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" BUTOIR D'ARRET POUR LES BARRES A TYPES DE MACHINES
A ECRIRE ".
La présente invention concerne des perfectionne- ments aux arrêts, ou butoirs, pour les barres à types de ma- chines à écrire.
Dans les machines à écrire du genre Underwood, un butoir, ou couronne d'arrêt dur est interposé sur le par- cours effectué par la barre à types pour venir au point d'im- pression, ce butoir imprimant un vif mouvement de fouette- ment vers l'arrière et, correlativement, un vif mouvement de recul vers l'avant à la barre à types et assurant ainsi une
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impression nette du type ou caractère.
Pour obvier au bruit de choc sur la couronne d'arrêt inélastique et à la détérioration rapide desbarres à types ré- sultant de ces chocs constamment répétés, on a substitué à la couronne d'arrêt massive des matériaux et constructions élastiques. On a trouvé que de telles constructions ne fonc- tionnent pas d'une manière satisfaisante parce qu'elles n'ar- rêtent point les barres à types au point voulu pour produire l'action de fouettement désirée et que dans tout le jeu complet de barres à types, les caractères plus fréquemment employés usent inégalement la couronned'arrêt l'irrégulari- té des impressions de ,types qui en résulte nuisant à l'aspect du travail.
L'invention offre une couronne d'arrêt qui, bien qu'élastique au moment du choc de la barre à types, prend ra- pidement les caractéristiques d'une butée massive, uniforme.
Une caractéristique de l'invention est que la course de cha- que barre à types, sans égard à sa position dans l'ensemble des barres à touches, est arrêtée en un point exact et qu'on obtient une action de fouettement et de recul uniforme. Une seconde caractéristique est que l'action est notablement plus douce et moins préjudiciable aux barres à types. Une troisiè- me caractéristique est que l'usure sur la couronne d'arrêt n'est point localisée et que ses parties constitutives sont peu coûteuses et faciles à remplacer.
La couronne d'arrêt de l'invention se compose d'une multiplicité de minces bandes de matière sensiblement incompressible et non adhésive, telle que la "Phénolite" ré- sinoide, la fibre dure ou vulcanisée, l'acier plaqué ou le
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laiton, placées les unes sur les autres, face à face, pour former une structure feuilletée. "Phénolite" est un nom de commerce pour une matière faite d'un condensé plastique de phénol avec lequel une matière fibreuse finement divisée a été mélangée pour en réduire la fragilité. Un tel produit de condensé plastique de phénol a été trouvé particulièrement satisfaisant parce qu'il ne possède pas de résonance et est imperméable à l'huile ou à l'humidité.
La "Phénolite", ou son équivalent, se trouve dans le commerce en feuilles d'épaisseur uniforme et les lames qui en sont faites s'appliquent uniment et à plat les unes con- tre les autres. Un autre exemple de produit plastique de phé- nol est la "Bakélite" bien connue.
Les lames se trouvent en contact normal les unes avec les autres et sont tenues, sans être serrées, dans une position verticale contre une surface de devant unie du segment des barres à types par une mince plaque de devant en acier, montée à ressort, qui prend le heurt des barres à types. Une pellicule ou espace d'air, estimé à 25 microns, sépare les lames en raison de leur montage relativement lâche. Il va sans dire qu'aucun effort n'est fait pour régler l'épaisseur de cette pellicule d'air, celle-ci étant le résultat naturel du mode de fixation des lames.
Un pare-poussière, monté à fleur avec le segment des barres à types et présentant un rebord étendu pour re- couvrir les bords supérieurs des lames constituant la couron- ne d'arrêt assemblée, est prévu pour empêcher les débris d' effaçage à la gomme, ou la poussière, de pénétrer dans les espaces d'air, ce qui pourrait nuire à l'efficacité de la cou-
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ronne d'arrêt.
Pour établir exactement le point correct en lequel la barre à types est arrêtée, l'épaisseur de la couronne d' arrêt pressée ou serrée peut être tenue dans des limites étroites par l'usage de cales d'épaisseur.
