Ouvrage défensif.
Le brevet principal concerne un ouvrage défensif constitué d'une poutre réticulée horizontalement, formée d'assises superposées d'éléments préparés d'avance à des dimensions standard, et destinée plus particulièrement à constituer un obstacle aux incursions de chars de combats et d'engins de guerre motorisés.
Les présents perfectionnements concernent d'une part certaines formes et dispositions particulièrement avantageuses des éléments constitutifs de l'ouvrage, et d'autre part l'application de celui-ci à d'autres buts aussi bien qu'à des buts militaires. On a trouvé, en effet, que les constructions suivant l'invention, grâce à leur rigidité horizontale et à leur grand moment d'inertie, conviennent remarquablement bien pour résister non seulement à des chocs ou à des efforts temporaires et répétés, mais aussi à des poussées ou à des efforts continus. C'est ainsi que les ouvrages conformes à l'invention peuvent être utilisés par exemple pour la construction de brise-lames et d'épis pour la protection des rivages, pour l'édification de jetées et de perrés, ou pour le renforcement de digues et de berges.
La faculté d'étendre la poutre en treillis en largeur aussi bien qu'en longueur et la possibilité de remplir les pertuis entre les éléments ou madriers de l'ouvrage réticulé, de façon à former une paroi pleine et étanche, rendent la construction propre à l'édification économique de plateaux de fondation, de barrages et de murs de soutènement.
Le dessin annexé représente à titre d'exemples des formes d'éléments constitutifs des ouvrages envisagés, ainsi que diverses formes d'ouvrages réticulés faits à l'aide de ces éléments' ou de ceux représentés dans le brevet principal.
Fig. 1 montre une vue en coupe longitudinale et Fig. 2 une vue en plan d'un élément standard suivant les présents perfectionnements. Fig. 3. montre un élément de demi longueur et Fig. 4 un bloc ou dé formant pièce intercalaire. Fig. 5 et Fig. 6 sont des vues schématiques, en plan, montrant une assise inférieure et une assise supérieure d'un ouvrage muni d'empattements et d'éperons. Fig. 7 montre une variante de la disposition suivant les Fig. 5. et 6. Fig. 8 représente une disposition du treillis horizontal étendu non seulement en longueur mais aussi en largeur. Fig. 9 montre en perspective à plus grande échelle un détail de la disposition suivant la Fig. 8. Fig. 10 est une coupe transversale d'un ouvrage appliqué à la consolidation d'une digue.
Fig. 11 montre schématiquement en plan une poutre à éperons constituant une assise de mur. <EMI ID=1.1> coupe transversale, d'ouvrages utilisés pour la construction de barrages. Fig. 14 montré de même un ouvrage servant de mur de soutènement.
Les madriers qui, suivant le brevet principal, sont employés avec des blocs d'écartement pour constituer l'ouvrage, peuvent avantageusement, dans certains cas, être
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de pièces d'écartement et de renforcement aux endroits percés de trous, destinés à former les noeuds de la poutre réticulée.
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trous, et la Fig. 4 un dé 5b à un trou, formant des pièces standard à l'aide desquelles des combinaisons variées peu-
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sont percés dans des bossages 10 qui peuvent varier de hauteur suivant les besoins.
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ont de préférence la forme d'une pyramide tronquée. Comme décrit dans le brevet principal,, ils sont destinés à for-mer par leur superposition des colonnes creuses dans lesquelles on coule du ciment ou du béton, et qui peuvent recevoir des tiges ou autres armatures. La forme polygonale des trous contribue à assurer la rigidité des noeuds d'assemblage. De préférence les diverses pièces sont faites en béton et munies d'armatures métalliques 12.
On a montré sur les Figs. 5 et 6 un ouvrage utilisable comme obstacle contre les chars d'assaut et dont
la stabilité et la résistance au renversement sont renforcées en munissant l'assise inférieure (Fig. 5) d'empattements 13 formés, par exemple, de fortes semelles lb (Fig.l) qui débordent l'ouvrage d'une demi longueur de pièce, sur un ou sur les deux côtés de l'ouvrage et éventuellement à ces extrémités. De même que l'assise inférieure les empattements
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posés sur celui-ci. Les assises constituant le soubassement sont formées d'un double treillis triangulé comme décrit dans le brevet principal, ce treillis comportant ici des diagonales 14 et des files longitudinales 16 de madriers. Quant aux assises supérieures elles sont de préférence' réduites à des éperons triangulés formés de diagonales 15
(Fig. 6) et reliés entre eux par une file axiale 16. Des tiges verticales 3 noyées dans les colonnes de béton coulées dans les trous superposés aux endroits des noeuds relient toutes les assises entre elles. Cette disposition est particulièrement efficace pour résister aux chars d'assaut qui ne rencontrent ainsi aucune ligne horizontale continue ou ils peuvent prendre appui, ce qui rend l'obstacle très difficile à franchir.
