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Socles de support pour moules à métaux.
Cette invention concerne des perfectionnements aux socles ou fonds de moules métalliques employés pour la coulée des métaux, et elle vise notamment à perfectionner des socles faits en cuivre ou en un alliage de cuivre approprié, destinés à servir de support pour un moule à couler des lingots d'acier.
Jusqu'ici, dans la pratique courante, on coulait des lingots d'acier dans des lingotières supportées sur des socles en fonte faits d'une pièce. Ces socles étaient peu satisfai- sants, car il s'y produisait des défauts dûs à la conductibi- lité thermique relativement faible du métal et aux tensions internes et déformations de parties du socle qui en résultaient par suite de la dilatation locale d'éléments situés au contact
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ou très près du métal en fusion contenu dans la lingotière, ainsi qu'au fait, que la surface du socle est graduellement érodée par le courant d'acier fondu, ce qui conduit à la des- truction prématurée du socle.
Un progrès vis-à-vis des socles en fonte d'une pièce a été réalisé par l'emploi de socle massifs simples en cuivre.
Ces socles étaient déjà plus satisfaisants que les socles en fonte,en'raison de la conductibilité thermique comparative- ment grande du cuivre qui dissipait vers les éléments sous-ja- cents et environnants du socle l'énergie calorifique des élé- ments situés immédiatement en-dessous du métal à haute tempé- rature contenu dans la lingotière, en réduisant ainsi dans une certaine mesure la déformation locale des éléments de la surface du socle et les défauts qui en résultaient.
Malgré les avantages du socle en cuivre massif d'une pièce, sa durée est notablement réduite par la formation de fis- sures superficielles, notamment dans le cas de socles de gran- des dimensions. Les parties du socle situées immédiatement en-dessous de l'acier qu'on vient de verser dans la lingotière se dilatent rapidement alors qu'elles sont contenues par des éléments environnants et sous-jacents qui sont relativement froids. La partie dilatée se bombe vers le haut, étant étroi- tement contenues dans toutes les autres directions. Quand l'énergie calorifique passe de cette partie dilatée aux parties environnantes et sous-jacentes du socle, celles-ci se dilatent à leur tour et en même temps l'élément initialement chauffé et déformé, d'où la chaleur s'est dissipée, doit se contracter.
Ces efforts violents opposés tendent à déchirer la surface du socle et à produire des crevasses ou fissures qui deviennent de plus en plus grandes à mesure de l'emploi du socle. Ces fissures ou crevasses superficielles deviennent bientôt suffi-
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samment grandes pour que l'acier fondu versé dans la lingo- tière puisse y pénétrer et attacher solidement au socle le lingot coulé, ce qui indique clairement que le socle est de- venu impropre au service. La rapidité de la destruction due à la fissuration superficielle des socles d'une pièce en cui- vre croît très rapidement avec l'augmentation des dimensions horizontales du socle.
L'invention a pour but de procurer un socle ou fond de moule qui soit de construction beaucoup plus économique que les socles d'une pièce mentionnés ci-dessus, tout en assurant la dilatation locale libre de parties du socle immédiatement sous-jacentes au métal fondu versé dans un moule supporté sur la surface du socle et en réduisant ainsi la tendance à dé- former et à fissurer sa surface et à le rendre impropre au service.
L'invention consiste essentiellement à diviser le socle, ou au moins la partie superficielle du socle, en un certain nombre de sections séparées par des fentes s'étendant vers le bas depuis sa surface portant le moule, la construc- tion étant telle que les sections soient légèrement séparées par des intervalles d'une certaine largeur, dont les surfaces ne se touchent pas, ou telle que les sections puissent se réa- juster facilement d'elles-mêmes en se déplaçant perpendiculai- rement aux fentes chaque fois qu'elles se dilatent sous l'in- fluence d'un accroissement de température lors d'une coulée.
