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CHASSERIEAU Gabriel, 54 rue du Grand Hospice, Bruxelles. DISPOSITIF MECANO-PNEUMATIQUE DE CHANGEMENT DE VITESSE PAR
PRESELECTION.
! La présente invention a pour objet un dispositif mécano-pneumatique caphble d'assurer par présélection à l'aide de la seule dépression crée par le moteur et sans intervention de l'électricité, le fonctionnement des boites de vitesses d'automobiles ordinaires à baladeurµ. Cette présélection est obtenue uniquement par déplacement d'un bouton situé à portée de la main du conducteur et la manoeuvre du changement de vitesses proprement dit s'obtenant par déplacement de la pédale d'embrayage. Il est entendu que le dit dispositif peut être employé sans transformation avec un débrayage automatique quel- conque, la manoeuvre du changement de vitesses étant alors obtenue par le déplacement de la pédale d'accélération.
Le but de ce dispositif est de réduire au minimum les manoeuvres pour la conduite d'unevvoiture automobile, de supprimer le levier de changement de vitesses, de rendre le passage de celles-ci plus souple, de pouvoir choisir préalablement la vitesse convenable, et de la rendre automatiquement opérante au moment voulu.
Une forwe de réalisation du nouveau dispositif est représentée à titre d'exemple, sur le dessin annexé dans lequel: Fig.l, montre une coupe longitudinale, Fig.2, est une coupe transversale, Fig.3, est une coupe longitudinale,montrant l'arrivée de la tuyauterie de dépression venant de la valve de commande.
Fig.4, représente une vue de face partielle,
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Fig.5, une vue de côté partielle,
Fig.6, montre une coupe de la commande du point neutre, Fig.7, est une vue en plan des baladeurs de la boite de vites- ses, montrant leur position respective aux différentes vitesses.
Le dispositif mécano pneumatique de manoeuvre de changement de vitesses par présélection se compose d'un carter 1 fixé sur la partie supérieure de la boite de vitesses et de deux cylindres 2 et 2' solidaires du carter. Ces cylindres sont disposés en tandem dans le sens longitudinal de la boite et communiquent avec la pression atmosphérique par l'intérieur du carter 1 et d'un trou 3 situé dans une paroi de ce dernier. Dans ces cylindres se déplacent des pistons 4 - 4' maintenus à un emplacement déterminé par des ressorts détendus 5 - 5' prenant appui d'une part sur le fond des cylindres et d'autre part aux les pistons. Ces pistons sont mimis de coulisses rigides 6 - 6' à rainures 7 - 7' d'une longueur déterminée suivant la course des pisè tons et des baladeurs 8 et 8' de la boite.
Ces coulisses décalées par rapport à l'axe des pistons, sont situées de part et d'autre de cet axe et ne se gênant pas mutuellement mais glissant l'une contre l'autre lors du mouvement de va et vient des pistons. Un axe 9 disposé transversalement aux coulisses et passant dans leurs rainures est solidaire d'une fourche 10. Celle-ci étant entraînée par l'une ou l'autre coulisse, provoque !+'oscillation autour d'une buselure 12 et d'un axe 11 maintenu transversalement dans le carter 1, d'un balancier 13 dont l'extrémité 14 déplace les baladeurs 8 ou 8' de la boite.
L'accrochage de l'un ou de l'autre baladeur est obtenu par le déplacement transversal du balancier 13 poussé par la buselure 12 et un ressort détendu 16. Le levier 14 du balancier est normalement maintenu dans le baladeur 8 par l'entremise d'un ressort à boudin 15 détendu placé autour de t'axe et prenant appui d'une part contre le carter 1 et d'autre part contre le balancier 13. La poussée sur la buselure 12 se fait par une fourche 17 qui prend appui sur la buselure et peut osciller autour d'un axe 18 solidaire d'un couvercle 19 boulonné au carter 1. L'axe 18 porte en plus de la fourche 17, deux leviers 20 - 20' oscillant autour de lui et pouvant l'un ou l'autre entraîner dans un seul sens la fourche 17 par des entailles appropriées 21.
Les extrémités des leviers 20 - 20' sont d'une façon déterminée en contact
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avec les doigts inférieurs 22 - 22' de culbuteurs 23 - 23' montés fous sur un axe 24 solidaire du couvercle 19. Le mouvement des leviers 20 - 20' est transmis aux culbuteurs 23 - 23' et par l'intermédiaire des doigts 25 - 25' aux soupapes 26 - 26' établissant la fermeture des valves 27 - 27' qui sont normalement ouvertes, les soupapes sont rappelées par des ressorts à boudin 28 - 28' dont la tension est réglée par les butées 29 - 29' donnant appui aux doigts 25 - 25' des culbuteurs 23 - 23' .
