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" Nouveau système perfectionné pour augmenter l'efficience et l'automatisme des gazogènes " .
Tout: aussi bien pour les gros moteurs industriels à gaz que pour les petits moteurs pour transports automobiles, les gazogènes sont essentiellement composés d'un four pour brûler le combustible, d'un aspirateur ou d'un ventilateur et, enfin, d'un système d'épurateurs ou fil tres .
L'allumage du gazogène est généralement obtenu en faisant fonctionner le groupe aspirant et en allumant le charbon ou le bois avec du déchet de coton imbibé de pétrole. Lorsque l'allumage est satisfaisant, on met le moteur en mouvement avec du gaz carburé de benzine, ensuite, pour une courte période, remplaçant on suspend l'air carburé en le @ par du gaz pauvre, et puis de nouveau avec l'air carburé, et ainsi de suite en alimentant alternativement le moteur avec l'un ou avec l'autre gaz, jusqu'au moment où le gaz du gazogène ait rejoint les pourcentages optimum d'oxyde de carbone et d'hydrogène .
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Exceptionnellement, en prenant les plus soigneuses préoau- tions, l'opération de l'allumage du gazogène et celle de la mise en marche du moteur peuvent être effectuées en une dizaine de minutes, mais, le plus souvent, il arrive d'employer plus d'une demi-heure
En général, le chauffage du gazogène est fait par le chauffeur en un temps trop court, car il se trouve déjà forte- ment agacé par l'opération manuelle et peu propre de l'allumage du gazogène au moyen du déchet de coton mouillé de pétrole.
C'est ainsi que le moteur retarde à se mettre en marche, et son fonctionnement est irrégulier à cause du pourcentage excessif en anhydride carbonique du gaz pauvre .En effet, si la couche du charbon échauffé est insuffisamment épaisse, le CO2 ne se réduit pas en CO et, si la température de chauffage du charbon est . inférieure à 1000 et., on ne peut obtenir directement le CO sans passer auparavant par l'état de CO2. pour celui qui est au courant de la pratique des gazogènes, ce bref exposé donne une idée assez-claire de l'aspect peu 'brillant du problème très intéressant de l'application du gazo- gène aux autos.
pour éviter les graves inconvénients susmentionnés, l'in- venteur a étudié un perfectionnement moyennant lequel on peut obtenir automatiquement, avec une certitude mathématique,le parfait et rapide allumage de n'importe quel combustible solide et la production d'un gaz riche en hydrogène .
Le nouveau système est essentiellement caractérisé en ce que le gazogène est branché en série ou en dérivation sur la conduite de l'air carburé, de sorte que l'air carburé soit obligé, en tout ou en partie, à pénétrer dans le gazogène, l'air carburé étant rendu ininflammable par sa sursaturation en car- burant avant son admission dans le gazogène . Ensuite, à l'intérieur du gazogène, l'air carburé sursaturé trouvant la
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quantité d'air qui lui est nécessaire pour la. combustion, le mélange carburé sursaturé; peut être facilement inflammé et le combustible du gazogène peut ainsi être surchauffé dans les conditions les meilleures pour réagir avec l'oxygène de il-air et la vapeur d'eau et avec les carbures liquides entraînés par r l'air carburé sursatu é .
Dans l'intérieur du gazogène peuvent se produire, suivant les pourcentages d'oxygène et l'élévation de la température, les réactions principales suivantes, si l'air est carburé ou sursaturé avec des hydrocarbures ou des alcools comme le benzol ou l'alcool éthylique
Avec l'air carburé par le benzol, on à :
1 C + H2O ---------- 00 + H2
2 C6H6 + 6H20 ------ 600 + 9H2
Avec l'air carburé par l'alcool éthylique hydraté, on a =:
3 C2H6O + H2O --------- 2GO + 4H2
Mais les trois réactions étant endothermiques, elles doivent être nécessairement accompagnées par des réactions exo- thermiques, telles que celles qui conduisent à la formation d'oxydes de carbone aux dépens du charbon combiné et non combiné.
