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Perfectionnements aux extincteurs à pression d'air. le présente invention se réfère aux extincteurs dans les- quels le liquide extincteur est propulsé par la pression d'air ou autre gaz comprimé au-dessus du niveau dudit liquide dans le récipient de l'extincteur.
Les appareils connus du genre en question présentent di- vers inconvénients qui en ont jusqu'ici retardé la diffusion en dépit des avantages techniques importants résultant de la suppression de tout pompage au moment de l'emploi ou de tout dispositif intérieur à réaction chimique. L'un de ces inconvé- nients est la difficulté de remplissage correct ; si l'on met trop de liquide dans le réservoir, le matelas gazeux résiduel n'est plus suffisant pour assurer la propulsion de tout le liquide et l'appareil n'est plus utilisable que pendant un temps fort court. D'autre part, même avec un remplissage cor- rect, la pression de projection du liquide va en décroissant et il peut arriver que vers la fin le jet ne puisse plus attein- dre un point éloigné.
Enfin il peut arriver, en dépit de la surveillance des extincteurs d'une installation, que la pression gazeuse disparaisse par suite de fuites ou pour toute autre
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raison et qu'on ne s'en aperçoive qu'au moment d'utiliser l'appareil.
L'extincteur formant l'objet de la présente invention ne comporte pas les inconvénients ci-dessus. Il est essentiellement remarquable en ce que son niveau de remplissage est fixé par un tube plongeur prolongeant le bouchon et isolant un matelas d'air qui interdit l'introduction d'un excès de liquide.
Une autre caractéristique remarquable de l'extincteur sui- vant l'invention est qu'il comporte une pompe auxiliaire suscep- tible d'être mise en action soit pour charger l'appareil en air comprimé après le remplissage en liquide, soit pour parer à une défaillance ou à une insuffisance de pression au moment de l'u- tilisation.
La pompe auxiliaire est préférablement isolée du réser- voir par une vanne fermant simultanément unesoupape de remplis- sage et par un clapet anti-retour.
Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle pré- sente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer:
Fig. 1 est une coupe générale d'un appareil établi confor- mément à l'invention.
Fig. 2 en est une coupe partielle à 90 de la coupe de fig. 1.
L'appareil représenté comporte un corps étanche 1 portant un tube plongeur 2 s'ouvrant immédiatement au-dessus du fond et aboutissant à une vanne à pointeau 3 d'où part la lance de pro- jection 4. En fige 1 on a supposé que la vanne 3 comportait un pointeau actionné à travers une membrane remplissant le rôle d'un presse-étoupe.
Le corps 1 porte encore un second tube plongeur 5, mais qui ne plonge qu'assez faiblement dans le réservoir. L'entrée supérieure de ce tube est fermée par un bouchon étanche 6 desti- né à servir au remplissage du corps en liquide, ainsi qu'il sera expliqué ci-après.
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Sur le côté du corps 1 est fixée une pompe à main 7, du type à cuir embouti, dont le refoulement s'effectue à travers un clapet anti-retour 8, puis dans une canalisation ascendante 9, laquelle aboutit à une vanne à pointeau vissé 10.
Le pointeau de la vanne 10 est percé d'un trou axial s'ouvrant vers le haut, mais qui ne débouche vers le bas que par des lumières radiales au-dessus de la portée conique du pointeau, au droit de la chambre dans, laquelle s'ouvre la cana- lisation 9. Ce trou axial renferme une valve automatique 11 du genre utilisé pour les pneumatiques d'automobiles ou cycles.
Enfin le corps 1 porte encore un manomètre 12.
Le fonctionnement est le suivant:
Pour remplir l'appareil, on dévisse le bouchon 6 et on- verse du liquide extincteur dans le corps 1. Dès que le niveau du liquide dans le corps a atteint le bas du tube plongeur 5 et on a noyé le débouché, le remplissage cesse automatiquement, l'air enfermé à la partie supérieure du corps ne pouvant s'échap- per. Il faudrait injecter le liquide sous pression pour en faire entrer davantage. Le volume du matelas d'air est ainsi automati- quement réservé, sans qu'on ait à observer aucune précaution particulière telle que mesure du niveau, dosage du volume de liquide, etc...
Ceci fait, on dévisse quelque peu la vanne à pointeau 10 et on introduit de l'air comprimé dans le corps. Cette introduc- tion peut se faire de deux façons. On peut brancher un gonfleur d'automobile à la partie supérieure du pointeau, conformée à la façon d'une valve de pneumatique. Dans ce cas l'air comprimé pénètre dans le corps à travers la valve 11 et élève la pression à la valeur voulue. Pendant ce remplissage, l'air comprimé ne peut refluer vers la pompe 7, car il est arrêté par le clapet automatique 8. On peut encore manoeuvrer la pompe 7 elle-même, auquel cas l'air comprimé provenant de celle-ci ne peut s'échap- per par la vanne 10, puisque le pointeau creux de celle-ci renferme la valve 11.
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Une fois le remplissage hermine, on ferme la vanne 10.
Pour utiliser l'appareil, on ouvre la vanne 3. La pres- sion gazeuse refoule le liquide par le tube plongeur ;-; et la lance 4. Normalement, la pression emmagasinée est suffisante pour obtenir une bonne projection jusqu'à vidange complète du liquide, la force du jet baissant évidemment à mesure que le corps se vide davantage, mais restant suffisante jusqu'à la fin.
Dans le cas où, par suite de l'éloignement entre l'opéra- teur et le feu, la portée du jet devient insuffisante en fin de projection, on peut aisément l'augmenter en donnant quelques rapides coups de pompe après bvoir légèrement dévissé la vanne 10 (laquelle peut alors rester dévissée, car les fuites éventuel- les sont sans importance pendant la courte durée d'utilisation de l'appareil). Cette possibilité de conserver au jet sa portée maximum est particulièrement intéressante dans les cas de feux d'accès difficile ou dangereux, qu'on peut ainsi combattre d'assez loin.
De mémea si la pression était insuffisante ou même nulle au moment de l'emploi, l'appareil ne serait pas pour cette raison inutilisable, car il suffirait de dévisser la vanne 10 et de pomper pour obtenir aussitôt la projection normale du liquide.
L'extincteur suivant l'invention procure ainsi une sécu- rité totale dans tous les cas.
Il va sans dire que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et pour mieux faire comprendre l'invention, mais qu'elle ne limite nullement le domaine de cette dernière dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalentso
REVENDICATIONS ET RESIDE.
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