Cette division du socle en un certain nombre de sec- tions, conjointement avec des moyens d'assurer la dilatation locale libre, apporterait une amélioration très sensible à tout socle, qu'il soit fait en fer, cuivre ou n'importe quel autre métal approprié, mais on obtient les meilleurs résul- tats en appliquant cette nouvelle caractéristique à un socle
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fait en cuivre, alliage de cuivre ou tout autre métal à con- ductibilité thermique relativement grande.
Des caractéristiques importantes de l'invention, non encore mentionnées ci-dessus, sont fournies par des dispositifs assurant une circulation libre d'air autour des sections mé- talliques du socle pour dissiper rapidement la chaleur, par des dispositifs au moyen desquels on peut aisément assembler les sections dans un châssis qui les supporte et qui les con- tient, les y maintenir en place et les en retirer, par des dispositifs permettant de maintenir les sections dans le chas- sis de façon non-rigide, leurs surfaces étant étroitement en contact les unes avec les autres, et par l'emploi de sections de forme telle qu'on puisse les assembler de manière interchan- geable dans diverses positions, afin d'augmenter notablement leur durée de service.
Dans les dessins annexés, qui représentent des exem- ples d'exécution préférés et des variantes de la présente in- vention,
Fig. 1 est une vue en plan d'un socle ou fond de moule comportant plusieurs sections assemblées dans un châssis et maintenues en place au moyen de coins.
Fig. 2 est une vue de côté, partie en coupe longi- tudinale, de la forme d'exécution de l'invention représentée sur la Fig. l, le plan de coupe étant indiqué par la ligne 2-2.
Fig. 3 est une vue en plan d'une forme d'exécution de l'invention, où. on emploie au lieu de coins des ressorts qui servent à maintenir élastiquement les sections du socle dans leurs positions relatives à l'intérieur du châssis.
Fig. 4 est une vue de côté à plus grande échelle, partie en coupe longitudinale, de la forme d'exécution de l'invention, représentée sur la Fig. 3, le plan de coupe étant
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indiqué par la ligne 4-4.
Fig. 5 est une vue en plan d'une forme d'exécution de l'invention, qui diffère de la forme d'exécution représen- tée sur les Figs. 1 et 2 en ce qu'elle comporte des dispositifs spéciaux pour la circulation d'air.
Fig. 6 est une vue de côté, partie en coupe longi- tudinale, de la forme d'exécution de l'invention, représentée sur la Fig. 5, le plan de coupe étant indiqué par la ligne 6-6.
Fig. 7 est une coupe transversale du socle repré- senté sur les Figs. 5 et 6, le plan de coupe étant indiqué par la ligne 7-7 de la Fig. 5.
Fig. 8 est une vue en plan d'un socle qui diffère de celui représenté sur les Figs. 1 et 2 en ce qu'il sert à supporter simultanément deux lingotières.
Fig. 9 est une vue en plan d'un socle dont les sec- tions ont la forme de cubes interchangeables pouvant être assemblés dans diverses positions.
Fig. 10 est une vue en perspective d'un des cubes du socle représenté sur la Fig. 9.
Fig. Il est une vue en plan fragmentaire d'un socle circulaire conformé à l'invention.'
Fig. 12 est une coupe transversale du socle repré- senté sur la Fig. Il.
La forme d'exécution de l'invention représentée sur les Figs. 1 et 2, peut comprendre plusieurs sections mé- talliques 20 montées dans un châssis métallique 21 qui compor- te des parois latérales 22, des parois d'extrémité 23 et un fond 24. Le châssis peut être de dimensions propres à contenir les sections disposées étroitement côté-à-côte et on peut maintenir les sections étroitement en contact les unes avec
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les autres dans le châssis au moyen de tout dispositif appro- prié, par exemple au moyen de coins 25.
Bien que l'invention ne soit limitée à l'emploi d'aucun métal particulier, on exécute de préférence le châssis en fonte et les sections 20 en cuivre ou en un alliage de cuivre approprié.
