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Procédé de fabrication de pigments composites.
Cette invention est relative à la fabrication de pigments composites.
Les pigments composites consistent en un mélange de deux ou plus de d'eux pigments plus ou moins intimement associés. Ainsi, le lithopone, composition de sulfure de zinc et de sulfate de baryum, est un pigment composite ; il en est de même des pigments composites bien connus d'oxyde de titane, xxxxxxxxxxxx qui contiennent du sulfate de baryum ou de calcium en plus d'oxyde de titane; et le lithopone titané, pigment tertiaire composé d'oxy- de de titane, de sulfure de zinc et de sulfate de baryum, est aussi du type composite.
Les pigments élémentaires peuvent avoir des propriétés pigmentaires relativement égales nais, dans la
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plupart des cas, les propriétés pigmentaires, telles que le pouvoir de coloration, le pouvoir couvrant et l'opaci- té, d'un pigment prédominent alors que l'autre pigment peut être considéré comme se comportant à la façon d'un diluant ou véhicule de l'autre pigment. Pour cette rai- son, il est commode d'appeler "primaire" le pigment qui possède les meilleures propriétés pigmentaires et "secon- daire" l'autre pigment.
Ainsi, l'oxyde de titane et le . sulfure de zinc constitueraient normalement des pigments primaires, alors que le sulfate de baryum, le sulfate de calcium, l'asbestine, qui sont des diluants, ainsi que d'autres matières possédant des propriétés pigmentaires relativement bonnes, telles que le oarbonate de plomb basique et l'oxyde de zinc, seraient normalement consi- dérés comme des pigments secondaires. Il est évident toutefois que ces termes sont purement relatifs et que, dans certains cas,un pigment composite tel qu'un pigment calciné de sulfates de titane et de baryum co-précipités pourrait être considéré comme étant le pigment primaire, et un autre constituant, tel que le carbonate de plomb basique, pourrait être considéré comme étant le pigment secondaire.
Jusqu'à ce jour, on a le plus souvent préparé des pigments composites par des procédés basés sur une précipitation conjointe ou "co-précipitation" des pig- ments primaire et secondaire et sur une calcination mu- tuelle subséquente. Le lithopone, par exemple, est préparé par une réaction de décomposition double, qui se produit lorsqu'on réunit des solutions de sulfate de zinc et de sulfure de baryum, le précipité résultant de sulfu- re de zinc et de sulfate de baryum étant calciné.
On prépare généralement les pigments composites dioxyde de titane par l'un ou l'autre de deux procédés, savoir': (1) en ajoutant le pigment secondaires par exemple le sulfate de baryum ou de calcium, à une solution de sulfa-
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te de titane et précipitant le titane par hydrolyse, (2) en ajoutant une solution d'un sel dont'le sulfate constitue le pigment secondaire, par exemple le chlorure de calcium ou de baryum, à une solution de sulfate de titane, le pigment secondaire étant ainsi engendré sur place, et en précipitant alors le titane par hydrolyse.
Dans les deux cas, les précipités mixtes de composés de titane et de pigments secondaires sont calcinés ensemble.
Ces procédés donnent des pigments dont on dit que l'oxyde de titane est précipité sur, et uni, avec le pigment secondaire.
On a aussi proposé de préparer un pigment con- tenant de l'oxyde de titane et du sulfate de baryum en ajoutant du sulfate de baryum à une dispersion fine d'o- xyde de titane (ou en l'engendrant dans une telle dis- persion) et en coagulant l'oxyde de titane, le mélange ainsi obtenu étant ensuite soumis à la calcination usuelle.
Comme résultat de la calcination, dans la plu- part des cas, les propriétés pigmentaires du pigment primaire sont développées à un degré optimum, alors que, par contre, les propriétés du pigment secondaire sont essentiellement inchangées et non améliorées. Il résulte de ces procédés connus que les pigments secondaires sont soumis à un traitement inutile, qui augmente par consé- quent inutilement le coût de la fabrication, et le but de la présente invention est d'éviter ce traitement inu- tile des pigments secondaires pendant la fabrication des pigments composites.
Suivant la présente invention, le procédé de fabrication de pigments composites consiste à effectuer une floculation conjointe, appelée ci-après "co-flocula- tion", dans un mélange de suspensions des pigments ,élémentaires, à séparer les précipités "co-floculés" ainsi engendrés et à'les laver et les sécher, avec ou
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sans pulvérisation subséquente.
