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" Grenade à manohe ".- . Il est évident qu'un objet pesant de forme sphérique ou ovoide peut être lancé plus loin et avec plus de préoisi- on s'il est muni dtun manohe, et que, d'autre part, l'emploi d'un manche permettra de lancer à la même distance des objets plus lourds.
La présente invention a pour but d'obtenir un dispositif, par la oombinaison d'une grenade et d'un manche de lanoement spécial, qui réunisse ces avantages au point de vue du lancement, ( distance et précision ), aux qualités de fonctionnement, d'efficacité et de sécurité de la grenade
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même
Les grenades à main connues peuvent être classées en ; Grenades sans manche : Mills O.F. etc....
Grenades à manche : Grenade allemande 1914 - 18.
Les premières sont parfaites au point de vue fonctionne- ment, efficacité et sécurité, mais n'ont pas les avantages au point de vue du lancement que procure le manche.
Les secondes sont parfaites au point de vue du lance- ment, mais présentent par contre de grands défaits au point de vue du fonctionnement et surtout de la sécurité.
Citons pour mémoire seulement les grenades à choc qui ont été abandonnées définitivement, telle l'ancienne grenade Delattre à plateau percuteur.
Dans les grenades sans manche, le volume tenu en main este est trop considérable, de façon que la main/reste toujours ouverte aux 3/4. Ceci jointdla nécessité de presser fortement le le- vier de sûreté, défavorise le làchage au moment opportun, nuisant ainsi à la distance atteinte et à la précision dans le lancement.
Il est de plus prouvé que le serrage de la main est par- fois si accentué que le soldat lance la grenade carrément à ses pieds ou sur le parapet de la tranohée.
La cailler ainsi que son dispositif d'attache et de son- tien font saillie extérieurement sur le corps de la grenade et se prêtent à des accrochages dangereux,
La tête du percuteur avec sa rainure d'accrochage est extérieure à la grenade, non protégée, et se prête à la rouille, ce qui entraîne parfois des ratés.
Pour. éviter la pénétration de 1*humidité à l'intérieur de la grenade, on enduit bien de paraffine le passage du per- auteur, mais celle-ci se solidifie par le temps, et empêche parfois la percussion.
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- Les grenades à manche, grâce au manche dont elles sont pourvues, assurent de sérieux avantages au point de vue du lanoement ; distance et précision plus grandes.
.Mais elles ont l'inconvénient de nécessiter un amorçage préliminaire au lancement, obtenu par friction et traction sur une ficelle pouvant se rompre ou se détériorer.
Ceci constitue un danger réel et nécessite le lancement immédiat de la grenade dès que l'amorçage a été fait, même si 1''objectif s'est éclipsé ou est momentanément hors d' atteinte.
L'amorçage par fricteur, assez rudimentaire,est d'ail-. leurs moins absolu que le système d'amorçage par percuteur.
Le dispositif suivant l'invention décrit ci-après et représenté au dessin annexé, élimine les défauts ci-dessus tout en accentuant encore les qualités des grenades existan- tes connues.
Figure 1 représente à titre d'exemple, la coupe longitudinale d'une grenade munie d'un manche faisant l'objet de la présente invention.
Figures 2, 3, 4,5 et 6 donnent des vues avec coupes ou demi-coupes de chacune des cinq pièces composant le mxcanisme de détente, de peroussion et de sûreté.
La grenade proprement dite se compose du corps 1, renfermant la charge 2 et le dispositif d'amorçage 3.
Le corps de la grenade 1, en fonte, avec brisures préparées sur la surface extérieure ( non représentées sur le dessin ) présente à son extrémité inférieure, une ouverture filetée unique aveo épaulement d.
Cette ouverture unique est destinée
1 à l'introduction de la charge,
2 à la mise en place et au centrage du dispositif d' amorçage, dont la tête en métal mou présente un collet qui
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vient s'appuyer contre l'épaulement d. @ @ @ 3 à recevoir le manchon fileté 5 vissé dans le culot de la grenade, et dont l'extrémité supérieure f écrase le collet e de la tête du dispositif d'amorçage contre l'épaule- ment, assurant ainsi une obturation parfaite empêchant toute mise à feu prématurée de la charge principale.
