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Réseau en mailles alimenté par plusieurs lignes de fourniture de courant.
Dans les réseaux en mailles qui sont alimentés par plusieurs lignes de fourniture de courant, le raccordement des transformateurs au réseau en mailles se faisait jusqu'à présent en règle générale par l'intermédiaire de commutateurs dits "de réseau en mailles" qui fonctionnent sous l'effet de courant en retour et sont combinés à un dispositif de refer- meture. Le dispositif de ref ermeture provoquait ainsi le /
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raccordement à nouveau du transformateur correspondant au ré- seau en mailles après que le défaut a été éliminé.
Ce système protecteur sous la forme de commutateurs de réseau en mailles est désavantageux en particulier pour cette raison que les commutateurs de réseau en mailles repré- sentent des ensembles extrêmement coûteux et compliqués qui exigent une surveillance très soigneuse pour être prêts au fonctionnement.
La présente invention poursuit essentiellement le but d'abaisser considérablement par l'emploi d'éléments sim- ples, peu coûteux et de fonctionnement sûr pour le raccorde- ment des transformateurs au réseau en mailles, d'une part les frais d'installation, d'autre partles frais d'exploitation.
La présente invention consiste en ce que les transfor- sont mateurs/raccordés au réseau en mailles par l'intermédiaire de sûretés ou de commutateurs dépendant du courant et/ou de la tension. L'emploi de ce mode de raccordement est indépendant de la question de savoir si l'alimentation du réseau en mailles en courant se fait à partir d'un système d'alimentation ou de plusieurs systèmes d'alimentation. D'autre part, le mode de fourniture de courant est toutefois essentiel pour la cons- titution des éléments de raccordement entre les transformateurs et le réseau en mailles.
Les conditions les plus simples se présentent dans le cas où le réseau en mailles est alimenté par un système d'ali- mentation au moyen d'un grand nombfe de lignes de fourniture de courant et où l'on a la certitude qu'en cas de défaut le courant en retour est comparativement élevé par rapport au courant vers l'avant. Le raccordement des transformateurs peut alors se faire en particulier au moyen de sûretés simples.
Des conditions plus difficiles se présentent lorsque dans le cas de défaut, le courant de retour possible ne l'em- porte pas dans une mesure prononcée sur le courant possible
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vers l'avant. Ces conditions se présentent par exemple lors- que le réseau en mailles est alimenté par un système d'alimen- tation au moyen de deux lignes de fourniture seulement ou par deux systèmes d'alimentation au moyen d'une ligne de fourni- ture chaque fois. Dans tous ces cas, il est nécessaire d'ac- célérer le fonctionnement de la sûreté ou le défclenchement du commutateur pour que la mise hors circuit de la ligne de fourniture saine soit évitée.
Cette accélération se fait de la manière la plus simple par l'intermédiaire du courant en retour par le fait qu'avantageusement pour la commande de ltélé- ment de raccordement (sûreté ou commutateur), on emploie un circuit-auxiliaire avec relais à courant en retour. Les sûre- tés commandées par le courant en retour peuvent être constituées des manières les plus diverses. Des possibilités avantageuses consistent en ce qu'on utilise des sûretés à chauffage arti- ficiel commandé, ou en ce qu'on emploie deux sûretés parallè- les dont l'une est en série avec un commutateur commandé dans son déclenchement, ou en ce qu'une sûreté est disposé avec un commutateur placé en parallèle et commandé dans son déclenche- ment.
Des conditions particulièrement difficiles se présen- tent toutefois lorsque le réseau en mailles est alimenté par plusieurs systèmes d'alimentation chaque fois par l'intermé- diaire de plusieurs lignes de fourniture de courant. Dans ce cas, il est nécessaire qu'un défaut se présentant dans une ligne de fourniture ou dans un transformateur soit éliminé d'abord vers le côté du système d'alimentation et ensuite seulement vers le côté du réseau en mailles en vue d'éviter une mise hors cir- cuit de stations saines du réseau en mailles et de lignes saines d'alimentation.
