"PROCEDE D'ETIRAGE DU VERRE EN TABLE OU EN FEUILLE"
Dans les installations utilisées pour le procédé Fourcault et dans les autres installations d'étirage
du verre en feuille, fonctionnant sans chauffage du fond
du bassin d'étirage, il faut diriger ou faire arriver
le verre fondu venant du bassin de fusion vers les
différents bassins d'étirage qui lui font suite, et
dont le nombre varie entre trois environ et neuf, suivant
las dimensions du bassin de fusion, par des canaux d'une longueur considérable, et il ne faut pas que ces canaux
aient unesaction trop petite s'ils doivent permettre de
faire arriver aux différents appareils d'étirage un verre chauffé d'une manière uniforme. L'expérience a montré que, pour une largeur des canaux adaptée à la largeur des tables, il faut que la hauteur du verre dans les canaux et par conséquent dans les différents bassins d'étirage, soit environ de 90 cm.
Avec cette profondeur pour les canaux et bassins d'étirage, la température du verre voisin du fond diffère considérablement de celle des couches de verre supérieures situées autour de la tuyère d'étirage ou f lotteur étireur. Ce refroidissement des couches de verre inférieures est encore favorisé d'autre part par le refroidissement inévitable du fond du bassin d'étirage pendant l'opération d'étirage, et il n'est pas rare que ce refroidissement
donne lieu à des vitrifications dans le bassin d'étirage. Comme, dans la chambre d'étirage même, il n'est pas possible, en raison de l'influence défavorable exercée sur l'opération d'étirage, d'assurer le chauffage pendant le fonctionnement, le verre qui entoure le flotteur étireur se refroidit de plus en plus par le haut pendant le fonctionnement.
Ces refroidissements qui provoquent des vitrifications obligeaient jusqu'à présent à interrompre l'opération d'étirage après 100 ou 120 heures environ et à réchauffer à nouveau la machine après avoir descendu la longueur de verre étiré qui se trouve dans la machine.
Cet échauffement par lequel le verre qui se trouve dans
<EMI ID=1.1>
température et être rendu susceptible d'être étiré, entraîne une perte de temps gênante de plusieurs heures.
La présente invention a pour but d'éviter le refroidissement continu du volume intérieur de la machine et la réduction de capacité qui en résulte, ou au moins
de réduire sensiblement ce refroidissement et ses censé*quences.
Selon la présente invention, on règle dans les installations du type précité, la température du verre
fondu dans le bassin d'étirage à l'aide de plusieurs
circuits de chauffage disposés dans le verre fondu, indépendants les uns des autres, éventuellement réglables d'une manière automatique, et répartis et orientés d'une manière appropriée dans le bain de verre pour maintenir ou rétablir l'homogénéité du verre à l'endroit de l'étirage, l'orientation choisie de préférence étant celle de la longueur de la fente du flotteur d'étirage. Par ce moyen,
il est possible de diriger constamment vers celui-ci
un verre uniforme porté à la température nécessaire et,
en particulier, complètement ou presque exempt de parties vitrifiées dues au refroidissement, étant donné qu'on empêche principalement dès le début ces vitrifications
dues au refroidissement du bain par le haut et qu'on dissout, avant qu'elles n'atteignent le flotteur, les vitri� fications et autres irrégularités entraînées ou arrachées aux parties du bain qui sont au repos ou immobiles bien qu'on ménage l'équilibre de circulation dans le bain.
Les circuits de chauffage réglables peuvent
être formés par des paires d'électrodes disposées sur les petits côtés opposés du bassin d'étirage, le courant qui passa dans le verre en fusion pouvant être influencé par des dispositifs de réglage automatiques.
Bien entendu,. la présente invention n'est pas limitée à cette forme particulière des circuits de chauffage réglables. Ces circuits peuvent également être constitués autrement que par un courant électrique traversant directement la masse de verre. C'est ainsi qu'on peut par exemple utiliser des tubes en matière réfractaire qu' on chauffe
par l'intérieur à l'aide de résistances électriques, de la flemme d'un brûleur ou d'une manière analogue, ou encore des résistances électriques de chauffage disposées directement dans le verre f ondu. Il est essentiel seulement que les circuits de chauffage permettent de régler à volonté la température du verre en fusion, sans troubler la régularité ou uniformité nécessaire du verre qui s'écoule vers le f lotteur d'étirage.
Les circuits de chauffage réglables peuvent, suivant les conditions d'écoulement du verre en fusion dans le bassin d'étirage, avoir n'importe quelles longueur, position et orientation qui n'altèrent pas la régularité ou homogénéité nécessaire du verre qui s'écoule vers le flotteur, ou même des longueur, position ou orientation qui la favorisent, par exemple en produisant des courants utiles à l'homogénéi� sation.
Sur le dessin joint est représentée par exemple la disposition de circuits de chauffage réglables pour une installation d'étirage fonctionnant d'après le procédé Fourcault.