Il est bien entendu que les pigments à partir desquels les suspensions sont préparées suivant l'invention sont des pigments qui sont sous une forme qui est en substance normalement leur forme finale, Par exemple , si l'on utilise des pigments tels que des pigments de titane ou du sulfure de zinc qu'il est normalement nécessaire de calciner pour développer leurs propriétés pigmentaires, une caractéristique essentielle de l'invention réside dans le fait qu'on utilise le produit calciné et non le produit non calciné.
Par le terme "co-floculation", on entend la coagulation mutuelle de particules de pigment du mélange de suspensions.
La préparation de pigments composites par "cofloculation", suivant la présente invention, se distingue clairement des procédés de précipitation appliqués jusqu'à ce jour.
Dans les procédés basés sur une précipitation, des substances en solution sensiblement moléoulaire subissent, dans des conditions convenables, des changements physico-chimiques d'où résulte la formation d'une seconde phase, qui est usuellement difficilement soluble.
La floculation, par contre, n'entraîne que l'agglomération ou la coagulation des petites particules d'une substance dispersée sous forme de plus grosses particules ou flocons. Dans le premier de ces phénomènes, on dit que les molécules sont condensées sous forme de cristaux ultra-microscopiques à partir desquels de plus grosses particules sont à leur tour développées par/ce qu'on appelle le "grossissement du grain". Dans le second phénomène, des particules qui peuvent être si petites qu'el- les se rapprochent même de la dimension colloïdale sont agglomérées sous forme de plus grosses particules ou flocons macroscopiuques visibles.
Dans le premier cas, les
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plus grosses particules résultent d'une réaction physico- chimique entre les cristaux ultra-microscopiques et la solution environnante, alors que, dans le second cas, les plus grosses particules résultent uniquement de l'adhérence d'un certain nombre de particules plus petites.
Alors que la précipitation implique la transition de substances de la phase de solution à la phase solide en passant par la phase colloïdale, la floculation telle qu'elle est utilisée ici, implique uniquement une agglomération de petites particules pour donner des particules plus grosses.
L'hydrolyse, accompagnée de la formation d'oxydes hydratés, et la double décomposition ou métathèse, accompagnée de la formation de sels insolubles, sont des réactions de condensation typiques impliquant une précipitation. Ainsi, par exemple, les composés de titane hydratés sont engendrés par l'hydrolyse d'une solution de sulfate de titanyle, alors que le sulfate de baryum est engendré par une réaction de décomposition double entre une solution d'un composé de baryum soluble et une solution d'un sulfate soluble.
Suivant la façon préférée de réaliser la présente invention, dans la pratique, on prépare une suspension dispersée du pigment primaire à l'aide d'un agent de dispersion. On prépare des suspensions individuelles séparées du ou des pigments secondaires, également à l'aide d'agents de dispersion. On mélange alors ces suspensions et on peut réaliser la "co-floculation" par l'un ou l'autre de deux procédés, savoir : a) comme résultat d'une réaction entre l'agent de dispersion choisi pour le pigment primaire et le ou les agents de dispersion choisis pour le ou les pigments secondaires; b) par l'addition d'un coagulant. On peut d'ailleurs appliquer une combinaison des deux procédés a) et b),
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si on le désire.
La dispersion des pigments primaire et secondai- re peut avantageusement être effectuée en broyant le pig- ment individuel avec une quantité convenable d'eau, par exemple une quantité égale en poids à celle du pigment.
L'agent de dispersion peut être contenu dans l'eau, que ce soit sous forme d'une solution, s'il est soluble dans l'eau, ou d'une suspension , stil est insoluble ; ou bien il peut être ajouté avant ou pendant l'opération de bro- yage, suivant qu'on le désire.
Parmi les matières qui exercent un effet de dis- persion sur divers pigments primaires et secondaires et qui, par conséquent, sont utiles dans la mise en pratique du présent procédé, on mentionnera : les carbonates et hydrates des métaux alcalins, tels que NaOH, Na2C03 K2C03, l'hydrate d'ammonium, NH4OH; les silicates des métaux . alcalins, tels que Na2Si03; des sulfures, tels que H2S; .certains sels inorganiques, tels que PbC12 et BaC12; des halo!des acides d'éléments tri- et tétravalents, tels que
Fe, Th, Tl, Ce, Al, Ti, Zr, etc...; des savons métalli- ques, tels que ceux des acides oléique, stéarique, palmi- tique ou laurique;
les savons ammoniques des huiles ali- phatiques sulfonées, telles que le savon ammonique'de . l'huile de ricin sulfonée, les huiles ou acides gras sulfonés, tels que l'huile de rouge turc;. les acides aryl- sulfoniques alkyl-substitués et leurs- sels, tels que l'acide isopropylnaphtalène sulfonique et son sel sodique; certains agents émulsionnants, tels que la saponine, la trihydroxyéthylamine, etc.....