Cet ordre de succession dans l'élimination du défaut est obtenu par le fait que les sûretés employées pour le raccordement des transformateurs au réseau en mailles ou des commutateurs possèdent une caratéristique telle qu'elles exé-
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cutent seulement la séparation du côté du réseau en mailles après que la séparation a eu lieu du côté du système d'alimen- tation. On emploie avantageusement des sûretés ou des commu- tateurs dont le fonctionnement ou le déclenchement est commandé par des relais à courant de retour fonctionnant avec retarde- ment. Le raccordement peut toutefois aussi se faire par des sûretés ayant une inertie appropriée et dont le temps de sépa- ration est commandé par un relais à courant en retour.
On peut employer par exemple des sûretés à chauffage artificiel dont le circuit de chauffage est fermé de façon médiate ou immédia-' te par le relais à courant en retour. D'autre part, on peut disposer en parallèle des sûretés dont l'une est en série avec un commutateur qui de son côté est commandé par le relais à courant de retour ; il est aussi possible d'employer une sûreté avec un commutateur parallèle commandé par le relais à cour'ant en retour.
Pour embrasser, dans tous les cas indiqués de la four- niture de courant au réseau en mailles, également des défauts à l'intérieur des transformateurs, et en particulier des dé- fauts de natureiampante, il est à recommander de commander sup- plémentairement le fonctionnement de la sûreté ou le déclen- chement du commutateur par le commutateur à huile ou le relais protecteur du transformateur.
Dans le cas de l'alimentation du réseau en mailles par plusieurs systèmes d'alimentation au moyen de plusieurs li- gnes de fourniture chaque fois, les commutateurs des lignes de fourniture de courant sont réglés, pour ce qui concerne leur sensibilité de fonctionnement, suivant l'élévation des courants vers l'avant ou vers l'arrière possibles en cas de défaut, de telle sorte que les lignes de fourniture de courant non touchées directement par le défaut restent en circuit. En général, ceci conduit à limiter la sensibilité de fonctionnement en comparai-
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son des systèmes de protection actuels.
Dans l'intérêt d'une protection contre les surcharges, il sera par conséquent à conseiller de commander le déclenchement des commutateurs si- tués dans les lignes de fourniture de courant par une combi- naison d'un relais à temps long et d'un relais à temps court à intensités différentes de courant de fonctionnement.
Une semblable sûreté contre les surcharges se recom- mande par conséquent aussi dans les réseaux en mailles qui sont alimentés par un système d'alimentation au moyen de plu- sieurs lignes de fourniture ou par deux systèmes d'alimentation au moyen d'une ligne de fourniture chaque fois, et cela tou- jours lorsque la sensibilité de fonctionnement des commutateurs dans les lignes d'alimentation doit être maintenue petite.
Une sensibilité de fonctionnement minime de ces commutateurs sera en particulier toujours nécessaire lorsqu'on emploie pour le raccordement des transformateurs au réseau en mailles des sûretés simples, en vue d'éviter une mise hors circuit préma- turée de lignes d'alimentation saines avant l'élimination du défaut.
Par les systèmes de protection décrits'jusqu'à présent, on élimine uniquement - en dehors du cas d'un réseau en mailles qui est alimenté par deux systèmes d'alimentation,chaque fois au moyen d'une seule ligne de fourniture de courant- des défauts qui se présentent dans une ligne d'alimentation ou dans un transformateur. En fait, ce sont les défauts les plus impor- tants en pratique. Une prise en considération de défauts dans le système d'alimentation n'est pas nécessaire dans les ré- seaux en mailles qui sont alimentés par un système d'alimen- tation seulement car dans ce cas le réseau en mailles devient sans tension.
