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" CONSTRUCTION DE ROULETTE COMPENSATRICE"
La présente invention concerne une roulette com- pensatrice et est applicable à tous les types de roulettes dans lesquelles une action compensatrice est désirée. Bien que l'invention puisse être appliquée aux galets de roulement et roulettes de tous types convenables, elle se prête parti- culièrement à son application aux galets ou roulettes desti- nés à être soumis à des efforts élevés, comme par exemple aux roulettes de chariots. Un des buts de cette invention est d'établir une roulette compensatrice dans laquelle l'action de compensation a lieu dans un élément de tension en caout- chouc.
Un autre but de l'invention est d'établir un dispositif
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à roulette compensatrice dans lequel l'organe compensateur est logé à l'intérieur de la roulette et peut être incorporé au dispositif sans qu'on ait besoin de modifier notablement sa construction normale. L'invention a en outre pour objet un montage de roulette compensatrice dans lequel l'organe compensateur est établi de façon qu'il soit le siège d'une pression qui croît avec la charge, le degré du mouvement de compensation diminuant en outre graduellement à mesure que la charge augmente.
On se propose particulièrement d'établir l'organe compensateur sous forme d'un joint de torsion en caoutchouc ou autre matière élastique convenable, intercalé entre le dispositif supporté par (ou supportant) la roulette et le palier de la roulette, ce dernier étant excentrique au joint de torsion. Le caoutchouc est de préférence constitué par un cylindre soumis à une pression et une tension constantes entre deux organes qui sont disposés l'un dans l'autre sui- vant le même axe et à chacun desquels l'organe en caoutchouc est effectivement uni, le mouvement relatif qui a lieu entre ces organes co-axiaux étant supporté élastiquement par la tension qui s'exerce dans le caoutchouc comprimé sous l'in- fluence du couple de torsion .
Un autre but de l'invention est d'établir un orga- ne compensateur qui fonctionne silencieusement, qui ne se détériore pas à un degré appréciable, même après un service intense de longue durée, et qui n'exige aucun graissage.
Un exemple de réalisation de l'invention représen- té sur le dessin annexé sera décrit ci-après plus en détail.
Dans le dessin annexé :
La figure 1 est une vue de côté d'une roulette com-
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pensatrice établie selon l'invention, les lignes de traits mixtes représentant la position de pleine charge de la rou- lette .
La figure 2 est une coupe horizontale par la li- gne 2-2 de la figure 1.
La figure 3 est une vue en perspective de l'élé- ment de torsion utilisé.
La roulette compensatrice établie selon l'exemple de réalisation représenté comprend une chape de roulette du type habituel, composée d'une partie supérieure 10 et de deux branches latérales 11, 11, la partie supérieure 10 é- tant reliée par l'assemblage pivotant usuel à une plaque su- périeure 12. La chape présente dans chacune de ses branches latérales 11 un trou 13 destiné à recevoir un boulon et est munie de nervures verticales 14,14 obtenues en emboutissant le métal desdites branches vers l'intérieur et s'étendant au-dessus et au-dessous des ouvertures correspondantes, ces nervures servant à verrouiller rigidement l'axe à la chape, comme on le verra ci-après avec plus de détail.
L'élément de torsion comprend un organe extérieur 15 constituant le palier de la roulette et percé de part en part d'un conduit excentrique 16, un organe tubulaire inté- rieur 17 et un corps cylindrique en caoutchouc 18 intercalé entre ces deux organes, ce corps étant fortement comprimé et emprisonné entre les organes 15 et 17 et étant effectivement uni aux surfaces desdits organes, de sorte que, lorsqu'il se produit un mouvement relatif entre ces organes 15 et 17, le corps de caoutchouc est soumis à des efforts de torsion.
Dans la pratique, le corps de caoutchouc 18 est uni à l'or- gane intérieur 17, par exemple par vulcanisation , et est
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ensuite emmanché à force dans le conduit 16 de l'organe ex- térieur 15, le diamètre qu'il possède avant d'être introduit dans cet organe étant beaucoup plus grand que le diamètre du conduit 16, de sorte que le caoutchouc est fortement compri- mé et, de ce fait, réellement uni à la paroi du conduit 16 en raison du grand frottement superficiel créé entre les deux organes comme résultat de la compression du caoutchouc.