Les valves 27 - 27' dont les sièges sont maintenus par des ressorts 31 - 31' sont en communication d'une part par la tuyauterie 32 et le trou 33 avec une valve de commande manoeuvrée par la pédale d'embrayage et d'autre part avec les cylindres 2 - 2' par les conduits 36 - 36'. Les culbuteurs 23 - 23' sont munis de doigts 38 - 38' normalement en contact avec un levier 29 solidaire d'un balancier 40 pouvant osciller autour d'un axe 41 maintenu dans le carter 1.
Le levier opposé 42 formant contrepoids est disposa au dessus des coulisses 6 - 6' ; il constitue un arrêt à la course des pistons 4 - 4' par des butées 43 - 43' prévues sur l'extrémité des coulisses 6 - 6' et rédui t de moitié la course des pistons lors de la mise des vitesses au point neutre.
Les leviers 20 - 20' et 22 - 22' sont commandés par des câbles sous gaines, 44 - 45 - 46 et 47 qui peuvent glisser librement dans l'extrémité des leviers et entraîner ceux-ci dans un sens à l'aide d'embouts 48. Ces câbles sont solidaires à l'autre extrémité d'un boitier de manoeuvre situé à portée de la main du conducteur.
Le fonctionnement du dispositif de commande du changement de vitesses tel qu'il est représenté dans la fig. 1 à 5 qui le montre en position de prise de la troisième vitesse, avec les organes de la présélection au repos et les pistons 4 - 4' revenus à leur emplacement initial, est le suivant:
Lorsque la voiture est à l'arrêt, son moteur tournant au ralenti, tous les organes du dispositif de changement de vitesse par présélection sont au repos et occupent leur emplacement normal sans être influencés ni sollicités par aucun effort. Les valves 27 - 27' sont ouvertes et en communication d'une part respectivement avec les
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cylindres 2 - 2' par les conduits 36 - 36' et d'autre part par la tuyauterie 32 et'le trou 33 avec la valve de commande reliée à la? pédale d'embrayage.
Les câbles de commande 44 - 45 - 46 et 47 de la présélection sont détendus, le levier 42 est abaissé, les pistons 4 - 4' en position de repos vers l'intérieur du carter 1, tandis que le levier 14 engagé dans le cran du baladeur 8 (fig VII - c) est maintenu dans cette position par les ressorts détendus 15 et 16.
Pour prendre la première vitesse, le conducteur place le bouton de manoeuvre situé à portée de sa main sur la position de première vitesse. Il exerce ainsi une traction sur le câble 44 qui provoque l'oscillation du levier 20, et entraîne la fourche 17 qui repousse la buselure 12, cille-ci glissant sur l'axe 11, comprime le ressort 15 et entratne par l'intermédiaire du ressort 16 le balancier 13 dont le levier 14 pénètre dans le cran du baladeur 8'. D'autre part le levier 20 en contact avec le doigt inférieur 22 du culbuteur 23 fait osciller celui-ci à son tour. Il provoque ainsi la fermeture de la valve 27 par la poussée du doigt 25 sur la soupape 26 et le baseu- lement du balancier 40 par le contact des doigts 38 et 39 relevant ainsi le levier 42, en laissant le passage libre aux coulisses 6 - 6' permettant le déplacement des pistons 4 - 4'.
En appuyant sur la pédale de débrayage, le conducteur provoque l'ouverture de la valve de commande qui met l'aspiration du moteur en communication avec le cylindre 2' par la tuyauterie 32 et la valve 27' restée ouverte. Le piston 4' sous l'action de dépression, comprime le ressort 5' et déplace par traction de la coulisse 6' et de l'axe 9 le balancier 13 dont l'extrémité du levier 14 assure le transfert du baladeur 8' en position de première vitesse (fig VII -b).A Ae moment le mouvement de retour de la pédale d'embrayage ferme^la communication avec la dépression du moteur, mais rétabli l'équilibre de la pression atmosphérique dans le cylindre 2' libérant ce dernier qui par la détente du ressort 5' retourne à son point de départo
Pour passer de la première à la deuxième vitesse:
Le conduo- teur place le bouton de manoeuvre sur la position de deuxième vitesse et exerce ainsi une traction sur le câble 46, tandis que le câble 44
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se détend. Ces mouvements simultanés ont pour résultat:
1 , de provoquer par le levier 22' l'oscillement du culbuteur
23' qui en agissant sur le doigt 25' ferme la soupape 26' de la valve 27' .
2 , de maintenir levé le braà 42 du balancier 40 afin de per- mettre le passage des coulisses 6 - 6', et
3 , par la détente du câble 44, de permettre à la fourche 17 et à la buselure 12, sous la détente du ressort 16, de retour- ner à leur emplacement normal.
Toutefois, comme le balancier 8' est en position de première vitesse et le levier 14 du balancier 13 maintenu dans le cran-de ce baladeur, le ressort 15 est resté sous tension entre le carter 1 et le balancier 13. Au moment ou le conducteur désire passer à la deuxième vitesse, il lui suffit d'appuyer sur la pédale d'embrayage.
