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BREVET D'INVENTION. " Perfectionnements apportés aux roues élastiques ".
L'invention est relative aux roues élastiques du genre de celles comprenant un moyeu et une jante rigide ou semirigide avec interposition,entre ces deux pièces, d'organes élastiques constitués notamment, au moins partiellement, par des lames ou tiges flexibles qui intéressent chacune une fraction du contour total de la roue crest-à-dire qui s'appuient sur la jan- te par au moins deux points et en particulier par leurs extrémités, tandis qu'elles sont reliées au moyeu en au moins un point intermédiaire, et étant entendu que lesdites lames ou tiges (ou fils) peuvent éventuellement faire partie d'une même pièce.
Elle a pour but, surtout, de rendre telles, ces roues
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qu'elles répondent, mieux que jusqu'à présent, aux divers desiderata de la pratique, notamment que leur prix de revient soit abaissé et que leur montage et leur démontage soient rendus plus aisés.
Elle consiste, principalement, à agencer de manière telle, les roues du genre en question, que chacun des éléments élastiques ou portions d'éléments élastiques intéressant une fraction du contour de la roue présente, de préférence en son milieu, au moins une boucle rentrante en forme d'U ou de V à la base de laquelle on puisse venir aisément fixer, notamment de façon amovible, une partie correspondante du moyeu.
Elle comprend, mise à part cette disposition principale, certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ciaprès, notamment, une deuxième disposition consistant, dans les roues du genre en question, à donner, aux éléments élasticues (lames, tiges, fils etc.
) interposés entre la jante et le moyeu, une forme ondulée c'est-à-dire présentant plusieurs changements de-sens de courbure, cette forme comprenant notamment la susdi- te boucle, une troisième disposition, consistant à faire comprendre aux roues du genre en question plusieurs éléments élastiques qui sont juxtaposés, travaillant en traction, et qui s'appuient les uns sur les autres, la liaison avec la jante étant d'autre part faite telle qu'elle s'appose à des déplacements transversaux par rapport au plan de la roue, et une quatrième disposition, consistant à faire telle, la liaison entre lesdits éléments et la jante, que les premiers viennent, à leurs extrémités, enfourcher la jante ou une partie en saillie, de cette dernière.
Elle vise plus-particulièrement certains modes d'application (et notamment celui pour lequel on l'applique aux
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roues de brouettes),ainsi que certains modes de réalisation, desdites dispositions; et elle vise, plus particulièrement encore et ce à titre de produits industriels nouveaux, les roues du genre en question comportant application de ces mêmes dispositions, les éléments spéciaux propres à leur établissement, ainsi que les ensembles, notamment les véhicules et en particulier les brouettes, comprenant de semblables roues.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins ne sont, bien entendu, donnés surtout qu'à titre d'indication.
Les fig. 1 à 4, de ces dessins, montrent schématiquement une roue élastique établie conformément à quatre modes de réalisation différents de l'invention.
Les fig. 5 et 6 montrent, respectivement, en élévation et en coupe par 6-6 fig. 5, une roue élastique établie selon le schéma de la fig. 1, l'ensemble étant conforme à l'invention.
La fig. 7 montre, en élévation, le moyeu d'une semblable roue, établi selon un mode de réalisation différent de celui de la fig. 6.
Les fig. 8 à 10 illustrent en élévation le dispositif de fixation des éléments élastiques d'une roue de ce genre, l'ensemble étant établi conformément à trois modes de réalisation différents de l'invention.
La fig. 11, enfin, montre en coupe le même dispositif établi selon un autre mode de réalisation.
Selon l'invention, et plus spécialement selon ceux de ses modes d'application, ainsi que ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant d'établir une roue élastique, par exemple pour un véhicule du genre des brouettes -- étant bien entendu que l'invention s'étendrait à toutes au-
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tres applications, qu'il s'agisse de roues pour véhicules, no- tamment à bandages creux, pleins, ou cellulaires, de roues de transmissions, d'accouplements, d'embrayages etc. --, on s'y prend comme suit ou de façon analogue.
