<Desc/Clms Page number 1>
Perfectionnements aux postes radio-récepteurs.
L'invention concerne des dispositifs muteurs pour postes récepteurs de T.S.F., c'est-à-dire des dispositifs qui réduisent considérablement la sensibilité d'un poste à la réception de signaux électriques, lorsque l'intensité des signaux perçus par le poste tombe en-dessous d'une limite prédéterminée.
Un dispositif muteur idéal devrait diviser toutes les intensités de signaux en deux catégories nettement définies, une inférieure pour laquelle le poste est complètement in- sensible, et une supérieure pour laquelle la sensibilité est indépendante de l'intensité des signaux. Le but de l'invention est de fournir un dispositif perfectionné s'approchant de cet idéal.
<Desc/Clms Page number 2>
Beaucoup de dispositifs auteurs utilisés actuelle- ment comportent, comme élément essentiel, une lampe triode et, pour atteindre l'idéal qui vient d'être mentionné, il faudrait que, dans cette triode, le courant anodique soit une fonction discontinue du potentiel de grille, montant brusquement du zéro à une valeur suffisante au point de cou- pure, tout en restant le même pour le même potentiel de gril- le. Des triodes thermoïoniques répondant à cette condition ne sont pas réalisables industriellement. D'autre part, le courant traversant une diode thermoïonique de construction ordinaire peut être rendu, approximativement, fonction dis- continue du potentiel de l'anode.
De plus, les triodes dif- férent entre elles par de nombreuses caractéristiques, et ces différences ne peuvent être supprimées par un seul ré- glage de compensation; par contre, les diodes d'une même espèce ne diffèrent, en pratique, que par une seule caracté- ristique intervenant en service dans le but mentionné, qui est la tension initiale du courant, de sorte que ces dif- férences peuvent se compenser par la seule variation de la tension. Ces faits sont à la base de l'invention qui consis- te, en termes généraux, à employer une diode thermoionique, au lieu d'une triode thermoïonique, comme l'un des éléments essentiels d'un dispositif muteur.
Suivant l'invention, un dispositif muteur comporte une diode thermoïonique dans laquelle le potentiel d'anode varie avec l'intensité des signaux, et dont le courant ano- dique détermine la sensibilité du poste récepteur. De pré- férence, le courant anodique détermine la sensibilité par le moyen usuel, c'est-à-dire par la polarisation de la grille d'une lampe faisant partie du circuit de transmission prin- cipal.
<Desc/Clms Page number 3>
Le poste récepteur équipé conformément à l'inven- tion pouvant contenir encore d'autre diodes thermoioniques, celle qui fait l'objet principal de l'invention sera désignée par X. Le potentiel de l'anode de cette diode et les poten- tiels des électrodes des autres lampes seront indiqués par rapport à celui de la cathode de cette diode X.
Deux formes de,réalisation de l'invention sont re- présentées, à titre d'exemple, sur les Figs. 1 et 2 respec- tivement, du dessin annexé qui représentent les éléments es- sentiels (et quelques organes accessoires) des montages.
Sur la Fig. 1, V3 désigne une pentode comportant une ' cathode 1, une grille de commande 2, une grille écran 3, une grille de suppression 4, et l'anode 5. L'anode 5 est raccor- dée à la borne positive de la haute tension, par l'interné- diaire des résistances de sortie R1; la connexion entre R1 et 5 alimente un haut-parleur, en passant par l'amplifica- tion basse fréquence (non représentée, non plus que le haut- parleur), par l'intermédiaire du condensateur de blocage C2.
Le condensateur C1 laisse passer toutes les fréquences plus élevées de la sortie. La grille 4 est reliée à la cathode 1; la grille 3 est maintenue positive par rapport à la cathode, par les résistances R8 et R7 qui, avec les résistances R, R6, R5, R3, R2 constituent un potentiomètre entre la haute ten- sion positive et la terre. La source de haute tension est constituée par un redresseur; une self de filtre R15 (qui peut être la bobine de champ du haut-parleur)et un ou plusieurs condensateurs de filtre (non représentés) sont placés entre la terre et la haute tension négative.
La grille de commande 2 est reliée au potentiomètre par la résistance R12 et les résistances R5 et R6 raccordées aux bornes de la résistance R
<Desc/Clms Page number 4>
de façon telle que, lorsque le courant traverse la diode X, la polarisation de la grille de commande est e1, qui est le potentiel de la connexion entre R5 et R6. Les dispositions décrites jusqu'ici sont déjà connues en pratique.
Suivant l'invention, l'anode 6 de la diode X est raccordée à la connexion entre R12 (qui sert uniquement à em- pécher le courant de fréquence audible d'atteindre la diode) et la connexion de R5 et R6. La cathode 7 de la diode X est reliée à l'anode 8 de la triode V1. Lorsque la valeur de l'impédance de la diode devient faible vis-à-Vis de celle des résistances R5 et R6 en parallèle, la polarisation de la grille 3 approche de e2 qui est le potentiel de l'anode 8.
Le potentiel de 8 est commandé par l'intensité des signaux, de façon connue en soi. A cet effet, une tension sensible- ment continue, qui devient plus négative à mesure que l'in- tensité des signaux augmente, est appliquée, en 11, à la grille 9 de la triode V1, à travers le filtre R13 et C3 branché entre la grille 9 et la cathode 10 de la triode V1.
