<Desc/Clms Page number 1>
Procédé pour travailler le chanvre,le lin ou des matières textiles analogues.
L'invention est relative a un procédé pour tra- vailler le chanvre, le lin et des matières textiles analogues et elle consiste à exécuter diverses opérations successives qui fournissent comme résultat final une matière textile durable améliorée qu'il n'était pas possible de produire par les procédés connus jusqu'à présent.
On connait déjà des procédés qui permettent d'éli- miner de la matière brute l'acide tannique et la levure qui n
<Desc/Clms Page number 2>
lui confèrent un caractère gommo-résineux. On opère cette élimination en amenant le chanvre broyé successivement dans trois bains dont le premier est alcalin et chaud et dont le deuxième est froid. Il a été constaté que ce traitement ne peut assurer la conservation complète de la filasse.
Suivant la présente invention, on commence le traitement en broyant la tige sur un support lisse, de préférence nervuré, sous une pression de 8 à 10 tonnes, depuis la pointe.de la tige jusqu'à la racine et vice versa, de manière que les tiges s'aplatissent et se brisent, que les fragments de paille (chènevotte) tombent et que la filasse reste intacte. Il est avantageux d'employer des nervures arrondies entre lesquelles la paille se brise en fragments aux points les plus élevés des nervures.
Pour éliminer complètement de la filasse les fragments de paille, on traite la matière textile brute dans un dispositif garni de lames à bord émoussé (lames teilleuses) qui débarrassent la tige de la majeure partie des fragments de paille, de sorte qu'on obtient de la filasse pure.
Il est important d'avoir deux groupes de lames teilleuses faisant un angle d'environ 45 avec la direction de la filasse disposée entre elles. En effet, on a constaté que, de manière surprenante, des lames teilleuses disposées sous cet angle fournissent les résultats les plus favorables.
Après ce traitement, on fait subir à la filasse ainsi obtenue un rouissage à l'eau dans un bassin, de préférence d'une durée de 1 à 2 jours, pour éliminer la substance gommo-résineuse. Afin d'accélérer le rouissage, on dispose dans ce bassin du houblon, enfermé dans un sac, ou une autre matière accélérant la fermentation. On détruit à l'eau
<Desc/Clms Page number 3>
savonneuse les champignons engendrés par cette fermentation, l'eau savonneuse étant évacuée du fond du bassin sous un débit continu et rapide. Pour rincer la filasse, on emploie suivant l'invention un dispositif qui pendant le rouissage maintient la fibre complètement immergée dans l'eau et libre- ment suspendue, de manière que la filasse ne puisse se déposer au fond et ne puisse d'autre part flotter à la surface de l'eau, mais que la substance gommo-résineuse en soit éliminée.
Ce dispositif est constitué par des cylindres cannelés, de section en forme d'étoile ou analogue, qui comportent à leurs extrémités des saillies de guidage, demanière qu'on puisse guider ces cylindres dans des rainures de la paroi du bassin ou de poutrelles appropriées.
La matière textile déjà blanchie à la suite de ce traitement est soumise ensuite à un rinçage par une solution à 4% d'acide formique et/ou d'acide lactique, puis encore par une solution à 1-2% d'un hydroxyde ou carbonate alcalin en vue de la neutralisation, pour empêcher un jaunissement ultérieur de la filasse à la suite de l'action du soleil et du séchage. Il est également recommandé de rincer à l'eau pure.
Pour le rinçage de la filasse on peut aussi employer une roue tournante quelconque qui plonge dans l'eau la filasse suspendue sur elle et qui rince la filasse par suite de sa rotation ininterrompue.
On imprègne ensuite la filasse ainsi obtenue, pour la rendre résistante à l'humidité et aux intempéries. Pour cette imprégnation on emploie une solution colloïdale qui contient de l'extrait de bois de sapin et de l'huile de houblon.
On place la filasse pour une durée de plusieurs heures dans cette solution chauffée à 40-60 , on la sèche, puis on la relave à l'acide dilué et onla sèche de nouveau. Un pareil traitement protège la filasse contre la putréfaction.
@
<Desc/Clms Page number 4>
Les dessins annexés représentent des exemples d'exé- cution de l'invention.