Les barres à types frappent contre la plaque de devant, en acier, de la couronne d'arrêt qui recule sous le choc et, en ce faisant, resserre la structure de la couronne d'arrêt en chassant l'air d'entre les lames dans la zone immédiate du choc. La couronne d'arrêt devient ainsi de plus en plus résistante à une compression jusqu'à ce que, en un point déterminé qu'on peut régler par l'usage de cales d'é- paisseur, comme on l'a dit précédemment, la couronne d'arrêt devienne une structure fermement serrée arrêtant la barre à types dans sa course et déterminant l'action de fouettement désirée de la tête à types.
Sur les dessins ci-joints :
Fig. lest une vue en perspective de l'invention appliquée au segment des barres à types d'une machine à écri- re Underwood, la couronne d'arrêt étant arrachée et partie en coupe pour laisser voir la construction feuilletée.
Fig. 2 est une élévation en coupe, à plus grande échelle, de la construction de fig, l, représentant l'état de la couronne d'arrêt au moment où la barre à types entre en contact avec elle;
Fig. 3 est une vue, similaire à fig. 2 représen- taut l'arrêt de la barre à types par la couronne d'arrêt resserrée ou comprimée et montrant, schématiquement, le "fouet- tement" de la tête à types vers le cylindre.
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Fig. 4 est une coupe, à plus grande échelle encore, de la couronne d'arrêt de fig. 3;
Fig. 5 est une coupe, à grande échelle, de la cou- ronne d'arrêt au repos;
Fig. 6 est une vue en perspective de la couronne d'arrêt complète, démontée;
Fig. 7 est une coupe suivant 7-7, fig. 1;
Fig. 8 représente, à grande échelle, une forme de construction modifiée;
Fig. 9 est une vue en perspective, en partie arra- chée et en coupe, d'une lame telle que celles employées dans la construction de fig. 8.
Un segment des barres à types, 15, présentant une surface avant usinée uniment ,16, est assujetti à un élément 17 d'un bâti de machine à écrire. Des fentes 18,pratiquées dans une partie inférieure, plus épaisse, 20 du segment, re- çoivent des barres à types 21, fig. 2, qui'sont montées sur une tringle-pivot 22 et disposées pour recevoir un mouvement d'oscillation, de la manière usuelle, pour amener les têtes à types 23 en position d'impression contre un cylindre 24 .
Un guide-types 25,Fig. 1, coopère avec la partie supérieure des barres à typés 21 pour assurer la position d'impression correcte. Des galets guides flottants, 26 , tourillonnent dans des supports à ressort 27 qui sont assujettis au segment, au moyen de vis 28 , par exemple, de chaque côté d'une cou- ronne d'arrèt 30. Celle-ci est plus large que la butée massi- ve usuelle et, par conséquent, les supportsw 27 sont de préfé- rence déviés de dehors en dedans ,comme c'est représenté sur la fig. 1, de façon que les galets 26 puissent se trouver
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en alignement coopératif avec les fentes guides classiques pré- vues dans des languettes (non représentées) assujetties au bâ- ti flottant d'une machine Underwood, le tout comme c'est dé- crit dans le brevet des Etats-Unis de William J. Helmond, N 1.571.946 du 9 février 1926.
La couronne d'arrêt 30 est composée de lames 31 découpées à l'emporte-pièce dans de minces feuilles de Phéno- lite, de fibre ou de métal. Il y a, de préférence, au moins quatre lames ; comme c'est représenté sur les dessins, on peut en utiliser un, plus grand nombre. Les lames sont de largeur uniforme, de preference 8 mm. Elles peuvent être arquées concentriquement au segment 15 et être formées avec leurs ex- trémités parallèles au bord supérieur de ladite couronne, com- me c'est représenté sur la fig. 6. Il est important que chaque lame soit d'épaisseur uniforme partout; mais il n'est pas essentiel que toutes les lames composant la couronne d'arrêt aient la même épaisseur, ni soient faites de la même matière.
La Phénolite, étant donné qu'on peut l'obtenir facilement en feuilles d'épaisseur exactement uniforme et qu'elle ne se gondole, ou ne s'ondule, pas au cours d'une manutention, a été trouvée supérieure à d'autres matières pour cet usage.