Le potentiel de la cathode 10 est réglable au moyen d'une prise sur la résistance R10 branchée entre la connexion de R2 et R3, et la haute tension négative, un filtre formé par la résistance R9 et le condensateur C6 étant inséré dans le circuit. L'anode de V1 est alimentée, à travers la résistan- ce R11, depuis la connexion entre Il. et R8, le condensateur C4 servant de dérivation aux composantes alternatives.
Lorsque l'intensité des signaux est grande, la po- larisation négative appliquée à la grille 9 est forte et le courant anodique de V1 est faible. L'anode 8 et la cathode 7 sont à un potentiel positif relativement élevé, de sorte que la diode X ne conduit pas de courant et que son impédance est élevée. Par conséquent, la polarisation de grille de la lam- @
<Desc/Clms Page number 5>
pe V3 vaut e1. Lorsque les signaux sont peu intenses, le courant anodique de V1 est fort; par suite de la résistance R11 dans le circuit anodique de V1, 7 et 8 sont à un poten- tiel positif relativement bas. La diode X laisse passer du courant, et la tension de grille de V3 devient e2.
La valeur de e1 est réglable au moyen des résistan- ces du potentiomètre de sorte que, lorsque les signaux sont intenses, la sensibilité du poste est normale. e2 peut être tout potentiel, suffisamment négatif pour paralyser V3. On y arrive par un choix convenable des résistances R10, R11 et de celles du potentiomètre. La prise réglable sur la résis- tance R10 permet de tolérer toutes les différences entre les différentes diodes X. @
Il est à noter que V1 peut fonctionner sur la par- tie linéaire de sa caractéristique. La discontinuité néces- saire pour le mutage est introduite par la diode X et se produit au point où la différence de potentiel aux bornes de X change de signe.
Les valeurs suivantes des résistances et capacités peuvent convenir lorsque X, V1 et V3 sont des lampes con- nues dans le commerce sous les dénominations Osram D 41, Osram MH4, Osram MSP4:
EMI5.1
Ri 2500 11. Ci 0,0002, /F R2 500 ft C2 0,01 if R3 4000 A C3 0,02 /F R4 700 IL C4 0, 5 if
EMI5.2
<tb> R5 <SEP> 1 <SEP> m# <SEP> C5 <SEP> 0,02 <SEP> F
<tb>
EMI5.3
R6 i MS\ C6 25 /,F
EMI5.4
<tb> R7 <SEP> 8000 <SEP> #
<tb>
EMI5.5
R8 12000 fl Rg 22000 S1.
R10 10000 fl
EMI5.6
<tb> R11 <SEP> 1/2 <SEP> M#
<tb>
<tb> R12 <SEP> 2 <SEP> M#
<tb>
<tb> R13 <SEP> 1 <SEP> M#
<tb>
<Desc/Clms Page number 6>
Sur la Fig. 2, les éléments désignés par les mêmes symboles que sur la Fig. 1, remplissent les mêmes fonctions.
Dans ce cas la diode X est employée comme un inter- rupteur entre la grille 3 de la lampe V3 et le potentiomètre.
L'anode 6 est connectée à celle des extrémités de R12 qui n'est pas reliée à la grille 2, et la cathode 7 est reliée à la connexion entre R4 et R3 (les résistances R5 et R6 étant supprimées). Lorsque l'impédance de X est faible (et non forte, comme précédemment), la polarisation de la grille 3 est e1 qui est le potentiel du potentiomètre au point de jonction de R3 et R. A la même extrémité de la résistance R12 est raccordée l'anode 8 de la lampe V1; par conséquente quand l'impédance de X est grande (et non petite, comme précédem- ment), la polarisation de la grille 3 est e2 qui est le po- tentiel de 8. Comme précédemment, ce potentiel est relative- ment positif lorsque les signaux sont intenses, et relative- ment négatif, lorsque les signaux sont peu intenses.
Du fait que l'anode 8 est maintenant raccordée à l'anode 6 de la diode X, et non à sa cathode 7, l'impédance de X est main- tenant petite lorsque les signaux sont intenses, et e2 rela- tivement positif, et elle est grande lorsque les signaux sont faibles et .eg relativement négatif. Par conséquent, .il doit encore être la polarisation pour la sensibilité normale, et e2 la polarisation qui paralyse la sensibilité. La différence entre les montages suivant les Figs. 1 et 2 consiste en ce que dans celui de la Fig. 1 le potentiel de l'anode de X est relativement fixe et celui de la cathode variable, tandis que sur la Fig. 2 le potentiel de la cathode est relative- ment fixe et celui de l'anode variable.
Les valeurs des résistances et capacités indiquées pour la Fig. 1 conviennent d'une façon générale pour la Fig.2.
<Desc/Clms Page number 7>
Seule, la résistance R4 doit être, dans'le cas de la Fig.2, de 250 A et non de 700 #.
REVENDICATIONS
EMI7.1
---------------------------
1) Poste radio-récepteur avec dispositif muteur, ca- ractérisé en ce que le dispositif muteur comporte une diode thermoionique dont le potentiel d'anode varie avec l'intensi- té des signaux, et dont le courant anodique détermine la sen- sibilité du poste récepteur.