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Lance d'arrosage.
Il existe déjà des lances d'arrosage comprenant un corps évidé pour le raccordement du tuyau d'arrivée de liquide, un diffuseur monté sur l'embouchure de ce corps, et un pointeau faisant plus ou moins saillie au centre de ce diffuseur.
La présente invention a pour objet une lance d'arrosage comprenant les organes sus-rappelés mais possédant les principaux avantages techniques suivants : (a) montage amovible du diffuseur et du pointeau; (b) centrage automatique du pointeau par la pression même de l'eau grâce à la forme, à la légèreté et à la mobilité du pointeau;
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(c) étanchéité parfaite assurée par la pression de l'eau sur un joint élastique, sans presse-étoupe; (d) possibilité de raccordement étanche avec des tuyaux d'arrivée d'eau de divers calibres; (e) facilité d'immobilisation sans fuite et sans glissement de ces tuyaux sans denture sur le corps de la lance;
(f) augmentation du nombre des formes du jet d'eau par rapport aux lances connues, ainsi que du volume d'eau projeté à plein tuyau, sans obstruction, grâce à la possibilité de démontage instantané du diffuseur et du pointeau.
Les principales particularités de cette lance perfec- tionnée sont les suivantes : .
1 . Le pointeau est supporté au centre d'un disque perforé monté amoviblement (par exemple vissé)dans l'évi- dement du corps de la lance.
2 . Le disque perforé supporte le pointeau non pas rigidement mais avec une certaine possibilité de mouvement en tous sens par rapport à son axe, ce qui permet au pointeau d'être maintenu automatiquement centré par la simple pression de l'eau jaillissante, agissant uniformément sur son pourtour.
3 . L'eau ayant franchi le disque perforé agit sur un congé ou un arrondi interne d'un collet précédant l'extré- mité effilée du pointeau, ce collet formant en même temps et à volonté organe d'étranglement ou d'arrêt du passage de la veine d'eau annulaire.
4 . Le diffuseur en forme de coupelle forme l'extré- mité externe d'un embout se vissant dans le corps de la lance et creusé en deçà d'un rebord interne d'une gorge (de forme variable) logeant une bague compressible (en caoutchouc par exemple) qui assure l'étanchéité sans presse- étoupe du fait qu'elle est poussée devant elle par l'eau et vient ainsi s'appliquer intimement contre un épaulement
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et contre la paroi interne du corps de la lance.
5 . Le profil externe du corps de la lance comprend plusieurs gradins ou paliers lisses cylindriques pourvus de joncs à leurs extrémités arrière et sur l'un quelconque desquels on peut emmancher et ligaturer ou enserrer l'em- bouchure du tuyau d'arrivée d'eau, selon son ca.libre.
Le dessin schématique annexé représente un exemple de réalisation de cette lance d'arrosage perfectionnée.
La figure 1 est une vue en élévation de l'ensemble de cette lance.
La figure 2 en est une vue en bout, du côté du poin- teau c'est-à-dire de la sortie de l'eau.
La figure 3 est une vue en élévation de l'embout moleté amovible, réglable, que traverse le pointeau.
Les figures 4 et 5 sont deux vues fragmentaires mon- trant deux variantes de la gorge postérieure porte-joint de cet embout.
La figure 6 est une vue en coupe axiale de cette lance.
La figure 7 est une vue en élévation du pointeau à profil spécial et du,disque au centre duquel il est main- tenu sans serrage, ce pointeau ne comportant pas ici de contrepoids.
La figure 8 est une vue en perspective du pointeau et du disque perforé qui le supporte en son centre.
