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MOIRE DESCRIPTIF DEPOSE A L'APPUI DE IA DEMANDE D'UN BREVET D'INVENTION Collier de serrage à vis.
Il existe déjà, pour enserrer ou ligaturer des tuyaux ou des manchons en caoutchouc ou autre matière compressible, des colliers à vis constitués le plus souvent par une bande de métal recourbée pour former une bouole et rabattue à ses extrémités libres pour constituer deux oreilles percées de trous livrant passage à la vis.
En vissant un éorou sur cette vis, on rapproche les deux oreilles, ce qui devrait théoriquement appliquer
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fermement la bande con tre le tuyau et réaliser un serrage effectif. Pratiquement on n'obtient ainsi qu'un serrage imparfait parce que le caoutchouc du tuyau se trouve pincé, ce qui donne naissance à une fuite. Dans certains de ces colliers connus, une des extrémités libres de la bande est oontreooudée pour former une semelle qui comble le vide entre ses deux oreilles et donne ainsi une meilleure assise au collier sur le tuyau. Dans d'autres de ces oolliers connus, les extrémités non reliées l'une à l'autre de la bande sont croisées en X et parfois garnies de plaquettes attaquées par la vis, de sorte qu'il faut écarter les oreilles au lieu de les rapprocher pour réaliser le serrage.
Ces divers colliers connus présentent divers inconvénients importants : Ün premier inconvénient, c'est que leur réglage se fait au moyen de trous peroés de distance en distance dans la bande et qui ont le défaut de s'opposer au serrage énergique du tuyau par suite des hernies que fait dans ces trous le caoutchouc qui le constitue ; ces hernies empêchent le glissement de la bande et provoquent des pincements nuisibles du caoutchouc ; en outre, les aspérités de la partie débordante de la bande sont dangereuses.- Un deuxième inconvénient, c'est qu'il faut que la vis de ces colliers connus soit comparativement très longue car la réduction de diamètre de leur boucle unique ne peut être obtenue qu'en rapprochant ou écartant considérablement ses oreilles terminales. Or une vis longue est coûteuse et encombrante, Ce sont là deux défauts importants.
En effet, le prix des oolliers de- serrage employés par millions dans l'industrie doit être calculé à un centime près. En outre, ils doivent
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âtre montés en des endroits où l'espace est souvent exigu et où une longue vis est de maniement incommode. Enfin leur vissage doit être très rapide, ce qui proscrit les longue vis.- Un troisième inconvénient, c'est que dans tous ces colliers connus la vis travaille en porte-à-faux et subit de grands efforts de torsion, ce qui oblige à employer une vis très robuste et de gros diamètre. Ceci augmente encore le prix de revient de ces colliers.
La présente invention a pour objet un nouveau collier de serrage à vis de construction perfectionnée spécialement étudiée en vue d'obvier aux divers inoonvénients susrappelés tout en conservant, au point de vue du blooage, le prestige qui, pour certains usagers, s'attache à l'usage d'une vis qu'on peut rendre pratiquement indesserrable en la serrant à fond et en la munissant d'un écrou,
Ce nouveau collier de serrage est tout d'abord remar- quable en ce que la ligature (fils de fer, bande non perforée qu'on peut couper à la longueur requise selon la dimension du tuyau à enserrer ou prolongementde cette bande) est recourbée sur elle-même pour constituer, non pas une seule boucle comme dans les colliers antérieurs, mais deux boucles fermées à fonctions conjuguées ayant, une fois le collier en service,
une longueur totale invariable et rappelant la forme du chiffre arabe 8, à savoir : une grande boucle ou boucle de ligature entourant le tuyau ou autre objet à serrer, et une petite boucle de commande fermée dont on peut à volonté augmenter ou diminuer la grandeur au moyen d'une vis (ou organe équivalent) selon qu'on veut rapetisser ou agrandir la boucle de ligature.