La Fig. 7 représente une variante dans laquelle des madriers 17, disposés transversalement à l'ouvrage, relient et renforcent des polygones triangulés qui constituent des épe-
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montre l'assise supérieure réduite à une série d'éperons 19.
Ces dispositions, de même que celles décrites dans le brevet principal, conviennent pour l'édification d'ouvrages défensifs, non seulement dans des buts militaires, mais
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ments naturels, et pour des constructions diverses. C'est ainsi que les poutres décrites peuvent avantageusement être employées pour la construction de brise-lames, d'épis, de jetées ou de môles, ou pour le renforcement de digues, etc...
L'application d'une construction semblable à celle des Figs. 5 et 6 à la consolidation d'une digue de terre
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tuent les empattements de l'assise inférieure. Les madriers
14 et 16 forment des assises triangulées du soubassement, tandis que l'assise supérieure est constituée d'une succession d'éperons 15 de part et d'autre d'une ligne axiale 16. Grâce
à l'armature formée dans la digue par la poutre réticulée suivant l'invention, les eaux ne peuvent que difficilement créer des brèches. Si cependant il s'en produit, elles ne peuvent s'étendre et il est facile de les combler en prenant appui sur les lignes de madriers 16 et les colonnes armées de tiges qui relient entre elles les assises de l'ouvrage. Comme indiqué sur la Fig. 10, les madriers de certaines assises peuvent être placés avec leurs bossages 10 en bas et les madriers d'autres assises avec les bossages 10 en haut.
Les constructions triangulées établies de la manière indiquée peuvent également être étendues .en largeur comme le
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P
dations capables de servir d'assise à des bâtiments ou constructions quelconques. Dans ces constructions, il est avantageux de faire reposer chaque madrier d'une diagonale
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Dans l'exemple des Figs. 8 et 9, les files longitudinales sont discontinues, de sorte que les madriers 22 qui les constituent s'intercalent entre les madriers 20 et 21, 21' et 20'. Lorsque la fondation n'est pas soumise à des poussées horizontales,on peut l'alléger et former le treillis horizontal de losanges, de rectangles ou de carrés.
Les pertuis formés entre les madriers des poutres et constructions réticulées suivant l'invention peuvent être comblés par des pièces ou des matériaux de remplissage 23.
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qui peut facilement être rendue étanche, ce qui permet d'utiliser les ouvrages suivant l'invention pour la construction de barrages, perrés, murs de soutènement, parois de réservoirs et de silos. La Fig. 11 montre schématiquement, en projection verticale une assise supérieure d'un mur à éperons ainsi constitué.
Les Figs. 12 et 13 montrent schématiquement,l'une un mur de barrage vertical, l'autre un mur incliné, qui peuvent être constitués de treillis suivant l'une ou l'autre des Figs. 5 à 8 par exemple. On a représenté par des traits hachurés les pertuis 24 dans lesquels on coule du béton, les autres pertuis 25 pouvant être bourrés de matériaux de remplissage tels que la terre, du sable ou des pierrailles. Ces murs ont comme avantages la rapidité et l'économie de la construction, 1-une grande résistance due à la présence du treillis horizontal continu formé par les madriers entrecroisés, et la facilité des réparations en cas de dégradations locales, celles-ci ne pouvant s'étendre à cause de l'entrecroisement des madriers et des liaisons multiples entre ceux-ci.
On peut constituer de même un mur de soutènement .pour des terres meubles ou des talus, comme représenté sur la Fig. 14. Dans ces diverses applications un treillis en gradins avec empattements et éperons est recommandable.
Dans ces diverses applications, de même que dans celles envisagées dans le brevet principal, la présence de
la poutre horizontale réticulée, rigide et continue, maintient sur toute la section de l'ouvrage une solidarité entre ses parties successives telle que le poids entier de l'ouvrage intervient pour résister à une pression en un point quelconque de celui-ci. Cette propriété permet, dans de nombreux cas, de construire l'ouvrage directement sur le sol, sans
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ou d'une liaison avec le sol est désirable ou nécessaire, les tiges ou armatures situées aux noeuds de l'ouvrage réticulé permettent d'assurer facilement un ancrage dans la fondation ou dans le sol, ou bien les assises inférieures de l'ouvrage peuvent être noyées dans le sol et servir elles-mêmes de fondation.
Il est évident que d'autres formes et dispositions que celles représentées peuvent être adoptées pour les éléments et pour leur assemblage à condition de former une poutre rigide présentant les caractéristiques énoncées dans la présente description et dans les revendications ci-après.
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REVENDICATIONS
1.- Ouvrage réticulé formant sur toute sa longueur
une poutre horizontale, rigide et indéformable, composée
d'éléments, de préférence en béton armé, placés en assises horizontales superposées et percés de trous pour le passage d'armatures verticales et la coulée de ciment formant des
colonnes de liaison entre les éléments d'une même assise et
entre les assises superposées, les madriers d'une assise
pouvant être espacés de ceux d'une assise voisine par des
pièces d'écartement.