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Compositions à pulvériser pour combattre les parasites en horticulture.
Cette invention est relative aux compositions hui- leuses parasiticides à pulvériser pour combattre les in- sectes et les champignons sur la végétation en croissance, et elle concerne aussi des procédés pour préparer ces com- positions.
Le but de cette branche de la technique insecticide et fongicide est de procurer des matières qui, convenable- ment appliquées sur un feuillage en croissance, exercent leur action insecticide et fongicide sans causer de mal ni de lésion au feuillage et sans dommage pour la récolte. Ces dernières années on a sensiblement réussi à atteindre ce but ou idéal par l'emploi judicieux d'huiles de pétrole hautement
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raffinées utilisées soit sous une forme émulsionnée ou diluée, soit sous forme d'un jet ou brouillard finement pulvérisé, et ces huiles de pétrole hautement raffinées sont actuellement d'un emploi étendu et accepté pour les feuillages les plus délicats pendant les saisons de croissance.
Il est devenu possible de se servir avec succès de ces huiles de pétrole hautement raffinées grâce à la découverte que certains cons- tituants des huiles de pétrole naturelles brutes ou modéré- ment raffinées, notamment les hydrocarbures aromatiques et non saturés, les composés sulfurés et les acides organiques, sont nettement nuisibles pour un feuillage en croissance et qu'en éliminant des huiles de pétrole ces composés nuisibles ou phytocides on obtient une huile qu'on peut employer sans risque.
Malheureusement, bien que ces composés nuisibles ne soient contenus qu'en proportions relativement faibles dans les huiles de pétrole, il est excessivement difficile de les éliminer, et on a été obligé de recourir à un traitement chimique radical, par exemple à l'acide sulfurique concen- tré, ou à un traitement non moins radical au moyen d'un dis- solvant raffinant sélectif, ce dernier traitement étant suivi, dans beaucoup de cas, d'un traitement à l'acide sulfurique concentré, en vue d'éliminer ces composés.
Parmi les composés cités ci-dessus à titre de com- posés considérés comme phytocides dans la technique parasi- ticide, ceux de la classe des hydrocarbures non saturés sont les plus difficiles à éliminer des huiles de pétrole brutes ou de leurs produits de distillation. Aussi, dans la prépa- ration ordinaire de ces huiles pour servir d'insecticides, on attache une importance primordiale à la mesure de leur "teneur en non saturés", étant donné que quand la teneur en non saturés a été réduite à un chiffre acceptable, l'huile
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est déjà suffisamment exempte des autres composés nuisibles pour qu'on puisse l'employer sans risque sur un feuillage 'en croissance.
Dans le commerce, on reconnaît et on mesure l'absence de composés d'une nature nuisible par la notion du "résidu non sulfoné" qui est le pourcentage en volume d'huile restant réfractaire à un traitement opéré au moyen de quatre fois son volume de H2SO4 à 37 N pendant une heure à 100 C; en effet, le degré d'exemption d'hydrocarbures non saturés ou non sulfonables augmente avec le 1'résidu non sulfoné" et on désigne leur absence totale par le terme "résidu non sulfoné-100 %".
Dans beaucoup de pays la signi- fication attachée à l'absence de constituants non saturés ou non sulfonables dans une huile minérale ou huile de pé- trole parasiticide est reconnue légalement en ce sens que lorsque ces huiles sont vendues en vue d'être employées pour combattre les parasites pendant les saisons de crois- sance et de récolte, elles doivent porter une étiquette spécifiant le pourcentage minimum garanti de résidu non sulfoné. Dans les régions arides et semi-arides, les fa- bricants d'huile de pétrole à pulvériser ne vendent guère d'habitude, actuellement, une huile pour usage d'été dont le résidu non saturé soit inférieur à environ 90 %, et un grand nombre des huiles destinées à un usage d'été ont des résidus non sulfonés de 97 à 100 %.
On peut se rendre compte des difficultés et des dépenses afférentes à la préparation d'huiles d'une si grande pureté à partir de pétroles bruts naturels ou leurs produits de distillation en prenant pour référence le fait que les huiles ayant un résidu non sulfoné de 100 sont
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essentiellement de la, qualité d'une "huile blanche" et que des huiles aussi raffinées que les huiles minérales pour joints hermétiques et transformateurs ont un résidu non sulfoné qui ne dépasse pas 90 à 92 %. Pour les préparer, il faut employer de très grandes quantités d'acide sulfurique concentré ou d'agents dissolvants sélectifs équivalents, le rendement du traitement est faible,et on est obligé de se débarrasser de grandes quantités de boue acide ou d'ex- traits de dissolvant, etc.
