EMI8.4
- cllromic acid (rC 'j 3 kg ixiTâe zinc onc) 1.2 "
EMI8.5
<tb>
<tb> Sel <SEP> 'un-¯ <SEP> cuisine <SEP> (NaCl) <SEP> C, 40 <SEP> "
<tb> Mau <SEP> 95.38 <SEP> "
<tb> 100.00 <SEP> kgs.
<tb>
EMI8.6
: The .j.ode: e rci teûe: ¯t is the same as in the examples above, On carefully cleaned objects, for example in a steam degreaser, excellent results are obtained. with this solution. it goes without saying that the baths do not have to be put on the market ready for use and that they
EMI8.7
on the contrary, they can be sold as seo or concentrated, after removing the water content. In all these cases, the preparation of the bath by the user himself is carried out by
<Desc / Clms Page number 9>
simply diluting the product with water to obtain a bath of the indicated content.
Instead of immersing the objects in the c'.aud. Bath, the solutions (possibly slow concentrates) of any other suitable .lane can be applied to cold or heated objects, for example using mechanical washers, in which case it must of course be taken into account that, if the temperature drops, it is necessary to prolong the duration of the inaction or to use more concentrated solutions.
As was mentioned at the beginning of the description, the process according to the invention not only makes it possible to considerably improve the adhesion and the duration of the coatings, but also to obtain very ruined layers of color or lacquer having high gloss and long lasting; this motion cannot be obtained by usual methods, for example baths containing phosphates, since the phosphate layers, however thin, are still too thick and too crystalline for this purpose. The present process can also be used for plasters which need to be applied only temporarily, such as tempera, oil, etc.
The improvement made according to the invention in the adhesion and the duration of the layers of color, lacquer, etc. corresponds approximately to that obtained according to the Bonderit process by the production of layers of phosphates containing copper. present process has over this known process not only the advantage of being simpler, less expensive and faster, but also the advantage that the color layer, lacquer, etc. .. of the sheets treated according to the invention has a much greater resistance to bending.