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Procédé et dispositif pour l'enregistrement mécanique d'oscilla- tions sur un film.
La présente invention a pour objet un procédé et un dispositif permettant d'enregistrer par voie mécanique des oscillations, notamment des vibrations sonores, sur un film, dans lesquels des vibrations de l'organe enregistreur dirigées perpendiculairement ou à peu près perpendiculairement à la surface du film, produisent sur celui-ci une trace susceptible d'être reproduite par voie optique et présentant des variations de profondeur ainsi que des variations de largeur correspondantes qui sont une amplification des variations de profondeur. A cet effet, il est connu, par exemple, de tailler,
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au moyen d'un ciseau à tranchant en forme de V, à travers une couche de recouvrement opaque un sillon dans une couche d'enregistrement transparente appliquée, de préférence, sur une couche de support également transparente.
L'angle formé par les branches du V, est, de préférence, de 174 environ de sorte que les variations de largeur de la trace produite sont environ 40 fois plus grandes que les variations des amplitudes du ciseau. On réalise ainsi l'avantage supplémentaire de pouvoir enregistrer aussi de façon satisfaisante les oscilla- tions de faible amplitude, plus particulièrement celles à fréquence plus élevée qui autrement ne ressortent pas dans l'enregistrement mécanique.
Pour cette amplification de 40 fois, amplification qui doit être considérée en pratique comme un maximum, et en admettant que, en accord avec la technique usuelle de l'enregistrement optique, la largeur maximum de la trece modulée doit être de 2 mm. environ, la profondeur maximum du sillon doit être de 50 environ (la profondeur moyenne du sillon étant de 25 environ) et la largeur du ciseau de 2,5 mim. environ. La résistance opposée dans ce cas à l'entail- lage, implique une charge sur le film assez considérable pour qu'il soit nécessaire de tenir compte d'un déplacement inadmissible du film par rapport à 1'organe qui le commande à l'endroit où a lieu l'enregistrement, dit endroit d'enregis- trement.
On a obvié à cet inconvénient en faisant passer le film perforé le long de l'endroit d'enregistrement, à l'aide d'un galet de commande denté. L'enregistrement se fait dans ce cas lorsque le film se trouve sur le galet ou bien dans un dispositif particulier. Dans ce dernier cas on neutralise l'effet des variations d'épaisseur du film, en @
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faisant passer ce dernier près de l'endroit d'enregistrement sur un support situé du côté de l'organe enregistreur et contre equel le film est pressé, par la surface sur laquelle l'enregistrement doit être exécuté, avec une pression supérieure à celle exercée par l'organe enregistreur.
Dans l'emploi des dispositifs mentionnés ci-dessus on a constaté que la présence des dents des galets de commande se traduit dans l'enregistrement des sons de façon gênante, ce qui est dû, entre autres, au fait que les dents du galet et la perforation du film ne correspondent pas exactement desorte que, par intermittences, le film se déplace sur le galet.
Conformément à l'invention, on remédie à ces inconvénients de l'enregistrement mécanique réalisé suivant le procédé décrit au début, en faisant passer le film le long de l'endroit d'enregistrement ou près de celui-ci au moyen d'un galet lisse (non-denté) à surface non-élastique actionné par le mécanisme de commande et tournant à une vitesse sensiblement constante, l'agencement étant tel que tout au moins à l'endroit où le film quitte le galet, se trouve un galet de poussée exerçant une pression, de préférence de 1000 grammes environ. On peut obtenir cette pression en faisant'appliquer le galet contre le film de la manière connue à l'aide d'un ressort convenable.
De préférence, la surface de ce galet de poussée, au lieu d'être glissante, est revêtue d'une matière telle que le caoutchouc, ce qui augmente considérablement le frottement entre le film et la surface du galet.
Un second galet de poussée peut éventuellement être monté du côté où le film passe sur le galet. Si, toutefois, l'enregistrement se fait à l'endroit où se trouve le galet il suffit de faire exercer la pression requise entre le
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film et le galet, par l'organe enregistreur qui est disposé dans ce cas aussi près que possible de l'endroit où le film vient pour la première fois en contact avec le galet.