Le premier des deux modes de réalisation susmentionnés du présent procédé consiste à choisir les agents de dispersion du pigment primaire et du ou des pigments secondaires de façon qu'une "co-floculation" mutuelle s'effectue sans l'aide d'un agent coagulant lorsqu'on mélange les suspensions contenant ces agents de disper-
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sion, S'ils sont oonvenablement choisis, les agents de dispersion, lorsqu'on mé langera des suspensions qui les contiennent, annuleront ou contrecarreront mutuellement leurs effets de dispersion respectifs et on pourra dire qu'ils sont mutuellement antagonistes ou "antipathiques".
Le nombre des combinaisons d'agents de disper- sion qui peuvent être utilisées pour réaliser l'invention selon ce mode opératoire est en réalité très grand, et il n'est pas pratiquement possible d'en donner une -liste complète. Les considérations qui suivent aideront toutefois à établir un choix convenable d'agents de dispersion antipathiques. Par exemple, lorsqu'une dispersion a été préparée à l'aide d'un agent de dispersion fournissant des ions préférentiellement adsorbés, un agent de dispersion antipathique fournira des ions capables de neutraliser ou libérer les ions dispersifs du premier agent de dispersion. Les ions de 1' agent de dispersion antipathique qui remplissent cette fonction ont usuellement un potentiel électrique opposé.
Par conséquent, les agents de dispersion acides peuvent être considérés comme étant les antipathiques des agents de dispersion basiques, et réciproquement. Par exemple, une "co-floculation" mutuelle sera obtenue lorsqu'on mélangera une suspension d'oxyde de titane préparée à l'aide du chlorure d'aluminium, sel acide, avec une suspension de sulfate de baryum préparée avec le silicate de sodium, substance basique.
Lorsqu'on applique le second des modes opératoires sus-mentionnés, on peut utiliser tous agents de dispersion convenables pour préparer la suspension dispersée de pigment primaire et la suspension dispersée du ou des pigments secondaires et réaliser la "co-floculation" en ajoutant au mélange de suspension un coagulant tel que le sulfate de magnésium, par exemple. Des substanaes fortement acides ou basiques, telles que l'acide
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sulfurique ou la soude caustique, sont souvent efficaces à titre de coagulants.
En général, la dispersion des pigments primaires ou secondaires peut être effectuée en n'utilisant qu'une faible quantité d'agent de dispersion. Si l'on désire réaliser la "co-floculation" des pigments composites comme résultat des propriétés neutralisantes ou antipathiques des agents de dispersion respeotifs, il peut être avantageux d'utiliser des proportions sensiblement stoechiométriques des agents choisis, mais si l'on désire effectuer la "co-floculation" à l'aide d'un coagulant, les proportions relatives appliquées ne sont pas aussi importantes.
Lorsque les particules de pigment ont été "cofloculées" à partir du mélange de suspensions, on peut les séparer de la liqueur qui surnage par tout moyen convenable, tel qu'une décantation ou (et) une filtration.
Les agents de dispersion, de même que les coagulants, sont ainsi presque complètement éliminés. On peut alors laver les particules de pigment "co-floculées" pour éliminer, stil en existe, les résidus d'agent de dispersion soluble, de coagulant soluble ou de produits solubles résultant d'une réaction entre des agents de dispersion antipathiques, puis les sécher. Si un agent de dispersion insoluble a été utilisé, la faible quantité dudit agent qui reste dans le pigment après l'élimination de la liqueur qui surnage et le lavage n'aura pas d'effet nuisible sur la qualité du produit. Après séchage, les pigments "co-floculés" préparés par les divers modes opératoires du présent procédé peuvent facilement être pulvérisés en vue de leur utilisation.