Comme représenté, cette lance comprend un corps évidé constitué par un collet 1 et une queue présentant un profil extérieur à gradins 2, 3, 4. Ceux-ci sont ici au nombre de trois, ;rais leur nombre peut varier. Ces gradins sont cylindriques et limités à leurs extrémités par des joncs 2a, 3a, 4a à bord arrondi. Selon le calibre du tuyau d'arrivée d'eau à raccorder à la lance, on emmanche l'embouchure de ce tuyau (non représenté) sur le gradin 2, 3 ou 4 et on l'y maintient par une ligature ou un collier de serrage de type convenable. Le jonc 2a, 3a ou 4a @
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empêche le tuyau ainsi ligaturé ou enserré de s'échapper sans que des cannelures à profil en dents de soie doivent être prévues sur le corps de la lance, comme dans les lances antérieurement construites.
L'évidement du corps 1 de la lance comporte deux pas de vis espacés 5, 6.
Dans le pas de vis 5 situé le plus vers l'intérieur peut se visser un disque 7 à pourtour fileté 8 percé d'une rangée annulaire de trous 9 et d'un trou central 10. Les trous 9 sont figurés ici de forme ronde mais pourraient avoir n'importe quelle autre forme convenable. Dans le trou 10 est engagée l'extrémité interne décolletée d'une petite tige 11 effilée à son extrémité avant 12 pour forcer pointeau.
La tige 11 n'est pas immobilisée dans le trou central 10 ; elle y possède au contraire une certaine mobilité ; son extrémité postérieure peut être simplement matée ou épanouie en arrière du disque 7 pour ne pouvoir sortir du trou 10 (voir la Fig. 7). L'extrémité postérieure de la tige 11 peut aussi être constituée par une queue 11a emmanchée librement dans le trou 10 et supportant, au delà du disque 7, un contrepoids 25 ne nuisant pas à la mobilité de cette tige mais l'équilibrant centralement. Ce contre- poids 25 peut être par exemple taraudé pour se monter amo- a viblement sur un filetage correspondant de la queue 11a.
La forme et la grandeur du contrepoids 25 sont variables cette forme peut rappeler notamment le profil d'un petit obus comme représenté en figure 6.
De plus, la tige 11 est d'un diamètre très réduit pour avoir peu de poids, augmenter ainsi sa mobilité et faciliter son centrage automatique par la pression de l'eau.
En deçà de sa pointe 12, la tige 11 possède un collet 13 à versant arrière arrondi et une rainure 14 constituée par le raccordement du versant avant du collet 13 et la naissance de la pointe 12. L'arrondi du versant arrière
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du collet 13 est destiné à dévier uniformément l'eau qui, grâce à la pression qui l'anime, contourne ce collet pour sortir en jet plus ou moins épanoui.
Dans le pas de vis 6 du corps 1 de la lance peut se visser le filetage 16 d'un embout ou "diffuseur" 15 dont la partie avant est constituée par un collet 17 muni, de préférence, d'un chanfrein postérieur 17a pour que l'eau ne gicle pas en arrière par ricochet en cas de fuite du joint. Le collet 17 a avantage à être moleté ou autrement rendu rugueux pour faciliter sa préhension. L'embout 15 est muni à son extrémité arrière d'un rebord 18 en deçà duquel se trouve une gorge 19 servant de logement au joint qui est constitué par une bague ou une rondelle d'étan- chéité 20, en caoutchouc, cuir ou matière équivalente capable de former un joint étanche. Cette bague ou cette rondelle 20 est logée dans la gorge 19.
La forme de cette gorge et de cette rondelle 20 est étudiée pour que ce soit l'eau elle-même qui, en cherchant à passer entre la paroi interne du corps 1 et la paroi externe de l'embout 15, assure l'étanchéité en poussant devant elle la rondelle 20.
Suivant la figure 4, la rondelle 20 est refoulée par la pression de l'eau contre l'épaulement 21 qui délimitela gorge 19 du c8té opposé au rebord 18. Il en résulte que grâce à cette simple rondelle 20 et sans qu'il faille prévoir de presse-étoupe, comme dans les lances antérieures, l'étanchéité est assurée.
La gorge 19 servant de logement à la rondelle d'étanchéité 20 peut aussi avoir le profil de rampe inclinée en sens inverse que mettent en évidence les figures 5 et 6.
