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Brevet d'invention. Perfectionnements aux procédés et dispositifs pour le traitement d'eaux et de liquides en général et de leurs résidus.
@ La présente invention se rapporte à des perfectionnements aux procédés et dispositifs pour le traitement d'eaux et de liquides en général et elle est basée sur une doctrine et des appareils nouveaux dégagés d'une longue expérience en matière d'épuration d'eaux, chacun des appareils concourant à l'obtention du résultat final.
Cette invention a notamment pour but de permettre l'épura- tion des eaux et autres liquides sans utilisation de réactifs chimiques ou en n'employant pareils réactifs qu'à titre exceptionnel et à des doses infinitésimales, leur action étant renforcée physiquement par la combinaison d'effets mécaniques coordonnés obtenus par le passage du liquide dans des appareils appropriés, sans nécessiter des machineries spéciales à emplois onéreux.
L'invention est applicable au traitement de tous genres de liquides, eaux résiduaires, eaux à rendre potables, etc.., et dans cet ordre d'idées elle vise plus particulièrement le trai-
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tement des eaux de surface ou des eaux souterraines soit en vue de les rendre potables ou de les améliorer comme eaux potables, soit suivant leur destination, pour les assainir, les adoucir, les déminéraliser et spécialement les déferriser, les désodoriser, leur enlever le carbonate de chaux et le manganèse qui se trouvent dans certaines eaux, soit pour les rendre propres aux différents usages industriels auxquels elles peuvent être destinées,
L'invention est aussi tout particulièrement applicable aux traitements des eaux d'égouts ou résiduaires de toutes provenances, par exemple contre la pollution des cours d'eau,
ainsi qu'à la séparation des liquides de densités différentes, des liquides et solides et notamment des huiles d'avec le sable, des boues et de l'eau, des métaux et applications analogues, ainsi qu'à la séparation-récupération des corps gras et à la transformation des boues en engrais ou pour d'autres emplois, tels que pour produire de l'électricité, des gaz d'éclairage, etc..
L'invention comprend individuellement chacun des moyens et dispositifs qui concourent à sa réalisation d'ensemble, ainsi que les combinaisons de ces moyens et dispositifs entr'eux et avec d'autres moyens et dispositifs, notamment ceux faisant l'objet d'autres brevets du même inventeur. Selon la nature du liquide à traiter et l'emploi auquel ce liquide doit satisfaire, ainsi que selon les séparations-récupérations recherchées, certains dispositifs ou certaines parties de ceux-ci pourront être multipliés ou omis et éventuellement leur ordre de succession modifié.
Les dessins ci-annexés représentent schématiquement un exemple d'un mode de réalisation de l'invention et des exemples de dispositifs appropriés à cette réalisation, les flèches montrant la direction du liquide en cours de traitement en circulation continue, par gravitation de préférence.
Fig. 1 est une coupe en élévation montrant un exemple d'installation pour le traitement des eaux d'égout d'une ville, avec
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récupération des corps gras et préparation des boues pour leur évacuation aux fins d'utilisation ou de destruction.
Fig. 2 est une coupe en élévation à plus grande échelle que dans la Fig. 1 d'un appareil de décantation.
Fig. 3 est une coupe en élévation à plus grande échelle que dans la Fig. 1 d'un appareil de décantation et de séparation-récupération des boues.
Fig. 4 est une coupe en élévation à plus grande échelle que dans la Fig.l d'un appareil de séparation-récupération des corps gras.
Fig. 5 est une coupe en élévation à plus grande échelle que dans la Fig. 1 d'un appareil de traitement des eaux par insufflation d'air ou autre fluide, pour l'assainissement, l'adoucissement, la déminéralisation, la déferrisation, la désodorisation et buts analogues.
Fig. 6 est une coupe en élévation à plus grande échelle que dans la Fig.l, d'un appareil de filtrage à filtres à lavage automatique évitant leur colmatage.
Fig. 7 représente en coupe en élévation un château d'eau épurateur à filtres à lavage automatique.
La section A (Fig. 2) de l'installation représentée par la Figl, est formée d'un bac décanteur A divisé par des cloisonnements transversaux 12 et 13 en trois compartiments 14, 15 et 16 ayant chacun un fond conique à deux gradins 17 et 18 et une vanne de vidange inférieure 19 ouvrant sur un collecteur de vidange commun 20. Un cloisonnement transversal 21 disposé verticalement dans le compartiment 14 forme pour l'eau à épurer une arrivée 22 surmontée d'un entonnoir 23.