Les extrémités du corps de caoutchouc font saillie au-delà des extrémités de l'organe 15 et les extrémités de l'organe intérieur 17 font saillie au-delà du corps de caout- chouc et présentent des entailles 19 destinées à être ver- rouillées par leur assemblage avec les nervures 14 des bran- ches latérales 11 de la chape et un tirant 20, qui'porte une tête à l'une de ses extrémités et un écrou 21 vissé sur son extrémité opposée, filetée, est engagé à l'intérieur du trou axial de l'organe 17 et à travers les ouvertures 13, 13, cet ensemble reliant rigidement l'organe 17 à la chape et cons- tituant un support et une entretoise entre les branches de la chape.
L'organe 15, qui constitue le support de la rou- lette, porte, à l'une de ses extrémités, une bride extérieu- re 22 et, à son autre extrémité, un pas de vis 23. Un roule- ment à rouleaux 24 supporté par une cage convenable 25 est disposé autour de l'organe 15 et, après avoir inséré un coussinet 27 dans la roulette 26, on monte cette roulette sur le roulement 24, puis on visse une bague de retenue 28 sur l'extrémité filetée 23 de l'organe 15 pour empêcher le roulement à rouleaux et la roue de se déplacer latérale- ment. Le diamètre de la bride 22 et de l'anneau 28 étant plus grand que le diamètre intérieur du coussinet 27, les extré-
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mités de ce coussinet sont protégées contre tout déplacement latéral par leur butée contre ces éléments.
Dans la position normale de la roulette, l'organe 15 est disposé avec sa plus grande dimension radiale s'éten- dant, à partir de l'axe de l'organe 17, dans un plan hori- zontal et faisant saillie vers l'avant par rapport à la cha- pe. Lorsque la roulette est soumise à une charge, ou lors- qu'elle vient heurter un obstacle, l'organe 15 oscille vers le haut dans le sens lévogyre autour de l'organe 17, ce qui soumet le corps de caoutchouc à des efforts internes dûs au couple de torsion résultant de ce pivotement, ces efforts augmentant graduellement à mesure que l'angle dont l'organe 15 oscille vers le haut augmente, de sorte que, à mesure que la charge imposée à la roulette augmente, l'élément de caoutchouc est soumis à une tension croissante, qui compense et supporte la charge.
Lorsque l'organe 15 atteint une posi- tion où son rayon maximum (par rapport à l'axe de l'organe 17) est situé dans un plan vertical, il ne se produit plus d'autre oscillation dans le sens lévogyre et, dans cette po- sition, la charge est supportée fermement, étant donné que le caoutchouc est soumis à une compression si grande qu'il supporte l'organe 17 et empêche le déplacement radial de cet organe par rapport à l'organe 15 sous l'influence des char- ges habituelles susceptibles d'être supportées par la rou- lette.
A mesure que la roulette oscille vers le haut, l'am- plitude du mouvement vertical, pour un mouvement angulaire donné, diminue graduellement, l'excentricité ou distance dont l'axe de la roue est déportée par rapport à l'axe de pivotement diminuant en même temps, de sorte que, à mesure que la charge augmente, les efforts de torsion engendrés
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dans la chape sous l'influence de l'excentricité diminuent , et la roulette ou dispositif analogue est par conséquent ca- pable de supporter, d'une manière efficace, les charges les plus lourdes.
Grâce à la présente invention, l'excentricité peut être sensiblement plus grande que dans les roulettes des types habituels, de sorte que, lorsqu'on atteint la posi- tion de charge maximum, indiquée par des lignes de traits mixtes sur la figure 1, l'excentricité est sensiblement la même que celle qui intervient dans les roulettes des types ordinaires. En même temps, le fait que l'excentricité est maximum sous les faibles charges a comme résultat que le bras de levier dont on tire parti dans l'action de pivotement se trouve augmenté, et il en est de même de l'action de compen- sation et de l'action d'amortissement de la roulette.
Lorsque les roulettes suivant l'invention sont utilisées sur des cha- riots, elles s'ajustent automatiquement au même niveau, de sorte qu'elles restent toutes constamment en contact avec le -plancher, et l'action d'amortissement est telle que, même si les roulettes sont munies de jantes dures, leur fonctionne- ment est aussi doux et silencieux que celui des roulettes munies de pneumatiques.
On a représenté et décrit un mode de réalisation préféré et satisfaisant de l'invention, mais il est évident que celle-ci est susceptible de recevoir d'autres modes de réalisation et un grand nombre de modifications de détail sans s'écarter de son esprit .