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PROCEDE DE MISE SOUS TENSION ET D'ANCRAGE D'UN FIL AINSI QUE FIL CONVENANT POUR
L'EXECUTION DE CE PROCEDE. -
La présente invention est relative à un procédé de mise sous tension et d'ancrage d'un fil dans lequel on fait passer le fil dans un canal ménagé dans un corps fileté qu'on appuie contre un épaulement du fil et dans lequel on visse un écrou sur ce corps jusqu'à ce qu'il prenne appui contre une butée fixe.
On connaît un procédé de ce genre dans lequel on fait passer le fil à mettre sous tension dans un canal ménagé dans un corps cylindrique fileté et on l'ancre dans ce corps par refoulement d'une tête qui ne peut donc plus passer dans le canal susdite On fixe ensuite l'appareil de traction au corps d'ancrage logé dans la'pièce susdite et on met le fil sous tension. Puis, on visse un écrou sur la partie du corps d'ancrage jusqu'à ce que cet écrou prenne appui contre la pièce qui doit supporter la réaction du fil., Enfin, on enlève l'appareil de traction.
Ce procédé nécessite presque toujours l'introduction du corps d'an- crage dans la pièce qui doit supporter finalement la réaction du fil tendu. Il faut donc ménager dans cette pièce une cavité.de section beaucoup plus grande que celle du fil à tendre. Par conséquent, on est dans l'impossibilité de tendre individuellement des fils relativement rapprochés à moins de grouper plusieurs fils sur un corps d'ancrage. Mais pour ce faire, on est obligé d'employer des fils sur lesquels l'épaulement a été formé à un endroit très précis. En outre, chaque groupe de fils demande un autre corps d'ancrage et une adaptation de l' appareil de traction, même éventuellement un autre appareil de traction.
De plus, on est obligé d'utiliser un corps de traction en une seule pièce et, par conséquent, de mettre ce corps en place avant de former, à un endroit précis, l'épaulement contre lequel il doit buter. Enfin, ce corps de traction doit être aménagé pour pouvoir être connecté à l'appareil de traction, ce qui augmente son coût.
La présente invention a comme objet un procédé qui ne présente pas ces inconvénients,
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A est effet, dans le procédé suivant l'invention, on utilise un fil dont la longueur est telle qu'il présentera un épaulement à l'extérieur de la butée fixe susdite, après mise sous tension. Puis, on met le fil sous tension en agissant directement sur lui à l'extérieur de cette butée. Après mise sous tension, on dispose autour de la partie du fil tendu située entre l'épaulement et la butée fixe, au moins deux blocs faisant partie d'un cylin- dre fileté.
Enfin, on visse un écrou sur l'ensemble de ces blocs jusqu'à ce qu'il prenne appui contre la butée susdite pendant que les blocs prennent ap- pui contre l'épaulement susdit
En opérant de cette façon, il suffit que la section transversale de la cavité à ménager dans la pièce recevant finalement la réaction du fil tendu soit légèrement plus grande que la section de la partie du fil présen- tant l'épaulement coopérant à l'ancrage avec les blocs constituant le corps d'ancrage.
En effet, ces blocs ne sont mis en place autour du fil qu'après que l'épaulement a été retiré de la cavité susdite par la traction exercée sur le fil, La constitution de la pièce d'ancrage par au moins deux blocs est possible grâce--au fait que la traction sur le fil est exercée directement sur celui-ci entre l'épaulement et son extrémité adjacente, au lieu d'être exer- cée par l'intermédiaire de la pièce d'ancrage.
L'invention a également comme objet un fil convenant pour la réa- lisation du procédé suivant l'invention et qui présente à cet effet à au moins un bout, un épaulement à une certaine distance de l'extrémité adjacente.
De préférence, le fil suivant l'invention présente un deuxième épaulement à son extrémité voisine du premier épaulement susdit.
Grâce à la présence de ce deuxième épaulement, on peut facilement connecter l'appareil de traction au fil à mettre sous tension et faire cesser son action avant de couper le fil entre les deux épaulements mais après ancra- ge du fil.
Les dessins annexés au présent mémoire représentent schématiquement, et à titre d'exemple seulement, quelques formes d'exécution d'un outillage con- venant pour la réalisation du procédé suivant l'invention.