Ce cloisonnement 21 s'étend vers le bas au même niveau ou à peu prés que les cloisonnements transversaux 24 qui divisent chacun des compartiments 14, 15 16 audessus des gradins coniques supérieurs 17, en passages verticaux 25, Sous ces passages 25 et approximativement dans leur milieu,
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sont disposés verticalement des cloisonnements transversaux 26 qui s'étendent dans la partie conique de chaque compartiment 14, 15, 16. verticalement de part et d'autre de la paroi commune 13 des compartiments 15 et 16, sont prévus des cloisonnements transversaux 27 et 28 qui s'étendent plus haut que cette paroi 13 et qui, vers le bas, s'étendent approximativement vers le même niveau que les cloisonnements 24.
Des tuyaux 29, pourvus sur leur longueur de perçages ou ajutages appropriés, sont destinés à l'injection de fluides propres à assurer le nettoyage des compartiments du bac décanteur.
Le fonctionnement de cette section A est le suivant, l'eau épurer entre par l'entonnoir 23 dans l'arrivée 22, remplit le compartiment 14 dans lequel elle prend un pouvement ascendant pendant qu'elle déborde au-dessus du cloisonnement 12 dans le compartiment 15, ou, devant passer sous la cloison 27 elle prend un mouvement descendant qui est suivi après débordement au-dessus de la cloison 13, entre cette cloison et la chicane 28, dans le compartiment 16, des mouvements alternativement descendant pour passer sous cette cloison 28, puis finalement d'un mouvement ascendant dans les passages 25 pour atteindre la sortie 30 d'où. l'eau passe à la section B avec des alternatives d'accélération et de ralentissement de vitesse de l'eau, en circulation, favorables à la sédimentation des matières en suspension dans l'eau.
Les cloisonnements supérieurs 24 formant les passages verticaux 25 s'interposent dans le trajet que prendrait l'eau suivant la ligne de moindre résistance pour passer d'un compartiment à l'autre, et la réaction de l'eau est freinée par les cloisonnements inférieurs 26 qui ont pour effet, sans entraver la circu- lation, d'assurer la sédimentation dans l'ensemble de l'appareil grâce à la répartition des cloisonnements en deux séries, inférieure et supérieure, laissant une circulation entr'elles.
La sédimentation est encore accentuée par le renversement du sens du
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courant opéré par les cloisons 27 et 28 qui, en outre, créent à l'endroit du renversement du courant, un milieu favorable pour l'addition éventuelle d'un réactif approprié à la nature de l'eau en traitement ou à son utilisation envisagée, alors bien malaxée au réactif employé, par des jeux de chicanes.
Les boues sont périodiquement évacuées dans le collecteur, par les vannes 19 et l'appareil peut être nettoyé, par exemple, au moyen de vapeur d'eau injectée par les conduits 29,
Les deux gradins coniques 17 et 18 sont une forme d'appareils, à variantes, qui rassemblent avantageusement les dépôts de boues.
Des chicanes verticales 31, notamment en quinconce, peuvent être disposées dans le passage formé entre les cloisons 13 et 28, pour favoriser l'action du réactif, par son malaxage avec l'eau.
La section B (Fig.3) de l'installation représentée à la Fig. 1, est alimentée en 30 d'eau portant par 30 de la Section A (Fig. 2) .
Cette section B est constituée par un appareil de décantation et de prolongation de circulation de l'eau, favorable à la sédimentation des matières en suspension dans l'eau, disposé au-dessus d'un appareil de traitement des boues, de façon à permettre d'une part le transfert par gravité à ce dernier appareil des boues restantes séparées dans le décanteur disposé au-dessus de lui et d'autre part, le transfert par refoulement, à ce même appareil de traitement des boues, de celles séparées dans le décanteur formant la section A.
L'eau sortant de la section A ayant déjà été débarrassée de la plus grande partie de ses boues, le décanteur de la. section B est un décanteur pouvant n'avoir qu'une faible hauteur, ce qui permet de le superposer, quand il est utile de diminuer l'encombrement de l'installation, à l'appareil de traitement des boues accolé lui-même au décanteur principal.