Autrement dit, dans ce nouveau collier en forme de 8,
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la boucle de ligature est rapetissée en vue de serrer le tuyau ou agrandie en vue de le relaxer non pas, comme dans les colliers antérieurs, par action directe sur ses extrémités libres, mais par aotion indirecte sur la boucle de commande adjaoente qu'on ne peut agrandir qu'aux dépens de cette boucle de ligature. Du fait que la boucle de commande constitue le prolongement solidaire de la boucle de ligature, ses variations de longueur agissent par contrecoup sur celle-ci mais avec un effet inversé.
Grâce à cette construction en forme de 8 de ce nouveau collier à bouoles conjuguées, un déplacement minime de la vis à travers la petite boucle se traduit évidemment par un allongement du pourtour de cette boucle représentant le double au moins de l'avanoe de la vis.
Cet allongement notable entraine un raccourcissement correspondant de la grande boucle c'est-à-dire un serrage ou garrotage énergique et sans pincement du tuyau ou autre objet enserré. Il suffit donc d'une vis courte et d'un faible effort directement et immédiatement utilisé (sans vissage d'approche) pour réaliser ce serrage énergique. En outre, la vis n'étant pas en porte-à-faux dans la petite bouole et y prenant une position d'équilibre peut être assez grêle.
L'action agrandisseuse ou rapetisseuse peut être exercée par la vis sur la petite boucle de ce nouveau collier, soit directement, soit indirectement, par l'in- termédiaire d'organes de renvoi logés dans cette boucle et/ou constituant une partie de son pourtour. À cet égard, l'invention se prête à des réalisations mécaniques diverses mais toutes fondées sur le principe des deux
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bouoles en forme de 8 à longueur totale invariable dont chacune ne peut augmenter de longueur qu'aux dépens de l'autre.
C'est ainsi que la vis peut traverser une agrafe percée de deux ou plusieurs fenêtres livrant passage aux extrémités respectives de la ligature qui sont rabattues et maintenues sur elle, ladite agrafe complétant le pourtour de la petite boucle, la vis étant engagée dans un ou plusieurs organes écarteurs logés à l'intérieur de la petite boucle (ligature et agrafe) de façon à allonger ou raccourcir la portion de la ligature englobée dans cette petite bouole selon qu'on visse ou dévisse la vis et qu'on éloigne ou rapproohe les organes écarteurs.
L'agrafe à laquelle sont assujetties par rabattement les extrémités de la ligature peut être conditionnée de diverses façons, C'est ainsi qu'elle peut être cintrée et rigide pour compléter l'arrondi du pourtour de la petite boucle. En pareils cas, les organes éoarteurs peuvent avoir par exemple la forme de coquilles : l'une taraudée centralement pour permettre l'engagement de la vis, l'autre percée d'un trou plus petit pour servir de butée à un épaulement du bout de la vis.
Mais l'agrafe peut aussi être droite, coudée, contre coudée ou même pourvue d'un appendioe sur lequel on rabat et assujettit l'extrémité libre de la portion de la ligature faisant partie de la petite bouole, Ou encore, l'agrafe peut être constituée par une plaquette percée de fenêtres pour le rabattement des extrémités de la ligature mais constituée par un métal assez mince et malléable pour pouvoir être ointrée ou repliée sur elle-même pour
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former le corps de la petite boucle que traverse la via et dans lequel sont logés les organes éoarteurs maintenus librement assemblés par oette via;
Dans cette dernière hypothèse, l'agrafe constituée comme il vient d'être dit par un métal ointrable ou repliable peut être nervurée ou rabattue sur elle-même pour posséder la résistance désirable. Les fenêtres de cette agrafe peuvent être dentées au besoin pour assurer la fixation de la bande ou ligature par rabattement.
Diverses autres particularités de ce nouveau collier à vis, ainsi que divers autres avantages qu'il permet d'obtenir découleront de la suite de cette description et de l'examen des dessins schématiques annexés, Ceux-ci matérialisent graphiquement l'invention dont ils représentent, à titre illustratif mais non limitatif, des exemples de réalisation.
Les figures 1, 2 et 8 montrent schématiquement trois anciens types de colliers à vis.
La figure 4 montre la forme en 8 du nouveau collier, à l'état de repos (absence de serrage).
