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.PERFECTIONN1i1#NTS RELATIFS AUX LAMPES THE8MIONIQUES" Faisant l'objet de deux premières demandes de brevet
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déposées en GRANDE-BRETgGNE, le 16 décembre 1935, respective- ment sous les Nos 34.883 et 34.885. aux noms de la Sté. MARCONI'!) WIRELESS TELEGRAPH Cy. Ltd. et de Mrs. Noel Meyer RUST et George Fairburn BRETT, dont la susdite Société est l'ayant-droit.
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La présente invention est relative aux lampes thermio niques et se rapporte plus particulièrement aux lampes thermio- niques du type dit à fairoeau électronique, c'est-à-dire du type dans lequel la décharge élactronique se rapproche plus, de par sa nature,.de la décharge qui a lieu dans. un tube à rayons cathodiques,, que de la décharge qui se produit dans une
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lampe thermionique ordinaire de type courant. Les lampes à faisceau électronique sont décrites dans le brevet anglais 403. 973.
Suivant la présente invention, une lampe à faisceau électronique est pourvue (en plus d'une anode et d'un système éjecteur d'électrons destiné àénettre un faisceau d'électrons dirigé vers l'anode et à régler l'intensité de ce-faisceau) d'une électrode collectrice disposée sur le côté de l'anode éloigné du système éjecteur, la dite anode étant fendue ou autrement conformée et disposée de telle manière que la partie interceptée par la dite anode, de la section transversale du faisceau, peut être variée par la déviation du dit faisceau ou par une modification de la section transversale de ce dernier à hauteur de l'anode, toute partie du dit faisceau non captée par l'anode, venant frapper l'électrode collectrice.
La lampe peut comporter des moyens pour dévier le faisceau transversalement par rapport à l'anode.
Les objets importants de la présente invention consister à : 1) établir des lampes thermioniques du type à faisceau électronique présentant des caractéristiques "tens ion anodique- courant anodique" descendantes et qui ne dépendent pas d'effets d'émission secondaire,. et 2) d'établir des lampes thermioni- ques du type à faisceau électronique présentant des caracté- ristiques "tension de grille - courant anodique" sensiblement rectilignes, de sorte que les effets de cross modulation et d'inter-modulation peuvent être pratiquement éliminés lorsqu' une telle lampe est utilisée dans un système amplificateur, par exemple un système amplificateur à fréquence porteuse destiné à un récepteur de T.SF.
Pour toutes les applications pratiques, les lampes à faisceau électronique actuellement connues peuvent être consi-
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dérées comme dispositifs à impédance interne élevée,dont l'am- plification est sensiblement proportionnelle à 1'impédance de charge d'anode.
Les Fige. 1, 2 et 3 du dessin annexé montrent respec- tivement les courbes caractéristiques : "courant-anodique (ordonnées)'* tension d'anode (abscisses)"; "courant anodique (ordonnées) - tension de grille (abscisses)"; et "conductance mutuelle (ordonnées) - tension,de grille (abscisses)" de lampes typiques à faisceau électronique connues actuellement. Un examen de ces courbes montre que des effets de cross modulation peuvent se produire lorsqu'un signal fort et un signal faible sont appliqués simultanément à la grille de commande d'une lampe présentant de telles caractéristiques.
Dans la Fig. 1, la ligne A-B représente la caractéristique de charge dynamique d'un faible signal correspondant à la fréquence d'accord,, tandis que la ligne interrompue représente la caractéristique de charge d'un signal fort "hors d'accord", la déclivité de cette caractéristique (laquelle serait plus correctement repré sentée parme ellipse) dépendant de la quantité dont le signal s'écarte de l'accord des circuits d'anode.
L'effet du signal fort consiste à déplacer instantanément (sur la moitié positi- ve du recul de tension) la caractéristique de charge dynamique du signal faible vers une zone où la conductance mutuelle augmente;, et (sur la moitié négative du recul de tension) vers une zone où la conductance mutuelle augnente, avec, comme ré- sultat, que l'amplification du signal faible croît instantané- ment dans le premier cas et décroît dans le deuxième cas* Ce déplacement de la caractéristique de charge est représenté dans la Fig. 1 par les lignes parallèles à la ligne A B. Les lampes à faisceau électronique connues possèdent une caractéristique "tension de grille -courant anodique" qui suit sensiblement
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une loi quadratique sur une partie considérable de sa longueur.