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Le décanteur B comprend des compartiments 31,32 et 33 au- dessus des bords 34, 35,36 et 37 desquels l'eau circule de l'entrée 30 à la sorties Ces compartiments 31,32 et 33 ont des fonds coniques 39 et sont pourvus à l'extrémité de ces fonds de vannes de vidange 40 ouvrant sur un collecteur commun 41 dispo- sé au-dessus des "poches à boues" 42 et 43 et pourvu lui-même, à sa partie inférieure, de vannes 44 permettant de le mettre en communication avec lesdites -poches à boues" 42 et 43, à leur partie supérieure.
Vers leur partie supérieure, ces "poches à boues" sont en outre raccordées au collecteur de boues 20 de la section A, par une dérivation 45 ayant deux branchements 47 et 48 pourvus cha- cun d'une vanne 49. Au débouché de chaque branchement 47 et 48, une chicane 50 est prévue dans chaque réservoir 42 ou 43 pour briser le jet de boues et s'interposer entre lui et des orifices 51 et 52 existant dans chaque réservoir.
Les orifices 51 sont raccordés à des canalisations 53 ali- mentées de lait de chaux, et les orifices 52 sont raccordés à des canalisations 54 permettant de faire repasser dans le décan:- teur B l'eau séparée des boues dans les réservoirs 42 et 43.
Dans le bas de chacun des réservoirs 42 et 43, se trouve en- gagé un tuyau 55 pourvu sur sa longueur de passages ou ajutages propres à permettre la répartition d'air comprimé dans tous les sens..
Chaque réservoir comporte à sa partie inférieure une vanne de vidange 56 et des vannes 57 et 58 permettent d'isoler le conduit 45, en amont et en aval, du conduit 20 sur lequel il est branché.
59 indique une cheminée de sortie d'air facultative.
Le fonctionnement de cette section B est le suivant :
L'eau entrant en 30 et sortant en 38 s'étant en épanouisse- ment horizontalement, en circulation de surface, et se décante
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dans les compartiments 31,32 et 33 et les boues sont récoltées dans le collecteur 41 auquel elles ont accès par les vannes 40.
De là, elles tombent par gravité, en passant par les vannes 44-, dans les réservoirs 42 et 43 ou dans l'un d'eux à volonté. D'autre part, les boues de la décantation opérée dans la section A, et réunies dans le collecteur 20, de même d'ailleurs qu'éventuellement les boues et autres produits de séparation se trouvant dans ce collecteur 20 en aval de la, section B, dans les sections C, D et E sont refoulées dans les réservoirs 42 et 43, en ouvrant l'une ou l'autre des vannes 57 et 58 et les vannes 49 ou l'une d'elles. Les organes de refoulement ne sont pas représentés et peuvent être quelconques, ou le refoulement peut être obtenu par simple pression d'eau qui fait remonter les boues à l'endroit voulu en 47 et 48.
Les vannes du réservoir 42 et 43 sont alors refermées et du lait de chaux, admis par l'orifice 51 est mélangé aux boues dans lesquelles de l'air comprimé est injecté par le tuyau 55 pour brasser les boues avec le lait de chaux et les précipiter en les tassant dans le fond de l'appareil.
Après repos, les eaux surnageant les boues sont extraites par les orifices 52 et les tuyaux 54 soit par refoulement à l'air comprimé soit au moyen d'organes de pompage quelconques non représentés appliqués aux tuyaux 54, pour être ramenées au décanteur 13 ou même éventuellement au décanteur A.
Les réservoirs 42 et 43 peuvent être utilisés alternativement, pendant que l'un d'eux est en fonctionnement de repos.
Quand la question d'encombrement n'intervient pas, la superposition du décanteur B et des réservoirs 42 et 43 n'est pas nécessaire.
Du décanteur B, les eaux en cours de traitement passent par l'orifice 38 à la section 0 (fig.4) de l'installation représentée à la Fig. 1.
Cette section C forme un décanteur-séparateur 0 approprié
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pour effectuer simultanément la séparation des boues et celle des corps gras.
Le décanteur proprement dit comporte deux compartiments 60 et 61 à fonds coniques pourvus chacun d'une vanne de vidange 62 donnant accès à la canalisation collectrice 20. L'eau entrant en 38 et sortant par la vanne 63, passe le long des fonds coniques sous des chicanes verticales transversales 64 laissant entre leur extrémité inférieure et ces fonds des distances sensiblement égales. Les boues se déposent sur les fonds des appareils et les matières grasses flottantes sont arrêtées par les chicanes 64, entre celles-ci.
