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"Procédé et dispositif pour le moulurage avec bordage éventuel de corps creux".
La présente invention se rapporte à un procédé original et aux machines susceptibles d'appliquer ce procède pour le moulurage et, éventuellement bordage, des corps creux et notam- ment les fats métalliques.
Il existe certaines machines qui permettent de réaliser ces déformations de renforcement.
Toutes ces machines comportent un certain nombre d'outils commandés à partir d'organes moteurs communs ou individuels.
Certains brevets, déposés au nom du même inventeur, divul- guent de telles machines complexes, permettant de réaliser un nombre indéterminé de moulures, mêmes profondes, sans provoquer de réduction de l'épaisseur de la tôle, ni de fatigue exces- sive de celle-ci.
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Ces machinas, du fait qu'elles permettent de travailler avec grande rapidité, sont nécessairement complexes, notamment en raison de la pluralité des outils et des organes moteurs.
La présente invention concerne un procédé et les machines subséquentes, permettant d'obtenir les mêmes résultats finaux, c'est-à-dire les mômes moulures nombreuses et profondes.
Le but de l'invention est cependant de réaliser des ma- chines extrêmement simples, comportant un nombre minimum d'or- ganes et, par conséquent, particulièrement économiques, comme frais de première installation.
Le processus conforme à l'invention consiste à déplacer automatiquement ou semi-automatiquement ou manuellement le corps creux dans le sens longitudinal, en regard d'un seul jeu de secteurs expansibles, dûment profilés, de manière à réaliser les moulures une à une. Le bordage éventuel du corpscreux pourra également être effectué de cette manière.
Substantiellement donc, le jeu de secteurs expansibles, qui peut être simple ou multiple conformément à l'un des bre- vets déposés au nom du môme inventeur, est fixé longitudinale- ment. Il est centralement traversé par un axe portant l'organe refouloir. Le fût est supporté ou rendu solidaire d'un plateau ou croisillon pouvant être déplacé périodiquement de quantités préréglées, à. l'effet de déplacer, en conséquence, de la même quantité, le fût supporté. L'actionnement de ce plateau ou croisillon peut être automatique, semi-automatique ou manuel.
Des lors, une telle machina est donc extrêmement simple, puis, qu'elle ne comporta que trois groupes d'organes élémentaires, dont respectivement un jeu de secteurs expansibles, un moyen d'actionnement de ce jeu do secteurs et un organe mobile de support du fût.
Moyennant ces prescriptions simples, on peut évidemment réaliser une foula de machines différentes travaillant cepen- dant suivant le même processus. Les variantes peuvent provenir
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soit des modifications apportées dans l'exécution des secteurs expansibles, dans les organes de manoeuvra de ces secteurs, ou bien encore dans le mécanisme de déplacement de l'axe mo- teur ou de déplacement du support de frit.
Ces diverses modifioations peuvent évidemment être multi- pliées, mais ne ressortent toutefois que du domaine de la technique courante.
A l'effet de faire ressortir le mieux possible les carac- téristiques essentielles du processus original, objet principal de la présente invention, des modes d'exécution sont décrits plus en détails ci-après et schématisés aux dessins annexés, dans lesquels: la figure 1 est une coupe verticale partielle par une machine automatique à commande mécanique; la figure 8 est une coupe verticale partielle par une variante d'exécution à commande mécanique; la figure 3 est une coupe partielle par la ligne III-III de la figure ; la figure 4 est une coupe verticale par une variante d'exécution à commande hydraulique.
Suivant la figure 1, une machine' susceptible d'appliquer le processus conforme à l'invention, peut se réaliser aisément de la manière suivante
Un jeu de secteurs 1, par exemple, du genre de ceux ex- posés dans les autres brevets, propriété du même inventeur, et portant les outils de moulurage est guidé entre un plateau fixe inférieur7 et un plateau fixe supérieur 6' lesquels @ constituent simultanément des guides et des supports pour le dit jeu de secteurs expansibles. Celui-ci peut être actionné au moyen d'un cône poussoir 3 et ramené en position initiale ou effacée par des ressorts adéquats (non figurés).
Le cône poussoir 3 est fixé sur une tige 4 actionnée par un système cinématique approprié 5.
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La liaison entre la tige et Ce système cinématique s'ef- fectue par une couronne 12 et un tourillon 11.
