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" Perfectionnements aux pavés " CONVENTION INTERNATIONALE: demande de brevet en France du 29 - 1 - 1935
Un certain nombre de procédés connus permettent d'établir entre les divers pavés d'une chaussée des liaisons qui s'opposent aux déplacements verticaux d'un pavé quelconque par rapport.à l'ensemble du pavage,.
En ne considérant que les pavés pour lesquels m ces liaisons résultant de la fore même des pavés et non de
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l'emploi d'accessoires tels que goupilles, clavettes, etc...., lorsque deux pavés de ce type sont assemblés ils ont certaines de leurs parties superposées et en contact l'une avec l'autre et leurs projections horizon- tales ont alors des parties communes. Il résulte de ces caractères mêmes que, dans la mesure où les liaisons sont efficaces, la mise en placé* d'un pavé au contact de pavés déjà placés, ou l'enlèvement d'un pavé lorsqu'il est encore jointif à d'autres pavés, devra, en général, se faire par déplacement horizontal.
Or, il importe essentiellement qu'une chaus- sée puisse être démontée facilement en un point quelconque de sa surface afin de réduire au minimum les opérations et, par suite, le.temps nécessaire pour les réparations locales, démontage, remontage, etc... Mais comme il est toujours nécessaire avec les pavés envisagés de partir d'un pavé du pourtour pour commencer le démontage de la chaussée, l'objet de la présente invention est de réduire le plus possible le nombre de pavés à démonter, eh s'arrangeant pour que le démontage puisse être amorcé en un point quelconque du pourtour et qu'il puisse se poursuivre à partir de point dans une direction quelconque en faisant une saignée relativement étroite et en enlevant ensuite uniquement les pavés situés au-dessus de la surface que l'On veut découvrir.
Afin d'obtenir ce résultat, il faut d'abord généraliser le problème comme suit:
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Si on considère un pavage dans lequel, en sur- face, un pavé quelconque est jointif, soit à six autres pavés (type hexagone), soit à quatre autres pavés (type quadri- latère), il est nécessaire et suffisant, pour obtenir le résultat que l'on a en vue, qu'un pavé puisse être déplacé (mis en place ou enlevé) lorsque, respectivement, soi quatre des six pavés, soit trois des quatre pavés qui lui sont'jointifs sont eux-mêmes en place.
Cette condition entraîne pour les pavés comportant, pour les fins d'enclenchement, deux parties, l'une supérieure, l'autre inférieure, différentes l'une de l'autre, que la partie supérieure ou "table" de ces pavés, c'est-à-dire la partie qui contribue à constituer aux jeux près la surface continue de la chaussée, ait une projection horizontale limitée aux mêmes jeux près, soit par un hexagone à côtés opposés égaux, parallèles et recti- lignes; soit par un parallélogramme. Tout déplacement sera alors réduit à une translation horizontale parallè- le à une des directions de deux côtés opposés.
On voit immédiatement que cette obligation limite strictement le nombre des formes qu'il est possible de donner à la table des pavés. En particulier des pavés (déjà présentés par d'autres inventeurs) dont certains côtés de la table présenteraient des saillies et d'autres des encastrements correspondants (voir figure 1), c'est-à-
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dire ne seraient pas rectilignes, ne pourraient pas donner satisfaction..
Si l'on considère alors deux pavés, G & H, dont les côtés de la table sont tous rectiligne$ (voir figure 2), ces deux pavés étant jointifs suivant p-q, leurs surfaces horizontales supérieures doivent être dans le même plan. L'un ou l'autre des deux pavés, G, par exem- ple, possédera donc au moins,une partie (désignée par prolongement) située au-dessous de la table du pavé H et qui se projettera par exemple en s. On voit immédiate- ment que, si le pavé H avait lui-même un prolongement r sous la table de G, le déplacement relatif des deux pavés, parallèlement à leur côté commun p-q, serait alors impossi- ble, les deux prolongements r et s se rencontrant dans ce mouvement.
Pour que le résultat cherché dont il est question ci-dessus soit obtenu, il est donc d'abord indispensable que deux pavés jointifs quelconques ne soient enclenchés qu'au moyen de prolongements issus du même pavé.
Dans le cas des hexagones, cette condition impose que les prolongements ne soient situés que sur trois côtés non adjacents seulement, si l'on ne veut utiliser que des pavés d'un même type.
Dans le cas des parallélogrammes au contraire (sauf s'ils se réduisent à des carrés), il est impossible de n'avoir qu'un seul type de pavés.. Deux types au moins sont nécessaires. Ils ont l'un et l'autre même sur- face et des prolongements disposés sur deux côtés opposés (voir
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figure 3) mais ces prolongements sont placés le long des côtés IJ et KL pour le premier type et le long des côtés IK & JL pour le second type.