Entre ces chicanes 64 sont disposés des entonnoirs 65 prolongés vers le bas par des tuyaux 66 s'étendant à travers les fonds coniques, pour débiter dans un récipient 67 prévu sous ces fonds. Le bord supérieur des entonnoirs est à un niveau plus élevé que celui auquel doit normalement venir le niveau de l'eau en circulation, niveau qui peut être réglé par la vanne 63.
Quand le moment est venu et que les matières grasses flottantes se sont accumulées suffisamment entre les chicanes 64, autour des entonnoirs 65, la vanne 63 est fermée pour faire monter le niveau de l'eau avec les graisses surnageantes et faire passer ces dernières dans les entonnoirs par dessus le bord de ceux-ci et, de là, par les tuyaux 66, dans le récipient collecteur 67. Dès que ce résultat est obtenu, la vanne 63 est rouverte, pour ramener le niveau de l'eau dans les compartiments 60 et 61 sous le niveau du bord supérieur des entonnoirs et préparer ainsi l'accumulation d'une nouvelle quantité de graisses flottantes entre les chicanes, en vue de son enlèvement par la répétition du moyen qui vient d'être décrit.
Le récipient 67 comporte deux orifices de vidange 68 avec vanne 69 par lesquels les corps gras séparés, surnageant sur l'eau, peuvent être extraits. L'eau elle-même peut être ramenée
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dans le décanteur à l'intervention d'organes de pompage (non représentés) appliqués aux tuyaux 70. Ce récipient 67 peut en outre être divisé en deux par une cloison 71, chaque moitié étant pourvue d'une vidange 68 avec vanne 69 pour l'évacuation des graisses et d'un tuyau 70 pour l'évacuation de l'eau. Les tuyaux 66 des entonnoirs 65 sont en outre pourvus, sous les fonds coniques des compartiments 60 et 61 de vannes 72 qui permettent de décharger alternativement les entonnoirs correspondant à chacune des moitiés du récipient 67 pour utiliser celles-ci alternativement.
Lorsqu'il s'agit de traiter des eaux souterraines ou de cours d'eau, etc.. à rendre potables, celles-ci n'étant pas polluées, les sections B et 0 peuvent, à volonté, être omises, l'eau passant alors directement de la section A en la section D par gravitation de préférence.
En quittant la section C par la vanne 63, l'eau débarrassée des boues et corps gras entre dans la section D (Fig.5) de l'installation représentée par la Fig.l.
Cette section D forme une espèce d'appareil assez analogue à celui de la Fig.2 et divisé en trois compartiments 73, 74 et 75 par des cloisonnements 76 et 77. Chaque compartiment a un fond conique à deux gradins 78 et 79 et au fond une vanne de vidange 80 ouvrant sur le collecteur 20, L'entrée de l'eau 81 est semblable à l'entrée de l'eau 22 dans la Fig.2 et le passage de l'eau du compartiment 74 au compartiment 75 se fait sous des chicanes 82 et 83 analogues aux chicanes 27 et 28 de la Fig. 2, de façon 4 obtenir les déviations du courant qui sont indiquées par les flèches.
Des cloisonnements verticaux 84, analogues aux cloisonnements 24 dans la Fig.2, sont disposés dans la partie supérieure des compartiments 73, 74 et 75 et un cloisonnement vertical transversal 85 est prévu dans la partie inférieure de ces compartiments,
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En outre, dans les compartiments 73 et 75, des chicanes verticales 86 sont prévues entre les cloisonnements 84. Ces chicanes 86 comportent des solutions de continuité horizontales dans lesquelles sont engagés des tuyaux 87 pourvus de passages ou ajutages répartis sur leur longueur et dirigés dans tous les sens. Ces tuyaux ou leurs équivalents servent à la projection d'air comprimé (ou d'un autre fluide si on le désire).
L'air comprimé a pour but et pour effet d'oxyder l'eau et de l'assainir en outre par l'action mécanique qu'il exerce sur elle en combinaison avec les chicanes 76,77, 84 et 86 sur lesquelles cette eau est violemment projetée ainsi que contre les cloisonnements 84 et 86. L'eau est ainsi soumise dans les compartiments 73 et 75 à des mouvements intenses, des frappages, des frottements, entrechoquements, etc.. aptes à la stériliser pratiquement comme l'expérience l'a prouvé, mais produisant aussi selon les besoins, outre l'assainissement, l'adoucissement, la désodorisation, la déminéralisation et principalement la déferrisation, la mise en liberté, éliminés paires filtres de la Fig. 6, des carbonates de chaux.