Avec une caractéristique présentant une telle allure quadrati- que, les effets de cross modulation, bien que n'étant pas susceptibles de se produire lorsque la détection qui suit présente une allure linéaire.. peuvent cependant se présenter lorsque celle-ci n'est pas linéaire, et, de toute façon,, les effets d'inter-modulation qui peuvent être accentués dans les amplificateurs basse-fréquence, peuvent se produire. On verra que les effets nuisibles sont sensiblement proportionnels aux modifications de courant anodique produites par un signal perturbateur, la présente invention pouvant par conséquent être appliquée pour établir une lampe destinée à être utilisée de telle manière qu'on puisse réaliser une correction sous le contrôle du courant constituant le faisceau électronique.
Etant donné que la caractéristique "tension anodique - courant ano- dique" type d'une lampe à faisceau électronique devient sen- siblement plate après avoir atteint sa valeur maximum, et vu que, suivant la présente invention, l'électrode collectrice "soustrait" du courant à l'anode du fait .que la partie du faisceau interceptée par l'anode est variable l'objet de l'invention peut être réalisé en faisant varier la section transversale de ce faisceau à hauteur de l'anode, de manière à modifier les caractéristiques "cenrant anodique - tension anodique" ou "tension de grille - courant anodique" normales,, selon le besoin.
Le faisceau électronique peut être dévié latéralement par rapport à l'anode, ou biens la section transversale de ce faisceau à hauteur de l'anode peut être modifiée, par des moyens prévus spécialement à cet effet, ou à la suite de varia- tions da potentiel appliqué à l'une des électrodes déjà men- tionnées*
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Dans un mode de réalisation d'une lampe (représentée dans la Fig.
schématique 4 du dessin annexé) établie suivant l'invention, on prévoit une cathode 1, une électrode de com- mande (ou grille de commande) 2, une anode accélératrice (ou grille-écran) 3, et une électrode protectrice ou de suppression (ou grille pour réduire les effets d'émission secondaire) 4, ces électrodes étant connues en soi dans les lampes à faisceau électronique et étant disposées dans l'ordre indiqué, les unes à côté des autresr avec leurs ouvertures en ligne, de telle façon que ces électrodes constituent ensemble un système éjecteur d'électrons protégé, susceptible d'émettre, en direction de l'anode 5,un faisceau d'électrons étroit, en forme de jet ou de nappe, à intensité variable.
Toutefois, la dite anode 5 n'est pas une simple plaque, comma il est d'usage actuellement, mais est pourvue d'une fente ou bouton- nière allongée 5a conformée et disposée de manière à répondre aux conditions qui seront exposées dans la suite. Cette élec- trode fendue est montrée dans la Fig. 5 en une vue de face agrandis. Derrière l'anode, c'est-à-dire sur le côté de celle- ci éloigné du "canon à électrons" se trouve une électrode collectrice 6. Entre le système éjecteur d'électrons et l'anode se trouve une.,ãire de plaques déviatoires électrostatiques 7, 8, dont une de chaque côté du trajet normal du faisceau électronique.
Une lampe comme décrite ci-dessus peut être utilisée comme un amplificateur basse fréquence lorsque ses connexions sont établies de la manière représentée dans la Fig. 4..Ici$ une des plaques déviatoires (plaque 7) est connectée à la cathode 1 et à l'électrode de suppression 4, l'autre plaque (plaque 8) étant connectée à la borne négative 9 d'une source
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de potentiel anodique (non représentée), et, à travers une résis- tance de cathode 10, à la cathode,.
Les potentiels d'entrée destinés à être amplifiés sont de préférence appliqués entre l'électrode de commande 2 et la cathode 1, une source de pola- risation appropriée 11 étant connectée au conducteur d'entrée de la cathode* Suivant une variante,, les potentiels d'entrée destinés à être amplifiés peuvent être appliqués entre l'élec- trode de commande 2 et la borne négative 9 de la source de potentiel anodique. L'électrode accélératrice 3 est polarisée positivement (par exemple 150 volts de potentiel positif), l'anode 5 est polarisée à un potentiel positif plus élevé (par exemple 200 volts de potentiel positif),,, tandis que l'électrode collectrice est polarisée à un potentiel positif encore plus élevé (par exemple 250 volts de tension positive).
Le potentiel positif anodique est appliqué à l'anode à travers une résis- tance 12 qui sert comme résistance de sortie pour la lampe.