La figure 5 montre de même la forme en 8 du nouveau collier mais à l'état de'travail (serrage) o'est-à-dire après agrandissement de la petite boucle par la vis et par conséquent rapetissement de la grande boucle, cet agrandissement et ce rapetissement étant dessinés de façon très exagérée pour la clarté de l'exposé.
La figure 6 montre une première réalisation schématique du nouveau collier, la ligature étant constituée par un fil de fer replié pour former deux brins. La figure 7 montre la vis à tête moletée utilisable
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avec le collier représenté en figure 6.
La figure 8 montre une seoonde réalisation sohématique du nouveau collier, la ligature étant constituée par une bande de métal non perforée, le pourtour de la petite boucle étant complété par une agrafe, les deux organes attaqués par la vis et logés dans cette petite boucle étant supposés non encore écartés.
La figure 9 est une vue en perspe ctive correspon- dant à la figure 8.
La figure 10 est une vue analogue mais montrant la petite boucle agrandie par suite de l'éoartement des organes logés dedans sous l'aotion de l'avanoe de la vis.
La figure 11 est une vue en perspective montrant l'agrafe à double fenêtre que comporte le collier représenté dans les figures 8, 9 et 10.
La figure 12 est une vue analogue à la figure 11 montrant le mode d'engagement de la ligature dans les deux fenêtres de l'agrafe.
La figure 18 est une vue d'une autre réalisation du collier avec agrafe prolongée pour permettre un renvoi de l'extrémité de la ligature.
La figure 14 est une vue de profil d'une variante de réalisation du oollier avec agrafe porte-ris de forme droite et organe écarteur unique, ce oollier étant représenté desserré.
La figure 15 est une vue de profil analogue à la figure 14 mais en supposant l'organe éoarteur poussé par la vis appuyée dans l'agrafe, c'est-à-dire le collier serré, La figure 16 est une vue de profil d'une autre
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variante de réalisation du oollier avec double organe écarteur et agrafe porte-vis constituée par tme plaquette percée de fenêtres pour l'assujettissement des extrémités de la ligature, et recourbée et croisée en elle-même,
La figure 17 est la vue en plan du dessus correspondant à la figure 16.
La figure 18 est la vue en plan de la plaquette formant agrafe flexible, avant son recourbage.,
La figure 19 est une vue'analogue à la figure 18 montrant une variante de cette plaquette destinée à former agrafe flexible.
La figure 20 est une vue en plan montrant une plaquette à fenêtre destinée à former par reoourbage une agrafe flexible mais faisant corps avec la bande ou ligature.
La figure 21 est une vue de profil de l'agrafe obtenue par recourbage de la plaquette représentée dans la figure 20.
La figure 22 montre une vis à oreilles utilisable avec le oollier représenté dans la figure 21.
Les figures 23 et 24 représentent dans deux positions différentes une variante du collier comportant une agrafe en U dont le fond porte la vis et dont les fenêtre$ latérales reçoivent la bande attaquée par la vis dans son passage en travers de cette agrafe.
Pour la commodité de l'illustration, ces diverses figures ont été dessinées à des échelles différentes et d'ailleurs arbitraires mais, en vue de la clarté de l'exposé, les mêmes signes de référence y désignent partout les mêmes organes ou des organes correspondants. Si l'on examine tout d'abord les figures l, 2 et 8
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qui représentent trois anciens types de colliers à vis, on verra que chacun d'eux comporte une bande de métal B recourbée pour former une boucle unique et redressée à ses extrémités libres pour constituer deux oreilles 01, O2 livrant passage à une vis V. En vissant un éorou E sur cette vis travaillant à la traotion (Figs. 1 et 2) on rapproche les deux oreilles O1, O2, ce qui tend à serrer la bande B sur le tuyau ou autre organe à ligaturer (non représenté).
Selon la figure 2, l'oreille O1 est contre- coudée pour former une semelle S qui remplit le vide séparant les deux oreilles et assure au collier une meilleure assise sur le tuyau. Selon la figure 8, les extrémités libres de la bande B sont croisées en X, en deçà de leurs oreilles 01O2, de sorte qu'il faut écarter celles-ci pour réaliser le serrage, Cet écartement est effectué par une forte vis travaillant à la compression.