Ce mouvement met le cylindre 2 par la valve de commande, la tuyauterie 32, le trou 33, la valve 27 restée ouverte et le conduit 36 en dépression, Celle-ci agit sur le piston 4 qui, par la coulisse 6 fait osciller le balancier 13 dont le levier 14 ramène le baladeur 8' jusqu'à mi-course du piston 4. A ce moment le cran du baladeur 8' fait face avec celui du baladeur 8 et permet au levier 14 de s'y engager en glissant transversalement sur la buselure 13 par l'effet de la détente du ressort 15. Le piston continue sa course sans arrêt, le levier 14 qui àprès avoir abandonné le baladeur 8' en position neutre et accroché le baladeur 8 entraîne ce dernier en position de deuxième vitesse (fig VII - d.).
A ce moment le retour de la pédale d'embrayage permet à l'équilibre atmosphérique de se rétablir dans le cylindre 2 et de libérer le piston 4 qui retourne à son point de départ sous la détente du ressorts.
Pour passer de la deuxième à la troisième vitesse: Le conducteur place le bouton de manoeuvre sur la position corresponaante et opère ainsi la traction du câble 45 en libèrant le câble 46. Le levier 22 fait ainsi osciller le culbuteur 23 qui à l'aide du doigt 38 maintient levé le levier 42 du balancier 40 tandis que le doigt 25 et la soupape 26 provoquent la fermeture de la valve 27.
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Au moment voulu le conducteur abaisse la pédale d'embrayage Détermine ainsi'l'ouverture de la valve de commande et la passage de la dépression du moteur dans le cylindre 2'. Le piston 4' se déplace en même temps que la coulisse 6', le balancier 13, oscille et le baladeur 8 est amené en position de troisième vitesse (fig @II- ej. Lorsque le conducteur abandonne la pédale d'embrayage, la valve de commande rétablit l'équilibre dans le cylindre 2' et le piston 4', sous la détente du ressort 5', retourne à son point de départ.
Pour placer le dispositif au repos, c'est à dire pour ramener les baladeurs 8 et 8' au point neutre quel que soit la position de vitesse engagée, le conducteur place le bouton de manoeuvre sur la position du point neutre. Les câbles 44, 45,46 et 47 sont ainsi automatiquement libérés et détendus, les soupapes 27 et 27' sont ouvertes et le levier'-42 du balancier 40 est abaissé.
En appuyant sur la pédale d'embrayage, la dépression du moteur agit en même temps dans les cylindres 2 et 2', les pistons 4 et 4' se déplacent et entrainent les coulisses 6 et 6' qui ramènent le balancier 13 par osoilla- r tion, quelle que soit sa positionvers le centre du dispositif.Comme les pistons sont arrêtés à moitié de leur course par le levier 42 venant en contact avec les butées 43 et 43' des coulisses.le baladeur 8 ou 8' qui était solidaire du levier 14 se trouve également déplacé et arrêté au centre de la course (fig VII - cj.
Pour passer en marche arrière, les baladeurs ayant été préalablement ramenés au point neutre, le conducteur place le bouton sur la position de marche arrière, La traction exercée ainsi sur le câble 47 fait osciller le levier 20' qui en entraînant la fourche 27 repousse la buselure 12 glissant sur l'axe 11, comprime ainsi le ressort 15 et par l'intermédiaire du ressort 16 entratne le balancier 13 dont le levier 14 entre dans le cran du baladeur 8'. Le levier 20' étant en contact avec le doigt inférieur 22' du culbuteur 23', celui-ci oscille à son tour et par la poussée du doigt 25' sur la soupape 26' ferme la valve 27'. Le levier 42 est ainsi relayé par le basculement du balancier 40 provoqué par les doigts 38' et 39.
La pression exercée sur la pédale d'embrayage ouvre la valve de commande qui laisse pénétrer la dépression dans le cylindre 2. Le piston 4
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en se déplaçant entraîne par la coulisse 6, le balancier 13 dont le levier 14 amène le baladeur 8' dans la position de marche arrière (fig VII - a). Dès que le conducteur oesse d'appuyer sur la pédale d'embrayage, l'équilibre atmosphérique se rétablit dans le cylindre 2 et sous la détente du ressort 5, le piston retourne à son point de départ.
Lorsque le conducteur veut passer d'une vitesse supérieure à une vitesse inférieure, par exemple de la troisième en deuxième ou de la deuxième en première, la manoeuvre se fait de la même manière que pour passer d'une vitesse inférieure à une vitesse supérieure , il lui suffit d'amener le bouton de manoeuvre sur la position correspondante à la vitesse choisie, il appuie sur la pédale d'embrayage et provoque ainsi le déplacement du baladeur correspondant à la vitesse présélectée.
REVENDICATIONS.
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