On a déjà proposé, dans des roues de ce genre, d'interposer entre moyeu et jante un système élastique constitué par des lames de ressort. Ces lames pouvaient notamment avoir une forme de spirale, étant fixées à leurs extrémités respectivement au moyeu et à la jante. Il était connu également de constituer le système élastique par la juxtaposition d'un assez grand nombre de lames en formé d'U, dont la base était fixée au moyeu, et les deux extrémités à la jante.
Ces dispositions conduisaient à un grand nombre de lames, d'où il résultait un montage coûteux et un poids élevé.
Une autre disposition consistait à disposer entre jante et moyeu trois lames en forme d'arcs de cercle tournant leur concavité vers l'extérieur, et occupant chacune un tiers du contour de la roue, lesdites lames étant fixées en leur centre au moyeu. On obtenait ainsi un ensemble dont la flexibilité état faible et, en outre, la fixation au moyeu ne pouvait pas se faire par des moyens simples.
Pour obvier à ces divers inconvénients, on a recours, conformément à l'invention, pour constituer le système élastique d'une roue de ce genre -- dont, par ailleurs, la jante et le moyeu peuvent être agencés d'une manière connue, bien qu'il y ait avantage à les constituer de l'une des manières indiquées plus loin -- à une multiplicité d'éléments élastiques dont le nombre sera de préférence mais non nécessairement, au moins égal à trois, éléments que l'on répartit sur le contour de la jante et que l'on agence de façon telle, qu'ils viennent s'appuyer par leurs deux extrémités sur ladite jante, et qu'ils comportent chacun, avantageusement en leur milieu, une portion en forme de boucle venant faire saillie vers
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le moyeu, portion sur laquelle on puisse opérer le montage et la fixation dudit moyeu.
Une telle disposition permet en général, ainsi qu'on va le montrer, de limiter le nombre des susdites lames, et d'as- surer un montage et un démontage très rapides ; en outre, grâce à la forme ondulée qui résulte déjà de la présence de la susdi- te boucle, elle conduit à une bonne élasticité, étant entendu toutefois qu'il y a intérêt, conformément encore à une autre disposition de l'invention, à faire comporter auxdites lames plusieurs ondulations, c'est--dire plusieurs changements de sens de courbure, qui contribuent évidemment à accroître l'é- lasticité.
Pour satisfaire aux condutions précédentes, on peut procéder, par exemple, entre autres manières avantageuses, de l'une des suivantes.
Pour ce qui est tout d'abord de l'allure générale à donner aux éléments élastiques 1, on peut notamment, ou bien la faire telle que lesdits éléments se présentent sous la forme d'un arc tournant sa convexité vers l'extérieur @ de la roue, une foison place, avec au centre la boucle 2, en forme de V, d'U ou autre (fig. 2), ou bien la faire telle que chaque élément ou lame s'éten- de le long d'une ligne moyenne AMB (fig. 4) tournant au con- traire sa concavité vers 1''.extérieur, ladite lame présentant plusieurs ondulations-- dont la boucle 2 -- par rapport à cet- te ligne moyenne, ou bien la réaliser de toute autre manière répondant aux buts cherchés, c'est-à-dire une grande élasticité (grâce aux on dulations) et un montage aisé.
Sur la fig. 1, on a représenté un mode de réalisation selon lequel la boucle centrale est en V et se prolonge de cha- que côté par deux portions présentant deux changements de cour-
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bure ; sur la fig. 4, la boucle est en U. Il y a intérêt, de toute façon, à ce que les extrémités des lames se présentent presque normalement à la jante 3.
Sur la fig. 3, on a représenté des lames-constituées par un U ou un V central allant en s'évasant sans changement du sens de courbure, c'est-à-dire sans point d'inflexion.