Or, on a trouvé qu'il est erroné de classer som- mairement tout hydrocarbure non saturé comme phytocide, c'est-à-dire nuisible ou malfaisant pour un feuillage en croissance, et que si certains hydrocarbures non saturés peuvent être phytocides et le sont indubitablement, au moins une catégorie d'hydrocarbures est entièrement inof- fensive et, par conséquent, peut être considérée comme étant aussi sure pour les pulvérisations d'été que la plu- part des huiles minérales d'origine naturelle épurées à fond.
On a notamment trouvé que les mono-oléfines aliphati- ques, une qlasse acyclique d'hydrocarbures non saturés ca- ractérisée par la présence d'une double liaison non satu- rée ou éthylénique, peuvent être employées sur un feuillage en croissance avec la même sécurité que les huiles de pétro- le de la qualité des huiles blanches et qu'en outre ces hydrocarbures de la catégorie des oléfines aliphatiques sont insecticides et fongicides à un degré égal ou supé- rieur à celui des huiles naturelles.
Bien qu'il ne soit pas définitivement établi pour- quoi il faut éliminer si complètement les hydrocarbures non saturés d'une huile naturelle ou de son produit de dis- tillation avant qu'on puisse l'employer sans risque sur
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un feuillage pendant la saison de croissance, on peut faire remarquer, sous le rapport de la'sécurité actuellement dé- couverte des hydrocarbures de la catégorie des oléfines aliphatiques, que les pétroles bruts et leurs produits de distillation contiennent une grande variété de composés non saturés et aroma.tiques dont certains sont plus ou moins facilement polymérisables ou oxydables et se transforment ainsi en corps résineux ou asphalteux et en acides organi- ques ou dérivés à teneur'en oxygène:
il est possible, sinon probable, que les produits de polymérisation ou d'oxydation de certains de ces hydrocarbures non saturés et aromatiques sont les agents réellement nuisibles au feuillage des plan- tes. Quoi qu'il en soit, on a constaté que les oléfines aliphatiques prises dans leur ensemble comme une classe ne se polymérisent ni ne s'oxydent pour donner des corps résineux ou asphalteux ou des dérivés à teneur en oxygène nuisibles de la manière caractéristique pour les pétroles naturels contenant une notable proportion "d'hydrocarbures non sa- turésu ou comportant un faible 7'résidu non sulfoné'1, De toute façon aucun mal ne résulte de leur emploi comme para- siticides sur un feuillage en croissance.
Il a été reconnu que des hydrocarbures à trop faible viscosité sont nuisibles à beaucoup d'espèces de feuillage, en croissance par suite de leur trop grande aptitude à pé- nétrer les tissus de plantes en croissance; en outre, on a compris depuis longtemps que l'efficacité des hydrocarbures en tant que parasitices augmente avec leur viscosité., mais on a aussi compris que des hydrocarbures à trop faible vo- latilité ou pression de vapeurs sont nuisibles à un feuillage en croissance du fait qu'ils y restent trop longtemps après
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avoir accompli leur fonction de parasiticides.
Par ailleurs, on a compris depuis longtemps que les hydrocarbures non saturés considérés dans leur ensemble comme une classe ont une puissance parasiticide plus élevée que les hydrocarbures saturés, et les hydrocarbures non saturés ou les huiles de pétrole qui les contiennent eussent été employés depuis longtemps pour les compositions horticoles à pùlvériser si on n'avait pas à tenir compte des effets phytocides que l'on sait résulter de l'emploi d'huiles de pétrole à pul- vériser ayant un faible résidu non sulfoné.
- Les mono- oléfines considérées comme une classe procurent une plus grande gamme de viscosités et une plus forte viscosité pour une gamme de volatilités ou points d'ébullition donnée., que les hydrocarbures provenant du pétrole naturel et raffinés à la qualité d'une huile à pulvériser usuelle, et pour au- tant qu'elles soient entièrement non saturées, il est évi- dent que leur application aux fins parasiticides est extrê- mement avantageuse étant donné que leur haute viscosité, leur haute volatilité et leur caractère entièrement non sa- turé réunissent dans une seule huile les qualités idéales d'un parasiticide de cette classe, savoir une efficacité parasiticide élevée et une faible propension phytocide, ainsi qu'on le constate actuellement.