Comme il a été dit plus haut, le gros inconvénient de ces colliers de types connus, c'est qu'il faut un grand déplacement de la vis V, nécessairement longue, pour rapetisser suffisamment le diamètre de la boucle unique formée par la bande B. La vis longue doit, en outre, être de fort calibre car elle subit de la part de la bande B un puissant effort de torsion et de rupture occasionné par sa position en porte-à-faux, Par ailleurs, si la vis est robuste, il y a risque de cisaillement de la bande B à la naissance de ses oreilles O1 et O2 en raison des trous percés dedans.
Ce sont ces divers inconvénients que permet d'éviter le nouveau collier dont la particularité constructive essentielle est mise schématiquement en évidence par
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les figures 4 et 5. Comme on le voit, ce nouveau collier comporte non plus une boucle unique mais deux boucles adjacentes solidaires 10 et 11 dont la somme des longueurs est invariable lorsque le collier est en service, Ces boucles 10 et 11 rappellent par leur disposition relative la forme du chiffre arabe 8 et ont des fonctions conjuguées La grande boucle 10 ou "boucle de ligature" a pour rôle d'entourer l'objet à serrer (non représenté) qui peut être par exemple un manchon de caoutchouc ceinturonnant et raccordant deux tubulures métalliques rigides.
La petite boucle 11 ou "boucle de oommande" a pour rôle d'être à volonté agrandie aux dépens de la grande boucle ou rapetissée à son profit, notamment à l'aide d'une vis 12 attaquant de toute manière directe ou indirecte, convenable, cette petite boucle en vue de rapetisser ou d'agrandir la grande boucle. ûne des particularités de l'action de la vis 12 # l'intérieur de la petite boucle 11 du collier en forme de 8 est de permettre de faire appel à une vis relativement très courte.
Pratiquement la vis 12 ne mesure même pas la moitié de la vis V que comportent les colliers antérieurs (Figs. 1 à 3) tout en ayant une course de serrage plus que doublée, En effet, tout avancement de la vis 12 est multiplié au moins par deux au point de vue de sa répercussion sur l'allongement de la petite boucle 11 c'est-à-dire sur le raccourcissement de la grande boucle 10. En outre, étant très courte, la vis 12 est moins sujette à la torsion. Elle peut d'ailleurs s'orienter d'elle-même, grâce à un montage approprié, comme il sera décrit plus loin.
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Le collier qui est représenté dans les figures 6 et 7 constitue une première réalisation de l'invention telle qu'elle vient d'être mise en évidence. Ici, la ligature est constituée par un fil (simple ou multiple) en métal ou matière équivalente inextensible recourbé sur lui-même pour reproduire le sohéma des figures 4 et 5 c'est-à-dire pour former une grande boucle 10 (boucle de ligature) et une petite boucle 11 (boucle de commande) dont la longueur totale est invariable lorsque le collier est en service. Chacune de ces boucles 10 et 11 ne peut s'agrandir qu'aux dépens de l'autre et ne peut se rape. tisser qu'au profit de l'autre. Dans la petite boucle 11, formée de deux brins au moins de fil métallique, sont logés deux organes rigides 18 et 14 épousant partiellement son contour. Ces organes 18 et 14 ont ici, à titre d'exemple, la forme de segments de cylindre.
L'organe 18 possède un trou taraudé 18a pour l'engagement de la tige de la vis 12 ; c'est l'organe porte-vis. L'organe 14 possède un trou lisse plus petit pour l'engagement du bout décolleté 12a de la vis 12 ; c'est l'organe écarteur contre lequel pousse la vis pour agrandir la petite boucle 11 et rapetisser la grande boucle 10. La vis 12 est pourvue ici d'une tête 15 à pourtour moleté ; cette tête 15 est oreusée d'une rainure 15a pour l'engagement du beo d'un tournevis. La tête 15 de la vis 12 peut être autrement constituée. En tournant la vis 12 dans un certains sens, on éloigne impérativement les organes 18 et 14 et on agrandit la petite boucle 11 et rapetisse la grande boucle 10.
