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" Perfectionnement aux briquets "
Dans les briquets actuellement utilisés, le com- bustible est liquide (essence ou alcool) et la provision de combustible qu'il est possible d'emmagasiner dans un briquet est relativement restreinte, ce qui oblige à des recharges fréquentes.
L'inventeur a imaginé de remplacer dans ces briquets, le combustible liquide par un combustible, gazeux
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dans les circonstances atmosphériques ordinaires, gaz qui peut être comprimé dans un réservoir de petites dimensions et se trouver alors,soit à l'état gazeux, soit à l'état liquide. Dans l'un et l'autre cas, le volume du combustible lorsqu'il revient à la pression atmosphérique, est accru dans des proportions considérables. Il est donc possible, dans un briquet de dimensions acceptables, d'emmagasiner une provision de combustible suffisante pour l'alimenter pen- dant un temps relativement considérable, sans recharges.
En outre, l'inflammabilité du combustible gazeux étant très supérieure à celle du combustible li- quide, les allumages-sont beaucoup plus notam- ment par temps froid, Enfin, l'appareil'ne-nécessite, ni garniture de feutre ou de coton pour absorber le combus- tible liquide, ni mèche pour amener ce combustible au point d'inflammation, d'où résulte une plus grande sim- plicité de l'appareil et une sécurité absolue de fonc- tionnement.
L'invention vise donc de la manière la plus générale, le produit industriel nouveau constitué par un briquet utilisant comme combustible un gaz comprimé ou liquéfié par compression.
Lorsque l'on s'adresse à un gaz liquide à la pression utilisée et à la température normale (ce qui est par exemple le cas du butane) il est nécessaire, pour la bonne marche de l'appareil, d'avoir recours à des dispo- sitions spéciales.
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En effet, si l'on se contente de percer dans la partie du briquet qui est normalement sa partie supé- rieure un orifice étroit que l'on débouche ..au moment de l'allumage, tout se passe bien, tant que le briquet est tenu dans sa position habituelle.
Mais., si,pour une raison quelconque, on vient à retourner le briquet au moment de l'allumage ou pendant qu'il est allumé, le liquide a directement accès à l'ori- fice étroit. Ce dernier laisse passer par seconde le même volume de liquide que le volume de gaz pour lequel il était réglé. Comme, dans le cas du butane, en particu- lier, un volume de liquide donne lieu à 220 fois son volume de gaz, la flamme du briquet devieat brusquement 220 fois plus considérable que lorsque le gaz avait accès à l'ori- fice. Il en résulte une flamme de proportions impression- nantes et même dangereuses.
On est donc conduit, au lieu de puiser normale- ment le combustible dans l'atmosphère gazeuse, à effectuer ce puisage dans le liquide, en reportant à la partie de l'appareil qui est normalement sa partie inférieure l'ori- fice calibré. On puise, de cette façon, dans le liquide jusqu'à épuisement de la provision de combustible.
Si le briquet vient à être renversé, l'orifice calibré étant prévu pour l'arrivée de combustible liquide, cet orifice qui est alors alimenté en gaz, donne lieu à une flamme pratiquement inexistante, ce qui est sans danger, et sans inconvénient.
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L'invention vise donc également l'application au briquet alimenté en gaz liquéfié (par exemple en butane) l'application d'un conduit plongeant normalement jusqu'au fond de la réserve à l'état liquide, l'orifice calibré se trouvant à la base de ce conduit.
Hais, avec ce mode de réalisation, il faut évidem- ment un orifice calibré excessivement petit. Dans le cas du butane par exemple, on trouve qu'en pratique le débit de gaz doit être de 0 gr.0008 par seconde environ pour obtenir une flamme convenable. Dans ce cas, l'orifice de sortie calibré pour le liquide doit débiter un volume 220 fois moins grand, le volume d'un poids donné étant 220 fois moins grand à l'état liquide qu'à l'état gazeux. Il devient donc très difficile d'obtenir en pratique un orifice calibré ou un détendeur débitant avec régulateur le très faible vo- lume nécessaire.
L'inventeur a imaginé, pour résoudre cette diffi- culté, le dispositif suivant (voir figure 1).
A la base du tube 1 qui plonge dans le gaz liqué- fié 2, se trouve une vis pointeau 3 dont l'extrémité conique 4 peut être approchée ou éloignée d'un siège 5.
Si l'angle au sommet du pointeau est très faible, on obtient un passage étroit. Mais, dans ce cas, le débit varie propurtionnellement à la pression qui s'exerce sur la surface du liquide, pression qui varie assez rapidement en fonction de la température.
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Ce système peut donc fonctionner, mais ne donne que des résultats assez imparfaits.
L'inventeur a perfectionné les résultats figure 2 en utilisant pour la conicité de l'extrémité 4 de la vis et du pointeau 5, un angle très obtus et en interposant entre ces deux surfaces, une couche très fine d'une matière pul- vérulente qui ait la propriété d'absorber les gaz (telle que du duarbon de bois). Cette matière absorbante permet de faire varier très progressivement le débit en fonction du serrage de la vis 3, et, par suite, de régler avec une grande précision le débit du système.