Les huiles d'oléfine aliphatique à pulvériser ici décrites, qui sont une classe acyclique d'hydrocarbures caractérisée par une seule liaison double ou non saturée de carbone à carbone, peuvent être préparées de diverses manières. On peut utilement les dériver de toutes mono-oléfi.- nes gazeuse et/ou à bas point d'ébullition, ou de mélanges gazeux ou liquides qui les contiennent,
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1) en polymérisant les oléfines à bas point d'ébullition on oléfines gazeuses pour produire une série de polymè- res liquides à gamme de points d'ébullition plus élevée et souvent étendue, en présence d'un catalyseur de poly- mérisation approprié, et en séparant les polymères oléfiniques à point d'ébulli- tion plus élevé, ainsi produits,
par fractionnement en fractions comprenant la gamme de viscosités et de points d'ébullition voulue.
Des gaz ou liquides à bas point d'ébullition à teneur en oléfines qui conviennent pour préparer ces huiles d'oléfine à pulvériser sont ceux produits par dissociation pyrogénée des huiles de pétrole à haut point d'ébullition servant à la fabrication de combustibles de moteur, comme dans les opérations de "cracking" ordinaires.
On décrira ci-après plusieurs exemples de ces procédés pour la prépa- ration d'huiles d'oléfine à pulvériser satisfaisantes:
EXEMPLE 1 ----------------
On prend une fraction de distillat de pétrole "caracké" liquéfiée, normalement gazeuse, se composant d'environ 80 % en volume de butane plus du butylène normal et ses iso-oléfines, 14 %' en volume de propane plus du propylène, et de plus petites quantités d'hydrocarbures tant à plus haut qu'à plus bas point d'ébullition, et on la traite au moyen d'une solution de plombite de sodium pour éliminer le sulfure d'hydrogène et les mercaptans, puis on la charge par intermittences dans une cuve de réac- tion où on l'agite avec du chlorure d'aluminium anhydre
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faisant office de catalyseur de polymérisation.
Le temps nécessaire pour achever ensuite la polymérisation des olé- fines est d'environ une demi-heure. Pendant la réaction de polymérisation il se dégage une notable quantité de chaleur; un condenseur à reflux raccordé à la chambre de réaction est employé pour évacuer cette chaleur et régler la tempéra- ture et la pression pendant la progression de la réaction de polymérisation, ainsi que pour ramener les vapeurs d'olé- fine en vue d'achever la réaction. On produit ainsi 10 gal- lons américains de polymères par livre de chlorure d'alu- minium (environ 83 litres de polymères par kilogramme de chlorure d'aluminium).
Un goudron de chlorure d'aluminium et un liquide huileux apparaissent sous forme de couches non miscibles ; onenlève le goudron de chlorure d'alumi- nium, puis on lave à l'eau le mélange de polymères d'olé- fine et d'hydrocarbures saturés inertes à bas point d'é- bullition et on le charge dans un alambic où on vaporise les hydrocarbures saturés à bas point d'ébullition. Les polymères d'oléfine ainsi produits ont une température d'ébullition initiale d'environ 200 F. (environ 95 C.) à la pression atmosphérique et un point d'ébullition final supérieur à 600 F. (supérieur à 515 C.) à une pression de 10 millimètres de mercure.
Quand on fractionne ces po- lymères en vue de produire une huile d'oléfine à pulvéri- ser, on obtient environ 47,5 % en volume d'une huile qui a une gravité de 37 à 38 A.P.I (gravité spécifique de 0,855 à 0,840 à 15,56 C.) et une gramme de températures d'ébulli- tion comprise entre 235 et 500 F. (entre 113 et 260 C.) sous 3,5 millimètres de pression de mercure. Cette huile à un résidu non sulfoné d'environ 8 % et la formule empi-
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rique CnH2n et elle se compose de mono-oléfines aliphati- ques tout en étant sensiblement exempte d'hydrocarbures aromatiques, cycliques ou d'hydrocarbures non saturés d'une autre nature.
EXEMPLE 2.