Le plateau inférieur7 est muni périphériquement d'un an- neau conique de guidage 8, dont la fonction est de cintrer exactement la corps du fût, lorsqu'il est mis en place sur la maohine.
Il est à remarquer que les plateaux 6 et 7 susmentionnés sont solidaires du bâti, tandis qu'un troisième plateau 9 sur lequel vient prendre appui le fût, est solidaire d'un méca- nieme pouvant le déplacer dans des conditions prédéterminées.
Ce mécanisme est, dans l'exemple choisi, formé de deux cré, maillères 10, fixées au plateau 9 et guidées vers leurs autres extrémitéspar le fait qu'elles sont engagées dans des tubes 18, dont le fond est garni d'un ressort de rappel 17. En outre, la couronne 12 présente des proéminences 14 portant des cli- quets 13, dûment profilés, de manière à pouvoir engager les crémaillères 10 et être sollicités vers cette position par la sollicitation d'un ressort sans fin 15 agissant sur leur pro- longement arrière. Ces prolongements peuvent être amenés à con- trarier l'effort de ces ressorts par un dispositif approprié, actionné manuellement ou mécaniquement et consistant, par exem- ple, en une couronne 16, dûment profilée.
Dans ces conditions, les cliquets 13 libérés de l'action du ressort 15, peuvent retomber par leur propre poids et, par conséquent, se dégager des crémaillères 10..Pondant le mouvement de descente de la tige 4 et la couronne 12, les cliquets 13 sont donc entraînés et viendront s'engager dans les dents correspondantes de ces crémaillères. Dès lors, pendant le mouvement de montée, les cliquets entraîneront ces crémaillères, lesquelles déplaceront simultanément le plateau 9 et le corps du fût reposant sur celui-ci.
Il importe nécessairement que les outils de moulurage 2 soient dégagés de la moulure qu'ils viennent d'exécuter, afin
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que le corps du fût puisse être déplace dans le sens axial.
Il faut remarquer en effet, que, l'actionnement des secteurs expansibles se produit pendant le mouvement de baisse de la tige 4, le plateau et, par conséquent le corps du fût devant être maintenus immobiles pendant le court moment néces- saire au retrait du jeu de secteurs expansibles. Pour remplir ces diverses conditions, il est préconisé de disposer les organes de la machine de la manière suivante : le cône 3 est, dans sa position la plus élevée, située à une distance des galets 19 des secteurs expansibles d égale à celle qui sépare deux moulures successives du corps du fût. Cette distance d est également celle qui sépare deux dentsconsécutives des crémaillères 10. Il importera donc que la tige 4 effectue un déplacement de baisse égal à d avant que le cône poussoir 3 soit en action.
Nais en marne temps les cliquets 13 se sont déplaças vers le bas d'une distance d et enclenchent dons la dent suivante des crémaillères 10. Mais il est nécessaire que le cône poussoir 3 subisse, encore un mouvement de baisse égal à d', par exemple, pour opérer le déplacement radial des secteurs expansibles. . Ce mgme mouvement de baisse!!. sera dons suivi,par les cliquets 13. Il suffira de faire d' < d pour être assuré que les cliquets 13 ne déplaceront les crémaillères d'une distance plus grande que d.
Dans ces conditions, la course totale étant égale à d + d', le cône poussoir sera abaissé jusqu'à arriver en contact avec les galets 19 et poursuivra son mouvement pour refouler les secteurs expansibles 1, auquel mouvement corres@ pondra un abaissement des cliquets 13, de manière à dépasser la dent suivante des crémaillères 10 et atteindre un point intermédiaire de celle qui suit cette dernière.
Tendant le mouvement de monte de la tige 4, le cône poussoir 3 libérera instantanément les secteurs'expansibles 1,
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lesquels seront rappelés en position effacée par des ressorts appropriés, cependant que le corps du fiât. sera tenu immobile puisque les cliquets 13 n'auront pas encore enclenché la dente suivante des crémaillères. Ce n'est que lorsque las secteurs expansibles sont complètement effaces que les cliquets 13 ren- contrent la dent suivante des crémaillères 10, lesquelles sont donc entraînées à partir de ce moment, déplaçant à leur tour le plateau 9 et, par conséquent, la corps du fût qui vient de recevoir une moulure. Cas mêmes opérations peuvent se répé- ter autant de fois qu'il y a de moulures à former.
