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Appareil décrasseut de grille ou de tout autre organe de transport comportant des dents ou des râcloirs
On sait qu'il est très difficile de maintenir propres les organes constitutifs des appareils à chaîne servant au transport de matières de consistance pâteuse et agglutinan- te. L'encrassement de ces organes rend rapidement la marche des appareils impossible et des arrêts fréquents sont ren- dus obligatoires pour procéd,er à leur nettoyage et conserver ainsi une marche normale aux dits appareils.
C'est ainsi que l'on observe fréquemment cet incon- vénient dans les appareils de transport de charbon fondu ou ramolli par prédistillation.
La présente invention a pour objet de remédier au dit inconvénient en procurant un appareil décrasaeur fonction- nant simultanément en marche continue avec les organes à décrasser, ,La particularité principale de l'appareil réside donc en ce qu'il comporte un arbre porteur d'éléments décrasseurs et recevant, d'une part, un mouvement de rotation continu ou alternatif suivant le mode de fonctionnement de l'appa- reil à décrasser et, d'autre part, un mouvemënt de transla- tion longitudinale, continu ou intermittent, permettant une action des éléments écrasseurs suivant une courbe de forme déterminée, ces divers mouvements s'effectuant en synchro-
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nisme avec la marche des organes à décrasser.
Les éléments décrsseurs peuvent être constitués par des pointes, des râcloire ou tous autres organes disposés en correspondance d'emplacement et dimensions svec les organes à décrasser.
L'invention sera mieux comprise au cours de la des- cription suivante et en se référant au dessin annexé qui se rapporte à titre de simple exemple, au décrassage d'une grille mécanique destinée à véhiculer le charbon dans un four de distillation à basse température.
Sur le dessin : les figures 1 et 2, montrent schématiquement la grille mécanique choisie commeexemple pour l'application de l'invention; la figure 3, montre, en élévation, avec coupe partielle l'appareil dont le carter est ouvert; la figure 4 est une coupe horizontale suivant la ligne 4-4 de la figure 3; la figure 5 montre le moyeu à fourche d'entraînement
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du décraaseur la figure 6 est une vue de détail montrant le disposi- tif d'entraînement de l'arbre du décrasseur; la figure 7 montre le développement de la came du dis- positif susdit.
La grille mécanique à décrasser est, dans l'exemple choisi pour une meilleure compréhension de l'invention, constituée par des ràcloirs 1 (fig.l et 2) comportant des patins obliques dont l'incidence alternée assure un la- bourage de la matiere qu'ils doivent véhiculer dans le four de distillation 2.
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Comme la partie inférieure des dits râcloirs est enro- bée dans la matière même, il s'ensuit un encrassement rapide de ceux-ci dès que cette matière devient pâteuse sous l'effet de sa distillation.
Dans l'exemple représenté, la grille comporte quatre séries de râcloirs (fig.2) qui reviennent périodiquement dans le même ordre.
Dans le dit exemple, le décrasaeur doit donc repro- duire en relief les creux formés par les intervalles entre les râcloirs, pour assurer le décrassage de ceux-ci.
D'autre part, des régulateurs de couche 3 sont inter- calés dans les réseaux de râcloirs 1. Ces régulateurs sont constitués par des simples fers plats et ne sont pas sus- ceptibles de s'encrasser. Le décrasseur peut donc, à leur en- droit, présenter un vide.
Il s'ensuit que, les régulateurs 3 étant disposés en cascade comme le montre la figure 2 et que les râcloirs étant eux-mêmes disposés par série, les orgenes décrasseurs doivent donc être divisés également en quatre séries d'élé- mente.
A cet effet, le décrasseur comporte un arbre 4 sur lequel sont fixées, suivant quatre génératrices équidistantes, des pointes ou broches 5 disposées comme les dents d'un peigne et-écartées les unes des autres d'une quantité correspondant à l'écartement existant entre les patins 1 (fig. 1 à 3).
Ces broches sont vissées, soudées ou fixées de toute manière jugée convenable sur l'arbre 4 et peuvent revêtir diverses formes appropriées.