Au contraire, il peut être important d'éliminer de semblables défauts par le système de protection lorsque le réseau en mailles est alimenté par plusieurs systèmes d'ali- /
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raentation chaque fois au moyen de plusieurs lignes de fourni- ture de courant. En développement de la présente invention, il est par conséquent proposé de commander le déclenchement du commutateur de chaque ligne d'alimentation d'une part par un organe d'excitation dépendant du courant et d'autre part par un organe d'excitation qui est influencé par la somme des cou- rants arrivant et partant pour le système d'alimentation con- jugué.
L'objet de l'invention va être expliqué à l'aide des montages représentés à titre d'exemples au dessin.
La fig. 1 montre le schéma des connexions d'un réseau en mailles alimenté par un système d'alimentation au moyen de quatre lignes de fourniture de courant.
La fig. 2 montre le montage d'un système de protection pour le commutateur d'une ligne de fourniture, le déclenche- ment du commutateur se faisant par un courant de transformateur.
La fig. 3 montre le montage d'un système de protection pour le commutateur d'une ligne de fourniture, le déclenchement du commutateur se faisant par un courant auxiliaire.
La fig. 4 montre le schéma de montage d'un réseau en mailles alimenté par deux systèmes d'alimentation au moyen chaque fois de trois lignes de fourniture de courant.
La fig. 5 montre le montage d'un système de protection pour les commutateurs des lignes de fourniture d'un système d'alimentation.
Les fig. 6 à 11 montrent des exemples de réalisation de la sûreté entre les transformateurs et le réseau en mailles.
La fig. 6 montre une sûreté avec bobines de chauffage.
La fig. 7 montre une disposition à deux sûretés paral- lèles dont une est en série avec un contact de commutation.
La fig. 8 montre une disposition comportant une sûreté avec contact de commutation situé en parallèle.
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La. fig.9 montre un montage avec emploi de sûretés chauffées suivant la fig. 6.
La fig. 10 montre une sûreté comportant une masse enfermée, inflammable au moyen d'une bobine de chauffage.
La fig. 11 montre une variante de la sûreté suivant la fig. 10.
Le réseau en mailles 1 représenté à la fig. 1 est alimenté par le système d'alimentation établi comme barre col- lectrice 2, par l'intermédiaire de quatre lignes 3 de fourni- ture de courant. La barre collectrice 2 est de son côté ali- mentée en courant par la ligne 4 de la centrale. Chaque ligne de fourniture de courant est pourvue à l'intérieur du système d'alimentation d'un commutateur 5 et reliée au moyen de deux sous-stations 6 au réseau en mailles. Chacune des stations de réseau, au nombre de huit au total, consiste en un transfor- mateur 7 dans la ligne de liaison duquel , vers la ligne de fourniture de courant, on a disposé un commutateur 8. Dans la ligne de liaison vers le réseau en mailles on a intercalé une sûreté 9.
S'il se produit un défaut à l'intérieur du système d'a- limentation, par exemple au point 10, l'ensemble du réseau de- vient sans tension de sorte qu'il suffit d'éliminer ce défaut par déclenchement d'un commutateur dans la ligne 4 de la cen- trale.
Lorsqu'au contraire le défaut est dans une.ligne de ' fourniture de courant 3,par exemple au point 11,on à l'inté- rieur d'un transformateur 7, par exemple au point 12, il suf- fit pour éliminer le défaut que le commutateur 5 de la ligne de fourniture touchée par le défaut ou la ligne de fourniture alimentait le transformateur touché par le défaut se déclenche et que les sûretés 9 des deux transformateurs alimentés par la ligne de fourniture en question fonctionnent.
Le déclenchement du commutateur 5 de la ligne de four- niture touchée est assuré de lui-même en considération de l'ap-
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paritiqn d'une surintensité. Le fonctionnement des sûretés en question est assuré régulièrement lorsque, comme dans le réseau représenté schématiquement, le courant enretour parcourant ces sûretés est notablement plus élevé que le courant vers l'avant parcourant toutes les autres sûretés en cas de défaut.