Il est possible actuellement de couler le cuivre dans des moules de hauteur relativement grande en comparaison de leurs dimensions transversales, et les pièces coulées ainsi obtenues, qu'on peut appeler "saumons coulés verticalement" (V.C. cakes), ont sensiblement les mêmes dimensions d'une ex- trémité à l'autre. On coule actuellement de tels saumons assez parfaitement pour qu'on puisse les employer comme sections de socles construits conformément à la présente invention; il suffit de couper leurs extrémités supérieures et de les placer sur champ dans le châssis, la largeur du saumon consti- tuant la hauteur du socle.
Si on le désire, les saumons peuvent être légère- ment plus épais au milieu qu'aux bords, de manière qu'il y ait entre les sections, à la surface supérieure supportant la lingotière, des fentes telles qu'indiqué en 26, et si les bords opposés de chaque section sont amincis de manière cor- respondante on peut retourner la section après que l'une de ses surfaces de travail est devenue impropre au service, ce qui augmente sa durée d'utilisation.
Quand les sections sont amincies comme sur les
Figs. 1 et 2, de manière qu'il y ait des fentes ouvertes ou évasées s'étendant sur une notable profondeur depuis la sur- face du socle supportant la lingotière, on peut maintenir les sections dans le châssis au moyen de coins relativement peu élastiques qui peuvent être faits en fer ou acier, étant donné
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que les fentes ouvertes de la surface du socle procurent l'espace libre requis pour la dilatation locale.
La largeur des fentes représentées sur les Figs. 1 et 2 est un peu exagérée. Cette.largeur doit suffire en sub- stance pour tenir compte de l'accroissement d'épaisseur des sections du socle quand elles se dilatent lors d'une coulée, et lorsqu'elle est ainsi proportionnée, on constate que les fentes n'ont pas besoin d'avoir une largeur telle que l'acier fondu puisse y entrer pendant la coulée d'une pièce. Toutefois, si on le désire, on peut fermer les fentes en enduisant la surface du socle d'une mince couche de terre réfractaire ou autre matière inerte appropriée, qui soit suffisamment molle pour permettre aux sections de se dilater, tout en faisant office de lutage empêchant l'acier fondu de pénétrer dans les fentes.
Sur les Figs. 1 et 2, la position de la partie infé- rieure de la lingotière supportée par le socle ou fond de mou- le est indiquée schématiquement en traits mixtes, la paroi de la lingotière étant indiquée en 27 et la cavité de coulée en
28.
Il est clair que lorsqu'on coule dans la lingotière
27 le métal fondu, la partie sous-jacente de la surface du socle s'échauffe rapidement, à la suite de quoi les éléments superficiels supérieurs des sections sous-jacentes 20 se dila- tent et augmentent d'épaisseur., mais que cette dilatation tend simplement à fermer les fentes ouvertes 26 jusqu'à ce que la température locale ait diminué par suite de la conduction d'é- nergie calorifique vers les parties sous-jacentes et environ- nantes du socle et soit dissipée par rayonnement et convection.
La profondeur ou épaisseur du socle doit être telle qu'il ,puisse dissiper, sans être exposé à une température exagérée,
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l'énergie calorifique absorbée durant la coulée. Une tempéra- ture de 370 à 430 C n'est pas considérée comme indésirable. On constate que pour la coulée de lingots d'acier d'assez notables dimensions une épaisseur de socle de 30 centimètres est bien suffisante quand le socle est constitué de sections en;cuivre.
Pour de très grandes pièces coulées, on pourrait éventuelle- ment employer avec succès un socle d'une épaisseur un peu plus grande.
Comme mesure de précaution propre à augmenter la du- rée du socle et à éviter toute possibilité d'un accident dû à ce que le métal en fusion attaque la surface du socle au com- mencement de la coulée d'une pièce, avant que le métal se soit accumulé au fond de la lingotière sur une épaisseur suffisan- te pour servir de protection, on peut placer sur la surface du socle, au fond de la cavité de la lingotière, préalablement à la coulée du métal, une plaque d'acier relativement mince
29. Il n'est pas nécessaire que cette plaque occupe toute la surface du fond de la lingotière; elle doit seulement cou- vrir, de la surface du socle, ce qu'il faut pour empêcher le métal coulé de frapper directement la surface du cuivre durant la phase initiale de la coulée.