Le compartiment 74 forme une zone tranquille où les dépôts sont retenus et évacués volonté par les vannes 80 avant que l'eau soit à nouveau soumise l'action de l'air comprimé dans le compartiment 75.
Les dépôts évacués par les vannes 80 sont regus dans le collecteur 20, et l'eau sort de cette section D par 88 pour se rendre à la section E.
La fonction de la section D est ainsi toute différente de celle de la section A malgré l'analogie de figures assez grande dans la représentation de ces deux sections.
La section E (Fig.6) de l'installation représentée par la Fig.l est constituée par un filtre à nettoyage automatique dans lequel l'eau venant de la section A entre en 88. L'eau filtrée sort en 89 ou 90.
L'eau admise dans la chambre 91 s'écoule, quand la vanne 92
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est ouverte, dans le conduit 93 et dans la chambre 94 d'où elle s'élève à travers la masse filtrante 95 et à travers les filtres à tissus 96 pour remplir la chambre 97 et sortir par 89 ou 90.
Le fond de la chambre 94 comporte une vanne 98 de mise en communication avec le collecteur 20 sur lequel sont branchés deux conduits 99 et 100 qui débouchent par une extrémité évasée sous les filtres à tissus 96. Ces conduits 99 et 100 qui sont destinés au nettoyage des filtres à tissus 96, sont respectivement pourvus de vannes 101 et 102 permettant de couper leur communication avec le collecteur 20.
Le nettoyage automatique du filtre s'effectue de la façon suivante : Quand le filtre ne donne plus son plein d'eau, aux sorties 89 et 90 on ferme la vanne 92 et on ouvre en grand les vannes 101 et 102, ce qui crée un renversement de courant dans l'espace 103 compris entre la masse filtrante 95 et les filtres à tissus 96 tendus sur des tôles perforées ou l'analogue, amovibles, et fait refluer vers le bas, à travers les filtres à tissus, l'eau se trouvant au-dessus de ceux-ci dans la chambre 97.
Les sédiments accumulés sur les filtres tombent dans les conduits 99 et 100 dans l'ouverture évasée de ceux-ci pour s'évacuer dans le collecteur 20; on évite ainsi le colmatage des filtres à tissus 96 sans devoir vidanger une trop grande partie d'eau.
Les filtres à tissus ont surtout pour objet ici de retenir les carbonates de chaux . L'ouverture des vannes 101 et 102 peut se faire par secousses, éventuellement répétées souvant pour provoquer des espèces de coups de bélier assurant le décollage des dépôts qui ont tendance à se former sur les filtres.
L'évasement des conduits 99 et 100, ou le nombre et la répartition de ces conduits, pourraient être tels que tous les sédiments soient recueillis par lesdits conduits et évacués dans le collecteur 20.
Le nettoyage de la masse filtrante 95 se fait en fermant la
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vanne 92 et en ouvrant la vanne 98, par renversement du courant en débâcle entrainant toutes les obstructions.
Le château d'eau épurateur représenté par la Fig.7 à variantes pouvant reprendre des dispositifs de la Fig.5 comprend ici deux étages 104 et 105 de masse filtrante entre lesquels se trouve une couche d'eau 106, de très grande importance pour le nettoyage du lit filtrant 105.
L'eau à traiter amenée par la canalisation 107 se déverse dans la chambre à fond incliné 108, passe par la canalisation 109 partant de ce fond et, quand la vanne 110 est ouverte, accède à la chambre 111 d'où. elle s'élève à travers les masses filtrantes 105 et 104 pour gagner la chambre 112 dont elle s'écoule par la canalisation 113 qui est pourvue d'une vanne 114. L'enveloppe 115 dans laquelle sont formées les susdites chambres et dans laquelle les masses filtrantes 105 et 106 sont supportées par des planchers ajourés 116 et 117, est elle-même portée par des pieds 118. La chambre 111 a un fond conique 119 prolongé par une conduite descendante 120 normalement fermée par une vanne 121.