Lorsqu'un semblable rapport favorable entre le courant vers l'avant et le courant vers l'arrière n'existe pas en cas de défaut, comme cela sera le cas en règle générale lorsque le réseau est alimenté seulement par l'intermédiaire de deux lignes de fourniture de courant, il faut veiller à accélérer le fonctionnement des sûretés contribuant à éliminer le défaut, ce qui peut être produit au moyen des sûretés décrites plus loin à l'aide des fig. 6 à 11.
Dans tous les cas où le raccordement des stations de réseau ou des transformateurs se fait par des sûretés simples et où le fonctionnement des sûretés participant à l'élimina- tion du défaut dépend uniquement de l'élévation du courant en retour se produisant en cas de défaut, il est nécessaire de réduire la sensibilité de fonctionnement des commutateurs 5 dans les lignes de fourniture de courant 3 pour empêcher le fonctionnement des commutateurs 5 ne participant pas à l'éli- mination du défaut avant que les sûretés participant à l'éli- mination du défaut aient fonctionné.
Il pourrait être désavantageux que.les commutateurs 5 soient trop peu sensibles aux surintensités. Mais une plus grande sensibilité aux surintensités peut être procurée sans difficulté par le fait que pour la commande du déclenchement des commutateurs 5, on emploie la combinaison d'un relais à temps long et d'un relais à temps court avec des intensités dif- férentes de courant de fonctionnement.
Les fig. 2 et 3 montrent deux montages de systèmes de protection pour les commutateurs 5 qui répondent à ce but.
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Suivant la fig. 2, on a raccordé à la ligne de fourniture de courant 3 un transformateur de courant 13. Le circuit du se- condaire du transformateur passe par un commutateur 14,qui met en court-circuit l'aimant de lancement 15 du relais de déclenchement 16, le dispositif de contact 17 du relais de déclenchement 16 et de là par les lignes 18 et 19 et les deux aimants 20 et 21. L'aimant 20 est réglé par un courant de fonctionnement relativement petit, l'aimant 21 au contraire pour un courant de fonctionnement élevé. Aussi longtemps que le courant de fonctionnement de l'aimant 20 ne suffit pas, l'aimant de.lancement 15 du relais de déclenchement 16 reste sans courant, de sorte qu'un déclenchement du commutateur 5 n'est pas possible.
En cas d'augmentation de l'intensité de courant jusqu'à la hauteur du courant de fonctionnement de l'aimant 20, ce dernier ferme le commutateur 22 de sorte que le transformateur de chauffage 23 disposé en parallèle par rapport à laligne 19 est parcouru par du courant et que le secondaire de celui-ci fait fonctionner après un temps déter- miné un thermo-relais 24. Le thermo-relais produit l'ouvertu- re du commutateur 14 de sorte que la mise en court-cirquit de l'aimant de lancement 15 est supprimée et que le déclenche- ment du commutateur 5 est amorcé.
Dans le cas d'une surintensité, les processus sont les mêmes. L'ouverture du commutateur 14 est toutefois réa- lisée alors par l'aimant 21 beaucoup plus rapidement de sorte qu'également le déclenchement du commutateur 5 se produit avec une plus grande accélération.
Dans le système de protection suivant la fig. 3, on a intercalé dans le circuit secondaire du transformateur de courant 13 deux relais 25 et 26. Le relais 25 est un relais à temps long qui est réglé pour un petit courant de fonction- est un relais nement ; le relais 26/à tempscourt qui est réglé pour un
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courant de fonctionnement élevé. A chacun des relais est con- jugué un dispositif de contact 27 et 28 respectivement et dans le cas donné ces dispositifs ferment un circuit auxiliaire 29 dans lequel se trouve la bobine de déclenchement 30 du commu- tateur 5.
Le réseau en mailles 1 représenté à la fig. 4 est ali- menté par deux systèmes d'alimentation ou deux barres collec- trices 2a et 2b au moyen chaque fois de trois lignes 3 de fourniture de courant. A chaque ligne de fourniture de cou-. rant sont raccordées, comme dans le cas du réseau suivant la - fig. 1, deux stations de réseau. Chacun des systèmes d'ali- mentation 2a et 2b reçoit du courant au moyen de deux lignes 4 de centrale. Dans ce réseau en mailles, il y a essentiel- lement aussi trois possibilités de défaut, aux points 10, 11 et 12.
