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dit "BRAUNE" Roue de transmission.
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La présente invention a pour objet une roue dentée de transmission pour cycles et similaires, à rayon variable, afin de résoudre un problème capital touchant le mécanisme de propulsion de ces appareils de locomotion, et lequel a échappé jusqu'à ce jour aux constructeurs des roues dentées, problème devant permettre d'obtenir le maximum de confort et de rendement possible.
La construction nouvelle, suivant l'invention, résoud ce problème et porte en même tempsremède aux ennuis rencontrés à l'usage avec les roues dentées du type allongé, connues jusqu'à ce jour.
Les essais précis exécutés à la pédale dynamométrique prouvent:
1 ) que pour un bon pédaleur (qui ne peut pas se passer de cale-pieds) il n'existe pas d'angle complètement mort.
2 ) que le pédalage parfait ne se décompose pas en deux temps (suivant la théorie profane) mais qu'il s'agit en réalité d'un effort constant régulier, mais comportant, sur un
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tour couplet, quatre intensités de force différentes, bien liées.
3 ) que les pignons dentés allongés ou circulaires connus à ce jour ne tiennent aucun compte de la différence de puissance de poussée notable qui existe entre les deux jambes du cycliste. Le dynamomètre qui enregistre cette différence en pédalant alternativement avec la droite et avec la gauche, est éloquent à ce sujet.
4 ) que les constructions dites allongées connues provoquent des à-coups qui déroutent immédiatement le bon pédaleur, ceci provenant de la brusque différence de diamètre de la roue dentée, d'où des efforts nécessaires pour produire le moment-moteur.
5 ) que le calage des manivelles revendiqué jusqu'à ce jour par les fabricants de pignons allongés est incorrect (avec certains il y a même début de résistance supplémentaire aux environs des points morts haut et bas) puisque c'est à 10 degrés, maximum, passé la verticale, que l'angle d'action le plus puissant entre en action et que c'est à ce moment précis que la première dent du plus grand arc commence son action utile sur la chaîne.
6 ) qu'un bon pédaleur (qui ne peut se passer de cale-pieds) exerce toujours, d'instinct, une action simultanée des deux jambes et que chaque pédale commence toujours son action de plus grande intensité avant que l'autre ait terminé son activité minimum.
7 ) que les pignons circulaires ne tiennent aucun compte des différents temps d'intensité de la puissance mise en action.
8 ) que le fait de diminuer la résistance sur une pédale, à la montée, au moment où on l'augmente, à la descente, sur la pédale opposée, ne procure aucun avantage et ctest l'erreur
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que comme ttent tous les inventeurs qui ont disposé les arcs de résistance par paires opposées et d'importance égale.
Ces pignons allongés, connus jusqu'à ce jour, ne tiennent aucun compte de la différence énorme de puissance déployée par la jambe la plus puissante par rapport à la plus faible et comportent de ce fait des rampes (arcs) de longueurs égales disposées par paires opposées.
Certains pignons comportent d'autre part des parties presque rectilignes à leur plus petit rayon, formant des dépressions qui ne sont pas en rapport avec la différence réelle de puissance mise en aotion, ce qui provoque les sauts de chaine quand on essaye de se passer de tensions compensatrices de chaîne et cela surtout sur les routes pavées. Ces.dépressions provoquent alors les saccades qui fatiguent la chaîne et le cycliste.
La trop grande différence des foyers maxima par rapport aux foyers minima opposés donne la sensation de résistances brusques, à chaque tour, suivies de trous qui rendent le pédalage en souplesse impossible. En côte, on a la nette sensation de pousser un développement plus fort, ce qui est la réalité, puisque, à titre d'exemple, le rayon d'un pignon allongé de 46 dents de 1/2 pouce, correspond à son grand foyer à 49 dents. Après un long parcours dur le plat, et si l'on ne dispose pas d'un changement de vitesse, on a la sensation réelle d'un développement exagéré.
Les surélévations encore trop conséquentes de ces pignons rendent leur emploi aléatoire dans les carters de chaîne et avec la plupart des dérailleurs, la chaîne ayant tendance con- tinuelle à quitter la denture ou à accrocher quand on change de vitesse, et surtout lors des inclinaisons du cycle dans les virages. Ces saccades sont encaissées par le ressort du tendeur de chaîne employé sur les dérailleurs, le fatiguent,
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)passé la verticale, @ à @ 1 quand elle se trouve- ra entre N et N', où l'action la plus puissante commence par le membre le plus puissant.
Le trait mixte B indique le cercle normal ayant un même centre que le pédalier.
Suivant la fig.2, la roue dentée 1 comporte un parcours denté en application exclusive du principe régissant la différen- ce de puissance disponible dans les deux membres moteurs l'un par rapport à l'autre, à la poussée et à cet effet se compose de préférence de deux demi-circonférences 7-8 d'importance et de longueur d'arc différentes, et comportent de ce fait uniquement deux ares supérieurs à la circonférence, mais d'importance dif- férente .
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1 Pour les pignons taillés à plus de 1/2 pouce, les rayons ¯¯¯3 et arcs seront prévus avec écarts adéquats (voir figtS)
Les dépressions 3-5 variables et légères prévues à la fig.
1, en prévision des stades de puissance différents habituels aux bons pédaleurs, serviront également aux novices (qui se contentent de pousser de haut en bas) pour passer plus rapide- ment les angles, qui, pour eux, sont morts, et arriver plus ra- pidement au point N à N', où commence leur course utile (et cela sans à-coups nuisibles).
La fig.2 ne présente pas de dépressions dans la ligne de circonférence; la fig.3 montre une variante dont la ligne de circonférence comporte deux dépressions 10-11 de détente pour la remontée d'importance différente, et dont les deux rayons de force (pour la descente) ont un centre commun.
D'autres réalisations peuvent être prévues s'appliquant à tous types de roues dentées connus, les modes de calage pourront varier suivant le résultat recherché, sans s'écarter de l'idée nouvelle qui vise principalement à équilibrer parfaitement les résistances proportionnellement à la différence de force des
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membres du pédaleur ou sa manière de disposer de ses forces qui varie pour chaque individu. De la sorte, l'invention a été décrite et illustrée à titre purement indicatif et nulle- ment limitatif, et il va de soi que de nombreuses modifica- tions peuvent être apportées à ses détails, sans s'écarter de son esprit.