Par les réactions 2 et 3 , les gaz qui se produisent sont très riches en hydrogène, beaucoup plus que ceux que l'on ob- tient par le gaz pauvre ordinaire. En outre, les gaz riches en hydrogène seront mélangés à des hydrocarbures légers qui se seront formés aux dépens des hydrocarbures lourds par cracking ou par hydrogénation .
En introduisant donc un hydrocarbure ou un alcool sur du charbon chauffé à haute température, le gaz qu'on obtiendra sera beaucoup plus calorifique que le gaz pauvre ordinaire et ce fait pourra être utilisé, quand, en cas de nécessité, on devrait exiger du moteur un effort supérieur par rapport , celui qui peut être fourni par le gaz pauvre seul .
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Cela conduire pourtant à une dépense supplémentaire de combustible liquide, mais l'économie sera toujours considérable car le gaz riche d'hydrogène est obtenue, en partie, au dépens du combustible solide et aussi en raison de ce que les carburants, à l'état de gaz, brûlent complètement dans l'intérieur du moteur, tandis que, à l'état de brouillard, la combustion ne peut jamais être parfaite dans un aussi bref délai où a lieu l'explosion.
Four illustrer la présente invention, on décrit ci-après deux exemples, en précisant toutefois que tout autre exemple d'application de la présente invention, ayant pour base le mélange d'air carburé et sursaturé soit pour l'allumage du gazogène, soit ensuite pour la production d'un gaz riche d'hydrogène, appartient à la présente invention . Ce système est complètement nouveau et diffère entièrement de ceux qui ont été appliqués jusqu'ici aux appareils de gazéification . Le mélange carburé ininflammable sursaturé peut être obtenu soit directement dans le mêmeappareil en carburant jusqu'à la limite maximum l'air, soit indirectement en sursaturant l'air carburé qui provient du carburateur .
Dans les deux cas, l'opération de carburation et celle de sursaturation peuvent être effectuées par évaporatioh, gargouillement, pulvérisation, etc......
Il est également nécessaire de remarquer que dans certaines circonstances, tout en étant moins avantageux, on peut éviter la sur carburât ion de l'air et par conséquent sans le rendre ininflammable, en adaptant un dispositif, tel qu'une soupape hydraulique, des toiles métalliques, etc., pour empêcher tout retour de flamme du gazogène au carburateur, mais, dans ce cas, évidemment, on ne pourra pas obtenir du gazogène un gaz riche en hydrogène, comme d'après les réactions 2 et 3 .
Dans la figure 1 est représenté, schématiquement, un appareil gazéificateur pour auto, actionnant un moteur à combustion interne A, lequel est uni, soit directement, soit indirectement, au carburateur B .
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L'union directe est assurée au moyen de la conduite -a-a'-c.
L'union indirecte est assurée au moyen de la conduite -b-bT-c, laquelle unit entre eux le sursaturateur de l'air carburé E, le gazogène C et le filtre du gaz pauvre D .
Pour démontrer l'extension des applications du nouveau système, on a expressément choisi un gazogène vieux modèle; mais son application sur les nouveaux gazogènes, à flamme renversée, périphérique ou centrale est bien plus avantageuse .
Le nouveau système gazéifiant fonctionne de la manière sui- vante : on met en marche le moteur avec de l'air carburé et, graduellement, on ouvre toujours d'avantage le passage au flux gazeux qui provient du gazogène à travers le tube -b'- en ma- noeuvrant le levier -e- du doseur -f- . Une partie de l'air car- elle buré est ainsi obligéede passer en E, où XX se sursature de car- elle burant et, par conséquent, ii devient ininflammable . A la sortie du sursaturateur E, le mélange surcarburé ininflammable pénètre, au moyen du distributeur -f-f-f-f-, dans l'intérieur du gazogèr.e, où il se mélange avec l'air aspiré par-g- et à partir de ce moment, le mélange gazeux peut être inflammé électriquement par le dispositif -e-, qui est actionné par le magnéto du moteur .