En cas de formation d'un défaut au point 11 ou au point 12 il y a la possibilité que non seulement les sûretés de raccordement 9 participant directement à l'élimination du défaut soient parcourues par le courant en retour mais égale- ment les sûretés des stations de réseaux qui sont alimentées par des lignes de fourniture de' courant du système d'alimen- tation 2a. Pour éviter une mise hors circuit de stations 5 du réseau en mailles et de lignes de fournitures saines, il est par conséquent nécessaire d'éliminer d'abord le défaut vers le côté du système d'alimentation 2a, par le fait que le commutateur 5 de la ligne de fourniture touchée par le dé- faut ou de la ligne de fourniture alimentant le transforma- teur touché par le défaut se déclenche.
Alors seulement l'éli- mination du défaut vers le côté du réseau en mailles doit se produire par fonctionnement des sûretés participantes. Les sû- retés de raccordement 9 doivent par conséquent présenter une caractéristique telle qu'elles effectuent seulement la sépa- ration du côté du réseau en mailles 1 après que la séparation s'est effectuée du côté du système d'alimentation 2a.
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La sensibilité de fonctionnement des commutateurs 5 doit être réglée suivant la hauteur des courants vers l'avant et vers l'arrière possibles en cas de défaut, de telle manière que les lignes de fourniture non directement touchées par le dé-' faut restent en service. Pour le cas où il en résulterait de trop petites sensibilités de fonctionnement, il peut être avan- tageux d'élever la sensibilité en cas de surintensité par le fait que les commutateurs 5 sont pourvus de systèmes protec- teurs tels que ceux représentés aux fig. 2 et 3.
Dans des réseaux en maillesdu genre représenté à la fig. 4, il est nécessaire, dans certains cas, contrairement aux réseaux en mailles plus simples suivant la fig. 1, de s'occuper également de défauts à l'intérieur du système d'ae limentation au moyen du système protecteur quoique de sembla- bles défauts ne puissent en pratique se produire que de façon extrêmement rare.
Un défaut dans le système d'alimentation doit toujours avoir pour conséquence que l'égalité entre le courant arri- vant (courant des ligens 4 de la centrale) et le courant sor- tant (courant des lignes de fourniture 3)est supprimée. Le dérangement de la symétrie de courant peut par conséquent être employé pour.produire le déclenchement des commutateurs
5 du système d'alimentation 2a et ce système protecteur peut être commun à tous les commutateurs 5 vu qu'en cas de produc- tion d'un défaut au point 10, tous les commutateurs 5 d sys- téme d'.alimentation 2a doivent être déclenchés pour que le système d'alimentation 2b puisse être maintenu en service.
La fig. 5 montre le montage d'un système de protection pour les commutateurs 5 du système d'alimentation 2a. Ce sys- tème de protection réalisé en même temps les possibilités de déclenchement pour lesquelles les systèmes de protection suivant les fig. 2 et 3 sont destinés. Dans la ligne d'ali- mentation 3, on a prévu un transformateur de courant 13'dont
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le circuit secondaire est fermé par l'intermédiaire du com- mutateur 14.,qui met en court-circuit l'aimant de lancement 15 du relais de déclenchement 16, du dispositif de contact 17 du relais de déclenchement 16, du primaire 5a d'un transfor- mateur auxiliaire et de l'organe d'excitation ou de l'aimant 21. L'aimant 21 est réglé pour un courant de fonctionnement élevé ou une surintensité et sert à l'ouverture du commuta- teur 14.
Lors de l'ouverture du commutateur 14, l'aimant de lancement 15 est parcouru par un courant de transformateur . et amorce le déclenchement du commutateur 5.