La plaque ne doit pas être plus épaisse qu'il ne le faut pour remplir sa fonction de pro- téger la surface du socle, et si elle est convenablement pro- portionnée, elle fond pour passer entièrement dans le lingot d'acier et en devenir une partie.
Sur les Figs. 3 et 4 est représentée une forme d'exécution de l'invention, qui diffère de celle représentée sur les Figs. 1 et 2 en ce que.les sections 20a, montées dans le châssis 21a, n'ont pas de bords amincis délimitant des fentes ouvertes à la surface du socle. Bien que les fentes 26a comprises entre les sections soient fermées dans cette
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forme d'exécution de l'invention, il est tenu compte de la dilatation en employant au lieu de coins des ressorts 25a servant à maintenir les sections assemblées dans le châssis.
Les ressorts 25a peuvent être contenus entre un bouclier mé- tallique 30e qui est en contact avec les sections d'extrémité du socle, et des sièges de ressort 31 qui peuvent être mainte- nus dans leur position où ils compriment les ressorts, au moyen de boulons 32 et d'écrous 33, les boulons traversant des ouvertures de la paroi d'extrémité 23a du châssis et les écrous appuyant contre cette paroi.
Le bouclier 30 de la forme d'exécution de l'inven- tion représentée sur les Figs. 3 et 4 peut être muni d'un écran ou auvent 34 qui surplombe les ressorts et leurs élé- ments connexes et qui empêche le métal en fusion, la poussiè- re ou d'autres matières étrangères de venir autour ou entre les éléments du mécanisme à ressorts et de gêner son fonction- nement.
De préférence, les sections 20a sont légèrement plus courtes que la largeur interne du châssis 21a de manière à former des intervalles d'air ouverts 35 le long des côtés des sections, et une série d'ouvertures 36 peuvent être creu- sées dans les côtés des sections pour permettre à l'air d'en- trer dans les intervalles 35 et de les traverser, et de dis- siper l'énergie calorifique passant dans les sections au cours de la coulée.
Quand on verse du métal dans la cavité de coulée 28 d'une lingotiére 27 supportée sur un socle tel que représenté sur les Figs. 3 et 4, l'énergie calorifique passant dans les sections 20a, - par l'intermédiaire de la plaque métallique 29 éventuellement employée, - provoque la dilatation des sec- tions, et vu que les fentes 26a sont des fentes fermées dont
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les parois sont en contact les unes avec les autres sur toute la hauteur du socle, la dilatation étend les sections suivant la longueur du châssis 21a et elles prennent d'elles-mêmes leurs nouvelles places, cet ajustement étant possible grâce à l'élasticité des ressorts 25a.
Après la coulée du lingot, la chaleur contenue dans le socle se dissipe par rayonnement et convection et, quand les sections reprennent leurs dimensions normales, les ressorts 25a les ramènent dans leur position normale et les maintiennent serrées les unes contre les autres, en place pour une nouvelle coulée.
La forme d'exécution de l'invention représentée sur les Figs. 5 à 7 diffère de celles décrites plus haut en ce que le châssis 21b, dans lequel sont montées les sections, a un fond formé de barreaux espacés 24b, sur lesquels peuvent être supportées les sections 20b, et des éléments ou parois 22b 23b, contenant les sections, qui sont légèrement séparés des surfaces extérieures des sections de manière à former des intervalles 35b pour la circulation d'air, les bords infé- rieurs des parois 22b, 23b étant situés au-dessus du niveau des surfaces inférieures des barreaux de support 24b,
de ma- nière que les parois soient séparées de la surface de tout support sur lequel on place le châssis et permettent ainsi à l'air d'entrer et de passer de bas en haut par les interval- les 35b et de refroidir les sections du socle pendant et après une coulée.
Dans la forme'd'exécution de l'invention représen- tée sur les Figs. 5 à 7, . la différence de la forme d'exécu- tion représentée sur les Figs. 1 et 2, les sections 20b sup- portant la lingotière sont maintenues dans le châssis par des organes de pression en forme de coins 25b en bois ou autre matière appropriée intercalés de part et d'autre entre
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les sections d'extrémité du socle et les parois adjacentes 23b du châssis, de manière que des intervalles. d'air puissent être prévus entre les sections et les deux parois d'extrémité aussi bien qu'entre les sections- et les parois latérales.
