<Desc/Clms Page number 1>
L'invention concerne l'obtention d'hydrocarbures éthyléniques et d'essence anti-détonante à partir de corps ou de produit qui n'ont pas encore été traités industriellement dans ce but et qui donnent lieu à des rendements particulièrement intéressants.-
Parmi ces corps, nous citerons tout d'abord les produits naturels qui rentrent dans la classification des cires.
On saitqu'il est connu de soumettre certains corps gras naturels à un cracking catalytique en vue de la production de produits analogues au pétrole.
Cette formation de combustibles liquides s'explique par la scission des molécules à très longues chaînes de carbone. Comme jusqu'à présent, on n'a employé que des glycérides, c'était surtout la partie acide des molécules qui donnait les produits utiles, la partie alcool, c'est-à-dire la glycérine, étant surtout détruite en produits gazeux de peu de valeur, CO, CO2, H20, etc..
Nous avons trouvé qu'il y avait avantage à s'adresser à des corps gras, dont à la fois le radical acide et le radical alcool pouvaient subir un cracking conduisant à la production de composés liquides à molécules plus simples.
L'un des objets de cette invention vise donc l'emploi de
<Desc/Clms Page number 2>
corps gras naturels qui ne sont pas des glycéridesmais qui sont des éthers-sels d'acide gras et d'acides supérieurs, ces éthers sels pouvant être mélangés avec des alcools et des acides supérieurs libres. -
De tels corps gras naturels, qui n'ont pas encore été employés pour la production de combustibles liquides artificiels,sont consti- tués notamment par les cires.
Un autre représentant de cette classe est la lanoline ou graisse de suint, obtenue par traitement de la laine de mouton 'qui en est imprégnée.-
Au.point de vue composition chimique, la lanoline est un mélange complexe renfermant des éthers-sels d'alcools et d'acides supérieurs, ainsi que des alcools et des acides supérieurs libres ; alcool oéryliques 027 H56 0, alcool carnanbylique 024 H50, 0 alcool cholestérique C27 H45 OH, acide palmitique C16 H32 02, acide cérotique C26 H52 02, acide carnaubique C24 H48 02, etc..
Comme on le voit, les constituants acides et alcools sont chacun constitués par de très longues chaînes de carbone, ce qui explique les rendements inté-essants en produits utiles obtenus, lors du oracking de la lanoline ou autres corps semblables.
Le cracking de ces corps peut être conduit de diverses façons.
On peut travailler soit en phase vapeur, soit en phase liquide, suivant la quantité de produits que l'on peut obtenir.
A ti tre d'exemple non limitatif, nous donnerons les conditions de cracking de la lanoline.
Si l'on travaille en phase vapeur, à la pression ordinaire ou sous pression, on traitera ce corps à des températures allant de 450 à 900 . La production de gaz très abondante dès 500 , augmente rapidement avec la température et sa teneur en hydrocarbures éthyléniques devient remarquablement élevée, 50 % environ, entre 650 et 800 .- La condensation des produits de la réaction donne un,
<Desc/Clms Page number 3>
mélange liquide, duquel, par distillation, on retire une essence anti-détonante excellente, par smite des hydrocarbures non saturés qu'elle renferme. Les rendements en essence varient avec la température ; ils sont particulièrement importants entre 650 et 750 .
Le résidu de la distillation est soumis à un nouveau cracking.
Le cracking de la lanoline peut se faire en l'absence de catalyseurs, mais il a été constate', qu'aux basses températures surtout, il pouvait être avantageux d'employer un mélange de corps travaillant l'un comme déshydratant et l'autre comme déshydrogénant, par exemple un mélange de cuivre et d'alumine ou de magnésie. - Un des effets de ces catalyseurs est de diminuer la teneur des gaz en hydrocarbures éthyléniques et à'augmenter la production d'essence.
Si donc, en vue de fabrications ultérieures, on désire obtenir surtout la plus grande quantité possible d' hydrocarbures éthyléniques, on traite la lanoline, en phase vapeur, comme il vient d'être indiqué. Par contre, si c'est l'essence qui est le produit principal désiré, il sera plus indiqué de travailler en phase liquide, c'est - à - dire qu'il y aura lieu de traiter la matière première, sous pression suffisante, dans un appareil approprié.