Fig. 1 montre schématiquement la disposition des lames servant à teiller la filasse.
Figs.2 et 3 montrent respectivement une forme d'exécution des lames inférieures et supérieures et leur bord libre émoussé.
Fig. 4 montre une forme d'exécution du dispositif pour la suspension de la filasse pendant le rouissage.
Les lames 1 et 2 sont disposées en deux groupes parallèles sous un angle d'environ 45 , le groupe de lames inférieures 1 étant fixe et le groupe de lames supérieures 2 se déplaçant obliquement dans le sens de la flèche 3 de haut en bas et de bas en haut, de sorte que pendant le déplacement de haut en bas les lames supérieures passent entre les lames inférieures fixes 1 et brisent en petits fragments les tiges placées transversalement entre ces deux groupes de lames.
Quand les lames supérieures 2 pénètrent plus avant dans les intervalles du groupe de lames inférieures, il se produit en outre un frottement à la suite duquel les lames débar- rassent aussi la filasse des fragments de paille. Les lames peuvent être reliées à un dispositif de construction quelconque servant à produire le mouvement voulu.
De préférence, les lames 2 ont un profil ondulé et s'élargissent progressivement d'une extrémité à l'autre (Fig. 3). Les lames inférieures 1 (Fig. 2) ne selargissent pas progressivement: elles comportent environ au tiers de leur longueur un rétrécissement en forme d'auge et au delà de cet. endroit elles s'élargissent de nouveau progressivement. Il faut donner cette forme aux lames pour assurer que la matière textile ne quitte pas les lames.
@
<Desc/Clms Page number 5>
Le dispositif de la Fig. 4, servant à rouir la filasse, est constitué par un bassin dont la paroi 4 est creusée d'une rainure 5 pour recevoir les tourillons 6 des cylindres dentelés 7. Ces cylindres sont déplaçables et s'emboitent réciproquement à l'aide de leurs dents. Les tourillons 6 de leur autre extrémité sont engagés dans les rainures 8 d'une poutrelle quelconque 9. Ces poutrelles 9 sont disposées à des intervalles dépendant des dimensions du bassin.
Le bassin étant vidé, on introduit dans les rainures 5 et 8 un cylindre 7 et on étale sur ce cylindre le faisceau de filasse. Aussitôt après on amène le cylindre suivant près du premier cylindre de telle manière que les dents de l'un viennent s'emboîter dans celles de l'autre et fixent suffisamment le faisceau de filasse. Puis on introduit le troisième cylindre et on étale sur lui un deuxième faisceau de filasse que l'on fixe en place au moyen du cylindre précédent. On procède ainsi de proche en proche jusqu'à ce que le bassin entier soit rempli de cylindres. Ensuite on fait couler de l'eau dans le bassin jusqu'à ce que le dispositif entier soit couvert d'eau, et après un certain temps la filasse prend une position de suspension libre qui est particulièrement avantageuse pour la qualité ultérieure de la matière textile.
Au cours de ce rouissage les parties de la filasse qui la rendent résineuse tombent sur le fond et la filasse pend sous le niveau de l'eau.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.
<Desc / Clms Page number 1>
Process for working hemp, flax or similar textile materials.
The invention relates to a process for working hemp, flax and the like textile materials and involves performing various successive operations which provide as a final result an improved durable textile material which it was not possible to produce. by the methods known until now.
Processes are already known which make it possible to remove tannic acid and yeast from the raw material which does not
<Desc / Clms Page number 2>
give it a gum-resinous character. This elimination is carried out by bringing the crushed hemp successively into three baths, the first of which is alkaline and hot and the second of which is cold. It has been observed that this treatment cannot ensure the complete preservation of the tow.
According to the present invention, the treatment is started by grinding the stem on a smooth support, preferably ribbed, under a pressure of 8 to 10 tons, from the tip of the stem to the root and vice versa, so that the stems flatten and break, the fragments of straw (hemp) fall and the tow remains intact. It is advantageous to use rounded ribs between which the straw breaks into fragments at the highest points of the ribs.
To completely remove the straw fragments from the tow, the raw textile material is treated in a device fitted with blades with a blunt edge (scutching blades) which frees the stem of most of the straw fragments, so that we obtain pure tow.