Une plaque métallique 32, Figs. 1 et 6, de préfé- rence en mince acier à ressort, concentrique aux lames et sen- siblement de même largeur qu'elles, est employée pour prendre le choc des barres à types et pour tenir les lames 31,non ser- rées, en position contre la surface avant, 16 , du segment 15.
La plaque 32 peut être faite en une seule opération par une matrice , combinée, découpeuse, perceuse ou formeuse. Des re- bords 33, disposés aux extrémités de la plaque 32 et reliés à *
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celle-ci recouvrent par-dessus la surface supérieuredu seg- ment 15 pour empêcher ainsi le déplacement latéral des la- mes et pour/protéger leurs bords contre une détérioration ou contre l'entrée de poussière. Des pattes de montage 34' fig.
6, existant aux bords supérieur et inférieur de la plaque 32, présentent des parties en retrait, ou déviées de dehors en dedans, 34a et sont percées de trous ¯±µ. Oomme c'est repré- senté sur la fig. 7, la profondeur du retrait 34a est in- férieure à l'épaisseur totale de la couronne d'arrêt montée et lesdites pattes sont parallèles à la plaque de devant 32 et à la face 16 du segment.
Des oreilles 36,fig. 6, sont également,formées au bord inférieur de la plaque 32 , ces oreilles ayant une longueur supérieure à l'épaisseur totale de la couronne d' arrêt 30. Des trous 37, fig. 1, sont prévus dans le segment 15 pour recevoir les extrémités des oreilles 36. un pare-poussière arqué 38, de préférence en mé- tal, présente une aile arrière 40 qui vient en contact inti- me avec la face 16 du segment et une aile 41 , s'étendant d' arrière en avant, qui recouvre par-dessus les lames 31 et une partie de la plaque dedevant 16 en étant espacée de ces la- mes et de cette plaque, comme c'est représenté sur les figs.
4 et 5. L'aile 41 est faite assez large pour protéger la couronne d'arrêt relâchée contre l'entrée de poussière et de débris d'effaçages à la gomme, mais non pour s'étendre au-delà du bord antérieur de la plaque de devant lorsque la couronne d'arrêt est finalement resserrée ou comprimée au cours du fonctiobnement.
On assemble la couronne d'arrêt, préparatoirement au
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montage, en pleçant les lames les unes sur les autres, dans les limites des rebords 33. des retraits 34a des pattes de monta- ge et des oreilles 36 de la plaque 32, ces éléments constituant un logement à claire-voie dans lequel les lames sont librement tenues. La couronne d'arrêt assemblée est tenue en position contre la face 16 du segment par des vis décolletées 42 dont l'embase 43 passe à frottement doux à travers les trous des pattes de montage. La plaque de devant 32 retient élastiquement les lames par l'action de rondelles à ressort 44 interposées entre les pattes de montage 34 et les têtes des vis 42 .
Le pare-poussière 38 est solidement tenu par les vis supérieures 42 qui passent à travers des trous 45 existant aux extrémités de ce pare-poussière et maintiennent étroitement celui-ci contre la surface 16 du segment par les embases 43 des vis.
Les embases 43 constituent un moyen positif de calibrer la profondeur de pénétration des vis 42 . Oomme c'est représenté sur la fig. 7, les embases 43 des vis du bas sont plus longues, pour tenir compte de l'épaisseur de l'aile 40 du pare-poussière, et la plaque de devant 32 maintient ainsi les lames 31 avec une égale tension. Les rondelles à ressort 44 sont insuffisantes pour tenir sous une forme étroitement serrée la structure de la couronne d'arrêt. On a trouvé suf- fisant de faire usage de quatre vis 42 et de quatre rondelles à ressort 44 pour égaliser la pression exercée par la pla- que de devant 32 sur les lames 31.
Pour arrêter les barres à types au point correct, mesuré par la distance entre la tête à types 23 et le cylin- dre 24, au point d'arrêt et assurer ainsi l'action de fouet- tement convenable, l'épaisseur totale de la couronne d'arrêt
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serrée ou comprimée doit être tenue dans des limites exactes.