La figure 1 représente schématiquement en élévation comment se pré- sente un fil à mettre sous tension et un vérin pour la mise sous tension, avant celle-ci.
La figure 2 représente de la même manière ces éléments après la mise sous tension.
La figure 3 est une vue d'extrémité de deux blocs servant à l'an- crage du fil.
La figure 4 est une coupe par un plan désigné par la ligne IV-IV à la figure 30
La figure 5 montre le fil des figures 1 et 2 mis sous tension et ancré.
Les figures 6 et 7 représentent l'extrémité de deux variantes de blocs,pouvant servir pour l'ancrage d'un fil mis sous tension.
La figure 8 est une coupe analogue à celle de la figure 4 montrant trois blocs pouvant servir à l'ancrage de deux fils mis simultanément sous tension, cette coupe étant faite suivant la ligne VIII-VIII de la figure 9.
La figure 9 est une vue suivant la flèche 1; de la figure 8.
Dans ces différentes figures, les mêmes notations de référence dé- signent des éléments identiques.
A la figure 1, on voit un fil 2, par exemple en acier à haute li- mite élastique, qui est logé dans une cavité 3 ménagée dans une construction en béton. Ce fil présente un épaulement 5 constitué par refoulement préalable à froid de la matière qui constitue le fila Cet épaulement est logé à l'inté- rieur de la cavité 3 à une distance de l'ouverture 6 de celle-ci, telle que
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si on met le fil sous tension, par exemple à l'aide d'un vérin 7 prenant appui contre la construction en béton 4, l'épaulement 5 se trouve à l'extérieur de cette construction après mise sous tension du fil,comme visible à la figure 2.
Pour mettre le fil sous tension, on agit sur celui-ci à l'extérieur de la construction, par exemple, par l'intermédiaire d'une tête 8 ménagée à 1' extrémité de ce fil adjacente à l'épaulement 5. Cette tête 8 a, par exemple, également été obtenue par refoulement à froid. Elle constitue un épaulement pour des mâchoires 9 du vérin.
Lorsque la mise sous tension a eu lieu, on dispose autour de la par- tie du fil tendu située entre l'épaulement 5 et la construction en béton 4, deux blocs 10 et 11 (figures 3 et 4) faisant partie d'un cylindre fileté. Ces deux blocs occupent alors une position telle que celle représentée à la figure 5.
On visse ensuite sur le cylindre fileté qu'ils forment un écrou 12 se présentant sous la forme d'un manchon taraudé. Ce manchon a été engagé libre- ment autour du fil 3'avant que la tête 8 de celui-ci ait été engagée dans les mâchoires 9 du vérin 7.
Le vissage du manchon taraudé 12 sur les blocs 10 et 11 est effectué jusqu'à ce que ce manchon prenne appui contre l'ouvrage en béton 4 tandis que ces blocs prennent appui contre l'épaulement 8.
Lorsque le fil est ancré par rapport à cet ouvrage par l'intermé- diaire des blocs 10 et 11 et du manchon taraudé 12, on peut couper sa partie comprise entre l'épaulement 8 et l'extrémité adjacente.
Les blocs 10 et 11 ne doivent pas nécessairement former un cylindre fileté complet. Ils peuvent, par exemple, comme représenté aux figures 6 et 7, correspondre à une partie de ce cylindre.
Si, au lieu de mettre sous tension un seul fil à la fois, on veut en mettre plusieurs, par exemple deux comme représenté en trait mixte à la fi- gure 8, on utilise plus de deux blocs faisant partie d'un même cylindre file- té.
Aux figures 8 et 9, on voit trois blocs 10', 11' et 13' qu'on peut utiliser à cet effet.
Bien que la mise sous tension du ou des fils soit grandement faci- litée par l'emploi d'une tête refoulée à l'extrémité libre de ces fils en plus de l'épaulement 5 prévu pour servir à l'ancrage des fils, on comprend que cette mise sous tension puisse être effectuée sans qu'on agisse sur une tête telle que 8.
Il est évident que l'invention n'est pas exclusivement limitée aux formes d'exécution représentées et que bien des modifications peuvent être ap- portées dans la forme, la disposition et la constitution de certains des élé- ments intervenant dans sa réalisation, à condition que ces modifications ne soient pas en contradiction avec l'objet de chacune des revendications suivan- tes.
REVENDICATIONS.
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