La mise en place du dispositif d'amorçage et du manche ne se fait qu'au moment de l'emploi. Le dispositif d'amorçage, manche et la grenade renfermant sa charge, sont transportés séparément, un simple bouchon de bois ou de liège paraffiné vissé dans l'ouverture du culot empêchant le déversement de la charge de poudre.
Le dispositif d'amorçage est du type couramment employé, comprenant une tête avec capsule au fulminate, un bout de mèche bickford, 5.1/2 Sec., et le détonateur. La tête est en métal mou, plomb ou alliage et présente un aollet e dont le but vient d'être expliqué.
Le percuteur 6, figures 1 et 2, présente à sa partie supérieure une pointe et un épaulement contre lequel vient s'appuyer le ressort 8, figures 1 et 3.
Il est muni, à sa partie inférieure, dtune noix 7 en forme de tronc de cène, vissée et rivée sur la tige, après sa mise en place, avec son ressort, dans la partie oylindri- que centrale du manchon 5, figure 4.
Le manchon du percuteur 5 ( figure 4 ) présente à sa partie supérieure un pas de vis correspondant à celui de l' ouverture du culot de la grenade, et immédiatement en des- sous une tête d'écrou ividée, inférieurement, de façon à pré- senter un logement circulaire h de quelque@millimètres de profondeur ( figure 4 ).
La face supérieure de cette tête d'éorou reçoit une rondelle 4 ( figure 1 ) de papier paraffiné ou goudronné,
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destinée à faciliter l'Écrasement du collet de la tête du dispositif d'amorçage contre l'épaulement de l'ouverture du culot de la grenade.
Figure 5 représente en coupe et en élévation une des deux parties symétriques dont se compose le manohe proprement dit.
Ce manche sectionné suivant un plan axial peut être en bois dur, ébonite ou bakelite, ou aluminium. Il présente intérieurement des bossages qui épousent exactement 1 la queue du manchon du percuteur et 2 la noix tronconique du percuteur quand oelui-oi se trouve dans sa position il armé ", ce qui l'empêche de stabattre aussi longtemps que les deux moitiés du manche sont tenues ensemble, l'une contre l'autre. Et ceci est obtenu à ltaide du capuchon de sûreté ( figure 6 ) muni de deux chicanes symétriques dans lesquelles stengagent deux tenons 10 ( figures 1 et 5 ) prévus à l'extrémité inférieure de chaque demi-manche.
L'extrémité supérieure du manche assemblé s'engage dans l'évidement circulaire de la tête d'ecrou du manchon du percuteur, et y est énergiquement maintenue par la traction du ressort du percuteur dans sa position armé ", et tant que les deux moitiés du manche sont maintenues ensemble. si ces deux moitiés du manche cessaient d'être maintenues ensemble, le perouteur s'abattrait sous l'action de son ressort, et grâce à la noix tronoonique, dont il est pourvu, rejetterait de part et d'autre les deux demi-manches, chacun quittant 1' évidement circulaire du manchon du percuteur, en tournant autour du point b, figure 5, ce mouvement étant rendu possible et étant facilité par les arcs de cercle a ( figure 5 ) et lt échancrure 0 ( figure 5).
pour armer la percuteur, la manche étant dévissé, on repousse le percuteur à l'aide d'un petit morceau dE) tube en
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bandant son ressort à fond. Lorsque la noix a suffisamment reculé, on engage les deux demi-manches dans l'évidement oirculaire du manchon du percuteur, on les rapproche, et les réunit définitivement à l'aide du capuchon de sûreté. pour lancer la grenade ; 1 tenir le manche de la main droite bien fermée, 2 retirer le capuchon de sûreté de la main gauche en continuant de bien serrer la main droite autour du manche; 3 lancer la grenade.
.;au moment extrême du jet où la main lâchera le manche, la noix du percuteur cessera d'être maintenae, par les deux moitiés du manche. Le percuteur s'abattra, tandis que la noix en avançant, rejettera de coté les deux demi-manches qui tomberont à quelques pas du grenadier, la grenade continuant à décrire sa trajectoire.
REVENDICATIONS.
1.- Grenade à manche, pour le lancement 4.la main, caractérisée par le fait que le manohe est sectionné longitudi- nalement en deux ou plusieurs éléments qui sont normalement maintenus assemblés par un ou des dispositifs de sécurité, ou par la main, immédiatement avant le lancement, les éléments de manohe cités étant creux et munie d'arrêts on guidages ap'.propriés, pour caler le percuteur à l'état armé avant itemploi.