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Appareil centrifuge pour l'extraction de l'or et des autres métaux de densité élevée.
La présente invention a pour objet un appareil centrifuge pour l'extraction de l'or et d'autres métaux à densité élevée, du type dans lequel la matière métallifère sous forme de pulpe, c'est-à-dire de mélange d'eau et de minerai, est mise en contact avec du mercure dans une cuve rotative, afin de retenir dans le mercure l'or et les autres métaux lourds, par amalgamation ou par dépôt. Pour avoir un rendement industriel ces appareils doivent permettre une alimentation et une évacuation continues de la pulpe, ce qui donne lieu à de grandes difficultés de réglage afin d'éviter des pertes, soit par contact insuffisant entre la pulpe et le mercure, soit par en- traînement du mercure ou de l'amalgame avec la pulpe évacuée.
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L'invention a pour but de remédier à ces inconvénients et de permettre, notamment, de régler la vitesse de passage de la.pulpe en contact avec le mercure, de supprimer pratiquement l'entrainement du mercure et de l'amalgame, d'éviter les dépôts et autres inconvénients dus à la formation d'un espace mort au voisinage de l'axe de rotation, et de faciliter l'évacuation du mercure et de l'amalgame à la fin de l'opération.
L'appareil suivant l'invention est essentiellement caractérisé par des organes de guidage destinés à agir soit sur le mercure, soit sur la pulpe, soit à la fois sur le mercure et la pulpe afin de les étaler en couches et de renouveler constamment le contact mutuel entre ces couches. Pour agir sur le mercure, on munit la paroi intérieure de la cuve d'un grillage ou d'un réseau de nervures formant des riffles qui ont pour effet de répartir le mercure contre la paroi en une couche uniforme pendant la rotation, et d'empécher son débordement. Pour agir sur la pulpe, on dispose à l'intérieur de la cuve, un corps ou noyau laissant libre, entre sa face extérieure et la paroi intérieure de la cuve, un espace périphérique que la pulpe ne peut traverser que sous forme d'une couche relativement mince.
C'est dans cet espace, dont la section est déterminée par les dimensions et la position du noyau, qu'à lieu le contact entre le mercure et la pulpe, celle-ci étant introduite axialement au fond de la cuve et remontant le long de sa paroi tapissée de mercure, pour être évacuée par débordement.
Des orifices disposés à la partie inférieure de la cuve et normalement fermés par des obturateurs permettent d'évacuer périodiquement le mercure et l'amalgame.
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Sur le dessin annexé la Fig. 1 représente, partie en élévation, partie en coupe axiale, un exemple d'exécution de l'appareil suivant l'invention. Fig. 2 est une vue fragmentaire montrant la paroi intérieure de la cuve garnie d'un grillage de retenue.
Dans l'exemple représenté la cuve de séparation 1 de forme arrondie est montée sur un arbre vertical 2 supporté par un palier à billes 3 et entraîné par un moteur électrique 4 à l'aide d'un réducteur de vitesse approprié 5.
La paroi intérieure de la cuve 1 est munie de riffles 6 qui peuvent être constitués par des nervures faisant corps avec cette paroi, ou par un grillage appliqué contre celle-ci. On peut avantageusement employer à cet effet une tôle cintrée en métal déployé. Un rebord intérieur 7 est prévu à la partie supérieure de la cuve.
Dans la cuve plonge un corps ou noyau 8 de profil approximativement semblable à celui de la cuve, de façon à laisser libre un espace périphérique 9 où s'effectuera le contact entre le mercure et la pulpe. Celle-ci est introduite axialement par une trémie 10 munie d'une grille 11 et communiquant avec un conduit vertical 12 traversant le corps 8.
Le corps 8 est muni à sa partie supérieure d'un rebord 13 à l'aide duquel il est fixé à la charpente 14. Celleci porte également la trémie d'alimentation 10 et la rigole 15 d'évacuation des stériles.
En fonctionnement, le mercure préalablement introduit par le conduit 12, monte le long de la paroi de la cuve 1 lorsque celle-ci est mise en rotation. Il s'introduit dans les mailles des riffles 6 et est retenu par celles-ci en une couche d'épaisseur uniforme sur toute la hauteur de la cuve.
La pulpe chargée dans la trémie 10 est amenée de
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façon continue par le conduit 12 au fond de la cuve d'où. elle remonte par l'espace 9 en exerçant sur le mercure une friction qui renouvelle constamment les surfaces en contact. L'écarte- ment entre les parois du noyau et de la cuve règle la vitesse de passage de la pulpe. Par un choix judicieux de cet écarte- ment on peut donc assurer à la pulpe la vitesse la plus favo- rable pour la récupération complète des métaux contenus dans le minerai traité.
Le corps 8 étant immobile, des remous prennent nais- sance dans la masse de pulpe en rotation par l'effet du frot- tement de ses particules contre la paroi du corps 8. Ces re- mous produisent un brassage énergique de la pulpe et obligent ainsi la totalité de ses particules à entrer en contact intime avec le mercure. La présence du corps 8 empêche toute forma- tion d'espace mort et le dépôt de particules échappant à l'ac- tion du mercure est rendu impossible.
La pulpe stérile, c'est-à-dire privée de ses parti- cules métalliques, est entraînée hors de l'espace 9 et rejetée dans la rigole 15 qui l'évacue.
Lorsque l'opération est terminée, on arrête la cuve et on ouvre des orifices de vidange 16 prévus au fond de celle- ci et normalement fermés par des bouchons 17. Le mercure s'é- chappe par ces orifices en entraînant avec lui l'amalgame et les particules de métaux qu'il a absorbées. Cette évacuation du mercure peut être activée, si on le désire, par une chasse d'eau. Aucun démontage de l'appareil n'est donc nécessaire pour recueillir le mercure et l'amalgame.
Il est bien entendu que, sans sortir du cadre de l'invention, des modifications de construction et de disposi- tion peuvent être apportées à l'appareil ci-dessus décrit à titre d'exemple. C'est ainsi qu'au lieu d'être fixé à la char- @
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pente, le corps 8 peut être fixé à la cuve 1 afin de tourner avec celle-ci. On peut aussi animer le corps 8 d'un mouvement différentiel ou d'un mouvement indépendant, soit de même sens que la rotation de la cuve, soit de sens inverse, afin de modifier ou de régler l'intensité du brassage de la pulpe.
La surface extérieure du corps 8 peut être lisse, ou peut,elle aussi, être pourvue de rainures ou de nervures pour guider ou influencer le parcours de la pulpe dans la cuve.
Au lieu d'un seul conduit 12, plusieurs tuyaux d'alimentation peuvent être prévus. Suivant une autre variante l'alimentation peut se faire non plus par le haut, mais par le bas, à travers un orifice débouchant au centre de la partie inférieure de la cuve. Dans ce cas, cet orifice peut servir à deux fins: pour l'alimentation de la pulpe et ensuite pour l'évacuation du mercure et de l'amalgame, les conduites d'alimentation et d'évacuation étant alors disposées en conséquence.
REVENDICATIONS ---------------------------
1.- Appareil centrifuge pour l'extraction de l'or et d'autres métaux de densité élevée par contact avec du mercure contenu dans une cuve rotative, caractérisé en ce que la cuve est munie d'organes de guidage pour agir soit sur le mercure, soit sur la pulpe, soit à la fois sur le mercure et la pulpe en vue d'améliorer le contact par friction de la pulpe sur le mercure et (ou) d'empêcher 1'entraînement du mercure par la pulpe.