Evidem- ment l'aménagement d'intervalles d'air ou canaux entre les surfaces extérieures de l'une ou de l'autre des sections, sup- portant la lingotière, et les parties adjacentes de la surface du chssis est indépendant de la nature et de l'emplacement des ressorts, coins ou autres organes de pression employés pour maintenir les sections étroitement assemblées.
Il est clair que lorsqu'on emploie l'une ou l'autre des trois formes d'exécution du socle, décrites plus haut, on peut facilement retirer et invertir toute section dont la sur- face est devenue impropre à un service ultérieur, ou l'échan- ger contre une section de l'extrémité du châssis, ou encore la remplacer par de nouvelles sections, simplement en retirant les coins quand le socle a la forme représentée sur les Figs.l et 2 ou sur les Figs. 5 à 7, ou en dévissant les écrous 32 suffisamment pour rendre inefficaces les ressorts de pression 25a quand le socle a la forme représentée sur les Figs. 3 et 4.
Par suite, non seulement on peut fabriquer le socle à re- lativement peu de frais., mais encore les frais d'entretien sont relativement réduits vu que chaque section du socle peut être employée jusqu'à ce qu'elle devienne impropre au service, peu importe l'état des autres sections, tandis que dans le cas de socles massifs, quand une petite surface devient impropre au service, il faut racler le socle entier.
Sur la Fig. 8 est représentée une forme d'exécution de l'invention qui montre qu'on peut facilement donner au socle .des dimensions propres à supporter plusieurs lingotières. Pour la fabrication d'un tel socle multiple, lorsque la matière des
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sections supportant les lingotières est relativement coûteuse en comparaison de celle du châssis, il n'est pas nécessaire que le châssis entier soit rempli de ces sections relative- ment coûteuses. Les sections supportant les lingotières peu- vent être confinées aux parties du socle sur lesquelles les lingotières doivent reposer, et le ou les espaces intermédiai- res peuvent être remplis d'autre matière moins conteuse. Sur la Fig. 8, par exemple, les deux groupes de sections 20c sont montés dans le cadre 21c en des endroits tels qu'ils puissent supporter deux lingotières 27c.
Ces sections, qui peuvent être faites en cuivre ou alliage de cuivre, pourraient être séparées par une seule section intermédiaire 37, et cette sec- tion intermédiaire et le châssis dans lequel sont assemblées les sections de cuivre peuvent être faits en fonte. Toutes les sections, y compris les sections en cuivre et la section intermédiaire en fonte, peuvent être maintenues étroitement en contact les unes avec les autres et avec une extrémité du châssis au moyen de tout dispositif de retenue approprié, par exemple au moyen de coins 25c qu'on chasse entre la paroi de l'extrémité opposée du châssis et les surfaces adjacentes des sections. Un tel socle multiple peut correspondre au point de vue des détails de construction de ses éléments aux autres formes d'exécution du socle décrites plus haut.
Sur les Figs. 9 et 10 est représentée une forme d'exécution de l'invention qui diffère de celle représentée par exemple sur les Figs. 1 et 2 en ce que les sections 20d ont la forme de cubes pouvant être maintenus assemblés dans un châssis 21d au moyen de coins ou autres organes de pression appropriés 25d qu'on peut insérer tant aux extrémités des séries de section disposées transversalement qu'aux extrémités des séries disposées longitudinalement.
Comme le montre le
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mieux la Fig. 10, les quatre bords de chacune des six faces de chaque cube peuvent être, si on le désire, légèrement in- clinées de manière que, lorsque les cubes sont montés dans le châssis, les faces qui constituent la surface du socle sup- portant la lingotière soient séparées par deux séries de fen- tes ouvertes qui s'entrecroisent à angle droit, et étant don- né que les cubes sont symétriques par rapport à leurs trois axes, on peut non seulement les déplacer facilement d'un en- droit du châssis en un autre mais encore les employer avec leurs six faces identiques tournées vers le haut jusqu'à ce que toutes les six faces soient devenues impropres à servir davantage.