Dans la ligne 4 de la centrale, il y a également un transformateur de courant 31 dont le circuit secondaire est fermé par un relais à impédance 32 et les primaires 4a d'un transformateur auxiliaire. Les cotés secondaires 5b des trans- formateurs auxiliaires appartenant aux trois lignea de fourniture 3 et les côtés secondaires 4b des transformateurs auxi- liaires conjugués aux deux lignes 4 de la centrale sont réunis en un circuit fermé 33 qui, en vertu de l'égalité des courants arrivants et partants dans le système d'alimentation 2a, est normalement sans courant de sorte que l'aimant 34, qui ac- tionne le dispositif de contact 35 dans le circuit auxiliaire 36, n'est pas excité.
Le circuit auxiliaire 36 raccordé à une source de courant 37 contient trois organes d'excitation ou aimants 20a dont chacun est conjugué au système de déclenche- ment d'un des commutateurs 5 et qui produisent, à c8té des organes d'excitation ou des aimants 21, l'ouverture du commu- tateur 14 de formation de pont de chaque aimant de lancement 15e dès que le contact 35 est fermé par l'aimant 34 et cela régulièrement lorsque la symétrie de courant est troublée dans le circuit 33. Un dérangement de la symétrie de courant dans le circuit 33 peut toutefois se présenter seulement lorsque le système d'alimentation 2a est touché par un défaut.
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Dans le traitement actuel des défauts au point 12, c'est à dire dans un transformateur, on a supposé, aussi bien dans le cas du réseau en mailles suivant la fig. 1 que dans le cas du réseau en mailles suivant la fig. 4, qu'il s'agit d'un défaut important de la nature d'un court-circuit. Les transformateurs peuvent toutefois aussi être touchés par des défauts de nature rampante qui sont régis régulièrement par les relais de protection (relais de Buchholz ou thermo-relais), qui provoquent la mise hors circuit des commutateurs 5 de transformateurs . En cas de semblables défauts, le commutateur 5 de la ligne de fourniture alimentant le transformateur tou- ché par le défaut doit rester en circuit pour que les stations de réseau saines alimentées par la même ligne de fourniture continuent à participer à la fourniture du courant.
L'élimina- tion du défaut peut se limiter à la mise hors circuit du trans- formateur. Après la ligne de fourniture, la mise hors circuit peut être provoquée, comme on l'a dit, par le commutateur 8.
Pour la mise hors circuit du côté du réseau en mailles, il est à recommander de commander supplémentairement par le commuta- teur 8 ou les relais de protection du transformateur, le fonc- tionnement des sûretés de raccordement 9 ou le déclenchement des éléments de raccordement prévus à la place des sûretés.
Pour pouvoir répondre aux conditions indiquées dans la description qui précède, on ne peut pas.employer pour les sûretés 9, les sûretés usuelles dont le temps de séparation est fixé par la caractéristique de la sûreté, et suivant la présente invention, on a prévu par conséquent des sûretés dans lesquelles la possibilité est fournie d'influencer le temps de séparation sans tenir compte de la caractéristique.
On connait déjà, il est vrai, des dispositifs de sû- reté dans lesquels le conducteur fusible est pourvu d'un chauf- fage supplémentaire etl'enroulement de chauffage est parcouru
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par le courant. Cette disposition produit également un certain écart du temps de séparation par rapport à la caractéristique.
Il entre toutefois seulement en action lorsque le courant dépas- se une intensité déterminée. La même dépendance par rapport à l'intensité de courant se retrouve dans les propositions con- nues suivant lesquelles la sûreté fusible proprement dite est montée en série par rapport à un commutateur dont le déclenche- ment se produit par une bobine de surintensité.
Le dispositif de sûreté suivant la présente invention s' écarte fondamentalement de ces propositions connues par le fait- que l'intensité du courant n'est nullement utilisée pour influ- encer le temps de séparation, mais qu'au contraire l'influence sur le temps de séparation est rendue dépendante uniquement de circonstances extérieures qui ne provoqueraient pas elles-mêmes aucun fonctionnement du dispositif de sûreté. De semblables cir- constances extérieures peuvent avoir une influence décisivetelle sur le fonctionnement de l'appareil ou de la machine qui est pourvu du dispositif de sûreté qu'une séparation accélérée par le dispositif de sûreté est nécessaire.