It is important to have two groups of scutching blades making an angle of about 45 with the direction of the tow between them. In fact, it has been observed that, surprisingly, scutching blades arranged at this angle provide the most favorable results.
After this treatment, the tow thus obtained is subjected to retting with water in a basin, preferably for a period of 1 to 2 days, in order to remove the gummy-resinous substance. In order to accelerate the retting, we have in this basin some hops, enclosed in a bag, or another material accelerating the fermentation. We destroy with water
<Desc / Clms Page number 3>
soapy the mushrooms generated by this fermentation, the soapy water being evacuated from the bottom of the basin under a continuous and rapid flow. In order to rinse the tow, a device is used according to the invention which, during retting, keeps the fiber completely immersed in water and freely suspended, so that the tow cannot settle to the bottom and, on the other hand, cannot float on the surface of the water, but the gum-resinous substance is removed.
This device is constituted by fluted cylinders, of star-shaped section or the like, which have guide projections at their ends, so that these cylinders can be guided in grooves in the wall of the basin or in suitable beams.
The textile material already bleached following this treatment is then subjected to rinsing with a 4% solution of formic acid and / or lactic acid, then again with a 1-2% solution of a hydroxide or alkali carbonate for neutralization, to prevent subsequent yellowing of the tow as a result of sunlight and drying. It is also recommended to rinse with pure water.
For rinsing the tow, it is also possible to use any rotating wheel which immerses the tow suspended on it in water and which rinses the tow as a result of its uninterrupted rotation.
The tow thus obtained is then impregnated to make it resistant to humidity and bad weather. For this impregnation a colloidal solution is used which contains extract of fir wood and hops oil.
The tow is placed for a period of several hours in this solution heated to 40-60, it is dried, then it is rewashed with dilute acid and it is dried again. Such a treatment protects the tow against putrefaction.
@
<Desc / Clms Page number 4>
The accompanying drawings show exemplary embodiments of the invention.
Fig. 1 schematically shows the arrangement of the blades used to scutch the tow.
Figs.2 and 3 respectively show an embodiment of the lower and upper blades and their blunt free edge.
Fig. 4 shows an embodiment of the device for suspending the tow during retting.
The slats 1 and 2 are arranged in two parallel groups at an angle of about 45, the lower slat group 1 being fixed and the upper slat group 2 moving obliquely in the direction of arrow 3 up and down and bottom up, so that during the movement up and down the upper blades pass between the lower fixed blades 1 and break into small fragments the rods placed transversely between these two groups of blades.
When the upper blades 2 penetrate further into the gaps of the lower blade group, further friction occurs, as a result of which the blades also clear the tow from the straw fragments. The blades can be connected to any construction device used to produce the desired movement.
Preferably, the blades 2 have a wavy profile and gradually widen from one end to the other (Fig. 3). The lower blades 1 (Fig. 2) do not widen progressively: they have about a third of their length a trough-shaped narrowing and beyond this. place they gradually widen again. This shape must be given to the slats to ensure that the textile material does not leave the slats.
@
<Desc / Clms Page number 5>
The device of FIG. 4, used to rust the tow, consists of a basin whose wall 4 is hollowed out with a groove 5 to receive the journals 6 of the serrated cylinders 7. These cylinders are movable and interlock with each other using their teeth . The journals 6 at their other end are engaged in the grooves 8 of any beam 9. These beams 9 are arranged at intervals depending on the dimensions of the basin.
The basin being emptied, a cylinder 7 is introduced into the grooves 5 and 8 and the bundle of tow is spread over this cylinder. Immediately afterwards the next cylinder is brought close to the first cylinder in such a way that the teeth of one fit into those of the other and sufficiently fix the bundle of tow. Then the third cylinder is introduced and a second bundle of tow is spread over it, which is fixed in place by means of the previous cylinder. This is done step by step until the entire basin is filled with cylinders. Then water is run into the basin until the entire device is covered with water, and after a certain time the tow assumes a position of free suspension which is particularly advantageous for the subsequent quality of the textile material. .
During this retting the parts of the tow which make it resinous fall to the bottom and the tow hangs below the water level.
** ATTENTION ** end of DESC field can contain start of CLMS **.