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BREVET D'INVENTION Perfectionnements aux,coupeurs automatiques pour les briques pleines, tubulaires et
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tous autres produits f'11:éS.l:'riorî.té du brevet vent ion français no.
Les appareils coupeurs de blocs d'argiles sortant des filières pour obtenir, plus particulièrement, des briques pleines ou tubulaires, constituent dans l'industrie de la céramique, un des éléments indispensable à cette fabrication.
Les plus répandus de ces a.ppareils utilisent tous un fil métallique comme organe coupeur, mais ce fil est soumis à certaines conditions de fonctionnement car, il doit se déplacer pendant toute la durée de l'opération de coupe (descente du fil dans la masse à couper) à la méme vitesse de sortie du bloc d'argile des filières pour obtenir une surface de coupe bien perpendiculaire aux faces de la brique, puis remonter rapidement à son point de départ et revenir en arrière pour réaliser une nouvelle coupe*
Pendant longtemps, on a utilisé pour réaliser ces con-
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ditions, des tables supportant les organes coupeurs ayant un mouvement de va et vient, mais ce moyen nécessitait des organes mécaniques assez complexes et délicats qui, dans bien des cas, constituaient des inconvénients.
Pour remédier à,ceux-di, on a alors pensé à faire déplacer verticalement le fils de coupe suivant un plan incliné dont l'angle variable correspond à la vitesse de sortie du bloc d'argile, de la filière ; de même, pour éviter le temps de relèvement du fil, on a encore pensé à déplacer celui-ci dans un plan horizontal en utilisant, pour réaliser ce déplacement, deux cadres rectilignes placés un à côté de l'autre et dans lesquels se déplacent des chaines ou autres organes dtentraine- ment, sur lesquelles sont fixés le ou les fils coupeurs.
Ces appareils très ingénieux dans leurs conceptions présentent encore des inconvénients sérieux dont le principal consiste à faire pénétrer dans un bloc d'argile, ur fil coupeur disposé et tendu horizontalement. Ce fil étant animé seulement d'un mouvement vertical de haut en bas. Il faut, pour obtenir cette pénétration, un effort considérable comparé à celui vraiment nécessaire pour obtenir ce même résultat si on utilisait un autre mode de pénétration du fil dans la masse à couper.
Cet inconvénient est maintenant supprimé par l'objet de la présente invention qui consiste dans des perfectionnements apportés aux coupeurs automatiques à plusieurs fils pour briques pleines, tubulaires, tuiles rondes et tous autres produits filés.
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Le but de ces perfectionnements est de réaliser un coupeur avec des moyens mécaniques très simples permettant de placer autant de fils coupeurs qui seront nécessaires (leur nombre n'étant pas limité comme dans les coupeurs similaires) et de les maintenir constamment tendus* Leurs points d'attache étant prévu sur des parL ties essentiellement rigides au lieu de les avoir, comme dans les coupeurs similaires, sur des chaines ou autres organes essentiellement flexibles et déformables.
L'invention se caractérise essentiellement par la combinaison mécanique de deux cercles tournant dans le même sens et placés parallèlement et en arrière l'un de l'autre aveo un léger chevauchement, Chacun de ces cercles portant un des points d'attache de chacun des fils coupeurs qui sont, de ce fait, animés d'un mouvement à la fois vertical et horizontal alternés de droite à gauche dans la partie supérieure des cercles et de gauche à droite'dans leur partie inférieure. Ces mouvements combinés réalisent une coupe parfaite avec le minimum d'effort, car l'expérience a démontré depuis toujours qu'il est plus facile de couper, par exemple un corps avec un couteau auquel on imprime un mouvement de descente vertical et horizontal, tel la lame d'un "massiquot" que si le couteau ou la lame descendait -uniquement dans le sens vertical.
La réalisation des deux mouvements simultanés vertical et horizontal, alternatif constitue la nouveauté de l'invention'qui est représentée d'abord, sur les dessins annexés à titre explicatif et, ensuite, comme
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exemple d'exécution.
Sur ces dessins : Les fig.1,2 et 3 essentiellement schématiques montrent respectivement vu de face et en plan, le prin- cipe de l'invention ; Les fig.4,5 et 6 montrent respectivement, vu de face; de côté et en plan, avec des parties coupées, un exemple d'exécution d'un coupeur fonctionnant suivant les perfectionnements faisant l'objet de la présente invention ; Les fig.7 et 8 montrent respectivement vu en élévation et en plan, un dispositif facultatif et automa- tique d'entraînement du pain d'argile à découper.
Deux cercles 1 et 2 (fig.l) sont disposés parallèlement suivant les vues en plan de ces figures, ils sont animés d'un même mouvement de rotation suivant les flèches 3 et 4.
Si, sur chacun de ces cercles (fig.2) on dispose des points fixes 5 et 6 et que l'on tende entre ces points un fil 7, on réalisera un coupeur qui sera essentiellement animé simultanément d'un mouvement de descente vertical suivant la flèche 8, et horizontal suivant la flèche 9, ce qui donnera une coupe suivant les lignes courbes 10 et 11 montrées sur la fig.3. Cette coupe sera obtenue avec le minimum de résistance parce que le fil coupeur 7 est animé des mouvements multiples qui viennent d'être décrits.
Un exemple de réalisation pratique de ce principe est montré sur les fig.4,5 et 6.
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Sur la partie centrale d'un bâti 12 peuvent oscil- ler sur des tourillons 12', des châssis 13 accouplés portant des galets 14 à profil triangulaire supportant les cercles 1 et 2 de forme correspondante, Ces cer- cles sont entrainés par un mouvement mécanique 15 de fonctionnement connu qui leur communique un mouvement de rotation suivant le sens des flèches 3 et 4.
Un ou plusieurs fils 7 sont tendus sur la périphé- rie de chacun des cercles 1 et 2, ils suivent très exac- tement et sans aucun glissement ni déformation, le mouvement des cercles 1 et 2.
En avant des châssis 13 accouplés, se trouve de pré- férence, un tapis 16 facultativement muni de dispositif d'entraînement constitué par des taquets 17 (fig.7 et 8) à fonctionnement automatique,
Sur le tapis 16, repose et est entraîné vers le cou- peur, le pain d'argile A à découper sortant de la fi- lière (non représentée sur les dessins).
En arrière des châssis 13 se trouve également un dispositif 18' d'entrainement commus
Suivant la vitesse d'entraînement du pain d'argile A, l'inclinaison des châssis 13 obtenue par leur oscilla- tion sur les tourillons 12', varie suivant un proces- sus connu ; et c'est ainsi que cet appareil peut cou- per, depuis la brique pleine, jusqu'aux éléments les plus légers, par exemple les tuiles rondes avec le minimum de résistance, grâce au double mouvement du fil coupeur 7.
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Ces perfectionnements réalisent an résultat industriel nouveau dans ce genre de coupeur parce que d'une part, le fil 7 est animé de deux mouvements si- multanés, déplacement vertical et horizontal alterné, c'est à dire tantôt dans un sens, tantôt dans l'autre ; d'autre part, parce que les points d'attache du fil coupeur sont fixés sar des surfaces indéformables qui ne peuvent pas donner du "mou" au fil et-, enfin, parce qu'il est possible suivant le travail à exécuter, de placer un nombre quelconque de fils 7 coupeurs sur les mêmes cercles 1 et 2.
Cependant, suivant les applications, ce coupeur pourra varier dans ses formes et dans ses dimensions ainsi que dans les matières utilisées à sa construction, sans changer pour cela la disposition générale de l'invention qui vient d'être décrite.