L'arbre 4 est porté à ses extrémités par des paliers à rotule 6 (fig.3 et 4) solidarisés des paliers 7 servant au roulement de l'arbre 8 d'entraînement de la grille 9 qui porte les racloirs 1.
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Sur l'une des extrémités de l'arbre 4 est disposé un myeu 10 comportant une denture périphérique llavec laquelle engrene une chaîne à rouleaux 12 reliant le moyeu 10 à une roue dentée 13 calée sur l'arbre 8.
Ce moyeu 10 tourne sur un prolongemert 14 du palier 6 (fig.6) et porte une fourche 15 dont les deux branches sont pourvues de rainures longitudinales 16.
En bout de l'arbre 4 est calée une came 17 recevant intérieurement deux galets 18 destinés à coulisser dans les rainures 16 de la fourche 15.
On voit dès lors que l'arbre 4 est entraîné par l'arbre 8, mais par l'intermédiaire du moyeu 10, de sa four- che 15 et de la corne 17 qui peut coulisser sur la dite fourche.
Sur le palier 6 situé du côté de cette transmission est aménagée une seconde fourche dont les deux branches 19 sont porteuses de g&lets 18' (fig.6).
Les axes des dits galets aont logés dans des manchons excentrés 19' qui permettent un réglage aisé en position des galets afin qu'ils puissent s'insérer de façon précise dans une rainure 20 aménagée à la périphérie de la came 17.
La rainure 20 développée présente la forme montrée en figure 7 et a pour effet, lors de la rotation du moyeu 10 et par suite de l'arbre 4 qui en est solidaire, de don- ner au dit arbre, un mouvement de translation alternatif et ceci, grâce aux galets 18' qui, étant fixes, obligent la cane 17 à se déplacer avec l'arbre 4 suivant l'axe de celui-ci.
L'ensemble du mécanisme est enfermé dans un carter 21 qui assure sa protection et sa lubrification.
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Le fonctionnement de l'appareil est le suivant : L'appareil est évidemment monté de façon qu'un réseau de pointes ou broches 5 corresponde à une série de racloirs convenables. Le calage de la came 17 sur l'arbre 4 est éga- lement effectué en respectant le sens de translation d'après l'orientation de l'incidence des râcloirs.
La grille 9 entraîne la roue de commande 13, action- nant ainsi le décrasseur. Les sens de rotation de l'arbre 8 et de l'arbre 4 étant identiques, il s'ensuit que les poin- tes 5 du décrasseur se meuvent en sens inverse des râcloirs 1, condition préférable pour le décrassage et l'évacuation.
Un réseau de pointes occupe donc les interstices des râcloirs. Comme ceux-ci comportent un patin oblique, le mouvement de rotation de l'arbre 4 est combiné avec son mouvement de translation afin-de.obtenir un déplacement des pointes suivant une sinusoïde dans le milieu de la zone à nettoyer.
Le pas de la came 17 qui assure cette translation doit donc être déterminé en fonction de l'incidence des patins de râcloirs.
La rangée nettoyée s'éloigne en même temps que le réseau nettoyeur, et la même opération recommence pour les séries de râcloirs qui se présent successivement*
Le cycle se répète d'une façon continue. la came assure le renversement du mouvement de trans- lation à chaque changement de sens des râcloirs. Comme elle présente des rampes symétriques, l'équilibrage des efforts peut être obtenu par la disposition également symétrique des galets 18'.
Le montage de l'ensemble sur rotules assure le main- tien constant du parallélisme des pièces, quelle que soit la position occupée par l'arbre. Cette condition est indis-
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pensable lorsque le décrasseur est monté sur l'arbre ten- deur de la grille mécanique comme dans l'exemple représenté.
Un dispositif interrupteur de courant est de préfé- rence intercalé dans le circuit du moteur d'entraînement de la grille de manière qu'un arrêt sccidentel du décras- ceux ne provoque un dérangement dans la marche de la gril- le.
Il est évident que le dispositif décrit peut recevoir @ des modifications de forme et de détail pour en permettre l'application à tout autre système de grilles ou organes similaires.