L'anode fendue est disposée de telle manière que lorsque la lampe travaille sur la partie de la caractéristique "courant anodique -tension d'entrée" où aucun effet correcteur n'est nécessaire, le faisceau électronique est entièrement intercepté par la partie pleine de l'anode ; end'autres termes, sur la partie qui peut être désignée comme " à mu variable" de cette caractéristique, l'électrode captatrice 6 ne reçoit aucun cou- rant et la totalité du faisceau électronique est interceptée par l'anode 5.
Toutefois, à partir du point de la caractérisa tique où la courbe "courant anodique -tension de grille" commence à devenir droite, le bord du faisceau électronique vient effleurer le bord de la fente 5a prévue dans l'anode 5, de scrte que l'accroissement du flux électronique dans le faisceau au-delà de cette valeur aura pour effet qu'une plus
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grande partie de ce faisceau se dirigera vers la fente 5a et, par conséquent, traversera cette dernière pour frapper l'élec- trode collectrice 6. La partie du faisceau, qui passe à travers la fente 5a, ne fait évidemment pas partie du courant recueilli dans le circuit de sortie d'anode, mais est recueillie par l'électrode collectrice, comme indiqué ci-dessus.
Il va de soi que la déviation dufaisceau électronique en fonction de l'in- tensité de ce faisceau, a lieu grâce au fait que la différence de potentiel entre les plaques déviatoires est celle engendrée aux bornes de la résistance 10 prévue dans le conducteur de cathode de la lampe. De cette façon, on obtient une correction en faisant dévier le faisceau en fonction de l'intensité du flux dans le faisceau électronique et en se servant de l'élec- trode collectrice pour "soustraire" du courant anodique en une quantité nécessaire pour réaliser la correction voulue.
On conçoit qu'on peut obtenir une courbe "tension de grille -courant anodique" quelconque choisie parmi un grand nombre de telles courbes, en conformant d'une manière appro- priée la fente dans l'anode et en déterminant judicieusement la position de cette fente, ainsi qu'en déterminant convena- blement l'amplitude de la déviation appliquée. Toutefois,d'une manière générale, la disposition sera prévue de façon à fournir une courbe "tension de grille - courant anodique" sensiblement linéaire. Ceci est représenté dans les Figs. 6, 7 et 8, les- quelles sont des diagrammes correspondant respectivement aux Figs. 1, 2 et 3.
Dans les Figs. 6,7 et 8, les traits fins représentent les caractéristiques des lampes à faisceau élec tronique ordinaires,- c'est-à-dire que dans ces courbes les ordonnées du courant correspondent à des valeurs d'émission électronique totale.- tandis que les courbes en traits épais et en traits interrompus représentent les caractéristiques de
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courants anodiques réalisables en "dépouillant" l'anode suivant la présente invention.
Dans les modes de réalisation de l'invention dans les- quels il est fait usage de la déviation du faisceau électroni- que, cette déviation peut être subordonnée soit au courant qui atteint l'anode, soit au courant total du faisceau électronique, suivant la manière dont les électrodes déviatoires sont connec- tées.
On conçoit que l'effet de "dépouillement" implique quelques petites pertes de rendement, mais ceci est de peu d'importance comparativement aux avantages qui peuvent être obtenus.
Il a été constaté que, dans les modes de réalisation qui exigent une déviation, l'amplitude de celle-ci est très faible. Une correction pratiquement complète (et qui a pour résultat une caractéristique "courant anodique - tension de grille" sensiblement linéaire) peut être réalisée en prévoyant une déviation maxima du faisceau d'une quantité inférieure à la moitié de sa largeur, c'est-à-dire,dans un cas pratique., une déviation maxima inférieure à un 1/2 mm. De cette façon, l'anode ne doit pas présenter des dimensions excessives et, d'autre part les potentiels déviatoires requis peuvent être obtenus sans qu'il soit nécessaire de prévoir une impédance trop élevée aux bornes de laquelle le dit potentiel doit être recueilli.
Il y a lieu d'admettre que la limite imposée pratique- ment au fonctionnement d'un amplificateur basse fréquence, comme celui représenté dans la Fig. 4, est déterminée par la capacité parasite présente aux bornes de la résistance 10. Dans la pratique, - dans le cas d'une lampe à, cathode à chauffage
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indirect - cette capacité parasite est principalement consti- tuée par la capacité entre la cathode et le filament de chauffage.
