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PROCEDE ET DISPOSITIFS POUR L'EXECUTION D'ECRANS
OU RIDEAUX EN BETON
La présente invention est relative à un procédé et à des dispositifs pour l'exécution d'écrans ou rideaux en béton, armé,au non, destinés, en particulier:
1 -à protéger les rives ou berges des rivières et canaux contre l'affouillement produit, soit par l'écou- lement des eaux, soit par les remous formés par les héli- ces des bateaux, soit simplement par le batillement de l'eau sous l'action du vent.
2 - à étancher les digues perméables des canaux.
Pour l'exécution des écrans ou rideaux indiqués ci-dessus, on utilise d'une manière générale, soit des pal- planches en béton', soit des palplanches en fonte. Dans le
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Pages: premier cas, l'écran pe peut pas être réalisé dans l'eau libre, ni comporter une armature rigide, ne présentant au- cune solution de continuité. Les écrans exécutés au moyen des palplanches en fonte présentent, abstraction faite de leur prix de revient, l'inconvénient d'être d'une grande fragilité au battage et aux chocs après leur mise en place, de telle sorte qu'un élément peut être brisé sans qu'il soit possible de s'en apercevoir ou de le remplacer.
L'invention a pour objet un procédé pour l'exécu- tion d'écrans ou rideaux qui présente, l'avantage de permet- tre, par rapport aux méthodes connues: a) l'exécution dans tous les terrains où il est possible de battre des palplanches d'écrans ou rideaux en béton, armé ou non, continus et de toutes dimensions voulues. b) l'exécution d'écrans ou rideaux en eau libre, sans abaissement du plan d'eau et,par conséquent, sans au- cune gêne pour la navigation. c) l'exécution d'écrans ou rideaux homogènes, avec armatures rigides sans solution de continuité. d) La mise en place rigoureuse de l'armature dans l'axe du rideau ou écran. e) l'exécution d'une poutre horizontale à la par- tie supérieure de l'écran ou rideau pour le renforcer s'il est de trop faible épaisseur.
f) d'arrêter l'écran ou rideau et de le reprendre à un moment quelconque,sans qu'il en résulte la moindre solution de continuité.
Le procédé suivant l'invention est essentiellement caractérisé en ce qu'il consiste à réaliser,au moyen de pal- planches appropriées,un coffrage creux et étanche,de dimen( sions intérieures correspondant à celles de l'écran ou ri- deau à exécuter,à couler du béton dans ledit coffrage,puis à retirer celui-ci partiellement ou totalement lorsque la
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Pages: prise du béton est suffisante.
Chaque palplanche est constituée,suivant l'inven- tion,par un noyau central,rendu solidaire,de façon amovible, de deux flasques latéraux,d'un sabot de fonçage et d'un casque de battage,de préférence métalliques,lesdits flasques étant,également,reliés,de manière détachable,au sabot de fonçage.
D'autres avantages et caractéristiques de l'inven- tion ressortiront de la description qui va suivre en regard des dessins annexés dans lesquels , La fig. I montre un profil en travers, de l'une des rives d'un canal ou rivière à protéger par un rideau ou écran en béton, La fig. 2 est une vue en perspective du coffrage creux éta- bli pour la coulée du béton, La fig. 3 est une vue en perspective d'une palplanche utili- sée pour la réalisation du coffrage creux, La fig. 4 est une vue partielle en élévation de deux pal- planches assemblées, La fig. 5 est une vue en coupe suivant V-V de la fig.4.
La fig. 6 représente une vue en coupe suivant VI-VI de la fig.4,le noyau central de la palplanche étant supposé enlevé, La fig. 7 est une vue en élévation avec arrachement partiel à plus grande échelle d'une palplanche.
La fig. 8 est une vue en coupe suivant VIII-VIII de la fig.7 La fig. 9 est une vue en coupe suivant IX-IX de la fig.7.
Ainsi qu'il a été dit précédemment,on sait que, dans les rivières ou les canaux,l'eau a tendance à affouil- ler les berges,en particulier,au niveau du plan d'eau.
Pour empêcher cet affouillement,on a déjà proposé de réaliser le long des berges,des écrans ou rideaux.
Sur la fig. I,I désigne le profil,en travers,réel
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Pages: d'une rive ou berge de canal,après une certaine période d'af- fouillement,2 le profil théorique de cette berge ou rive, et 3 le rideau,en béton armé par exemple,de protection de la berge ou rive.
Pour l'exécution du rideau 3,on commence suivant l'invention,par exécuter un coffrage creux désigné,d'une manière générale,par 4 à la fig.2, ce coffrage ayant des dimensions intérieures correspondant à celles du rideau ou écran à réaliser.
Pour l'établissement du coffrage 4,on utilise des palplanches du genre de celles représentées aux figs. 3 à 9.
Chaque palplanche est constituée par un noyau 2- métallique ou en bois, de section générale rectangulaire,mu- ni,sur chacuns de ses deux faces latérales les plus longues, d'un flasque métallique 6.Les flasques 6 s'arrêtent à une certaine distance au-dessous de l'extrémité supérieure du noyau 1 de manière à permettre la mise en place d'un casque de battage 1. son extrémité inférieure,le noyau 2 est muni,d'un sabot de fonçage ! métallique.Comme représenté, le sabot 8 présente,non seulement une arête parallèle au rideau à obtenir, mais encore celle-ci est inclinée sur l'horizontale de façon à donner au sabot la forme d'un coin.
