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Procédé.pour le meulage des flancs de dents de roues dentées droites et hélicoïdales, à développante de cercle.
La présente invention se rapporte à un procédé pour le meu- lage des flancs des roues dentées droites et hélicoïdales à pro- fil à développante de cercle. Le but essentiel de l'invention est de perfectionner les méthodes de meulage des flancs de roues' dentées, à dentures droites ou hélicoïdales à développante, sui- vant lesquelles méthodes la roue dentée à meuler subit un dérou- lement et un mouvement relatifde va-et-vient par rapport à deux meules, dans le sens longitudinal des dents.
Quant aux machines à meuler les roues dentées, telles qu'on les connaît, et qui travaillent les flancs des dents d'après le procédé par développante, on distingue, au point de vue principe, deux catégories essentielles. Suivant la première, dans laquelle il faut grouper la présente invention, des surfaces périphériques coniques de meules présentent, avec avancement dans le sens longi-
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tudinal des dents de la pièce à usiner, les flancs droits d'une dent de crémaillère.
Dans l'autre catégorie, on utilise des meules b dont les sur- faces planes f (fig.l) représentent les flancs droits des dents de crémaillère. Ici, la surface plane entière s'étend sur toute la largeur de la dent, ou bien les flancs droits de la dent de crémaillère sont représentés par l'utilisation d'un déplacement dans le sens longitudinal des dents de la pièce à travailler c.
Dans ce cas, les axes d des meules, forment avec le plan de dérou- lement e, invariablement et sans exception, un angle qui corres- pond à l'angle de pénétration entre les surfaces de meulage f et la roue dentée c, et ce même dans le cas où les arbres des meu- les seraient, en présence de corps de roulement, conçus de maniè- re à pouvoir être inclinés.
Un inconvénient sérieux de ce procédé réside dans le fait que, entre les meules et les flancs de la pièce à travailler, il y a contact linéaire, ou bien encore en ce qu'il faut un dépla- cement considérable dans le sens longitudinal des dents.
Lors du meulage s'effectuant d'après le premier principe, où des surfaces périphériques coniques des meules représentent, avec utilisation d'un déplacement dans le sens longitudinal des dents de la pièce à usiner, les flancs droits d'une dent de cré- maillère, les dits inconvénients ne se présentent pas vu que, entre les surfaces coniques de meulage et les flancs courbés en forme de développa.nte de la roue dentée à meuler, il n'y a que des contacts par points. Un autre avantage de cette catégorie ré- side dans le fait qu'il n'y faut qu'une faible course dans le sens longitudinal des dents de la pièce à travailler. On recourt donc de préférence au procédé où l'on utilise les dites surfaces de meulage coniques. Le meulage d'après cette méthode s'effectue, dans les machines connues, de différentes manières.
Ainsi, on connaît par exemple des machines où une meule à double cône accuse le profil d'une dent de crémaillère et meule simultanément les
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deux flancs d'un vide entre deux dents. Dans la pratique, ces ma- chines laissaient toutefois à désirer du fait que la meule en forme de double cône se coinçait facilement à la manière d'un coin, et subissait en outre un considérable échauffement local interne, d'où risque d'éclatement de la meule.
En outre, on cons- tate qu'une meule qui, en vue de travailler simultanément les deux flancs de dents g opposés l'un à l'autre, d'une roue dentée c, accuse le profil plein de la crémaillère, subit souvent une dé- viation due aux inévitables irrégularités des deux côtés d'un vi- de entre dents d'une pièce non encore travaillée, ainsi qu'au fait que les points d'attaque de la meule sont forcément asymé- triques.
Cette déviation ne constituerait à proprement parler pas un trop fâcheux inconvénient - puisqu'on peut en supprimer les conséquences par un finissage ultérieur à la meule sans pro- duction de tournures ou copeaux - si cette déviation se produi- . sant d'un côté ne déterminait pas une trop forte profondeur de meulage du côté opposé, de sorte que. ce flanc antagoniste n'au- rait plus les dimensions suffisantes ; dans ce cas, toute recti- fication est impossible.
Suivant un autre procédé assez récent, où l'on utilise une meule en forme de double cône, celle-ci, pour les raisons men- tionnées, présente dans le cercle primitif de plus faibles dimen- sions, comparativement à la largeur des vides au cercle primitif, entre les dents de la pièce à usiner (fig.2).
Dans ces machines, l'arbre d de la meule b est parallèle au. plan de déroulement e, et les surfaces de meulage coniques a forment, avec les plans perpendiculaires à leurs axes, un angle qui correspond à l'angle de pénétration de la crémaillère. Pour le déplacement, en ligne droite, de la pièce à travailler c (fig.2), lors de la course de déroulement, il est prévu, dans ces machines, un arbre fileté k accouplé aux engrenages h, i assurant le mouvement de rotation de la pièce à usiner, arbre fileté qui, lors de chaque' renversement de mouvement, effectue
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entre les butées réglables 1, 1', un mouvement à vide sur une distance qui est égale à la différence entre l'épaisseur de la meule dans le cercle primitif et la'largeur, au cercle primitif, du creux entre deux dents.