En tournant, au contraire, la vis 12 en sens inverse, on permet à la grande boucle 10 de
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s'agrandir par réaction de l'objet ligaturé (non représenté) ce qui rapetisse la petite boucle 11 en rapprochant les organes 18 et 14. La vis 12 peut être munie facultativement d'un éorou.
Si maintenant on examine les figures 8, 9, 10, 11 et 12 qui représentent une autre réalisation industrielle du collier schématisé dans les figures 4 et 5, on verra que la petite boucle est constituée sur une fraction seulement de son pourtour par une portion 11 de la ligature 10 qui constitue la grande boucle. Le reste du pourtour de la petite boucle est constitué par une agrafe rigide 16 de forme cintrée, Comme le montre la figure 11, cette agrafe 16 est percée dans le voisinage de ses extrémités de deux fenêtres 17 et 18. Dans la fenêtre 17 en forme de T passe l'extrémité repliée 11a de-la partie 11 de la ligature.
Dans la fenêtre 18 passent, d'une part, l'extrémité repliée 10a de la partie 10 de la ligature et, d'autre part, la région de cette ligature qui forme la transition entre la grande boucle 10 et la petite boucle 11, La grandeur de la fenêtre 18 est suffisante pour que, quand le collier fonctionne, la ligature soit mobile à travers elle dans sa région de transition entre la grande boucle et la petite bouole, en vue de permettre le serrage ou le desserrage du collier.
Dans la petite boucle (voir Figs, 8 à 12) constituée par la partie 11 de la ligature et par l'agrafe 16 sont logés les deux organes rigides 13, 14 qui ont ici un profil incurvé et rappellent la forme de coquilles.
L'organe 14 est un organe écarteur qui est percé d'un trou lisse pour l'engagement de l'extrémité décolletée 12a
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de la vis 12 dont le corps traverse un trou taraudé de l'organe 18 qui est l'organe porte-vis, La vis 12 pénètre dans cet organe 18 après avoir traversé librement la fenêtre 17 de l'agrafe 16. Grâce à la forme en T de cette fenêtre 17, la vis 12 y prend d'elle-même la position adéquate à l'équilibre dynamique des organes 13, 14 dans la boucle 11-16. Cet équilibre dynamique est celui pour lequel l'organe écarteur 14 est sollicité de façon uniforme par le brin 11 de la ligature. L'extrémité repliée lla du brin 11 de la ligature peut être emprisonnée entre ce brin 11 et la paroi adjacente de l'organe écarteur 14.
L'organe porte-vis 18 et l'organe éoarteur 14 pourraient également affecter la forme de segments cylindriques, de calottes sphériques ou toute autre forme adéquate à leur fonction, pour épouser plus ou moins la paroi intérieure de la petite boucle.
Le fonctionnement du oollier (Figs. 8 à 12) est le suivant En faisant tourner sur elle-même la vis 12 à l'aide de sa tête moletée et rainurée 15 en prenant appui sur l'organe porte-vis taraudé 13, on refoule vers la gauche l'organe écarteur 14. Celui-ci entraîne avec lui à l'écart de l'organe porte-vis 13 la partie 11 de la ligature. Cette partie 11 s'allonge donc aux dépens de la partie 10. Autrement dit la grande boucle 10 du collier est rapetissée impérativement, Elle enserre donc l'omet (par exemple un tuyau ou manchon de caoutchouc non représenté) aveo d'autant plus de force qu'on a fait avancer davantage la vis 12 dans la petite boucle 11-16.
Comme la vis 12 ne peut se dévisser d'elle-même du taraudage de l'organe porte-vis 13 et que l'agrafe 16 est ici par
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hypothèse rigide et indéformable, le collier reste invariablement serré, quelles que soient les influences extérieures tellesque trépidations, aussi longtemps qu'on ne dévisse pas volontairement la vis 12 en l'attaquant par sa tête 15. On peut d'ailleurs obtenir un blocage supplémentaire au moyen d'un écrou monté sur la vis et serrant contre la partie arrière de l'agrafe 16. fin outre, comme la vis 12 est courte, que son extrémité est maintenue dans un trou de l'organe écarteur 14, elle résiste mieux aux efforts de torsion que dans les oolliers antérieurs.