Le sabot à est rendu solidaire du noyau 1 au mo- yen d'une tige 9 traversant ledit noyau de part en part.Cet- te tige est filetée à son extrémité supérieure et débouche dans un évidement 10 du noyau tiédit évidement servant de logement à un écrou iL,vissé sur la tige 9.
Les flasques sont maintenus appliqués contre le noyau 1 au moyen de languettes 12 et 13 pénétrant à l'in- térieur de rainures correspondantes 14 et ménagées,res- pectivement,sur la face supérieure du sabot à et sur la fa- ce inférieure du casque de battage 7.
Le casque de battage est rendu solidaire des flas-
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Pages: ques 6 au moyen de deux crochets 16 qui sont axés sur sa face inférieure et peuvent venir en prise avec deux tétons 17 prévus sur lesdits flasques 6.
Dans le cas où le noyau 1 est réalisé en bois, ce noyau est muni,à chacune de ses extrémités,d'une gar- niture métallique 18.
Pour l'exécution du coffrage creux 4,on dispose à la suite les unes des autres plusieurs palplanches du gen- re de celle qui vient d'être décrite.Afin d'assurer une liaison positive entre deux palplanches successives et l'é- tanchéité du coffrage,chaque palplanche est munie,le long de l'un de ses bords verticaux,d'un élément d'accrochage mâle 19 et'le long de son autre bord vertical, d'un élément femelle 20 correspondant en forme et en dimensions à l'é- lément mâle 19 et destiné à recevoir l'élément mâle de la palplanche suivante. il y a lieu de remarquer que les palplanches si- tuées en bout du coffrage sont munies d'un flasque sup- plémentaire,disposé sur l'une des faces du noyau 2 perpen- diculaire aux deux flasques 6.
Pour l'exécution du rideau ou écran en béton,on commence par réaliser le coffrage creux dans lequel ledit béton sera coulé.A cet effet,on bat dans le terrain dans lequel le rideau ou écran doit être exécuté,le nombre de palplanches voulu,de façon que les flasques ± d'une pal- planche aient leurs éléments mâles 19 en prise avec les éléments femelles de la palplanche suivante. il y a lieu de remarquer que,au battage,le sabot o en forme de coin,dirige et plaque,par suite de la réac- tion du terrain;le champ de la palplanche que l'on met en place contre la palplanche déjà mise en place.
Lorsque les palplanches sont mises én place, on proçède à l'enlèvement de leurs noyaux .Pour cela,on
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Pages: commence par enlever le casque de battage 7 de chaque pal- planche,puis on desserre l'écrou 11 et on tire sur les no- yaux 5. Lorsque tous les casques de battage et les noyaux ont été enlevés,on obtient le coffrage creux représenté à la fig.2.Lors du retrait des noyaux,on étrésillonne,s'il y a lieu,les flasques ± de place en place.
Une fois le coffrage creux réalisé,il ne reste plus qu'à mettre en place les armatures éventuelles puis à pro- céder à la coulée du-béton. il y a lieu de remarquer que les fers 1 qui sont solidaires des sabots de fonçage 8 peuvent être,éventuelle- ment,utilisés comme armatures.
Lorsque le béton a fait prise,il n'y a plus qu'à retirer les flasques 6.Bien entendu,ces flasques ainsi que les noyaux et les casques de battage correspondants peuvent etre utilisés pour la préparation d'une nouvelle palplanche.
Le sabot de fonçage est le seul élément perdu de la palplan- che.En cas de nécessité,le rideau (fig. I) peut être complé- té,à sa partie supérieure,par une poutre horizontale 21.
Le procédé Suivant l'invention peut être étendu à l'exécution de,tous bétonnages en fondation,dans tous les terrains même aquifères,ainsi qu'aux fondations sous l'eau, exécution de batardeaux en béton, etc...
Il va de soi que l'invention n'a été décrite qu'à titre purement explicatif nullement limitait et que diverses modifications de détail pourraient être apportées à la cons- truction de la palplanche indiquée,sans qu'on sorte pour cela du domaine de l'invention. C'est ainsi par exemple que, pour éviter l'adhérence du noyau aux flasques,il peut être prévu,suivant sa longueur,plusieurs encoches horizontales (non représentées aux dessins) servant chacune de logement à un petit cylindre métallique prenant appui par ses géné- ratrices d'une part,sur la face interne de 1'un des flasques
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et,d'autre part,sur le noyau,au sein de ladite encoche.En outre,pour éviter que,lors de son extraction,le noyau n'en- traîne les flasques,la liaison du sabot de fonçage aux flas- ques pourrait être complétée,en cas de besoin (palplanches longues ou terrains inconsistants) par un enclenchement sur chaque flasque en forme de longs étriers en fer plat dont l'une des branches serait amarrée en haut de la palplanche dans le flasque et l'autre en bas dans le sabot.Pour permet- tre le passage de chacun de ces deux longs étriers,un loge- ment vertical serait prévu sur chaque face du noyau en regard du flasque correspondant,-Enfin, le sabot de fonçage pourrait être réalisé en béton,ou partie en métal et partie en béton.