En chauffant par exemple la lanoline dans un autoclave, en présence ou non de catalyseurs, à des températures de 4 à 700 , sous des pressions pouvant aller jusqu' à 50 kilogs ou même audelà, on obtient principalement des produits liquides, qui par fractionnemment, donnent une partie légère employable comme essence et produit pétrolifère et une autre plus lourde qui est à nouveau soumise au cracking.- Il est opportun de conduire le cracking de telle sorte que le résidu final soit du coke, dont la quantité ne représente d'ailleurs qu'un faible pourcentage de la matière première mise en oeuvre..
Les gaz qui se dégagent sont constitués principalement par
<Desc/Clms Page number 4>
du butane et du propane, dont le mélange après enlèvement des corps condensables, constitue un excellent moyen de chauf- fage domestique eu autre.
L'essence obtenue dans le cracking en phase liquide est non seulement plus abondante que dans le cracking en phase vapeur, mais elle est également plus légère, plus riche en hydrocarbures saturés et montre une courbe de distillation plus rectiligne.
Comme on le voit à partir des corps gras analogues à la lanoline, soumis à un cracking, catalytique ou non, on peut obtenir suivant la méthode de travail utilisée, une production abondante soit de gaz, très riches en hydrocarbures éthyléniques, soit de produits liquides présentant toutes les qualités d'une bonne essence pour moteurs à explosion.
Mais, comme il a été dit plus haut, l'invention ne se limite pas uniquement au traitement des corps gras.-
On peut également soumettre au cracking, en présence ou non de catakyseurs, à la pression atmosphérique ou sous des pressions supérieures,les goudrons désessenciés provenant de la distillation à basse température des houilles,lignites ou autres cambus- tibles solides analogues.- Suivant les conditions des pression et de température, comme dans le cas des corps gras,on peut obtenir, comme produit principal, soit des gaz très riches en hydrocarbures éthyléniques, soit. une essence présentant des propriétés antidétonantes remarquables.
Au lieu d'employer la totalité de ce goudron désessencié il est avantageux de n'en utiliser que les huiles moyennes phénolées dont le cracking,en phase vapeur,donne une essence brute de densité o.975 environ.Au cours de ce traitement, le phénol et les crésols n'ont subi qu'une faible décomposition et peuvent être
<Desc/Clms Page number 5>
séparés de l'essence obtenue, par les moyens habituels, en vue de leur utilisation directe dans la fabrication des résines synthéti- ques.-Il estencore possible pour la fabrication d'hydrocarbures éthyléniques et produits liquides légers, de songer aux huiles lourdes de haute température.-On ne peut cependant les cracker telles quelles, car le dégagement de gaz est faible et la production de coke abondante.
Nous avons trouvé que ces résultats sans intérêt pratique se modifient très favorablement, lorsque ces huiles lourdes ont été au préalable hydrogénées suivant les moyens connus, et transformées en naphtènes. Elles se comportent alors au cracking,d'une façon analogue à celle des huiles de basse température et donnent principalement, suivantla méthode de travail,soit des gaz éthyléniques, soitde l'essence antidétonante.
REVENDICATIONS 1.- Procédé d'obtention de produits organiques de valeur, caracté- risé en ce que l'on utilise comme matières premières: a a) des cires, la lanoline ou d'autres corps de constitution chimique analogue; - b) les goudrons de basse température, au préalable privés des fractions légères correspondant à l'essence.
- c) les huiles moyennes phénolées du goudron de basse tempé- rature; - d) les huiles lourdes du goudron de haute température, qui ont été hydrogénées suivant des procédés connus.-
2. - Procédé suivant 1.-, caractérisé en ce que lesmatières pre- mières sont traitées à hante température, entre 400 et 900 , sous pression ordinaire ou à des pressions supérieures, en phase vapeur ou en phase liquide, en; présence ou non de .catalyseurs.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.