Le nombre de ces éléments 1 sera par exemple choisi égal à trois (fig. 1, 2 et 4), ou à quatre (fig. 3), ou suparieur, bien que l'invention permette justement de réduire ce nombre ; au surplus, on aura avantage à les faire tels qu'ils soient jointifs, de sorte que notamment les efforts s'équilibrent sur les extrémités appartenant à deux éléments voisina.
Et éventuellement ces divers éléments/ou tout au moins deux d'entre eux, pourraient même appartenir à la même pièce, ruban, tige, ou fil.
Disposant donc d'éléments élastiques du genre de --eux qui viennent d'être décrits, on vient les fixer dans leurs positions convenables sur la jante et sur le moyeu, et, à cet ef- fet, concernant la fixation sur la jante, on la réalise par exemple, soit (fig. il), en vissant, rivant, soudant, ou sertis- sant les extrémités desdits éléments sur la jante 3, notamment en fixant deux extrémités adjacentes sur un support ou saillie 4 solidaire de la jante, soit, suivant une disposition particulièrement avantalgeuse et susceptible, le cas échéant, d'être utilisée isolément, en adaptant les extrémités desdits éléments, sur la jante, par un emboîtement, lesdites extrémités étant par exemple en forme de fourche 16 et s'engageant sur une saillie ou arête 5 de la jante dont la.section est alors,
par exemple, en..forme de f, ladite jante étant, tout. au moins dans ce cas, de préférence en métal (fig. 5),
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soit, suivant une disposition semblable, en faisant comporter auxdites extrémités des trous 6 dans lesquels on peut faire pénétrer une ou plusieurs saillies 7 ménagées sur la jante (fig. 8 et 9), lesquelles saillies peuvent être constituées par les bords d'un évidement 8 ménagé dans l'âme ou arête 5 de la jante 3, lorsqu'une telle âme est prévue, une cheville 9 pouvant être engagée dans ledit évidement, après montage des éléments 1 (fig. 10), soit en combinant les deux dispositions précédentes, comme représenté sur les fig. 9 et 10, soit de toute autre manière;
et, concernant la soliâarisation entre le moyeu et les éléments 3, on l'opère par exemple, en faisant comporter audit moyeu des ergots, chevilles ou autres dispositifs 10, propres à venir s'engager dans le creux des boucles 2, et, en outre, de préférence et pour obtenir une solidarisation positive, en faisant appuyer l'extérieur de la boucle contre le moyeu, celui-ci étant par exemple, dans ce but, constitué par deux plateaux 11 qui, portant les chevilles 10 et destinés à venir s'appuyer l'un contre l'autre en faisant pénétrer lesdites chevilles dans les boucles,présentent en outre des évidements 12 dont les bords sont de courbure appropriée à celle des boucles, de sorte que celles-ci puissent venir s'y appuyer.
Sur la fig. 6 on a supposé que l'un des plateaux 11 était monté fixe sur un arbre 13 portant l'ensemble du moyeu, tandis que l'autre, monté coulissant sur ledit arbre, en vue du montage, peut y âtre fixé par une goupille 14; mais on pourrait procéder de bien d'autres manières et, notamment, ledit arbre pourrait être constitué par deux demi-trompettes prolongeant lesdits plateaux, ceux-cinétant solidarisés au montage par des boulons 15.
En suite de quoi, quel que soit le mode de réalisa-
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tion adopté, et quelles que soient les matières utilisées pour la confection des jantes et du moyeu -- bien qu'il soit préférable de confectionner le tout en métal --, on obtient un ensemble qui présente, par r apport aux roues du genre en question déjà existantes, de nombreux avantages, notamment, celui de présenter une bonne élasticité, notamment grâce a la forme ondulée des ressorts, celui de permettre un montage rapide, celui de présenter une bonne rigidité transversale, et celui d'être d'un prix de revient très bas.
Ces avantages mettent en évidence l'intérêt tout particulier de l'application à la brouette. Mais biend'autres applications sont possibles.
Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant plus spécialement été envisagés ; en embrasse, au contraire, toutes les va- riantes.
RÉSUMÉ.
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