En effet, en s'orientant automatiquement, elle travaille sans porte-à-faux.
Avantageusement les proportions relatives de l'agrafe 16, de sa fenêtre 17 et de l'organe écarteur 14 sont étudiées pour que, lorsque le oollier est serré, par suite de l'allongement du brin 11 de la ligature c'est-à-dire de l'agrandissement de la petite boucle (hypothèse de la figure 10) l'extrémité repliée 10a du brin 10 se trouve comprimée et maintenue sous la région adjacente du brin 11.
Cette compression de l'extrémité 10a de la ligature ainsi que le maintien invariable de son extrémité opposée Il!, donnent pratiquement à la partie utile de la ligature une longueur invariable au cours de l'usage du collier et permet à l'action de la vis 12 et de l'organe écarteur 14 d'avoir son maximum d'efficacité. Tout desserrage du collier par échappement ou glissement des extrémités de la ligature est en même'temps empêché.
Selon la variante de réalisation qui est représentée en figure 13, l'agrafe rigide 16 a une forme un peu différente. En effet, en outre de ses fenêtres 17 et 18,
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elle comporte une grande fenêtre 19 que traverse le prolongement ooudé 1112. du brin 11 de la ligature avant de venir s'accrocher par son extrémité repliée lla sur l'extrémité 16a¯ de l'agrafe 16. Le brin 11 de la ligature est contrecoudé autour de l'extrémité 16b de l'agrafe 16.
Le but de ces coude et contre-coude est d'assujettir la bande et d'empêcher le glissement de son brin 11. La vis 12 est engagée par son bout décolleté dans l'organe éoarteur 14 et est vissée dans l'organe porte-vis 18. Ces organes 18 et 14 affectent ioi la forme de segments oylindriques comme dans la figure 6. Il n'y a rien là d'ailleurs de limitatif. Le fon ctionnement est sensiblement le même que celui qui a été décrit en regard des Bigures 8 à 12.
Un éorou faoultatif 20 est prévu sur la vis 12.
Selon l'autre variante de réalisation qui est repré- sentée en figures 14 et 15, c'est l'agrafe 16 elle -même qui est taraudée pour constituer l'organe porte-vis. Cette agrafe 16 peut être à profil droit comme représenté ou encore courbe ou anguleux - elle comporte les deux mêmes fenêtres 17 et 18 pour l'engagement de la ligature continue 10-11. Le bout de la vis 12 est décolleté et logé dans un trou lisse de l'organe écarteur 14 qui affeote ici, par exemple, la forme d'un segment cylindrique. Le fonctionnement est le même que décrit plus haut. Il suffit d'ailleurs de comparer les figures 14 et 15 pour comprendre comment s'effectue le serrage par raccourcissement de la grande boucle 10.
Selon les autres variantes de réalisation qui sont représentées en figures 16 et 17, l'agrafe 16 est constituée par une plaquette de métal résistant mais flexible
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recourbée ou rabattue sur elle-même pour constituer à elle seule la petite boucle 11 du collier. La ligature 10 ne forme donc ici que la grande boucle du collier. Ses extrémités 10a et 10b sont rabattues pour ne pouvoir s'en dégager dans des fenêtres 16o et 16d de l'agrafe 16. La région médiane de cette agrafe est pourvue d'une fenêtre 16e que traverse la vis 12 après que cette région médiane a été recourbée sur elle-même pour former la petite boucle 11 du collier. Dans cette petite boucle se logent l'organe écarteur 14 et l'organe porte-vis 13. Ces deux organes peuvent avoir avantageusement la forme de segments cylindriques.
C'est leur écartement impératif sous l'action de la vis 12 engagée dedans qui, ici encore, augmente la section droite de =la région médiane recourbée de l'agrafe 16 c'est-à-dire de la petite boucle 11 du collier et qui par conséquent rapproche les extrémités de l'agrafe c'est-à-dire les extrémités 10a et 10b de la ligature, C'est ainsi qu'est assuré le serrage de l'objet (non représenté) qu'entoure la .ligature 10. Le desserrage est ici encore impossible puisque la vis 12 engagée par ses filets dans le taraudage de l'organe porte-vis 13 ne peut se dévisser d'elle-même, La tête 15 de la vis est ici polygonale et percée d'un trou 15b qui permet de la faire tourner à l'aide d'un clou ou d'une broche.