Lorsque les potentiels d'entrée destinés à être ampli- fiés sont appliqués entre l'électrode de commande 2 et l'ex- trémité, éloignée de la cathode, de la résistance intercalée dans le bras de cathode, on obtient un degré de réaction de cathode qui est également utile au point de vue de la correc- tion de toute courbure indésirable de la caractéristique.
Ce système de correction tend à rendre droite la partie de la caractéristique qui n'est pas affectée par l'action des éleo- trodes déviatoires - c'est-à-dire, le "coude inférieur"-, toutefois, comme ce système a également pour effet de diminuer l'inclinaison du restant de la courbe caractéristique, on n'y a généralement recours que dans les cas où il importe beaucoup de rendre droit le coude inférieur de la caractéristique et où il est permis de le faire aux dépens de l'amplification.
Ci-après, on décrira, en se référant à la Fig. 9, un mode de réalisation d'un amplificateur haute fréquence utilisait des lampes suivant la présente invention et dans lequel il est possible de mettre les cathodes à la terre et d'éviter ainsi les limites de fonctionnement dues à la capacité parasite qui agit aux bornes des impédances de cathode.
Pour des raisons de clarté et de simplicité,, cet amplificateur sera décrit et est représenté comme un amplificateur à deux étages, bien qu'on puisse naturellement prévoir n'importe quel nombre d' étages. Dans cet amplificateur, deux lampes similaires V1,V2 dont chacune correspond à celle représentée dans la Fig.
4, sont employées en cascade, la cathode 1 étant dans chaque cas connectée à l'électrode de suppression 4 et à l'une (7) des plaques déviatoires 7, 8, l'autre plaque déviatoire (8) étant
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connectée à la cathode à travers une résistance 10. Ici égale- ment, les potentiels positifs sont appliqués aux électrodes 3, 5 et 6, le potentiel de l'électrode collectrice étant le plus élevé et le potentiel anodique étant intermédiaire entre celui de l'électrode accélératrice et celui de l'électrode collectrice. Les cathodes 1 sont mises à la terre et connectées à la borne négative 9 de la source de potentiel anodique.
Les potentiels d'entrée destinés à être amplifiés sont appliqués à travers un circuit accordé 13 dont une extrémité est connec- tée à l'électrode de commande 2 de la première lampe V1' et l'autre extrémité, à un point de prise 14 prévu sur une résis- tance potentiométrique de polarisation 15 connectée entre la borne 9 et la borne négative 16 d'une source de polarisation de grille. La partie de cette résistance potentiométrique comprise dans le circuit de grille de commande de la première lampe est shuntée par un condensateur 17.
L'anode de la pre- mière lampe est connectée, à travers un circuit parallèle accordé 18, en série avec une bobine de choc 19 qui offre une impédance élevée aux fréquences à amplifier, à la source de potentiel anodique, le point de jonction de la dite bobine de choc avec le dit circuit accordé étant connecté à l'extrémité, éloignée de la cathode, de la. résistance de cathode 10 de la première lampe, à travers un condensateur 20 offrantune faible impédance aux fréquences à amplifier. L'anode de la première lampe V1 est également couplée à la grille de commande de la deuxième lampe à travers un condensateur de couplage 21, la dite grille de commande étant connectée au point de prise 14 à travers une résistance 22.
L'anode de la deuxième lampe V2 est connectée d'une lanière similaire à travers un circuit parallèle accordé, en série avec une bobine de choc offrant une impédance élevée aux fréquences à amplifier à la borne
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positive de la source de potentiel anodique et, tout comme dans le cas de la première lampe, le point de jonction de cette bobine de choc avec ce dernier circuit accordé est connecté à l'extrémité, éloignée de la cathode de la deuxième lampe, de la résistance de cathode, à, travers un condensateur offrant une faible impédance aux fréquences à amplifier. Le courant de sortie amplifié est recueilli dans le circuit d'anode de la deuxième lampe. Les mêmes éléments sont désignés par les mêmes signes de référence dans les deux étages.
On conçoit que,. grâce à cette disposition, les deux cathodes sont au potentiel de terre et qu'on obtient un bon découplage en ce qui concerne la source de haute tension car, étant données les combinaisons "bobine de choc à haute impé- dance - condensateur à basse impédance", les courants alterna- tifs sont forcés de retourner aux cathodes à travers les résis- tances de cathode. Comme les cathodes sont au potentiel terre, les capacités "cathode -filament de chauffage" ne seront plus shuntées à travers les résistances de cathode.