En aval de cette vanne 121, deux conduits 122 et 123 sont branchés sur la conduite 120 et s'élèvent dans l'enveloppe 115, à travers son fond conique 119, l'une 122 jusqu'au dessous de la masse filtrante 105, l'autre 123 jusqu'au dessous de la masse filtrante 106. Ces deux conduits ont leur ouverture supérieure évasée et sont pourvus de vannes 124 et 125 par lesquelles leur communication avec la conduite 120 est normalement coupée.
Ces conduits 122 et 123 servent au nettoyage automatique des masses filtrantes qui s'effectue de la façon suivante : On ferme la vanne 110 et on ouvre la vanne 124 de façon que l'eau contenue en 112 - formant le réservoir de distribution publique de l'eau sous pression - reflue en débacle vers le bas à travers la masse filtrante 104 pour détacher de cette masse et du plancher ajouré 116 qui la porte les dépôts laissés par l'eau lors de son passage
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à la chambre 112.
Pour nettoyer la masse f iltrante 105 on opère de même en fermant la vanne 110 et en ouvrant la vanne 125, L'évasement des orifices supérieurs des conduits 122 et 123 peut être approprié pour recueillir une grande partie des dép8ts détachés des masses filtrantes, ou bien les conduits 122 et 123 peuvent être multipliés et répartis de la façon voulue pour réaliser ce but. L'ouverture des conduits 122 et 123 peut se faire par secousses souvent répétées pour détacher des masses filtrantes les matières qui ont tendance à s'y coller.
Les dépôts tombant dans la chambre 111 peuvent être évacués par le conduit 120 en ouvrant la vanne 121 en cas de nettoyage complet des matières filtrantes, après fermeture de la vanne 110.
Des conduits 126,127 et 128 sont prévus dans la chambre 111 pour des traitements par réactifs chimiques, par injections, en cas d'eau exceptionnellement contaminée.
Les conduites 107 et 111 comportent des renflements 129 et 130 respectivement, dans lesquels débouchent des tuyaux d'injection 131 et 132, connus en eux-mêmes, pour faire subir à l'eau des traitements également connus en eux-mêmes, par l'injection d'air ou autre fluide, de gaz chloreux, par exemple et notamment pour le refroidissement par les méthodes connues quand le château d'eau reçoit des eaux qui, indépendamment de toute raison de pollution, ont une température trop élevée pour être agréablement potables.
Le château d'eau épurateur (Chatodopur) a cette particularité économique de réunir, dans un seul appareil, la distribution publique d'eau sous pression, celle-ci étant épurée en montée de l'eau, clarifiée à la partie supérieure et refroidie, à volonté, en descente de distribution, avec nettoyage automatique des filtres, sans presque de main-d'oeuvre.
Il se conçoit que l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation de l'installation représenté par la Fig,1. Elle
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s'étend au contraire aux appareils composant l'installation, aux variantes de ces appareils par des moyens équivalents, à l'extension de ces appareils par augmentation des organes constitu- ants ou répétition de ces organes ou compartiments, à la réduction de ces appareils par suppression de compartiments, etc..
Elle s'étend aussi à toute installation comportant un ou des appareils décrits avec les modifications envisagées, quelque soit l'ordre de succession ou de placement des appareils nouveaux l'un par rapport à l'autre ou par rapport à des appareils connus, notamment par d'autres brevets du même inventeur.
Résumé.
En résumé l'invention concerne séparément, ensemble ou en toutes combinaisons les perfectionnements suivants aux procédés et dispositifs pour le traitement d'eaux et de liquides :
1. Le procédé selon lequel la circulation du liquide est successivement ascendante et descendante (ou vice-versa) dans la partie supérieure de bacs décanteurs, entre des cloisonnements verticaux disposés transversalement dans ces bacs, au dessus d'une partie inférieure des dits bacs dans lesquels des cloisonnements verticaux sont disposés transversalement dans une partie conique, pourvue d'une vanne de vidange, pour favoriser la sédimentation provoquée par les renversements du sens de la circulation dans la partie supérieure.
2. Appareil décanteur pour la réalisation du procédé selon 1, comprenant deux ou plusieurs compartiments pourvus chacun au fond d'un fond conique, et dans lesquels le liquide en circulation passe de l'un à l'autre par débordement, en passant sous des cloisonnements interposés entre l'entrée et la sortie pour réaliser le renversement du sens de la circulation en hauteur.
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