Il importe cependant d'assurer l'immobilisation des cré- maillères 10 pendant le dégagement des cliquets 13. Cette con- dition sera remplie par des cliquets 20 pouvant enclencher la crémaillère, soit dans les mêmesdents que celles enclenchées par les cliquets 13, soit par des dents supplémentaires opposées aux premières. Ces cliquets 20 pourront être dégagés par un moyen manuel ou automatique quelconque, en temps opportun.
En outre, lorsque le moulurage est complètement terminé, le plateau 9 pourra être ramené en position initiale sous la sollicitation des ressorts inférieurs 17, lorsque les cliquets 13 et 20 ont été effacés.
Dans cette exécution, on réalise donc une machine qui peut être complètement automatique, car il suffit de placer le corps du fût sur le plateau 9, pour réaliser les opérations successives, telles que susdécrites.
Le dégagement des différents cliquets 13 et 24 pourrait être opéré automatiquement à partir de mécanismes à butées ou à cames appropriés, de conception et d'exécution extrêmement sim- pies.
En outre, le dispositif bielle et manivelle pourrait être remplacé par une combinaison mécanique quelconque et notamment être rendu variable, à 1'effet de pouvoir prérégler l'importance
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du déplacement linéaire de la tige 4. Cette disposition permet- trait avec la même machine, de faire varier l'écartement entre les moulures, suivant les différentes exigences possibles.
Une telle machine présente donc bien un caractère univer- sel. Toutefois, des différences constructionnelles importantes peuvent provenir de l'adoption de mécanismes *divers pour le déplacement longitudinal du fût, Notamment, tel que schématisé à la figure 2, on peut utiliser un engrenage 21, en relation avec un cylindre denté 22, fileté sur une grande partie 23 de sa hauteur.
Un manchon intérieurement taraudé 24 est vissé sur le cylindre 22 et est pourvu d'une rainure longitudinale 25, dans laquelle est engagé un doigt 26 solidaire du bâti.
Il résulte de cette disposition qu'à tout mouvement de rotation du cylindre 22 correspond un mouvement de translation, c'est-à-dire un mouvement de monte ou de baisse du manchon extérieur 24. Celui-ci porte des.tiges extérieures 27 servant de support au plateau 9, sur lequel repose le corps de fit.
On comprend'facilement qu'il suffit de provoquer la rotation de l'engrenage 21 d'une quantité convenable pour obtenir le dé- @ placement linéaire du plateau 9 et, par conséquent, du corps dafût. pour ramener le plateau 9 en position initiale, lorsque le moulurage est terminé, il suffira de faire tourner l'engre- nage 21 en sens inverse.
Evidemment de nombreux accessoires seront envisagés pour provoquer la rotation nécessaire de l'engrenage 21, le réglage des mouvements linéaires des éléments moteurs, etc..
Il est évidemment possible de prendre aussi comme position de départ la position basse du plateau et de déplacer le corps de fût périodiquement de bas en haut, de telle sorte qu'on peut utiliser effectivement les courses aller et retour du plateau porte-fût.
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Le mécanisme de déplacement peut emprunter des moyens purement mécaniques, comme exposé dans les deux exemples pré- cédants ou un fluide mot eur quelconque, dont notamment de l'eau, de l'huile, etc.
Suivant la figure 4 on réalise donc un tel mécanisme par l'emploi d'une canalisation 28 amenant le fluide à la partie inférieure des cylindres 29, en agissant simplement sur un organe de contrôle approprié. Ce fluide déplace les pistons 30 d'une quantité prédéterminée.
Il suffit d'agencer l'organe de distribution 32 pour que dans une position caractéristique, il obstrue le passage de fluide et immobilise donc les pistons. Cette opération pgvt être répétéeun nombre de fois égal à celui des moulures à provoquer dans le corps du fût. les l'endant l'arrêt des pistons 30, / sec-teurs expansibles agissent et exécutent une moulure et se dégagent ensuite.
Lorsque le fût est complètement ou partiellement mouluré il suffit de mettre les cylindres 29 en communication avec la tuyauterie d'évacuation 31, en agissant sur le même organe de distriput ion 32.
