<Desc/Clms Page number 1>
L'invention concerne un procédé de soudure à l'arc permettant d'effectuer des soudures de toutes matières soudables, se présentant en épaisseurs relativement minces, c'est-à-dire, inférieures ou égales à 3 m/m pour fixer les idées, l'opération étant effectuée au moyen d'une électrode à enrobage ininterrompu et à noyau d'une épaisseur maximum de l'ordre de
2,5 m/m; elle concerne également des électrodes ainsi qu'un dispositif ap- proprié, pour la mise en oeuvre de ce procédé.
Pour la soudure des pièces minces, l'électrode doit être manipu- lée avec une plus grande précision que pour la soudure de pièces plus épais- ses. La pénétration doit.être maintenue rigoureusement constante afin d'évi- ter la brûlure de la pièce. De plus l'aspect de la soudure joue un grand rôle dans l'appréciation de la qualité.
Cette précision de l'opération est affectée par le fait que, dans les procédés de soudure habituels, le support assurant le guidage de l'élec- trode doit effectuer un mouvement double : en effet d'une part, l'extrémité portant l'axe est déplacée le long du joint, et d'autre part, le support est en même temps déplacé vers la pièce, à la vitesse de fusion de l'élec- trode. Par suite de ce dernier mouvement, aussi longtemps que l'électrode est encore assez longue, elle est guidée à partir d'un point assez éloigné de la pièce à souder, de sorte que de petites irrégularités dans le guidage provoquent des écarts de position amplifiés de l'extrémité de l'électrode sur laquelle se forme l'arc provoquant le mouvement de celle-ci.
De plus, les électrodes minces utilisées dans la soudure des pièces minces sont quel- que peu flexibles, de sorte que leurs'extrémités actives peuvent vibrer, ce qui diminue encore la précision du guidage de leurs extrémités vers l'en- droit de la pièce où l'on désire faire agir l'arc de soudure.
On a déjà proposé d'utiliser pour ce procédé des électrodes dont la longueur enrobée ne dépasse pas 20 cm, quelque fois moins, mais on n'obvie ainsi, et encore partiellement, qu'aux deux derniers inconvénients mentionnés. De plus, par suite du remplacement répété des électrodes, on ne soude d'une façon continue que sur une petite distance et comme l'amor- çage de l'arc sur du métal figé provoque toujours une irrégularité, l'aspect de la soudure et parfois sa qualité en sont affectés, en particulier lorsque on se propose de réaliser une soudure assez longue.
Suivant l'invention, on obvie à l'ensemble des inconvénients cidessus par l'emploi d'une électrode enrobée d'une longueur supérieure à 50 cm, dans laquelle le courant de soudure est amené par l'extrémité non enrobée, et cette électrode est.guidée, par l'intermédiaire d'une pince mobile, le long de laquelle l'électrode se déplace à la même vitesse qu'elle se consume, cette pince étant maintenue à faible distance de la pièce à souder.
Une distance appropriée entre la pince et l'extrémité active de l'électrode, est par exemple 10 cm, ou même moins, par exemple 5 cm.
Il existe déjà un procédé dans lequel une longue électrode est également guidée par l'intermédiaire d'une pince mobile à courte distance de la pièce à souder.
Toutefois, le courant est amené à l'électrode par l'intermédiaire de cette pince et l'électrode est constituée par un fil nu ou comportant un enrobage comprenant d'une part des substances destinées à former le laitier et d'autre part des fils métalliques permettant le passage du courant de soudure dans l'électrode. Ce procédé qui ne se prête donc pas à la soudure à l'aide d'électrodes enrobées normales, est utilisé dans le cas oû l'on désire obtenir une grande vitesse de soudure et lorsque l'aspect de la soudure ne joue pas un rôle Essentiel.
De plus, dans ces procédés de soudure automatique, on réalise toujours des soudures droites sous la main, car la grande quantité de métal déposée par unité de temps rend superflu le mouvement de va et vient. Toutefois, lorsque pour la soudure de piècesminces, l'aspeet joue un rôle pré-
<Desc/Clms Page number 2>
pondérant, et que l'on soude par conséquent à faible vitesse et à faible intensité de courant - en-général 60 A, ou moins, alors que dans le procé- dé précité on utilise des intensités de courant de L'ordre de 400 à 1000 A,- les considérations qui ont conduit au procédé décrit ci-dessus n'entrent pas en ligne de compte.