Comme on l'a expliqué ci-dessus, il peut arriver par exemple que le courant enretour du réseau en mailles par une sûreté 9 vers un défaut dans une ligne de fourniture de courant n'est pas notablement plus grand que le courant vers l'avant traversant toutes les adres sûretés, de sorte que donc si le fonctionnement des sûretés était rendu uniquement dépendant de l'intensité du courant, la sûreté par- courue par le courant en retour ne fonctionnerait pas. Il est toutefois nécessaire que ces sûretés fonctionnent de façon ac- célérée pour que la ligne défectueuse soit mise hors circuit aussi rapidement que possible.
En outre, dans les défauts de transformateurs se produisant le plus fréquemment, le cour t- circuit entre spires, l'intensité du courant en retour n'atteint pas l'élévation du courant limite de la sûreté, de sorte que le
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défaut est alimenté encore par le réseau à basse tension. Ceci a pour conséquence que le transformateur et l'huile s'échauf- fent de façon exagérée. Dans le cas de semblables défauts, la protection par sûreté actuelle ne produit pas de résultats.
Contrairement aux dispositions de sûreté connues, la disposition suivant la présente invention consiste en ce qu-' elle est réunie à un dispositif commandé indépendamment, qui influence son temps de séparation .
On a représenté, aux fig. 6 à 11, des exemples de réa- lisation de semblables dispositifs de sûreté.
Suivant la fig. 6, la sûreté comprend les deux conduc- teurs d'amenée 41 et 42 et le pont de courant 43 qui est re- lié aux endroits 44 et 45 par soudure tendre aux extrémités repliées des conducteurs d'amenée 41 et 42. Sur les extrémi- tés repliées des conducteurs d'amenée sont disposées des bo- bines de chauffage 46 et 47 qui sont montées en série et sont reliées par les lignes 48 et 49 à un organe de commande. En cas de fermeture du circuit des bobines de chauffage 46 et 47, les deux endroits de soudure tendre 44 et 45 se ramollis- sent de sorte que le pon de courant 43 tombe. Les bobines de chauffage peuvent en même temps être établies comme bo- bines de soufflage et provoquer une projection magnétique du pont de courant après ramollissement des endroits soudés.
Dans l'exemple de réalisation suivant la fig. 7, on a'prévu deux sûretés en parallèle 50 et 51 qui sont réglées pour un courant nominal comparativement bas. La sûreté 51 est en série avec le contact de commutation 52 dont la bobine d'ac- tionnement 53 est reliée par l'intermédiaire des lignes 58 et 59 à un organe de commande approprié. Lors de l'ouverture du contact de commutation 52, la sûreté 50 est parcourue par le courant total et est amenée à fonctionner d'autant plus rapidement.
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La forme de réalisation de la fig. 8 correspond sensi- blement à celle de la fig. 7. Elle contient seulement une sû- reté 50 tandis que la sûreté 51 de la fig. 7 est évitée.
La fig. 9 montre le montage des sûretés suivant la fig. 6 dans le cas d'un transformateur. Les sûretés 54 dans les trois phases R, S, T, ou les bobines de chauffage de ces sûretés, sont réunies en un circuit de commande quicontient comme or- gane cte commande un pont de contact 55 avec bobine d'actionne- ment 56. Les extrémités libres des lignes contenant les bo- bines de chauffage sont.reliées au conducteur d'amenée de la. sûreté conjuguée de sorte que lors de la fermeture du pont de contact 55 une liaison de courant existe entre les différentes phases R, S, T par l'intermédiaire des bobines de chauffage.