L'étanchéité est ici encore assurée par la pression de l'eau qui fait rebrousser devant elle le bord libre de la rondelle 20 et augmente son diamètre, c'est-à-dire l'oblige à venir s'appuyer hermétiquement contre la paroi interne du corps de la lance.
Le collet 17 de l'embout 15 est chanfreiné et évidé
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(voir Fig. 6) pour constituer une coupelle 23 formant le diffuseur proprement dit dont le centre est percé d'un trou 24 pour livrer passage au pointeau 12. La grandeur du trou 24 est telle que le collet 13 ne peut la franchir.
Autrement dit, on ne peut visser l'embout 15 fileté en 16 dans le pas de vis 6 du corps 1 que jusqu'à ce que le ren- flement 13 situé en deçà du pointeau 12 vienne s'arrêter contre le pourtour arrière du trou 24. Ceci correspond d'ailleurs à la position de fermeture.
Le fonctionnement s'opère comme suit :- Comme indiqué plus haut, l'eau ou autre liquide est amené par un tuyau (non représenté) emmanché selon son calibre sur le gradin 2, 3 ou 4 et immobilisé autour de lui par une ligature ou un collier de serrage. L'eau s'engouffre dans l'évidement du corps 1 de la lance et franchit les trous 9 du disque 7 puis s'écoule dans l'évidement de l'embout 15 de la lance et jaillit par l'interstice annulaire compris entre le pourtour du trou 24 et le pourtour du champignon du pointeau 12.
Comme la tige 11 de celui-ci est supportée au centre du disque 7 non pas rigidement mais avec possibilité d'os- cillation en tous sens, autrement dit d'auto-orientation, la pression de l'eau déviée uniformément par le versant arrière du collet 13 maintient au susdit interstice de passage de l'eau une largeur uniforme qui centre automati- quement le pointeau 12 dans le trou 24 sans le secours de dispositif spécial. A ce centrage automatique peut coopérer d'ailleurs le contrepoids équilibreur 25 (roir Fig. 6). Il suffit de faire tourner de la quantité requise le collet 17 de l'embout 15 pour visser ou dévisser son filetage 16 dans le pas de vis pour faire varier avec précision la lar- geur de l'interstice annulaire de dispersion de l'eau.
L'effet de dispersion est accru par la coupelle 23 qui forme diffuseur. On peut ainsi projeter l'eau sous la forme de jet annulaire droit ou plus ou moins épanoui jusqu'à l'ato- misation correspondant presque à un brouillard. En-vissant
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à fond l'embout 15 dans le corps 1 de la lance, on amène le collet 13 du pointeau contre le pourtour arrière du trou 24, de sorte que le passage de l'eau est coupé.
Mais, grâce à l'amovibilité de l'embout 15 et du disque porte-pointeau 7, on peut ici obtenir trois autres régimes de projection de l'eau, à savoir : un régime avec jets en couronne en dévissant le diffuseur 15-17 ; un régime avec gros jet unique à plein débit, en dévissant et retirant non seulement le diffuseur 15-17 mais également le disque perforé 7 et par conséquent le pointeau 12 ; enfin un régime avec petit jet unique en retirant le disque 7 et le pointeau 12 tout en laissant en place le diffuseur 15-17.
Le dévissage ou le revissage du disque perforé 7 sont choses aisées. Il suffit par exemple tout en tenant à la main le corps 1 de la lance d'introduire un clou ou une broche dans un des trous 9 et de le faire tourner en sens convenable.
La lance qui vient d'être décrite peut être fabriquée en laiton ou autre métal ou alliage léger.ou même en matière résistante moulée.
REVENDICATIONS
1. Lance d'arrosage comprenant un corps évidé pour le raccordement du tuyau d'arrivée de liquide, un diffuseur monté sur l'embouchure de ce corps et un pointeau faisant saillie au centre de ce diffuseur,- caractérisée en ce que le pointeau est supporté au centre d'un disque perforé monté amoviblement, par exemple vissé, dans l'évidement du corps de la lance.