Il est probable que le procédé de "co-floculation" suivant l'invention effectue une association qui est aussi intime, et (ou) une affinité entre les particules du pigment primaire et celles du ou des pigments se-
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condaires qui est au moins aussi énergique, que celles résultant des méthodes connues de "co-précipitation" et de
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ealcination conjointe 2B.!pM.xï!a:S!xj<3XTasxxix !MXJt:UU!LXXiNXBSN3bam:XXBU
Les exemples particuliers qui suivent ont uniquement pour but de faire comprendre la fabrioation de pigments composites par le présent procédé :
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Exem 1 e I Exem.:Rl.U;.
Pigment composite d'oxyde de titane et de sulfate de baryum
On indiquera deux modes de réalisation dans lesquels le pigment d'oxyde de titane et le sulfate de baryum sont utilisés dans la préparation de deux pigments composites ayant des proportions sensiblement semblables et possédant sensiblement les mêmes propriétés pigmentaires.
On peut utiliser l'un quelconque des pigments usuels d'oxyde de titane, Il peut par exemple contenir des compo-
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sés phosphoreux et peut avoir été calciné en présence de selon ex rocédéo tels composés oonnus, xxxXXµµt±xµ8àtl8kX3t8X La baryte naturelle, qui a été broyée, purifiée, blanchie et décantée, en assurant ainsi l'uniformité et la finesse, est une source satisfaisante de sulfate de baryum, D'autre part, on peut aussi utiliser un blanc fixe ayant les mêmes caractéristiques que la baryte broyée, purifiée et décantée.
Mode opératoire A.
On broie 100 kgs du pigment dioxyde de titane déorit ci-dessus dans un moulin convenable tel qu'un moulin à billes de porcelaine, pendant 'environ deux heures, avec un poids sensiblement égal dteau et 1 % environ de son poids de chlorure d'aluminium. On broie d'une manière analogue pendant environ deux heures, 300 Kgs de sulfate de baryum BaS04, que ce soit sous forme d'une baryte naturelle broyée ou sous forme d'un blanc fixe choisi comme décrit ci-dessus, avec un poids approximativement égal
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d'eau et 0,5 à 0,75% environ de silicate de sodium, de préférence d'un rapport de 1 :4 entre Na20 et Sio2.
On mélange alors les deux suspensions dans un réservoir convenable. Une "co-floculation" mutuelle s'effectue par suite de la réaction entre le chlorure d'aluminium et le silicate de sodium. On sépare alors les particules de pigment "oo-floculées" de la liqueur qui surnage, on les lave et on les sèche, de préférence entre 100 et 1200 C. Après séchage, on peut aisément pulvériser le pigment composite.
Le pigment ainsi préparé est un produit composite contenant approximativement vingt-cinq parties d'oxy- de de titane et soixante-quinze parties de sulfate de baryum.
Mode opératoire B
100 Kgs d'un oxyde de titane analogue à celui utilisé dans le mode opératoire A sont broyés pendant deux heures avec 4,5 kg de silicate de sodium et un poids approximativement égal d'eau. On disperseséparément 300 Kgs d'un sulfate de baryum analogue à celui utilisé dans le mode opératoire A en le broyant pendant environ deux heures avec 9 Kgs de silicate de sodium et un poids approximativement égal d'eau.
On mélange alors les deux suspensions.- Etant donné qu'il ne résulterait aucune coagulation de l'utilisation du même agent de dispersion à la fois pour le pigment primaire et pour le pigment secondaire, on ajoute 2,4 kgs de sulfate de magnésium en solution aqueuse pour provoquer une "co-floculation" de l'oxyde dé titane et du sulfate de baryum en suspension. On traite alors le pigment composite aggloméré de la même façon que dans le mode de réalisation A de cet exemple.
Le pigment composite résultant est analogue à celui obtenu par le mode opératoire A.
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Exemple II
Pigments de sulfure de zinc et de sulfate de baryum.
On indiquera deux procédés pour préparer un pigment composite aggloméré à base de sulfure de zino et de sulfate de baryum.
Mode opératoire A
On broie 100 kgs de pigment de sulfure de zinc du commerce, pendant environ deux heures, avec environ
290 litres d'eau saturée d'hydrogène sulfuré, H2S. On' disperse séparément 233 kgs d'un sulfate de baryum analo- gue à celui utilisé dans l'exemple I en le broyant pen- . dant environ deux heures dans 275 litres d'eau environ, en présence de 2,66 kgs de silicate de sodium.