-----------------
On fait passer sous forme de bulles à travers une suspension de chlorure d'aluminium anhydre dans l'éther de pétrole, à la température et à la pression atmosphériques, un gaz obtenu au cours du "cracking" thermique d'huile de pétrole,gaz dont tous les constituants sont gazeuxà la température et à la pression atmosphériques. Un goudron de chlorure d'aluminium et un liquide huileux apparaissent en couches non miscibles. Le volume de ces couches augmen- te graduellement jusqu'à ce que, avant que l'activité du catalyseur ait sensiblement diminué, on ait produit envi- ron 8 gallons américains de polymères par livre de cata- lyseur (environ 67 litres de polymères par kilogramme de catalyseur), à l'exclusion de l'éther de pétrole présent initialement comme véhicule. Les oléfines gazeuses sont en substance complètement pulvérisées.
On sépare des poly- mères d'oléfine par vaporisation, comme à l'exemple 1, l'éther de pétrole initialement présent comme véhicule, ainsi que les hydrocarbures saturés inertes présents comme produits d'absorption dans le mélange gazeux chargé, et on obtient par distillation fractionnée des huiles d'oléfi- ne à pulvériser ayant une volatilité satisfaisante.
Il a été constaté que lorsqu'on emploie comme ca- talyseur de polymérisation le,chlorure d'aluminium anhydre,
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l'effet exercé par la température de polymérisation sur les caractéristiques de température d'ébullition du pro- duit achevé est très important. Sur le diagramme du des- sin annexé à la présente description sont reportées les caractéristiques de température d'ébullition des polymè- res produitsà partir d'un mélange de butène normal et d'isobutènes, avec du chlorure d'aluminium anhydre comme catalyseur, pour quatre températures de polymérisation dif- férentes et contrôlées, savoir 60, 125, 150 et 200 F.
(15,6, 51,7, 65,6 et 95,5 C., respectivement). Des résul- tats indiqués sur e diagramme on peut déduire qu'il y a un notable accroissement dans la production de polymères à plus bas point d'ébullition quand on augmente la températu- re de polymérisation, et pour cette raison on préfère maintenir cette température de polymérisation légèrement au-dessus de la température atmosphérique, rien que pour obtenir dans la gamme appropriée d'huiles à pulvériser un plus grand rendement en hydrocarbures oléfiniques. Toute- fois, il ne faut pas permettre aux températures de polymé- risation de monter notablement au-delà d'environ 350 F.
(176,7 C), étant donné qu'à ces températures, quand on em- ploie comme agent de polymérisation le chlorure d'aluminium anhydre, une décomposition des polymères avec production d'hydrocarbures à bas point d'ébullition commence à devenir apparente.
Dans le tableau suivant sont présentées les carac- téristiques physiques de deux des huiles d'oléfine trouvées propres à être employées comme parasiticides et préparées de la manière décrite, ainsi que, à titre de comparaison, les caractéristiques physiques d'une huile de pétrole "naphténi- quel! hautement raffinée qui est actuellement d'un emploi étendu et très acceptable pour les mêmes fins.
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EMI11.1
<tb>
Distillation, <SEP> Huile <SEP> d'olé- <SEP> Huile <SEP> d'olé- <SEP> Huile <SEP> à <SEP> pulsous <SEP> 3,5 <SEP> mm. <SEP> fine <SEP> à <SEP> pul- <SEP> fine <SEP> à <SEP> gulvé- <SEP> vériser
<tb> de <SEP> pression <SEP> vériser <SEP> riser <SEP> N <SEP> 2 <SEP> naphténique <SEP> à
<tb> de <SEP> Hg. <SEP> N <SEP> 1 <SEP> résidu <SEP> non <SEP> sul
<tb> foné <SEP> 100 <SEP> % <SEP>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Commencement <SEP> 235 F. <SEP> 112.80C. <SEP> 300 F. <SEP> 148.9 C. <SEP> 220 F <SEP> 104.4%
<tb>
<tb> 5% <SEP> 296 <SEP> 146.7 <SEP> 315 <SEP> 157.2 <SEP> 290 <SEP> 143.3
<tb>
<tb> 10 <SEP> 310 <SEP> 154. <SEP> 4 <SEP> 323 <SEP> 161. <SEP> 7 <SEP> 306 <SEP> 152.2
<tb>
<tb> 20 <SEP> 330 <SEP> 165. <SEP> 6 <SEP> 343 <SEP> 172.8 <SEP> 332 <SEP> 166.