Il n'est pas essentiel que le rapport entre les dimensions des diverses faces des sections corresponde à l'un ou à l'autre de ceux représentés ci-dessus à titre dexem- ple. Les sections ne doivent pas nécessairement avoir la forme de cubes, comme le montrent les Figs. 9 et 10, ni avoir une longueur telle qu'elles occupent toute la largeur du châssis de support, comme le montre la Fig. 5, ni non plus avoir une longueur égale à la demi-largeur du châssis, comme le montrent les Figs. 1, 3 et 8. Elles doivent avoir une profondeur suf- fisante pour éviter une surchauffe et leurs autres dimensions doivent être choisies par rapport aux joints qui les séparent entre elles, de manière à éviter une déformation indésirable de leurs surfaces supérieures lorsqu'elles s'échauffent lors d'une coulée.
La forme d'exécution de l'invention représentée sur les Figs. 1 et 2 a été définie comme comprenant des sections de socle ayant des bords supérieurs légèrement amincis ou bi- seautés de manière à former des fentes suivant la surface su- périeure du socle, et les sections ont été définies comme
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étant maintenues étroitement en contact les unes avec les au- tres au moyen de coins métalliques 25 chassés dans des in- tervalles compris entre les sections d'extrémité et la paroi adjacente du châssis de support.
La forme d'exécution de l'invention représentée sur les Figs. 3 et 4 a été définie comme comprenant des sections de cuivre ayant des faces la- térales parallèles de manière à porter très étroitement les unes contre les autres et à être séparées par des joints fer- més, les sections étant maintenues en contact les unes avec les autres par des ressorts intercalés entre les sections d'extrémités et la paroi adjacente du châssis de support.
Dans l'exemple d'exécution de l'invention représenté sur les Figs. 5 à 7 le dispositif est défini comme ayant des sections de cuivre à joints fermés maintenues étroitement les unes contre les autres au moyen de coins qui peuvent être en bois ou autre matière appropriée. La forme d'exécution de l'invention repré- sentée sur les Figs. 9 et 10 est définie comme comprenant des sections ayant des parties superficielles légèrement amincies ou biseautées pour former des joints ouverts à la surface du socle, les sections étant maintenues étroitement les unes con- tre les autres au moyen d'organes de pression appropriés qui peuvent être des coins en métal ou en bois.
En donnant ces diverses définitions, on a indiqué que, lorsqu'on emploie des organes de pression cédant relativement peu, tels que des coins métalliques, il pourrait être préférable d'employer des sections de cuivre comportant des surfaces amincies propres à former des joints ouverts à la surface du socle, et lors- qu'on emploie des sections à surfaces latérales planes paral- lèles, propres à former des joints sensiblement fermés à la surface du socle, il serait préférable d'employer des ressorts ou des coins en matière propre à céder, par exemple en bois,
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comme moyen de retenir les sections étroitement les unes contre les autres.
Toutefois on constate que même quand on emploie des coins d'acier pour maintenir étroitement en con- tact les unes avec les autres les sections de cuivre du socle, et même quand ces sections ont des surfaces latérales paral- lèles sensiblement planes et des joints en substance fermés à la surface supérieure du socle, les sections sont encore li- bres de céder suffisamment pour tenir compte de la dilatation de la surface, étant donné les faibles irrégularités exis- tant dans le joint même si préalablement les sections ont été serrées les unes contre les autres assez fermement pour em- pécher l'acier d'entrer dans les joints.
Par suite, quand les dimensions des sections métalliques sont convenablement pro- portionnées par rapport aux joints, on peut employer indiffé- remment des coins métalliques, des coins de bois et des orga- nes de pression à ressort pour maintenir les sections étroi- tement assemblées entre elles peu importe que les surfaces latérales des sections soient biseautées ou amincies ou non en vue de former des fentes ouvertes à la surface du socle.