On a constaté avec surprise que les mesures conformes à l'invention permettent de supprimer non seulement l'effet gênant de la fréquence de vibration résultant des dents des galets, mais aussi le risque d'un glissement inadmissible entre le galet et le film, à l'encontre de l'opinion admise que pour une charge sur le film telle que celle exercée par des outils coupants du genre décrit ci-dessus, il est nécessaire d'utiliser des galets d'enregistrement dentés.
La présente invention permet de réaliser de façon simple à l'aide d'un galet lisse un enregistrement sonore mécanique irréprochable du genre précité, ce qui a été impossible jusqu'ici.
Pour l'intelligence de l'invention il y a lieu d'observer que l'effet gênant de galets d'enregistrement dentés a également été constaté-dans l'enregistrement et la reproduction optiques d'oscillations sonores. Pour remédier à cet inconvénient inhérent aux dispositifs de ce genre, on a déjà proposé de faire passer le film devant la fenêtre du son au moyen d'un galet ou tambour lisse.
On a déjà proposé aussi d'effectuer l'enregistre- ment mécanique de sons sur un galet lisse. Toutefois, on devait avoir recours dans ce cas à des moyens additionnels pour éviter un glissement gênant et incontrôlable. A cette fin, on a déjà proposé plusieurs moyens. a) Le film est maintenu, par aspiration, en contact avec le galet, qui est muni à cet effet à l'extérieur de trous communiquant avec un conduit à l'intérieur duquel un vide est continuellement entretenu.
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b) A l'endroit d'enregistrement, le film est appliqué contre le galet au moyen d'un capot distinct adapté à la configuration du galet. c) Pour maintenir en place des films métalliques, le galet entraîneur est muni d'aimants.
Tous ces moyens sont compliqués et en partie inefficaces et l'invention permet de les éviter.
Non seulement les dents des galets d'entraînement du film mais aussi les dents de roues dentées, de roues hélicoïdales, etc.. causent dans l'enregistrement des fréquen- ces de vibration gênantes. Pour cette raison il est à recomman- der d'éviter dans le mécanisme de commande du galet lisse la transmission au moyen de roues dentées etc. qui donnent lieu à des perturbations périodiques.
L'invention sera mieux comprise en se référant au dessin annexé sur lequel.
Les figures 1 et 2 servent à l'explication du procédé d'enregistrement conforme à l'invention.
La figure 3 représente, à titre d'exemple, un mode de réalisation de l'invention dans lequel l'enregistrement se fait sur le galet.
La figure 4 représente une variante de ce mode d'exécution.
La figure 1 représente une coupe du film utilisé et une vue de face de l'organe enregistreur 1. Ce film est constitué par une couche de support 4, par exemple en celluloid, sur laquelle est appliquée une couche d'entaillage
3 garnie à son tour d'une couche de recouvrement 2. L'organe enregistreur 1, qui est agencé à la façon d'un ciseau à tranchant en forme de V, oscille, suivant les oscillations enregistrer, dans la direction des flèches, c'est-à-dire
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perpendiculairement à la surface du film. Du fait que ce dernier défile perpendiculairement au plan du dessin à une vitesse constante, il se produit une trace telle que celle dont la figure 2 représente une vue en plan.
Cette trace présente des variations de profondeur ainsi que des variations de largeur correspondantes qui, du fait que l'angle compris entre les branches du tranchant en V du ciseau ne diffère que peu de 180 , sont environ 40 fois plus grandes que les variations de profondeur.
Sur la figure 3, le chiffre 5 désigne le galet lisse tournant à une vitesse constante. De ce galet le film 6 passe sur le galet de poussée 9 monté en arrière du galet lisse, puis arrive au galet denté 7. Le galet 9 est muni, de préférence, d'une gaine 10 en caoutchouc. 11 désigne l'organe enregistreur et 13 est le point d'articulation fixe du levier du galet de poussée.
Sur la Figure 4, les élements correspondants à ceux du mode de réalisation représenté sur la Figure 3, sont désignés par les mêmes chiffres de référence. A l'opposé de l'exemple précédent, l'enregistrement est exécuté déjà en avant du galet uni 5. Au moyen de la plaque de recouvrement 14 et du ressort de pression 15, le film est appliqué, par sa surface sur laquelle l'enregistrement doit être exécuté, contre la plaque sous-jacente 16. Cet agencement permet de déterminer complètement la position relative de la surface du film et de l'organe enregistreur 11, des variations de cette position relative par suite de variations d'épaisseur du film étant complètement évitées.