La disposition générale des prolongements ayant été ainsi déterminée, il faut encore préciser une périphérie limite pour les prolongements ainsi que les parties situées sous la table des pavés, afin que la rencontre de certaines de ces parties ne s'oppose pas aux translations possibles et nécessaires..
On va d'abord considérer le cas de l'hexagone (voir figure 4). Soient A, B, C, trois côtés non adjacents sur lesquels se trouvent les prolongements et A', B', C', les côtés opposés. Soient encore [alpha], ss, [gamma], les angles inté- rieurs de l'hexagone. On mène parallèlement aux côtés et entre ceux-ci,' à des distances a, b, c, respectivement de A', B', C', des parallèles A", B", C", telles que leurs.points de rencontre M, N, P soient extérieurs à l'hexagone.
La condi- tion nécessaire et suffisante pour atteindre ce résultat s'exprime par les trois inégalités:
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¯4 t C ' , ç. # - 4 Si l'on mène maintenant à l'extérieur de l'hexagone des parallèles aux côtés A, B, C, aux distances respectives' a,b,c de ces côtés on délimite ainsi trois surfaces (trapèzes ou triangles hachurés sur la figure) qui repré- sentent les zones à l'intérieur desquelles doivent se trouver les prolongements.
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On voit donc que l'on ne peut pas admettre qu'un prolongement aboutisse à un sommet de l'hexagone, puisqu'a- lors un au moins des deux autres prolongements serait réduit à zéro. Une disposition telle que celle de la figure 5, par exemple, est inadmissible.
Quant aux parties situées sous la table du pavé, elles doivent se trouver, en projection horizontale, à l'intérieur du triangle M, N, P.
Dans le cas du parallélogramme, on peut également établir la règle géométrique suivante, pour la détermina- tion des zones à l'intérieur desquelles doivent se trouver les prolongements.
Etant donné le parallélogramme R.S.T.U. (figure 6), on mène à l'intérieur du parallélogramme deux paral- lèles à chacun des côtés.. On délimite ainsi quatre surfaces, s1, s2, s3, s4. En reportant des surfaces identiques, respectivement en s'1, s'2, s'3, s'4 (hachurées sur la figure) le long des côtés UT, TR, RS, SU, on obtient les zones limites des prolongements sur ces côtés, étant bien entendu que, dans ce cas, il y aura (sauf avec le carré) deux types de pavés au moins comportant, l'un les prolongements s'1, et s'3, l'autre les prolongements s'2 et s'4, aucune partie d'un pavé, située sous la table, n'étant en projection horizontale extérieure au parallélogramme 1,2,3,4 pour le pavé ayant les prolonge-
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ments s'1 et s'3 et au parallélogramme 5,6,7,
8 pour le pavé ayant les prolongements s'2 et s'4.
L'invention est donc caractérisée par le fait que:
1 .- Deux pavés jointifs, comportant une partie inférieure et une partie supérieure, dite "table" limitée par des côtés rectilignes parallèles deux à deux, ne sont enclenchés qu'au moyen de prolongements situés à la partie inférieure et issus du même pavé.
2 .- Les prolongements sont compris, en plan, à l'intérieur de surfaces limitées par des parallèles aux côtés du pavé, tracées, soit intérieurement au pavé, soit les unes intérieurement et les autres extérieurement au pavé, la distance d'une parallèle extérieure au côté adjacent du pavé étant égale à la distance de la parallèle intérieure au côté opposé du pavé.
3 . Les parties du pavé situées sous la table, sont à l'intérieur d'un polygone qui, en projection horizontale, est limité par l'ensemble des côtés des prolongements, convenablement prolongés, s'il y a lieu.
Lorsque les conditions précédentes seront réalisées, rien ne s'opposera plus théoriquement à l'obtention des résultats dont il est question ci-dessus. Il n'en est pas moins vrai que les déplacements horizontaux ainsi rendus possibles exigent le frottement des faces des pavés qui sont en contact l'une avec l'autre. Il y a donc intérêt, sans que d'ailleurs ce soit indispensable, à améliorer les qualités des pavés en diminuant au maximum ces surfaces
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qui sont en contact l'une avec l'autre, ou même mieux, en les réduisant à une simple ligne.
La figure 7 représente, en coupe partielle, à titre d'exemple, deux modes de réalisation de pavés qui remplissent cette condition, la ligne de contact des pavés projetant respectivement en t et en u.
Cette disposition présente l'avantage de don- ner à la chaussée ainsi établie une très grande souplesse, à condition toutefois que les pavés reposent sur un sous-sol lui-même élastique. Ainsi, contrairement à ce qu'ont préconisé jusqu'ici les inventeurs de pavés à liaison, qui ont eu en vue l'accroissement de rigidité du pavage, cette dernière disposition a, au contraire, pour résultat d'accroître sa souplesse.
Il doit être entendu que-les modes de réalisa- tion décrits et représentés n'ont été indiqués qu'à titre d'exemple et que l'on pourrait, sans s'écarter de l'esprit de l'invention, y apporter des modifications.