Suivant le procédé conforme à l'invention, on améliore la mania- bilité d'une électrode et on peut déposer une longue soudure régulière et ininterrompue. De préférence, on utilise à cet effet, une électrode nota- blement plus longue que les électrodes enrobées usuelles connues et qui plus est, quelque peu flexible, de sorte qu'elle peut être enroulée sur un porte-électrode. On peut améliorer la flexibilité d ' électrodes à enrobage cassant, en incorporant dans cet enrobage, de façon connue, des substances fibreuses.
Un appareil de soudure approprié à la mise en oeuvre de ce pro- cédé conforme à l'invention, comporte un support pour une électrode enrou- lée, support susceptible de tourner autour du même axe qu'une borne d'amenée de courant et comporte en outre, pour le guidage de l'électrode, une pince munie d'un galet susceptible d'être entraîné mécaniquement.
Un tel appareil de soudure peut facilement être réalisé sous for- me d'un appareil de soudure à main, dans lequel le porte-électrode et la pince sont fixés à un support, car, par unité de longueur, l'électrode est assez légère, de sorte que l'appareil peut être également de construction très légère. On a constaté que de nombreux soudeurs qui peuvent former sans la moindre difficulté une soudure de bonne qualité sur des pièces épaisses rencontrent de grandes difficultés à souder des pièces minces, sur- tout lorsque la soudure ne peut pas s'effectuer sous la main, mais qu'il faut souder verticalement ou par en dessous. Dans ce cas, le procédé de soudure conforme à l'invention permet au soudeur normal de former facile- ment une soudure de bonne qualité.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non li- mitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien Entendu, partie de l'invention.
Sur la figure unique du dessin, 1 désigne la pièce à souder, (par exemple une tôle de fer de 2 mm d'épaisseur) sur laquelle doit être appliquée une soudure 2, par fusion de l'électrode 3. L'électrode 3 fond en 4 en raison de l'arc qui s'établit entre l'extrémité 4 et la pièce à .souder 1. L'extrémité 4 de l'électrode 3 est guidée par les galets de gui- dage 5, 6 et 7, dans la direction désirée, direction que l'on peut modifier en déplaçant l'appareil de soudure que le soudeur tient par la poignée 8.
Le soudeur ajuste également la distance entre le galet de guidage 5 et la pièce 1 d'une façon telle que l'extrémité de l'électrode de soudure ne puis- se être sujette à des vibrations gênantes. Des trois galets de guidage, le galet 6 est entraîné par l'intermédiaire du réducteur de vitesse constitué par les engrenages 10 et 11 au moyen d'un moteur électrique 9. Sur la surfa- ce du galet 6 qui vient en contact avec l'électrode de soudure, on a prévu un certain nombre d'entailles pour éviter le glissement.
Dans la poignée 8, se trouve une résistance réglable non repré- s entée sur la figure et permettant de régler la vitesse de rotation du ga- let 6 et par suite la vitesse de déplacement de l'électrode 3 vers la pièce à- souder 1. L'électrode 3, de 180 cm de longueur pour fixer les idées, est enroulée dans un tambour 12, susceptible de tourner autour de l'axe 13. Le diamètre du tambour 12 est choisi de façon que l'enroulement de l'électrode dans le tambour, dont le diamètre est de 35 cm, pour fixer les idées, ne puisse endommager l'enrobage de l'électrode. Le tambour peut contenir 250 cm d'électrode enrobée d'un diamètre de 3,5 mm. En 14, le tambour comporte une pince, pour la fixation d'une extrémité du filde soudure.
Cette pince tourne, en même temps que le tambour 12, autour de l'axe 13, et est reliée à l'un des pôles du générateur du courant de soudure, générateur non repré- s enté sur la figure .
<Desc/Clms Page number 3>
Pendant la soudure, le fil de soudure est lentement retiré du tambour et èst guidé vers la pièce à souder par le galet entraîné 6.
La résistance insérée dans la poignée 8 permet au soudeur de régler la vitesse de façon telle que celle-ci soit égale à la vitesse de fusion de l'électrode.