En outre, le liquide ne pouvant traverser que pro- gressivement la couche 6 de matière pulvérulente, il en ré- sulte une atténuation de l'effet de variation de pression.
Un système ainsi construit donne des débits qui ne varient que relativement peu, lorsque la pression varie dans les limites déterminées par les variations de température qui sont à envisager en pratique (par exemple de 10 degrés à
40 degrés).
On conçoit qu'un appareil construit, suivant la figure 1, puisse donner lieu à un fonctionnement satisfai- sant, en le munissant d'un tube 8, formant brûleur et d'un dispositif hermétique d'obturation empêchant la sortie du gaz, sauf pendant les périodes d'utilisation du briquet.
Ce dispositif ne peut, en pratique, être consti- tué par une simple partie 7 formant obturateur sur l'extré-
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mité du tube 8. En effet, avec un tel obturateur, le gaz s'accumulerait dans le tube 1 jusqu'à une pression qui dépendrait de la température et atteindrait, en pratique, plusieurs atmosphères. Lors de l'ouverture brusque de l'obturateur 7 avec allumage simultané du gaz, il se produi- rait une flamme d'une violence impressionnante. Il est donc nécessaire de placer le dispositif d'obturation à la base même du tube 1.
Un mode de réalisation d'un dispositif de ce type est représenté sur la figure 3.
Sur cette figure, l'obturation est assurée par un clapet 9 poussé par un ressort 10 comprimé par un poussoir quelconque monté par exemple sur le couvercle 11 du briquet.
Lorsque le briquet est dans sa position de fermeture, le clapet 9 est appliqué énergiquement sur son siège 12, ce qui évite tout accès du gaz au tube 1.
Dans le mode de réalisation représenté sur la fi- gure 3, le poussoir est constitué par le tube même du brû- leur 8, mais cette disposition n'est nullement indispensable.
Elle présente toutefois l'avantage d'une plus grande simpli- cité de construction. En outre, l'organe 7, sert à la fois à appuyer sur le poussoir (ici 8) et à fermer l'ouverture du brûleur, en évitant ainsi l'obstruction du brûleur par des poussières.
En outre, dans le mode de réalisation de la figure, on a prévu un ressort auxiliaire 13 de puissance
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relativement faible agissant sur le clapet 9 dans le sens de son ouverture. Cette disposition a pour but d'éviter le coincement du clapet 9 et de le dégager de son siège, dès que la pression du ressort 10 diminue.
Pour que le système fonctionne d'une manière sa- tisfaisante, il faut toujours que la fermeture du clapet 9 précède celle de l'orifice 8 par l'obturateur 7 et inversement que l'ouverture de l'orifice 8 précède celle du clapet 9, faute de quoi une certaine quantité de gaz s' emmagasinerait dans le tube 1, ce qui risquerait de produire; à l'allumage, une flamme d'intensité excessive, comme on l'a expliqué plus haut.
Bien entendu, le dispositif d'allumage du gaz à sa sortie du brûleur pourra être quelconque. Il pourra être indépendant de l'ouverture du briquet ou être commandé automatiquement par cette ouverture.
Sur la figure 3 on a représenté une construction simple et peu coûteuse du mécanisme d'allumage qui permet cependant une présentation élégante et un allumage sûr du gaz dès qu'il commence à s'échapper. Ce dernier résul- tat est particulièrement désirable, car il faut/évitant, autant que possible, de laisser fuir du gaz non allumé ce qui épuise inutilement la provision de combustible. Dans ce mode de réalisation, le couvercle 11 est sollicité dans le sens de l'ouverture, par un ressort non représenté
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(par exemple un ressort spiral enroulé sur l'axe 14).
Sur l'axe 14 est calée la molette habituelle 15. Dans le couvercle est placée 1 pierre 16 qu'un ressort 17 applique contre la molette 15, et la vis de fermeture habituelle 18. Le couvercle est maintenu fermé par un moyen approprié, par exemple, par une chape 19.
En dégageant la chape, le ressort du couvercle ouvre brusquement ce dernier et la pierre 16 frotte sur la molette 15 en même temps que le tube poussoir 8 sort du tube 1 et que, par suite, le ressort 10 se détend en permettant l'ouverture du clapet 9. Le gaz qui s'échappe à l'extrémité du tube 8 s'enflamme donc immédiatement et sans difficulté.
Bien que ce système d'obturation et d'allumage convienne plus particulièrement aux briquets à gaz comprimé ou liquéfié, il doit être entendu que l'on pourrait également l'appliquer aux autres briquets.
L'inventeur a remarqué qu'un briquet cons- truit suivant l'invention et ne dépassant pas les dimen- sions acceptables, donne une flamme sensiblement constante, quelle que soit la température, et fonc- tionne d'une manière parfaite. Il peut donner, sans recharges, environ 2.000 allumages d'une durée de cinq secondes, durée largement suffisante pour allumer une cigarette.