A cause de la difficulté pratique d'obtenir de la Phénolite, ou autre matière synthétique du même genre, en feuilles ex- trêmement minces, une cale d'épaisseur métallique 46, de pré- férence en laiton, est généralement insérée entre la plaque, de devant 32 et la première lame. On peut se procurer faci- lement de belles cales en épaisseurs exactement calibrées et il est ainsi praticable de maintenir ces types exacts.
Une coupe transversale de la couronne d'arrêt assemblée,relâchée representée à grande échelle sur la Fig.
5 montre que les lames sont séparées par une pellicule d'air 47. Des données expérimentales et des mesures indiquent que la pellicule existant entre chaque lame a une épaisseur d'ap- proximativement 25 microns et est sensiblement uniforme sur toute l'étendue de la couronne d'arrêt.
Au moment où, au cours du fonctionnement, la bar- re à types 23 rencontre la plaque de devant 32, cette der- nière, libre qu'elle est de se retirer sous le choc en rai- son de la manière dont elle est élastiquement montée, chasse les lames vers l'arrière, en les serrant en une structure sensiblement massive, comme c'est représenté sur la vue à grande échelle de fig. 4, en expulsant une grande partie de l'air d'entre les lames. L'effet amortisseur de ce mouve- ment d'air absorbe une grande partie du choc de la barre à types et diminue considérablement le bruit du contact .
Tou- tefois, comme chaque barre à types heurte la couronne d'ar- rêt avec la même force, cette couronne est pressée ou com- primée au même degré, peu importe la position de la barre à types dans le segment des barres à types, et chaque tête à
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tjpes fouette uniformément contre le cylindre. L'action de fouettement est représentée schématiquement sur les figs. 2 et 3 dont la seconde représente la couronne d'arrêt compri; mée par le coup et, en lignes ponctuées, l'amplitude du fouettement.
Figs. 8 et 9 représentent, à grande échelle, une construction modifiée de la couronne d'arrêt 30, dans la- quelle les lames 31 sont faites de minces plaques de fer ou d'acier sur lesquelles un mince revêtement uniforme, 48, de plomb, de cadmium ou d'autres métaux est déposé par élec- troplastie par exemple. L'épaisseur préférée de ce revête- ment est de 125 microns, Le plomb est préférable parce qu' il n'a pas lui-même de résonance et possède d'excellentes qualités d'amortissement du bruit lorsqu'on en fait usage avec d'autres métaux.
Comme c'est représenté sur la fig. 8, la plaque de devant en acier 32 est employée pour prendre le heurt des barres à types et le pare-poussière 38 est également conservé. Un avantage de la forme modifiée est que l'on peut calibrer exactement l'épaisseur totale des lames 31 par un contrôle convenable du procédé galvanoplastique et qu'il est , par conséquent, généralement inutile d'employer une cale d'épaisseur pour régler l'épaisseur totale de la cou- ronne d'arrêt assemblée. A chaque bout de la cale d'épais- seur 46 , le rebord ou patte peut être formé à angle droit par rapport au corps de la cale pour recouvrir par- dessus le bord supérieur du segment 15, comme c'est repré- senté sur la fig. 1.
Les pattes 33 assurent la cale d'épais- @
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seur 46 contre toute possibilité de glisser latéralement au- tour de la couronne d'arrêt lorsqu'on manipule la machine pendant l'expédition, car le contact de l'une ou de l'autre de ces pattes avec le segment empêche tout mouvement appréci- able de la cale dans un sens ou dans l'autre. ies pattes 33 recouvrent également par-dessus les lames 31 et, par consé- quent, empêchent aussi ces dernières de se détacher, même si la machine est tenue sens dessus dessous dans la caisse où elle est emballée pour l'expédition. Il va sans dire que la lame immédiatement adjacente à la plaque de devant 32 peut être formée avec des pattes semblables à celles, 33, représentées sur la cale d'épaisseur 46, et dans le même but.