Comme en cas de défaut dans la ligne de fourniture de courant ou dans le transformateur, la liaison vers le systè- me d'alimentation est coupée immédiatement, ce circuit est alimenté par le courant en retour s'écoulant'du réseau en mailles (qu'il faut supposer raccordé vers le bas au dessin) et dès que les sûretés 54 fonctionnent et ouvrent les ponts de courant, elles interrompent par conséquent en même temps le circuit par leurs bobines de chauffage.
D'une manière analogue, on pourrait prévoir dans les formes de réalisation suivant les fig. 7 et 8, un organe de commande correspondant à 55,56 à la fig. 9, qui relie la bo- bine de déclenchement 53 à une source de courant par l'inter- médiaire des lignes 58,59. L'organe de commande 55,56 peut être commandé par un relais fonctionnant sous l'effet du cou- rant en retour vers le point de défaut ou par un relais de protection du transformateur ou par un commutateur à huile.
Il y a toutefois possibilité, évidemment, de faire fermer -le contact de commutation 55 directement par un relais à cou-
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rant en retour, ou par un relais protecteur ou par le commu- tateur à huile. Il est également possible, comme on l'a déjà indiqué ci-dessus, de prévoir deux contacts de commutation
55 placés en parallèle dont chacun est en état, indépendam- ment de l'autre, de fermer le circuit de déclenchement pour la sûreté, et dont l'un est commandé par un relais fonction- nant sous l'effet du courant en retour et l'autre est comman- dé par le relais de protection par le commutateur à huile.
Dans la sûreté représentée à la fig. 6, il peut se faire que les points de soudure ne se ramollissent pas ou se ramollissent tellement lentement, lorsque le courant par- courant les bobines de chauffage est comparativement faible, que cette sûreté ne peut être employée que lorsque le courant parcourant la bobine de chauffage est comparativement fort.
Cette limitation de la possibilité d'emploi est sup- primée, suivant la présente invention, dans la sûreté sui- vant les fig. lo et 11, par le fait que la sûreté présente un pont de courant reliant les extrémités des conducteurs; la séparation des extrémités des conducteurs est produite par une masse enfermée, inflammable au moyen d'une bobine de chauffage.
La masse inflammable peut être choisie de telle façon qu'elle développe de la chaleur qui ramollit les points de soudure ou bien de telle façon qu'elle développe de la pres- . sion qui détruit la liaison, rendue faible mécaniquement,en- tre le pont de courant et les extrémités des conducteurs. Un affaiblissement mécanique de la liaison est possible sans difficulté, sans que le transport normal du courant en souf- fre, par exemple par le fait que l'on veille à une bonne éva- cuation de la chaleur du point de liaison.
Suivant la fig. 10, le conducteur d'amenée 61 est raccordé au cylindre 62 et le conducteur d'amenée 63 au cy-
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lindre 64. Les deux cylindres séparés par une couche isolante 65 sont placés concentriquement l'un à l'autre et sont chan- freinés en cône à une extrémité de façon qu'il se forme une rainure annulairè délimitée par des cônes, dans laquelle s'en- gage le rebord conique annulaire 66 du pont de courant 67.
Le long des surfaces coniques, le pont de courant est relié par soudure aux cylindres 61 et 63. Le pont 67 possède une saillie conique 68 s'étendant au milieu qui se trouve dans le remplissage 69 de la capsule 70. Le remplissage consiste en une masse inflammable développant de la chaleur. Pour l'al- lumage de la masse, on a prévu une bobine dé chauffage 71.
La chaleur développée par la masse 69 enflammée est conduite, en partie directement, en partie par le pont de courant 67, aux points de soudure lors du ramollissement desquels le pont de courant tombe par suite de son poids propre ou est pro- jeté par suite de la surpression prenant naissance néoessai- rement dans la capsule 70.
Suivant la fig. 11, le cylindre extérieur 62 est formé par l'enroulement en hélice d'un fil de ligne de sorte qu'il exerce une action de soufflage qui provoque ou facilite la projection du pont de courant 67 après le ramollissement des points de soudure. Cet effet de soufflage est renforcé par le noyau de fer 72.