<SEP> 7
<tb>
<tb> 30 <SEP> 340 <SEP> 171.1 <SEP> 361 <SEP> 182.8 <SEP> 345 <SEP> 173.9
<tb>
<tb> 40 <SEP> 358 <SEP> 181. <SEP> 1 <SEP> 383 <SEP> 195. <SEP> 0 <SEP> 366 <SEP> 185. <SEP> 6
<tb>
<tb> 50 <SEP> 371 <SEP> 188.3 <SEP> 400 <SEP> 204.4 <SEP> 377 <SEP> 191.7
<tb>
<tb> 60 <SEP> 386 <SEP> 196.7 <SEP> 417 <SEP> 213.9 <SEP> 398 <SEP> 203,3
<tb>
<tb> 70 <SEP> 401 <SEP> 205.0 <SEP> 439 <SEP> 226.1 <SEP> 407 <SEP> 208.3
<tb>
<tb> 80 <SEP> 416 <SEP> 213.3 <SEP> 461 <SEP> 238.3 <SEP> 435 <SEP> 223.9
<tb>
<tb> 90 <SEP> 441 <SEP> 227.2 <SEP> 491 <SEP> 255.0 <SEP> 470 <SEP> 243.3
<tb>
<tb> 98 <SEP> 512 <SEP> 266.7
<tb>
Poids, A.P.I. 37.7 37.3 29.7 Poids spécifi- que à 15,56 C. 0.836 0.838 0. 878 Viscosité à 100 F. (37.8 C.) Saybolt universelle, secs. 190 255 105 Redwood, secs. 161 216 90 Engler, No. 5.63 7.
50 3.16 Résidu non sulfoné 8% 8% 100%
Dans ce tableau, les résidus non sulfonés de 8% n'indiquent pas nécessairement la présence d'hydrocarbures saturés : l'absence sensible d'hydrocarbures saturés dans les huiles oléfiniques est indiquée par leurs indices de,brome et par leur formule empirique CnH2n
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Des huiles d'oléfine à pulvériser telles que celles-ci se sont avérées parfaitement sûres pour être ap- pliquées sur un feuillage en croissance, même de l'espèce la plus délicate, dans n'importe laquelle des conditions où ont trouvé une application les huiles de pétrole le plus hautement raffinées (par exemple celles à "résidu non sulfoné 100%). - Par exemple :
Un groupe de citronniers fut traité pendant la saison de floraison et de production de fruits au moyen d'une huile d'oléfine aliphatique à pulvériser appelée "hui- le d'oléfine à pulvériser N 2" dans le tableau ci-dessus, àppliquée sous forme d'une émulsion à deux pour cents dans l'eau, de la manière ordinaire, avec addition d'une petite quantité d'agents d'étalement et d'humectation. Un deuxième groupe de citronniers du même bosquet fut traité en même temps et dans des conditions identiques au moyen d'une émulsion à deux pour cents dans l'eau de l'huile de pétrole à pulvériser appelée "huile à pulvériser naphténique à résidu non sulfoné 100%" dans le tableau ci-dessus.
Tous ces arbres ainsi traités étaient sérieusement infestés de squame rouge californienne (Cafifornia Red Scale) et modérément infestés d'araignées rouges (Red Spider). - Après 60 jours on établit des statis- tiques de mortalité : les fruits gravement infestés.la mortalité fut de 97,1% avec l'huile d'oléfine et elle fut de 93,3% avec l'huile à résidu non sulfoné 100%. Sur les brin- dilles gravement infestées les pourcentages de mortalité fu- rent sensiblement identiques pour les deux huiles, savoir res- pectivement 76,4 et 76,7%. Les réactions de l'arbre au point de vue de la chute de feuilles et de fruits fut normale dans tous les cas.
Six mois après le traitement, les deux grou- pes d'arbres furent examinés à nouveau et trouvés normaux @
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sous tous rapports.
Il a été noté ci-dessus que des huiles oléfiniques de toute viscosité et/ou toute gamme de températures d'ébul- lition voulues ou appropriées peuvent s'obtenir par fraction- nement des polymères d'oléfine produits d'abord. Ainsi qu'il a été notamment spécifié ci-dessus, on prépare avantageusement ces polymères d'oléfine en employant comme catalyseur du chlorure d'aluminium anhydre, mais d'autres catalyseurs de polymérisation, tels le chlorure ferrique anhydre et le tri- fluorure de bore, peuvent aussi être utilisés pareillement.