Le chauffage du charbon s'effectue rapidement jusqu'à plus de 1000 ot. la partie inférieure du charbon surchauffé près dé la grille du foyer, se combine avec l'air et la vapeur d'eau pour former du gaz pauvre, tandis que la partie supérieure du charbon surchauffé donne, comme produit de réaction, un gaz plus riche en hydrogène .
Une fois rejoint la phase régulière de production de gaz pauvre, assez riche en hydrogène, on arrête complètement leflux direct de l'air carburé qui alimente le moteur en bouchant le passage-a'- du doseur F et le moteur pourra alors marcher soit à gaz de gazogène, riche en hydrogène, et d'hydrocarbures vola- tils, soit à gaz pauvre seulement, si on en empêche tout passage d'air carburé dans le gazogène, moyennant le dispositif de fer- meture -i- .
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Les gaz qui proviennent du gazogène, après leur épuration dans les filtres D, sent mélangés avec de l'air qui est introduit dans la conduite par l'ouverture -h-, et sont ainsi aspirés par le moteur A .
Le second exemple montre la possibilité d'appliquer le nouveau système d'allumage, par air surcarburé, aux nouveaux types de gazogènes pour auto . Ces nouveaux types de gazogènes pourraient avoir une très grande diffúsion s'ils disposeraient d'un système rationnel et moins primitif d'allumage .
La figure 2 représente schématiquement l'application du nouveau système sur un gazogène C, à flamme centrale renversée ; évidemment, avec quelques variantes, on pourrait l'appliquer sur n'importe quel autre type de gazogène, soit à flamme directe on indirecte, soit à flamme centrale ou périphérique .
On remarque sur la figure 2 que la conduite -b-b' apporte dans l'intérieur du gazogène 0 soit l'air nécessaire à la production du gaz pauvre, soit l'air surcarburé nécessaire à l'allumage et au chauffage du charbon .
Pour allumer le gazogène, on doit baisser le battant L ou uistributeur F-F' . Alors les passages-a'- et-g- s'ouvrent, tandis que le passage -0- se ferme . L'air par -a- pénètre dans le surcarburateur P, d'où il se surcarbure, se rendant ainsi ininflammable, puis, à travers -a'-, l'air surcarburé passe en F et de là, au. moyen de la conduite -b-b'-, il peut finalement être introduit dans la partie centrale du gazogène et être ainsi enflammé par un moyen approprié d'allumage électrique .
L'air complémentaire nécessaire à la combustion de l'air surcarburé est apporté à l'intérieur de C par le distributeur -fet il provient de -d- et de -g-, qui font le passage libre dans le distributeur F' . La circulation des fluides gazeux est assurée par un ventilateur soufflant ou aspirant . Le surchauffage du charbon s'accomplit rapidement et alors on peut soulever
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le battant L et fermer le passage à l'air suroarburé et à l'air complémentaire, et ouvrir le passage de l'air réservé à la production du gaz pauvre à travers la conduite -o- et la conduite -b-b'- .
Dans les deux exemples, on remarque que le nouveau système donne, aux gazogènes modernes, le maximum de simplicité et d'automatisme qui sont indispensables pour pouvoir substituer des combustibles solides aux combustibles liquides . Toute l'opération de la mise en marche du moteur se réduit ainsi à lui faire faire quelques tours provoquant l'insertion automatique et l'allumage du gazogène . Toutes les opérations manuelles incommodes et peu pratiques, qui sont aujourd'hui nécessaires, sont complètement éliminées . La grande simplicité du nouveau système automatique permet l'extension de l'application du gazo- gène aussi aux petitès machines utilitaires .
REVENDICATIONS.
1.- Nouveau système perfectionné pour augmenter l'effi- cience et l'automatisme des gazogènes, essentiellement caracté- risé par l'introduction, dans le gazogène, d'un mélangecom- bustible d'air et de carburant, mélange qui est rendu ininflam- mable par sursaturation par du carburant supplémentaire .