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EXTINCTEUR A LIQUIDE A PRESSION PREALABLE.
La présente invention a trait aux extincteurs à liquide dans lesquels la pression sur le liquide est obtenue par l'action d'un gaz comprima, enfermé dans une cartouche qu'on ouvre ou per- fore au moment de l'emploi. Le gaz employé est en pratique de l'acide carbonique qui, grâce à sa faculté de se liquéfier sous pression, peut être enfermé. en quantité importante dans une car- touche de faible volume sans que la pression soit pour cela exces- sive.
Au moment où la cartouche est perforée, le gaz se détend dans le récipient de l'extincteur et la pression maximum qu'il atteint dépend du volume d'air libre au-dessus du liquide. Plus ce volume est réduit, plus est élevée la pression à l'intérieur du récipient au moment où commence la projection de liquide. In- versement, plus ce volume est grand, plus cette pression maximum est faible.
Comme on ne peut songer, pour des questions de prix de revient et de poids, à faire le récipient d'extincteur suffi- samment robuste pour supporter une pression élevée de l'ordre de celle de l'anhydride carbonique liquide aux températures ambiante,
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on prévoit en général le volume d'air assez important pour que la pression maximum soit de l'ordre de quelques kilogrammes par centimètre carré et l'on établit le récipient pour résister à une telle pression seulement.
Malheureusement, quelque soin qu'on prenne d'indiquer le niveau auquel on doit limiter le remplissage, il arrive fré- quemment que l'usager de l'appareil, lorsqu'il recharge celui- ai, n'observe pas la prescription et remplisse le récipient complètement ou presque. Dans ce cas, le volume d'air est tout à fait insuffisant et l'extincteur est transformé en une véri- table bombe extrêmement dangereuse à manier.
Suivant la présente invention, tout danger est évité en prévoyant dans l'appareil une chambre d'expansion distincte du volume d'air normalement présent au-dessus du liquide et non susceptible d'être remplie accidentellement par l'usager, Cette chambre est avantageusement constituée par une cloche plongeant dans le liquide et formant porte-cartouche. D'autre part, le bas de ladite cloche est préférablement fermé par un opercule qui est rompu lors de la mise en service, de telle sorte qu'on évite tout contact entre la cartouche et le liquide qui peut renfermer des agents chimiques susceptibles de la détériorer.
Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, fera mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer:
L'appareil représenté en coupe longitudinale comprend un récipient 1, prévu pour résister à une pression interne de quelques kilogrammes par centimètre carré. A l'intérieur du récipient se trouve une cloche cylindrique 2, dont la partie supérieure est pourvue d'un rebord 3 serré contre le col 4 du récipient 1 par un joint 5 sur lequel agit une tête-bouchon 6 elle-même bloquée en place par un écrou-collerette 7 pourvu d'oreilles de manoeuvre 8.
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La tête-bouchon 6 est pourvue d'un presse-étoupe 9 tra- versé: par une tige 10 terminée par un piston ajoure' 11 libre dans la cloche cylindrique 2.
Le bas de la cloche 3 est fermée par une sorte de crépine 12 munie en son centra d'une pointa 15 tournée vers le haut* Entre la crépine 12 et la cloche 2 sont serres: un disque operou- le 14 de plomb ou analogue. et le bord 15 d'une sorte- de chemi- née 16 pourvue à sa. base due quelques trous 17.
La cartouche 18 est enfilée à l'intérieur de la chemi- née 16, son goulot reposant sur le disque 14 et son fond dopas** sant de celle-ci, comme montra.
Le récipient 1 comporte encore, à sa partie supérieure, le départ 19 du liquide et, sous son fond, la barrette usuelle de manoeuvre 20./ pour charger l'appareil supposé démontée on remplit le récipient 1 de liquide extincteur jusqu'au dessus d'un certain niveau... On a séparément préparé le cylindre 2 avec son disque- opercule 14 et sa cartouche 18. On enfonce alors la cloche a en place, ce qui fait déborder le liquide qu'on a pu mettre en excès: dans le récipient 1. on placa le Joint 5 et la tête 6 et on bloque le tout par la. collerette 7.
Au moment de l'usage, on renverse l'appareil et on le frappe sur le sol en le tenant par la barrette 20. Le piston 11 pousse la cartouche 18 qui déforme ou crève l'opercule:14, et la pointe 13 vient ouvrir ou perforer la soupape de la cartouche Le gaz carbonique s'échappe et se détend dans l'espace d'air enferma à l'intérieur de la clocha a, espace dont le volume est calcule pour que la pression ne puisse en aucun cas dépasser celle pour laquelle le récipient 1 est timbrée
Au repos, l'opercule 14 empêche le liquide de pénétrer à l'intérieur de la cloche 2- La cartouche 18 est ainsi à l'abri de toute détérioration.
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Il est évident que, quelque maladroit que soit l'usager, toute fausse manoeuvre lors du remplissage est rendue impossible, Si l'on amis trop de liquide dans le récipient 1, l'introduc- tion de la cloche $ fera toujours déborder l'excédent et mena-* gera toujours la chambre d'expansion nécessaire.
A titre de complément de sécurité, on pourrait souder ou visser la tête 6 sur la cloche 2 afin que toute introduction de liquide à l'intérieur de celle-ci par sa partie supérieure soit rendue absolument impossible.
Bien que la description qui précède décrive la forme d'exécution préférée de l'invention et celle qui parait posséder les avantages particuliers les plus importants, il est bien évident qu'on pourrait imaginer bien des variantes basées sur les mêmes caractéristiques générales. La chambre d'expansion pourrait être ouverte à sa partie inférieure, celle-ci venant assez près du fond pour que lors du renversement la quantité de liquide qui y pénètre soit négligeable, ou bien l'appareil étant alors prévu pour fonctionner sans renversement, comme cela se pratique souvent.
La chambre d'expansion peut encore être indépendante de la cartouche sans qu'elle cesse pour cela de jouer son rôle de modérateur de pression; ce serait alors le liquide qui y serait refoulé par la détente du gaz dans le récipient 1, extérieure- ment à la chambre d'expansion proprement dite. Dans ce cas, la chambre pourrait être fermée par un opercule léger crevant au moment de la détente du gaz., ou bien toute la chambre pourrait être faite en métal mince de façon à s'écraser sous l'influence de la pression.