Sur les Figs. 11 et 12 est représentée une forme d'exécution de l'invention,qui pourrait s'avérer de construc- tion aussi coûteuse que peu pratique. Toutefois elle sert d'illustration à l'une des nombreuses formes d'exécution aux- quelles ont peut appliquer le principe général de l'invention.
Cette forme d'exécution est constituée par un socle circulaire comportant un châssis 21e; ce châssis comporte un fond 22e constitué par une série de sièges de section annulaires 38 et un siège central circulaire 39, situés à des niveaux dif- férents, et il contient plusieurs sections 20e supportées sur ces sièges, comprenant une section cylindrique entourée de sections annulaires concentriques. Les sections peuvent avoir
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des dimensions telles qu'elles s'adaptent avec un léger jeu dans les épaulements 40 entourant leurs sièges, les diamètres intérieur et extérieur des sections étant tels qu'il subsiste des fentes annulaires intermédiaires de largeur suffisante pour permettre la dilatation.
Bien que la construction soit telle que les divers anneaux puissent ne pas 'se maintenir exactement concentriquement les uns par rapport aux autres, les épaulements entourant les sièges des sections empêchent les anneaux de se déplacer sensiblement, et les jeux admis entre les anneaux et les épaulements entourant les sièges ainsi que les jeux entre anneaux pour permettre la dilatation, peuvent être tels qu'on puisse couler et employer les anneaux sans usinage, ou qu'on puisse étirer ou presser le métal en cylindres de notable longueur et le couper aux dimensions re- quises pour fabriquer le socle. La gradation des hauteurs des anneaux est telle que la hauteur maximum soit au centre du socle où la nécessité d'absorber et de dissiper la chaleur est la plus marquée.
Il ressort de la description ci-dessus et des des- sins annexés que le terme "fente" a été employé dans la pré- sente demande dans son acception la plus large qui englobe tant une fente ouverte, dont les parois ne se touchent pas, qu'une fente qu'on pourrait appeler fermée se réduisant à une zone de division entre deux éléments comportant des sur- faces complémentaires en contact l'une avec l'autre.
Il est clair-aussi que la largeur des fentes entre les sections des formes d'exécution de l'invention représen- tées sur les Figs. 1, 2,'9, 11 et 12 est fortement exagérée.
Elles ne doivent pas être plus grandes qu'il ne le faut pour tenir compte de la dilatation due à l'échauffement au cours de la coulée, et lorsqu'on emploie des sections de socle
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suffisamment étroites, on peut donner aux fentes une largeur telle que le métal versé dans une lingotière posée sur le so- cle ou fond de moule ne pénètre pas dans ces fentes.
Si on le désire, on peut munir le support des sec- tions de cuivre, de pattes centrant la lingotière et de pieds servant à disposer convenablement le socle sur un truck, comme en ont couramment les socles en fonte. On peut adapter ces pieds et pattes au châssis-support de l'une ou de l'autre des formes d'exécution décrites dans la présente demande. Par exem- ple, comme le montrent les Figs. 1 et 2, le châssis peut com- porter aux quatre angles de sa surface supérieure des pattes de centrage 41 disposées de manière à situer convenablement la lingotière sur le socle. De même, la surface inférieure du châssis-support peut comporter des pieds 42 qui entrent dans des creux de mêmes dimensions de la surface de trucks, sur lesquels la lingotière peut 'être supportée et transportée d'un endroit en un autre.
Les pieds 42 du socle de lingotière et les creux de la surface des trucks permettent de situer de manière bien définie le châssis par rapport au truck. La pos- sibilité d'adapter ces pattes et pieds de centrage sur l'un ou l'autre des socles décrits dans la présente demande consti- tue une caractéristique importante de l'invention, qui ne pouvait sappliquer pratiquement aux socles ayant la forme d'une plaque de cuivre massive unique.
L'invention n'est pas limitée aux exemples d'exécu- tion ci-dessus, qui n'ont été choisis qu'à titre illustratif, et il est entendu qu'elle comprend toutes modifications et tous changements qu'on pourrait y apporter sans sortir de son cadre.