En effet, les seules capacités parasites agissant aux bornes des dites ré- sistances de cathode seront pratiquement celles présentes entre les condensateurs de découplage à faible impédance et la terre, et, en employant comme condensateurs de découplage des conden- sateurs du type à boîtier isolé (plutôt que du type à boîtier métallique), il est possible de réduire ces papaoités parasites à une valeur minime.
Il n'est pas nécessaire d'employer de simples résis- tances comme résistances de cathode. Par exemple, chaque simple résistance de cathode ohmique peut être remplacée par un sys- tème d'impédance à accord plat, comme le système représenté dans la Fig. 10ce système consistant en une inductance 10L
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shuntée par une résistance 10R et par un condensateur 100 et étant accordé sur le milieu environ de l'échelle des fréquences à amplifier, le dit système étant calculé de manière que, pour l'échelle envisagée, l'impédance du système en question soit sensiblement égale à l'impédance qu'on désire obtenir.
Ou bien, chaque simple résistance de cathode ohmique peut être remplacée par un système comme celui représenté dans la Fig. 11, et consistant en une inductance 10L' shuntée par une résistance 10R' en série avec une capacité 10C" shuntée par une résistance 10R". Avec une disposition de ce genre, si chaque résistance présente une valeur égale à la racine carrée du quotient obtenu en divisant la capacité par l'inductance, on obtient une impé- dance totale égale à la valeur de chaque rés istance.
La Fig. 12 représente un mode de réalisation de l'objet de l'invention dans lequel les plaques déviatoires sont supprimées, leur action étant remplacée par une variation de la section transversale du faisceau. Dans ce dernier mode de réalisation,, la lampe comporte un système éjecteur d'électrons consistant en une cathode rectiligne 1 disposée coaxialement dans une électrode de commande ou grille cylindrique 2 qui comporte une fente orientée parallèlement à l'axe de la cathode, le faisceau électronique émergeant à travers cette f ente.
Après avoir traversé la fente dans l'électrode de commande, le faisceau électronique (indiqué par un trait mixte) traverse la boutonnière d'une électrode accélératrice fendue 3 et en- suite, la boutonnière prévue dans une électrode fendue, pro- tectrice ou de suppression 4. Les boutonnières dans les élec" trodes de commande accélératrice et de suppression, étant orientées de manière à permettre le passage du faisceau. Les électrodes de suppression, accélératrice et de commande consti- tuent ensemble un système éjecteur d'électrons protégé,destiné
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à émettre un faisceau d'électrons en forme de nappe étroite dont l'intensité peut être modif iée. par l'application de poten- tiels d'entrée entre l'électrode de commande et la cathode.
L'anode 5 est établie sous forme d'une plaque fendue dont la fente ou boutonnière 5a est orientée parallèlement et est disposée en ligne avec les boutonnières pratiquées dans les autres électrodes. Derrière la fente 5a se trouve une électrode collectrice 6 qui, pendant le fonctionnement, est portée à un potentiel sensiblement supérieur à celui de l'anode,
Avec une telle dispositions les rayons du faisceau électronique partant de la cathode passeront par une ligne ou un plan focal situé quelque part entre la cathode et l'anode et dont la position longitudinale peut être variée de plusieurs manières, par exemple en variant la tension anodique.
Lorsque la tension à l'anode est faible,, le faisceau se présente comme montré dans la Fig. 12, c'est-à-dire que la ligne ou le plan focal se trouve plus près de la cathode que lorsque la tension à l'anode est élevée (ce dernier cas est représenté dans la Fig. 13) et,., par conséquent,dans le premier cas (Fig. 12)la section transversale que présentera à hauteur de l'anod.e le faisceau électronique en forme de nappe étroite, sera plus grande que dans le deuxième cas (Fig. 13)* En d'autres termes) l'accroissement de la tension anodique aura pour effet de déplacer la ligne ou le plan focal dans la direction de l'ano- de et, par conséquent, le faisceau sera plus étroit à hauteur de l'anode.
Etant donné que l'anode est pourvue d'une boutonnière, et qu'il existe une électrode collectrice derrière cette bou- tonnière, le proportion du/faisceau électronique captée par l'anode varie avec la section transversale que présente ce faisceau à hauteur de la dite anode, et, par conséquent, avec
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la tension anodique. Si la tension anodique devient suffisamment élevée, la totalité du faisceau électronique traverse la bou- tonnière 5a (ce cas est représenté dans la Fig. 13) et viendra frapper l'électrode collectrice 6;dans de telles conditions de fonctionnement, le courant anodique sera nul.