Dans ces conditions, les pistons 30 et le plateau supérieur 9 descendent et reviennent à leur position de départ.
Bien entendu, on pourrait également dans ce cas, utiliser effectivement les courses aller et retour du plateau 9.
Cette disposition, à partir d'un fluide moteur, donne une machine extrêmement souple, qui permet de varier considé- rablement les écarts entre les diverses moulures successives.
De nombreuses autres variantes d'exécution peuvent encore se concevoir. En effet, la cône poussoir 3 peut être remplace par tous autres moyens de refoulement des secteurs expansibles.
En outre, le mouvement de va-et-vient de la tige centrale, pourrait parfaitement être remplace par un mouvement de rota- tion ou un mouvement mixte, suivant le profil et la nature des
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organes d'actionnement des secteurs expansibles.
On peut en outre envisager l'utilisation d'une forée motrioe mécanique, pneumatique, hydraulique, électrique, etc.
Pour certaines exé9utions particulières, il peut encore être envisagé d'opérer le déplacement longitudinal du fût, avant que les secteurs expansibles ne soient @ dégagés des moulures qu'ils viennent de former, dans lequel cas, bien en... tendu, ces secteurs ou outils équivalents doivent se déplacer longitudinalement en même temps qu'ils se retirent.
Il suffirait dans ce but, que les secteurs expansibles 1 et les plateaux-guides 6,7, en même temps que l'élément d'action- nement des seoteurs, qui se déplaceraient longitudinalement puissent venir se placer à un autre endroit à moulurer- du fût.
Par exemple (figure 1) dans la position de départ, le cône 3 serait en contact avec les galets 19 des seoteurs 1. A la course descendante, les cônes agissent immédiatement en écartant ces secteurs. Pendant la course retour et lorsque les outils 8 restent engagés dans les moulures, tout l'ensemble 1, 6 et 7, est enclenché dans la tige 4 et, par conséquent, le fût est soulevé (ou abaissé) avec lui. Ce n'est que lorsque cet ensemble est arrivé à la nouvelle position, qu'il est déclenché et que les secteurs se dégagent.
De nombreux autres moyens peuvent encore être conçus pour . obtenir un résultat semblable. Notamment si l'on utilise un mouvement de rotation de la tige 4 pour déplacer les secteurs expansibles 1, il est facile d'imaginer que cet axe peut, en outre, subir un mouvement longitudinal pendant que les outils restent engagés dans la moulure qu'ils viennent de former.
Le fût sera it déplacé en même temps que l'axe 4 et une rotation en sens inverse de celui-ci ramènerait les organes de manoeuvre des secteurs dans leur position initiale, dégageant ainsi les outils 2 de la moulure. De plus, un mouvement longitudinal en sens inverse de l'axe 4 ramènerait les secteurs 8 et les organes
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de manoeuvre dans leur position initiale. Le cycle do ces opérations peut être répété , quel que soit le moyen employé pour déplacer le fiât et aussi pour actionner les outils de mou- lurage. Ceux-ci peuvent être constitués soit par des secteurs expansibles simples, soit par des secteurs expansibles multi- ples.
Dans ce dernier cas, ils seront avantageusement constitués de la manière exposée dans un autre brevet du même inventeur, c'sst-à-dire par la combinaison d'un jeu de secteurs fixes longi- tudinalement, avec un ou plusieurs jeux de sectaurs mcbiles longitudinalement. Cos différents secteurs agissent , bien en- tendu, par le même organe de manoeuvra.
Maigre la possibilité de réaliser un grand nombre de moulures profondes, et une rapidité d'exécution satisfaisante, les machines susceptibles d'appliquer le procédé sus-dé veloppé, sont relativement simples et d'encombrement réduit.
REVENDICATIONS.
1.-.Procédé pour l'exécution d'un nombre quelconque de mou- lures, mêmes profondes dans les corps creux et notamment les fûts métalliques, avec ou sans bordage, caractérisé par le fait qu'il consiste à déplacer périodiquement le corps creux devant des outils de moulurage, ce déplacement pouvant être effectué manuellement, semi-automatiquement ou automatiquement, de telle sorte que les moulures soient effectuées une à une permettant ainsi à la matière de se déplacer longitudinalement, afin d'éviter l'amincissement de la tôle ou une fatigua trop grande de celle-ci.