Lorsqu'on mélange les deux solutions, il s'ef- fectue une "co-floculation" des particules de pigment dispersées sans l'aide d'un coagulant.
On filtre, lave et sèche à environ 100 C les particules de pigment "co-floculées" ot on peut ensuite les pulvériser.
Mode opératoire B
On disperse 100 kgs d'un pigment de sulfure de zinc du commerce en le broyant pendant environ deux heu- res dans 250 litres environ d'eau en présence de 1,5 kg de silicate de sodium. On broie 233 kgs d'un sulfate de baryum analogue à celui de l'exemple I avec environ
275 litres d'eau, en présence de 2,66 kg de silicate do sodium, pendant environ deux heures.
On mélange alors les deux dispersions et on ajoute environ 2,4 kg de sulfate de magnésium en solu- tion aqueuse pour "co-floculer" les particules en sus- pension de sulfure de zinc et de sulfate de baryum.,
On traite les particules de pigment "co-flooulées" de la même façon que dans le mode opératoire A de oet exemple.
Les produits des modes opératoires A et 3 de
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cet exemple sont l'un et l'autre des pigments composites comparables au lithopone de composition analogue préparé par les procédés Brown.
Exemple III Pigment composite d'oxyde de titane, de sulfate de baryum et de carbonate de plomb basique.
On indiquera deux procédés pour préparer un pigment composite tertiaire dans lequel le pigment primaire est lui-même un pigment composite dispersé, comme une matière simple, dans une suspension. Le pigment primaire choisi pour cet exemple était un pigment composite "co-précipité" et mutuellement calciné d'oxyde de titane et de sulfate de baryum. Le carbonate de plomb basique avait été obtenu par le procédé des Hollandais bien connu, basé sur la corrosion du plomb par l'acide acétique en présence d'une matière organique décomposante.
Mode opératoire A.
On disperse 100 kgs d'un pigment composite composé de 25 % environ d'oxyde de titane et de 75% environ de sulfate de baryum dans 830 litres d'eau en le broyant pendant environ deux heures en présence de 0,5 kg de silicate de sodium. On disperse séparément 100 kgs de carbonate de plomb basique dans 830 litres d'eau en le broyant pendant deux heures en présence de 1,5 kg de chlorure de plomb, PbC12.
Une "co-floculation" s'effectue sans l'aide d'un coagulant lorsqu'on mélange les deux suspensions.
On filtre, lave, sèche à environ 110 C et pulvérise les pigments "co-floculés".
Mode opératoire B
On disperse 100 kgs du pigment composite "coprécipité" et mutuellement calciné d'oxyde de titane et de sulfate de baryum en le broyant dans un moulin à billes pendant trois heures avec 830 litres d'eau oontenant 0,5 kg d'hydrate de sodium. De même, on disperse 100 kgs
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de carbonate de plomb basique en le broyant pendant trois heures avec 420 litres d'eau contenant 0,2 kg d'hydrate de baryum. On mélange les deux suspensions et on soumet à une "co-floculation" les particules suspendues de pigment en ajoutant 0,78 kg diacide sulfurique à 93% au mélange de suspensions.
On filtre, lave, sèche à environ 110 C et pulvérise les particules de pigment "co-floculées". On obtient un pigment composite dont la composition et les propriétés sont analogues à celui obtenu par le mode opératoire A de oet exemple.
Exemple IV.
Pigment composite d'oxyde de titane de sulfate de ,'baryum et de carbonate de plomb basique.
Cet exemple illustre la préparation d'un pigment composite aggloméré tertiaire dont les trois éléments ont été dispersés séparément. Comme l'oxyde de titane possède les meilleures propriétés pigmentaires, il doit être considéré comme le pigment primaire.
On disperse 75 kgs d'un oxyde de titane analogue à celui employé dans l'exemple I en le broyant dans un moulin à billes pendant deux heures'dans une quantité égale d'eau contenant environ 0,2 kg d'hydrate de sodium.
On disperse 25 kgs de sulfate de baryum, qu'il s'agisse de la baryte naturelle ayant été traitée comme décrit dans l'exemple I ou d'un blanc fixe équivalent, en le broyant pendant deux heures avec un poids sensiblement égal d'eau contenant 0,5 kg de silicate de sodium.