L'acide phosphorique concentré, tel quel ou après fusion avec des absorbants siliceux ,peut aussi être employé comme cata- lyseur de polymérisation lorsque des oléfines gazeuses servent de matières de départ ; ces catalyseurs produisent des polymères bouillant surtout en-dessous des limites de tem- pérature habituelle des huiles à pulvériser, avec seulement de moindres quantités de polymères d'une viscosité et d'une volatilité telles qu'on puisse les utiliser pour des pulvéri- sations parasiticides.
En tout état de cause, les matières de départ à teneur en oléfines doivent être sensiblement dé- barrassées de composés à teneur en soufre et d'hydrocarbures qui après polymérisation ou condensation donnent des hydro- carbures cycliques non saturés ou aromatiques; de même, il faut choisir les catalyseurs de polymérisation et les condi- tions de polymérisation de manière qu'il ne se forme point d'hydrocarbures cycliques non saturés et aromatiques, étant donné que, comme on l'a spécifié, ce sont les hydrocarbures d'oléfine acycliques caractérisés par une double liaison ou un double cha2non carbone-carbone qui comprennent les huiles oléfiniques à pulvériser conformes à la présente invention.
On peut de même préparer ces oléfines, - ayant une
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viscosité et une volatilité convenant pour une huile à pulvé- riser, - en déshydratant les alcools aliphatiques saturés su- périeurs, puis en polymérisant les hydrocarbures d'oléfine résultants dans une mesure suffisante pour produire des huiles à pulvériser de la gamme voulue de viscosités et de volatilités.
Lors de l'exposition à la lumière et à l'air pour l'usage parasiticide, ces huiles d'oléfine à pulvériser, ayant une viscosité et une volatilité propre aux huiles à pulvéri- ser, forment des produits d'oxydation et de polymérisation phytocides (c'est-à-dire des corps asphaltiques et des acides asphaltogènes) en quantités notablement moindres qu'il ne s'en forme lors d'une exposition analogue d'huiles de pétrole à pulvériser traitées à fond. - On a déjà attiré l'attention sur la viscosité très élevée de ces huiles d'oléfine en com- paraison des huiles de pétrole, pour une gamme de points d'ébullition (volatilités) équivalente, et on a noté ci-des- sus la signification, pour les huiles parasiticides, d'une viscosité accrue accompagnée d'une haute volatilité.
Il est à noter que des oléfines ayant une températu- re d'ébullition supérieure à environ 600 F (315 C.) sous 3,5 millimètres de pression de mercure ne doivent pas être conte- nues dans les huiles à pulvériser quand on applique celles- ci sur un feuillage; on doit ségréger et écarter, comme dans l'opération de fractionnement décrite, des oléfines bouillant au-dessus de cette température, car il a été constaté que ces fractions d'oléfine ou de polymère bouillant à haute tempé- rature ont une pression de vapeurs et une volatilité si fai- bles qu'elles restent trop longtemps sur le feuillage, ce qui nuit aux processus physiologiques de la plante et à l'apparen- ce et la pureté des fuits et des feuilles.
Si on le désire, on peut ajouter ou mélanger aux
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huiles d'oléfine à pulvériser décrites des huiles à pulvériser dérivées du pétrole et bien raffinées qui sont actuellement d'un emploi étendu et accepté, et ces mélanges peuvent être utiles dans des cas particuliers où l'on recherche certaines caractéristiques de viscosité et de volatilité difficiles à obtenir en n'employant qu'une des catégories d'huile à pulvé- riser ;
pour ces mélanges, le composant constitué par une huile de pétrole à pulvériser raffinée doit avoir un résidu non sulfoné d'au moins 85%. pour des pulvérisations d'été. De même, on peut mélanger aux huiles d'oléfine d'autres produits plus volatils et moins visqueux de la même nature ou de la nature des kérosènes bien raffinés, lorsqu'on désire une gran- de étendue d'insectes et de feuillage d'une pellicule mince finale : le meilleur marché de ces diluants plus volatils per- met souvent de tuer plus économiquement les insectes et évite d'appliquer des pellicules épaisses d'huile visqueuse sur des feuillages sensibles. Dans des dilutions de cette sorte, les huiles d'oléfine peuvent être diluées, éventuellement, avec une à jusque dix fois leur volume d'huile plus volatile et moins visqueuse.
