<Desc/Clms Page number 1>
procédé. pour réunir les électrodes dans la soudure automatique à l'arc électrique.
Dans la soudure automatique à l'arc électrique ':il faut éviter les interruptions dues au changement d'électrode, pour obtenir un joint de soudure uniforme. Lea électrodes de faible diamètre peuvent être utilisées en grande longueur enroulees en anneaux, mais cela n'est plus possible pour les électrodes de diamètre élevé. Il faut donc que les électrodes fournies en forme de baguettes courtes soient continuellement reliées entre elles pendant la soudure, sans déranger celle-ci.
Ce problème est particulièrement importantlorsqu'il s'agit de la soudure automatique au moyen d'électrodes enrobées.
<Desc/Clms Page number 2>
Il faut que cet assemblage soit mécaniquement résistant (même aux hautes températures), pour ne pas se dégager sous l'action des efforts inévitables produits dans le dispositif d'avancement et d'amenée de courant ; ne doit avoir aucune résistance appréciable, parce qu'autrement la tension de l'arc tomberait par instants au-dessous de la valeur établie par le régulateur ; il ne doit contenir aucun métal d'une composi- tion sensiblement différente de celle de l'électrode elle-même et il ne doit, le cas échéant, rien enlever à l'enrobage; enfin il ne doit exiger autant que possible aucun usinage mécanique des électrodes et son établissement ne doit pas détourner l'at- tention du soudeur de l'opération de soudure.
Jusqu'à présent on a établi cet assemblage au moyen de pas de vis, de chevilles cylindriques ou coniques ou de gaines rapportées. Toutefois ces modes d'assemblage sont tous coûteux. On a déjà proposé en outre d'assembler les barreaux d'électrodes entre eux par soudure, par exemple par soudure à résistance ou à l'arc, des sources distinctes de courant de soudure étant toutefois nécessaires dans les deux cas pour effectuer ces soudures.
Suivant l'invention, l'assemblage des électrodes pour la soudure automatique est obtenu par une soudure à l'arc, au moyen du courant de soudure qui traverse les électrodes elles- mêmes et à l'aide d'un deuxième arc monté pendant peu de temps en série avec l'arc de soudure proprement dit. Un établit cet arc entre les deux bouts d'électrodes à assembler, le cas échéant en dérivant le courant sur un contact provisoire.
Pour établir l'arc on utilise avantageusement le mouvement d'avance- ment de l'électrode soudée momentanément, l'électrode suivante étant empêchée, après l'établissement du contact, pendant peu de temps, de suivre le mouvement de la première. il peut aussi être utile de souder également, entre les extrémités des elec- trodes, des goupilles, de petites plaques, des gaines, capsules ou organes analogues qui, le cas échéant, lorsque ces organes
EMI2.1
dépassent l'enrobage de l'électrode, peuvent assurer l'avancent
<Desc/Clms Page number 3>
de celle-ci ou l'amenée du courant. Pour assurer un assemblage coaxial, les pièces par lesquelles le courant arrive servent également de pièces de guidage et de chemins de guidage.
Lors- que cela n'est pas possible, on applique à cet effet des barres ou gaines de guidage distinctes, en particulier à prosimité de l'endroit où l'assemblage des électrodes doit avoir lieu.
Comme le métal de l'électrode fond à l'endroit de l'assemblage, on obtient un assemblage qui, mécaniquement et électriquement, est équivalent au noyau massif du métal, sans qu'aucun usinage mécanique ne soit nécessaire. On enlève seulement la masse d'enrobage de façon qu'elle ne gêne pas la soudure des extré- mités. Il ne se produit ainsi, dans l'enrobage, aucune inter- ruption perceptible au moment de la soudure de l'électrode.
La fig. I est une vue d'un appareil pour la soudure d'électrodes enrobées, donnant un exemple d'application de l'invention. 1 est la pièce à souder, 2 l'électrode qui est en train d'être consommée et 3 la nouvelle électrode à relier à la précédente. Le courant arrive aux électrodes par des contacts fendus 4 (représentés à une plus grande échelle dans la fig. 2) '.appliqués en des points dénudés et répartis à volonté sur l'électrode, ces contacts glissant sur des barres 5 et 6.
En même temps, ces contacts maintiennent toujours le noyau métallique de l'éléctrode, indépendamment des inégalités de l'épaisseur de l'enrobage, dans la même position par rapport aux glissières, de façon que les deux électrodes soient toujours coaxiales. Lorsqu'ils quittent la glissière inférieure 5, les contacts 4 sont écartés des électrodes à la main ou mécanique- ment (par exemple au moyen d'une roue à rayons 9 animée d'un mouvement de rotation). L'avancement des électrodes est assuré par exemple par la roue à friction 7 revêtue de caoutchouc ou striée et entraînée de façon connue, ou par entraînement positif des petites plaques 4 d'arrivée du courant. Des galets de guidage 8 fixes, à position réglable ou montés à ressort,aaaurent la position des électrodes.
La barre 6 d'amenée du courant et
<Desc/Clms Page number 4>
continuellement reliée à la source de courant et la barre 5 l'est par l'intermédiaire d'un interrupteur 12 ( qui est géné- ralement fermé). Lorsqu'on introduit une nouvelle électrode 3 ne participant pas encore à la soudure et lorsqu'on ouvre l'interrupteur.12, le courant n'arrive plus directement à l'élec' trode 2, mais passe par 3 et le point de contact entre les deux électrodes. L'électrode 3 étant immobilisée à la main ou automatiquement (par exemplepar l'électro-aimant 10 et le le- vier coudé IL), il s'établit, par suite du mouvement d'avance- ment de l'électrode 2, entre les extrémités à relier, un arc qui provoque la fusion de ces extrémités.
Lorsqu'on libère l'électrode 3 et qu'elle avance rapidement jusqu'à venir en contact avec l'électrode 2 ( ce mouvement étant produit à la main ou par son propre poids ou par un ressort) il s'établit une liaison mécaniquement et électriquement parfaite. Pour que l'attention de l'ouvrier soit distraite le moins possible de l'opération de soudure, il est évidemment possible aussi d'amorcer automatiquement les opérations nécessaires à la soudure des deux électrodes ou au moins quelques unes d'entre elles, au moment où le point de contact des électrodes se trouve à l'endroit approprié.