On disperse 100 kgs d'un carbonate de plomb basique, analogue à celui utilisé dans l'exemple III, en le broyant pendant deux heures dans un moulin à billes avec environ 830 litres d'eau contenant 1.0 kg de Ssilicate desodium.
On mélange alors les trois suspensions préparées séparément. On "co-flocule" les particules de pigments
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d'oxyde de titane, de sulfate de baryum et de carbonate de plomb basique en suspension en ajoutant au mélange de suspensions 8 kgs de sulfate de magnésium sous forme d'une solution aqueuse à 20 %.
Les particules "co-floculées" de pigment sont alors filtrées, lavées, séchées à environ 100 0 et pulvérisées.
Ce pigment composite tertiaire est analogue à celui obtenu par les deux modes opératoires A et B de l'exemple III.
Le procédé suivant l'invention se prête à la fabrication de pigments de toutes proportions prédéterminées désirées. Pour déterminer les proportions désirées de pigments primaires et secondaires, il faut tenir compte de l'usage que le pigment composite est appelé â recevoir.
Ainsi, si l'on a besoin d'un pigment ayant un pouvoir de coloration élevé, une bonne opacité, etc.... on utilisera une quantité relativement plus grande de pigment primaire,
En outre, le présent procédé n'est pas limité à la préparation de pigments composites blancs et convient également bien pour la préparation de pigments oomposites colorés.
Il est possible de préparer un pigment composé de deux ou plus de deux pigments colorés de toute couleur ou teinte désirée et il est également possible de teinter un pigment blanc en toute nuance désirée; par exemple, si l'on prépare une dispersion de jaune de chrome (pigment de chromate de plomb-sulfate de plomb) ainsi qu'un pigment de bleu de Prusse (ferrocyauure ferrique), on peut, par "co-floculation", obtenir un pigment vert de toute nuance désirée, selon les proportions relatives utilisées du jaune de chrome et du bleu de Prusse.
De marne, on peut par exemple teinter un pigment d'oxyde de titane en jaune clair, en vert clair ou en toute autre nuance désirée en soumettant à un procédé de "co-floculation" un mélange de
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ce pigment avec la quantité désirée d'un pigment jaune clair, vert ou d'une autre couleur. Les pigments colorés préparés par le procédé suivant l'invention sont remarqua- bles par l'uniformité de la couleur et du ton et, lors- qu'ils sont incorporés à des véhicules en vue de la préparation de couches superficielles, s'étalent sans former de raies ou sans irrégularités de couleur. Leur couleur uniforme les rend avantageux pour d'autres applications industrielles.
Les pigments composites préparés par le présent procédé possèdent de bonnes propriétés pigmentaires, telles que le pouvoir couvrant, le pouvoir de coloration, l'opacité et la couleur. De plus, ils possèdent une texture finale, contiennent moins de particules dures ou graveleuses et ont une grosseur de particule plus régulière que les produits correspondants fabriqués par les procédés connus. Un traitement de finissage, tel qu'un broyage au mouillé, par exemple, qui, pour répondre aux besoins actuels des produits, est dans de nombreux cas nécessaire lorsqu'on produit des pigments par dtautres procédés, est généralement superflu avec les présents pigments.
Ils se dispersent aisément dans le mélange usuel d'huiles siccatives ou de véhicules de laque pour donner des couches dont la surface est régulière, ininterrompue et homogène et possède un très beau brillant, Ils conviennent particulièrement pour les revêtements superficiels tels que peintures, émaux et laques, mais ils sont aussi avantageusement applicables à la fabrication du papier blanc ou coloré opaque, auquel on peut les incorporer soit en les ajoutant à la pâte dans la pile, soit de quelque autre manière convenable; ils sont aussi utiles pour la fabrication de produits de caoutchouc tels que les parois latérales blanches des pneumatiques, des protège-vêtements blancs ou en couleur, des rideaux de bain, des caoutchoucs pour chaussures','vêtements Imperméables, etc..
En général,
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ils sont avantageusement applicables chaque fois qu'on a besoin d'un pigment blanc ou en couleur de grando uniformité et de grande qualité.
- : REVENDICATIONS : -
1.- Procédé de fabrication de pigments composites, caractérisé par le fait qu'une "co-floculation" est effectuée dans un mélange de suspensions contenant un ou plusieurs pigments ou pigments et diluants, après quoi le précipité composite est séparé de la liqueur, lavé, séché et, si on le désire, pulvérisé.