En général, on applique ces huiles oléfiniques par pulvérisation sur le feuillage abritant les insectes et les champignons, sous une forme émulsionnée ou sous forme d'une buée ou brouillard finement divisé, par des opérations trou- vées acceptables pour les mêmes fins quand on emploie des huiles de pétrole hautement raffinées.
Lorsqu'on applique les huiles sous une forme non émulsionnée, telles quelles ou conjointement avec un diluant miscible à l'huile moins visqueux, comme le kérosène, il est préférable d'employer un dispositif qui disperse le liquide sous forme de gouttelettes d'un diamètre compris dans les li-
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mites approximatives de 0,07 à 0,30 millimètre, dans un courant d'air de grand volume et à grande vitesse, mais de faible pres- sion, que l'on dirige dans le feuillage à envelopper et sur ses abords.
Des gouttelettes d'un diamètre inférieur à 0,07 millimètre tendent à s'envoler et à se dissiper dans l'atmos- phère, causant une perte d'huile et rendant inefficace leur contact avec les parasites, tandis que des gouttellettes d'un diamètre supérieur à 0,30 millimètre tendent à souiller le feuillage et les parasites d'une quantité superflue d'huile, inéconomique et parfois nuisible à la végétation. - En l'absen- ce de dispositifs aptes à produire des gouttelettes comprises en majeure partie dans les limites de grosseur préférées, on peut appliquer ces huiles d'oléfine sous forme de jets de la même manière que des jets de pétrole, en prenant les mêmes précautions que pour ceux-ci.
Pour appliquer les huiles d'oléfine sur les parasi- tes de plantes sous forme d'émulsions dans l'eau, il est préférable de les employer à la concentration de 1 à 4%, mais on peut préparer et emmagasiner des émulsions d'approvision- nement concentrées et des "huiles solubles" ou "huiles misci- bles" contenant 75 à 95% d'huile, quitte à les diluer ulté- rieurement à l'eau à l'époque de leur emploi comme parasitici- de.
Ainsi, on peut employer dans la préparation d'émulsions d'approvisionnement du "caséinate" de métal alcalin ou de chaux avec de plus petites quantités de savons sodiques ou potassiques d'acide gras, et on peut employer dans la prépara- tion de mélanges s'émulsifiant rapidement après adjonction d'eau, avec agitation, des savons alcalins d'acides sulfoni- ques solubles dans l'huile ou solubles dans l'eau dérivés du traitement à l'acide sulfurique concentré des produits de dis- tillation des huiles de pétrole lubrifiantes, des savons
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alcooliques potassiques de phénol et de résine, des éthers- sels partiellement hydrolysés de glycérol et d'acides supé- rieurs gras ou naphténiques et des matières analogues.
Quand on emploie, par exemple, des savons sodiques d'acides sulfo- niques de pétrole, 2% de ces savons dissous dans une huile d'oléfine procurent rapidement une émulsion dans 50% fois son volume d'eau. De même, on peut dissoudre, en petites quantités, dans les huiles d'oléfine à pulvériser, des aci- des gras et huiles grasses oléiques ou analogues, et assurer l'émulsionnement dans l'eau en ajoutant ce mélange à une eau préparée dans laquelle on a dissous un alcali caustique ou un carbonate ou même un savon neutre soluble dans l'eau.
Les huiles d'oléfine à pulvériser sont compatibles avec les poisons stomacaux tels que l'arsénate de plomb, la bouillie bordel'aise et les solutions de chaux et de soufre; lorsqu'on applique ces poisons conjointement avec des émulsions des huiles, un agent d'humectation et d'étalement approprié ou un mélange de-ces agents assure une distribution plus uni- forme et plus efficace sur le feuillage : lescaséinates alcalins, la colle, la gélatine, le bois de panama, la dextrine, la gomme-gutte, l'albumine du sang, les acides sul- foniques solubles dans l'eau et les mélasses sont des agents d'étalement et de stabilisation convenant à ces fins.
On peut aussi employer ces huiles ou leurs émulsions conjointement avec des extraits de nicotine ou avec des extraits ou infu- sions d'insecticides végétaux tels que le pyrèthre, en mêmes quantités et de la même manière que lorsqu'on les emploie conjointement avec des huiles à pulvériser de la caté- gorie des huiles de pétrole à pulvériser hautement raffinées.
Bien que le caractère de l'invention ait été dé- crit en détail et qu'on ait donné de nombreux exemples de son
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emploi et de ses applications, ceci n'est qu'à titre illustra- tif et sans limiter l'invention.