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Pédalier indépendant assurant le rétablissement du synchronisme des coups de pédale des équipiers de tandems et autres multi- cycles
Un inconvénient notoire, dans la pratique du tandem ainsi que de la triplette, quadruplette etc,,., c'est que la construc- tion actuelle de ce genre de cycles, ne permet pas le repos mo- mentané ou même prolongé, de l'un des équipiers. En effet, con- sidérant l'exemple d'un tandem, il arrive toujours un moment où la fatigue d'un des coéquipiers excède celle de l'autre. En conséquence, loin d'être une assistance pour ce dernier, il contrarie ses efforts, et dès lors la cadence n'est plus la mê- me pour les deux; le coup de pédale du moins fort devenant in- cohérent.
Souvent même, le moins résistant en arrive à n'être plus qu'un accroissement de poids mort à propulser par celui qui possède encore des ressources. Cette déficience est à cons- tater tout particulièrement lorsque le tandem est monté par un homme et une femme ou un enfant; bien entendu, il est encore plus à craindra dans le cas d'une triplette ou d'une quadru-
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La présente invention a pour objet d'y remédier, en per- mettant à l'équipier fatigué, et éventuellement, si nécessaire, à d'autres équipiers, de se confiner à une position indifféren- te, en sorte que la propulsion soit opérée entièrement et sans gêne par le plus fort aux moments en cause.
L'objet de cette invention permet de rétablir le synchro- nisme des pédaliers, synchronisme qui est indispensable pour la cadence et l'équilibre des efforts; grâce à lui, à n'imports quel instant, surtout après un temps de repos d'un des équipi- ers, la reprise des mouvements conjugués en cadence parfaite, est absolument automatique.
Dans les dessins annexés, qui représentent à titre d'exem- ple non limitatif l'objet de cette invention:
Figure 1 est une coupe en élévation d'un pédalier après adaptation du dispositif synchroniseur;
Figure 2, qui est une coupe pratiquée suivant X - Y de la fig 1, représente le tambour avec les organes essentiels qui tour à tour appuient sur le centre de roue dentée et en sont dégagés;
Figure 3 montre séparément, en perspective, les proporti- ons d'un des rochets solidaires du centre de la roue dentée;
Figures 4,5 et 6 sont des schémas relatifs aux applicati- ons du présent dispositif aux tandems;
Figures 7 et 8 sont des schémas qui se rapportent aux ap- plications du dispositif à une triplette;
Figure 9 est le schéma qui se rapporte à l'application du dispositif aux quadruplettes
Niant donné un moyeu ordinaire A et des pédaliers normaux L réunis par l'arbre B (voir fig 1) ce dernier est simplement prolongé du côté de la roue dentée M qu'on a fixée sur son cen- tre I. Le roulement à billes D a pour support et organe de ré- glage un écrou C; un tambour E placé sur l'arbre B en est rendu solidaire- par une cale FIl est à noter que ce mode de fixati- on par cale est indispensable, afin d'obtenir pour les diffé-
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rents pédaliers une position identique.
Dès lors, le mode de fixation de tambour par vissage sur l'arbre B n'est pas recom- mandable.
Le centre I,de la roue dentée M,est à jeu libre sur l'ar- bre B; les roulements à billes J ont comme support d'une part, le tambour E, d'autre part un écrou de réglage K. La roue den- tée M est fixée sur son centre I au moyen des boulons N (au nombre de six dans l'exemple ici représenté), et K1 désigne le contre-écrou appliqué sur l'écrou K
Or, selon l'invention (voir fig.2) 1'on a prévu, pour ren- dre un pédalier indépendant, des corbeaux H H à pivotement sur leurs axes G G et exerçant, dans leur position nonne,le, une forte pression sur la-périphérie du centre I de la, roue dentée.
L'arbre B étant indépendant de la roue dentée, si nous maintenons.les pédales au repos, cette roue tournera folle sur son arbre ; des ergots faisant corps avec cette roue opéreront, en passant, le soulèvement des corbeaux H; on aura tour à tour la levée automatique de ceux-ci, puis. leur retour automatique à leur position initiale par l'action des ressorts de rappel 2 ayant pour appuis et centres de rotation des axes la
Le montage de ce dispositif est simple et peu coûteux; la fabrication peut se faire en série, et il peut s'adapter sans changement au moyeu tubulaire du cadre de n'importe quel multi- cycle. Très peu encombrant et très robuste, il maintient la li- gne des axes des chaînes, même avec l'emploi du système dérail- leur, vu le faible écartement des roues dentées par rapport au moyeu du cadre.
De plus, le dispositif réalise l'automaticité absolue, puisqu'il ne demande aucune manoeuvre (levier à câble; remarquons que si une manoeuvre doit se faire, elle pourrait être maladroite et intempestive, d'où des réflexes inutiles.,
L'emploi du dispositif n'exclut pas celui de tous dérail- leurs quelconques ainsi que des moyeux "Archer & Sturmey", sans nécessiter aucune modification aux organes qui les constituent.
Pour la reprise, il s'agit simplement d'attendre le déclic des corbeaux H ou de reprendre la cadence du co-équipier pour
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que, automatiquement, ces corbeaux reviennent en contact avec les ergots de la roue dentée, produisant ainsila poussée utile en vue ;les efforts conjugués.
Même en envisageant le cas le plus défavorable, où 1'ef- fort tangentielpossible sur un des rochets solidaires de 1 serait égal à une charge de 720 kgs., nous aurons, on suppo- sant que le corbeau H agisse à la base de la dent, celle-ci ayant comme hauteur h et comme longueur e (voir fig. 3) : h = le tiers ou la Moitié de e :
de e à e
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Désignant la section cisaillée par S, nous avons
S=ex3/2 =1,52e2
Pour de l'acier, nous avons t=5 kgsm/m carré
Ainsi la dite section S = 720 = 144 mm carrés = l.b e2
D'où e 144/1,5 9.7 ou sensiblement 10 m/mo
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Or, l'inventeur a prévu plus de 10 m/m afin de s'assu- rer une amenée sans heurts et progressive du corbeau H. De ce fait, l'on peut diminuer le taux de travail, si nécessaire,
2,5 à 3 kgs/ par exemple. h=10=3,3ou 10 =5m/m
3 il n'y aurait aucun inconvénient mécanique à une appli- cation du dispositif au côté opposé; alors, le tambour E et le centre de roue 1 seraient de main contraire à celui visi- ble aux dessins.
.lu schéma de la. fig 4; on envisage ces trois cas: a fi- xe et b indépendant, b fixe et a indépendant, et b indépen- dants
A celui de la fig 5, on envisage un cas: celui où a est indépendant et b fixe.
A celui de la fig 6, on suppose fixe et b indépen- dant.
A ceux des fig 7 et 8, concernant l'application du dis- positif à une triplette, on a respectivement: a fixe tandis que b. et c sont indépendants, et b fixes tandis que est indépendant, puis a, b,c indépendants.
@ Au schéma qui se rapporte à la quadruplette (Fig.9) on
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a a et b fixes, c et d indépendants; 1 et b étant forcément solidaires de c et d Mais il n'y aurait aucun inconvénient à ce que les quatre pédaliers soient indépendants.
REVENDICATIONS.
1 )Dispositif permettant de rétablir le synchronisme de mouvement des équipiers 'de tandems et autres multicycles; ca- racbérisé par un prolongement de l'arbre de pédalier pour porter une roue dentée fixée sur un centre de roue, avec rou- lement à billes ayant d'une part un écrou comme support et organe de réglage, et d'autre part s'appuyant sur le centre du tamb our.