La Fig. 1 représente en coupe transversale le bassin d'étirage équipé de circuits de chauffage réglables.
La Fig. 2 le représente en coupe horizontale.
<EMI ID=2.1>
de la Fig. 1.
<EMI ID=3.1>
laire, dans lequel se trouve à la surface du verre fondu un flotteur ou tuyère d'étirage 2, sont disposées les unes à côté et au-dessus des autres, sur les petits côtés, des plaques d'électrodes 3, deux électrodes qui se font vis-à-vis appartenant au même circuit. Dans le circuit sont insérés des dispositifs de réglage entrant en action d'une manière automatique.
Dans un four connu pour l'étirage du verre en table ou en feuille, faisant partie d'une installation.travaillant d'après le procédé Pittsburgh, donc sans chauffage du fond, l'ensemble du verre fondu de l'avant-bassin forme dans toute l'étendue de la section, et de l'un des petits côtés à l'autre, un seul circuit de chauffage de même sens ou orientation que la racine de la table ou feuille de verre et que les côtés longs du bassin. Par conséquent, l'effet de chauffage du courant électrique doit, dans toutes les parties du bain, être sensiblement le même, ainsi que l' élévation
de température produite pour une valeur donnée du courant utilisé. Mais, avec le dispositif de chauffage connu, on ne peut pas supprimer les différences de température qui existaient dans le verre du bassin d'étirage avant l'application du courant, elles ont seulement pu être reportées
à une température plus élevée*
En outre, le chauffage de la section entière du verre fondu offre le grave danger de mettre en mouvement
les parties du verre voisines des bords et qui d'ordinaire sont immobiles, c'est-à-dire le verre des parois et le verre du fond, qui sont plus riches en alumine par suite de l'attaque des pierres du bassin, de sorte que ces parties de verre parviennent dans le verre qui s'écoule vers le flotteur.
Il n'est pas impossible qu'on puisse dissoudre les parties de verre vitrifié, qui se forment dans le bassin d'étirage des dispositifs connus, en faisant agir assez longtemps et avec une intensité suffisante le chauffage électrique direct par résistance de l'ensemble du verre fondu, Mais comme, pour dissoudre du verre vitrifié, il faut pousser la température du verre fondu à une valeur considérablement supérieure à la température de travail du verre, il y a danger qu'en même temps la température du verre devienne trop élevée au point où il doit être travaillé, c'est-à-dire sur la ligne d'étirage, et que de ce fait, l'opération d'éti" rage soit troublée et même rendue impossible.
En opposition complète avec une disposition
aussi peu judicieuse du chauffage, on prévoit selon la présenta invention, dans le verre en fusion, plusieurs circuits qui sont répartis et orientés de manière à empêcher
ou à pouvoir supprimer toutes les différences de température locales qui peuvent constituer un danger pour la régularité du verre qui arrive au f lotteur d'étirage, sans qu'il faille s imultanément influencer d'une manière indési-rable la température moyenne du verre en fusion dans le bassin d'étirage ou la température au point d'étirage.
D'autre part, il est connu, dans les dispositifs d' alimentation des machines à souffler le verre, de chauffer le verre qui s'écoule à travers l'avant-bassin vers l'orifice du fond et qui doit tomber à travers cet orif ice , dans le moule de la machine, par gouttes de même grandeur et de même forme, au moyen de circuits électriques
de chauffage qui passent à travers le courant de verre dans le sens transversal, parallèlement les uns aux autres et l'un après l'autre, dans le sens du courant. Etant donnée
la différence foncière du mouvement du verre et de la répartition de la température dans un avant-!bassin de ce genre et dans un bassin d'étirage dépourvu de chauffage du fond, il est impossible d'apprendre d'après ce dispositif connu de quelle façon on doit chauffer un bassin d'étirage pour maintenir constamment ou au moins plus longtemps
que jusqu'ici, l'uniformité du verre à l'endroit de l'éti�
rage. Le dispositif connu permettrait simplement d'apprendre à chauffer le verre fondu dans un four ou bassin en y faisant passer directement le courant électrique.
Enfin, on connaît un bassin d'étirage qui travaille d'après le procédé Libbay-Owens, et qu' on chauffe en conséquence par le haut et par le bas avec des brûleurs et en outre avec des résistances électriques noyées dans le fond du bassin et qui sont prévues
pour servir de chauffage complémentaire pour le cas
où la température du bain a baissé, plus qu'il n'est permis, du fait de la coopération lente et difficile
du chauffage par le haut et par le bas au moyen des brûleurs d'une part et du refroidissement d'autre
part. Avec ces résistances immergées, on couple
des circuits électriques de chauffage passant à travers le verre fondu dans le bassin d'étirage même,
de manière que ces circuits agissent en quelque
sorte comme des soupapes automatiques de détente
ou de décharge pour le dispositif de chauffage du
fond, sans qu'ils puissent toutefois par eux-mêmes élever la température du bassin d'étirage.