Par conséquente il est possible, enchoisissant convena- blement les paramètres de la lampe et du circuit de celle-ci, de modifier la caractéristique "courant anodique - tension anodique' plate normale d'une lampe à faisceau électronique connue, pour obtenir presque toute descente négative voulue.
De cette façon,. il est possible d'obtenir le résultat, à savoir, qu'une tension accrue à l'anode (au-delà d'une certaine valeur) ait pour effet de produire un décroissement du courant anodi- que, permettant ainsi d'obtenir un effet de résistance négatif indépendant des effets d'émission secondaire. De même, en ré- glant judicieusement les paramètres de la lampe et de son circuit, on peut obtenir une caractéristique "tension de grille courant anodique" sensiblement linéaire.
La lampe suivant l'invention peut être utilisée comme une lampe à faisceau électronique ordinaire, en connectant l'électrode collectrice à l'anode, à l'extérieur de l'ampoule.
Dans les modes de réalisation suivant les Figs. 12 et 13, aucun moyen n'est prévu spécialement dans le but de varier la position de la ligne ou du plan focal du faisceau électro- nique,, c'est-à-dire pour varier la section transversale du faisceau électronique à hauteur de l'anode. Toutefois, sion le désire on peut prévoir spécialement à cet effet des moyens appropriés,consistant de préférence en une électrode ou un système d'électrodes supplémentaires. Par exemple, le faisceau électronique peut être entouré, en un point approprié de sa
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longueur, par une électrode supplémentaire en forme de cylindre aplati.
Lorsqu'on applique à cette électrode supplémentaire des potentiels faibles ou négatifs, la concentration du faisceau se trouve accentuée, tandis que lorsque le potentiel de cette électrode varie dans le sens positif,, le faisceau devient plus divergent. Il va de soi qu'une telle électrode peut être utilisée pour régler la forme de la caractéristique à volonté.
Au lieu d'une électrode de réglage de concentration en forme de cylindre aplati, on peut utiliser deux plaques plates reliées entre elles. Le réglage de la concentration peut éga- lement être obtenu de toute autre manière connue en soi, par exemple au moyen d'un système ou dispositif dit électronique .. optique agissant électrostatiquement ou électromagnétiquement.
Il va de soi qu'il est extrêmement avantageux dans la pratique de pouvoir, sans modifier la construction de la lampe , régler les caractéristiques de fonctionnement de celle-ci, ce réglage pouvant être obtenu avec une lampe suivant l'invention, soit automatiquement, en le subordonnant à une valeur variable voulue d'un potentiel d'entrée ou de sortie, soit manuellement, en prévoyant des potentiels de réglage variables à la main.
Les dimensions pratiques types pour une lampe comme représentée dans les Figs. 12 et 13 sont les suivantes : longueur de la cathode (considérée à angle droit par rapport au plan du dessin): 10 - 25 mm. longueur des fentes dans les diverses électrodes: appro" ximativement la même que la longueur active de la cathode; diamètre de la cathode: 0,5 mm.- 1 mm.; largeur de la fente dans l'électrode 2: environ 0,5 mm.; distance entre les électrodes 1 et 2 : environ0,25 mm., largeur de la fente dans l'électrode 3 : environ 0,5 mm.; distance entre les électrodes 2 et 3: 0,25 0,5 mm.;
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largeur de la fente dans l'électrode 4: 1 mm.- 1,5 mm.; largeur de la fente 5&: 0,5 mm. - 1,5 mm.
Les chiffres ci-dessus sont évidemment donnés à titre purement exemplatif.
L'objet de la présente invention est d'une application très étendue ; toutefois, il est particulièrement avantageux de l'employer dans les étages présélecteurs ou haute fréquence des récepteurs superhétérodynes. Etant donnée l'absence de cross modulation et d'effets de déformation similaire,. réali- sable à l'aide de la présente invention lorsque celle-ci est employée dans une étage haute fréquence d'un récepteur super- hétérodynes on peut tirer tout l'avantage d'une sélectivité poussée dans les étages moyenne fréquence car, il va de soi qu'aucun degré de sélectivité dans un, étage moyenne fréquence n'est susceptible d'empêcher l'interférence du type dû à la cross modulation..
Une autre application importante de l'invention est celle dans les amplificateurs basse fréquence de très haute qualité, où la suppression de la distorsion due aux harmoniques, c'est-à-dire de l'introduction d'harmoniques indésirables, présente une grande importance.
REVENDICATIONS.
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