Comme le montrent les figures 18 et 19, la fenêtre 16e de l'agrafe flexible 16 est assez grande pour permettre d'y faire passer par cintrage la partie médiane de cette agrafe. Celle-ci peut être renforcée par des nervures obtenues en rabattant ses bords 16f sur tout ou partie de sa longueur. Les fenêtres 16c et 16d peuvent
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être munies d'une denture ou rugosité analogue sur une partie de leur pourtour pour mieux amarrer la ligature.
De pareilles dentures sont applicables d'ailleurs aux fenêtres des agrafes que comportent diverses réalisations ici décrites. En outre, l'extrémité de l'agrafe (Figs.
18 et 19) peut être munie d'encoches 16g pour maintenir l'extrémité 10a de la ligature 10 et l'empêcher de rebrousser,
Selon la variante de réalisation qui est représentée dans les figures 20, 21 et 22, l'agrafe flexible 16 percée d'une fenêtre centrale 16e fait corps avec la bande ou ligature 10. L'extrémité 10a de celle-ci est repliée contre un bord denté de la fenêtre 16e, Dans la petite boucle du collier ainsi constitué sont logés l'organe porte-vis 13 et l'organe écarteur 14. Dans le taraudage du premier s'engage la tige d'une vis 12 dont la tête est constituée ici par des oreilles 22. Le fonctionnement est le même que celui décrit plus haut.
Enfin, selon la variante de réalisation qui est représentée dans les figures 23 et 24, l'agrafe 16 rigide ou sensiblement rigide rappelle la forme d'un U plus ou moins profond dont les jambages peuvent être parallèles ou divergents et sont percés respectivement de fenêtres 16x, et 16y qui peuvent être plus ou moins grandes et de formes variables.
Dans la fenêtre 16x est passée l'extrémité de la bouole 10 qui est rabattue ici intérieurement en 10a.
Dans la fenêtre 16y passe l'autre extrémité de la boucle 10, La partie 11 de la ligature qui sous-tend les jambages de l'agrafe 16 est mitoyenne aux deux bouoles. La petite boucle fermée comprend donc en combinaison le brin 11
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et l'agrafe indéformable 16. L'extrémité lla de la ligature est fixée de toute manière convenable, notamment par simple rabattement ou ooudage par-dessus le bord de la fenêtre 16% , contre la boucle 10.
En vissant davantage la vis 12 pour passer de la position représentée en figure 1 à la position représentée en figure 2, on allonge le brin 11. Comme l'extrémité lla de la ligature est maintenue fixe comme il a été dit, ce brin 11 ne peut s'allonger qu'au détriment de la longueur de la grande boucle 10. C'est ce qui réalise le serrage ou garrotage de l'objet ligaturé par cette grande boucle, Au contraire., en dévissant la vis 12 pour passer de la position représentée en figure 2 à la position représentée en figure 1, on permet au brin 11 de se raccourcir au profit de la grande boucle 10. On desserre ainsi l'objet ligaturé par celle-ci.
Dans le cadre des caractéristiques fonctionnelles qui ont été exposées et qui sont dues à l'agencement utile des divers éléments du collier, ses détails de réalisation peuvent varier notamment au point de vue de la matière constitutive de la ligature, du profil de l'agrafe, de la forme et du nombre des organes écarteurs et porte-vis, de l'organe de transmission de l'effort qui n'a pas besoin d'être à proprement parler une vis mais qui pourrait être une tige filetée ou un organe tendeur quelconque tel qu'excentrique, came, levier, etc, oapable de transmettre l'effort nécessaire à l'agrandissement volontaire de la petite boucle du collier et le maintien pratiquement indéfini de la grandeur donnée à cette petite boucle cest-à-dire du degré de serrage du collier.