L'inconvénient de cette réalisation réside dans le fait que lors de chaque mouvement de déroulement, on ne peut travailler qu'un seul flanc de sorte que, pour le travail d'une pièce déter- minée, il faut deux fois plus de temps que dans une machine qui meule simulta.nément les deux flancs.
On connaît encore un autre procédé pour le meulage de roues dentées, appartenant également à la première catégorie mentionnée ci-dessus, suivant lequel procédé les deux flancs d'une même dent sont travaillés au moyen de deux meules à surfaces de meulage co- niques.
Cependant, ce procédé présente l'inconvénient que la' chaleur qui, lors du meulage, se produit aux deux flancs de la pièce à travailler, s'accumule dans une seule dent qui, sous l'influence de cette température, peut se fausser, si on ne la refroidit pas au moyen d'un liquide ; or, cela s'a.vère souvent infaisable vu que les roues dentées en acier à forte teneur en chrome, molybdène, vanadium etc., alliages qu'on utilise fréquemment de nos jours, ne supportent pas un tel refroidissement brusque sus- ceptible, lors du meulage, de provoquer des fissures. D'autre part, le meulage à l'eau présente toujours le.danger d'un encras- sement de la meule par le liquide réfrigérant qui renferme fata- lement quelques impuretés.
En outre, il a été démontré que le chemin de déroulement de la roue, par rapport aux meules, doit être plus grand pour le meulage des d.eux flancs d'une même dent que pour le meulage des deux flancs d'un vide entre deux dents.
La présente invention porte sur un procédé perfectionné pour le meulage de roues dentées et utilise, pour ce faire, deux meules à surfaces de travail coniques. Bien que le meulage s'y effectue à sec, l'échauffement de la pièce à travailler est aussi
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faible que possible. En même temps, la présente invention permet de réaliser le chemin de déroulement le plus court lors de la production,. ainsi que le déplacement le plus court dans le sens longitudinal des dents ; de plus, tout coincement est rendu im- possible.
Tous les inconvénients inhérents aux méthodes connues sont supprimés dans l'objet de la présente invention, du fait que, pour meuler les flancs de roues dentées à dentures droites ou hélicoïdales à développante de cercle, on recourt à un procédé suivant lequel la roue dentée à meuler subit, par rapport aux deux meules à surfaces de meulage coniques, un déroulement et, par rapport aux dites meules, un mouvement relatif de va-et-vient dans le sens longitudinal des dents et, lors des déplacements successifs dans le sens longitudinal des dents, la roue est tra- vaillée, par les surfaces de meulage coniques des deux meules, aux deux flancs d'un creux compris entre deux dents voisines.
En vue de l'application de ce procédé, la machine est con- çue de telle manière que les surfaces de meulage coniques forment avec les plans perpendiculaires à leurs axes, un angle qui est inférieur à l'angle de pénétration déterminé par l'inclinaison des arbres porte-meule, par rapport au plan de déroulement.
La fig.3 représente schématiquement l'objet de la présente invention. Les surfaces de meulage coniques a forment, avec les plans perpendiculaires à leurs arbres, un angle qui est inférieur à l'angle de pénétration Ó . Les arbres de meules b présentent, par rapport au plan de déroulement e, un angle /3 qui est égal à la différence entre l'angle de pénétration 0( et l'angle que forment les surfaces de meulage coniques avec les plans perpen- diculaires 'à leurs axes.
La présente invention se rapporte à toutes les machines à meuler les roues dentées qui travaillent d'après le procédé par développante et dont les surfaces de meulage sont coniques. Le déplacement longitudinal et le mouvement de déroulement pourront
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être transmis à n'impbrte quelle des deux parties, soit à la piè- ce à usiner, soit aux outils, soit aux deux parties à la fois.
L'inclinaison des porte-meule ne doit pas être une valeur fixe, mais il a été constatéqu'il est particulièrement avantageux de donner aux axes des meules une inclinaison non inférieure à 5 .
En vue de l'obtention d'un meulage parfaitement régulier, il est préférable que, dans l'objet de la présente invention, l'incli- naison donnée aux arbres des meules soit fixe et immuable.
REVENDICATIONS.
1. Procédé pour le meulage des flancs de roues dentées à dentures droites ou hélicoïdales, à développante, suivant lequel la roue dentée à meuler subit, par rapport à deux meules à sur- faces de meulage coniques, un déroulement et, pur rapport aux dites meules,-un mouvement relatif de va-et-vient dans.le sens longitudinal des dents, caractérisé en ce que les surfaces de meulage coniques des deux meules travaillent les deux flancs op- posés l'un à l'autre d'un vide compris entre deux dents.
2. Machine pour l'application du procédé suivant revendi- cation 1, caractérisée en ce que les surfaces de meulage coniques des deux meules se trouvent vers l'extérieur, de sorte que les surfaces de meulage coniques des deux meules constituent le pro- fil d'une dent de crémaillère.