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" Perfectionnements dans les échaufaudages démontables à éléments métalliques et dans les joints d'accouple- ment y relatifs ".
Les récents progrès dans la bâtisse et les exigences modernes imposant aux bâtiments des dimensions considérables et un développement en hauteur, ont créé le besoin d'écha- faudages de service solides, faciles à monter et à démon- ter, à transporter et à conserver en dépôt, mais surtout pouvant'facilement et parfaitement s'adapter à tous les be- soin(de la cnnstruction du bât'iment, en encombrant le moins pôssible la voie publique.
En plus, il est nécessaire bien des fois de pouvoir monter des échafaudages sur les façades en évitant de tou- cher le sol et par conséquent en les accrochant à la faça- de même.
On a donc commencé par adopter récemment des échafau- dages en fer, en abandonnant ceux en bois, à cause de leurs
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nombreux inconvénients, tels que le grand encombrement, les difficultés de transport des longues antennes, l'immen- se volume d'emmagasinage, le grand dépérissement et gâchis, la facilité d'incendie, etc.
Parmi les-échafaudages en fer, ceux qui ont eu un plus large emploi, sont les échafaudages en tubes d'acier, connectés par simple frottement,avec des manchons spéciaux pressés contre les tubes par le serrage de boulons.
De tels échafaudages, connus jusqu'ici , ont cependant de graves inconvénients, quelques-uns desquels peuvent même faire mettre en doute la solidité et sûreté du système.
Parmi les inconvénients d'ordre technique on fera re- marquer seulement les suivants :
1 ) l'élément tubulaire, tel qu'il est actuellement employé, n'offre pas, à la longue, une garantie absolue d'égale résistance en service, soit parce que la surface intérieure du tube est exposée l'action corrosive de l'air dans des conditions particulièrement favorables à l'attaque du fer, et sans qu'on puisse facilement y apposer une protection sûre, soit parce que l'élément tubulaire,tel qu'il est généralement employé, a souvent des parois d'épais- seur inégale, parfois si minces, qu'elles permettent un progrès rapide de l'action destructrice de la rouille.
Les joints actuellement employés pour de tels échafaudages tubulaires, assurent la connexion des tiges de la charpente exclusivement au moyen du frottement qui dépend du serrage plus ou moins parfait des boulons de couplage. contre de tels inconvénients, d'importance considéra- ble, on propose, par la présente invention, un échafaudage formé de tiges d'acier doux homogène laminé, ayant les mê- mes caractéristiques de résistance et d'allongement que l'élément tubulaire habituellement employé pour échafauda- ges.
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La section du laminé est en forme de croix et de forme et de volume tels qu'elle offre un moment de résistance à la presse-flexion, ainsi qu'un poids par mètre linéaire,à peu près égal à ceux des tubes ci-des'sus.
Les laminés à section en croix offrent une surface entièrement extérieure et par conséquent facilement acces- sible en toutes ses parties à un vernissage protecteur.
En outre ils n'offrent en aucune partie des épaisseurs trop minces, plus facilement attaquées par la rouille.Leur section est uniforme et régulière en tous points et par conséquent aussi leur résistance aux efforts auxquels ils sont soumis dans l'échafaudage est absolument uniforme et sûre.De plus, la. surface libre de contact avec l'air et les agents délétères de l'atmosphère est, à égalité de section résistante, bien inférieure:à peu près la moitié de celle d'un tube.
La laminage de ces fers est bien plus économique que celui des tubes, par conséquent l'échafaudage assemblé avec les premiers sera moins cher que celui à tubes.
L'adoption de ces fers en croix pour la construction d'échafaudages et autres constructions métalliques démonta- bles est rendue possible et avantageuse au moyen d'un man-
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-,,am L<5) chon spécial de couplage des dits éléments d\out 'a\ la pré- sente invention- Le manchon peut être du type universel
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ou bien, suivant une variante l'invention, le joint est à plaque et diffère des manchons usuels connus, qui sont coûteux et encombrants, par/ce qu'il est constitué essentiel- lement par un certain nombre de plaques de métal, identiques de forme simple et pouvant être couplées d'une manière faci- le au moyen de vis et de boulons, ce qui en rend là fabrica- tion peu coûteuse et le montage plus rapide .
Le jointest disposé en outre de façon à empêcher tout glissement et ce, non seulement par effet du frottement, mais d'une façon ri- gide, en assurant un encastrement parfait des tiges dans le joint, là ou se fait le raccord des tiges coaxiales,et ceci,
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au moyen de boulons spéciaux à clavette encastrée.
Selon une autre variante, les joints peuvent être uti- lisés lorsqu'il est nécessaire de serrer les tiges de façon indépendante les unes des autres, en employant un nombre de boulons plus ou moins grand : le mode de serrage des tiges n'a pas d'importance, soit qu'on fasse usage d'un nombre de boulons différent, soit qu'on en varie la forme, et soit encore lorsque le serrage se fait par des goupilles à cla- vette en métal ou par des goujons fixés sur une des plaques ou enfin par des boulons à charnière. En outre, si on a recours à des plaques obtenues par estampage ou fusion, celles-ci peuvent avoir n'importe @uelle forme convenable.
L'objet de l'invention est représenté en une de ses formes préférées de réalisation et en quelques variantes dans les dessins ci-annexés.
La fig. 1 montre en élévation un bout d'un montant avec des coussinets appliqués;
La fig. 2 en montre la section transversale;
La fig. 3 montre une section suivant 3-3 dans la fig.2.
La fig. 4 montre une connexion vue de face;
La fig. 5 montre en plan sectionnée en partie;
La fig. 6 montre une section suivant 6-6 dans la fig.
5 ;
La fig. est une vue de côté d'une première variante du joint;
La fig. 8 est une vue de face de la fig. 7 ;
La fig. 9 est une vue en plan, sectionnée;
La fig. 10 montre une plaque sectionnée;
La fig. 11 est une vue de côté d'une deuxième variante du joint;
La fig. 12 est une vue de face de la fig. 11;
La fig. 13 est une vue en plan, sectionnée;
La fig. 14 montre un boulon de couplage adaptéà cette variante du joint ;
La fig. 15 montre une vue de côté d'une troisième va-#
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riante du joint;
La fig. 16 montre une vue de côte suivant 10-10 dans la fig. 15 ;
La fig. 17 est une section suivant 11-11 dans la fig.
15;
La fig. 18 est une vue de la plaque-coussinet; la Fig. 19-est une section suivant 13-13 dans la fig.
18;
La fig. 20 est une section suivant 14-14 dans la fig.
18 ;
La fig. 21 est une vue de côté d'une quatrième variante du joint;
La fig. 22 est une vue de face de la fig. 21 et
La fig. 23 est une section suivant x-x dans la fig.22.
En rapport avec les figs. 1-6 : -a- est la tige à section cunéiforme qui forme le montant; -b- sont les coussinets en forme de coins circulaires ayant une gorge circulaire extérieure-e- et qui sont appliqués contre les montants aux croisements des armatures.
Le joint représenté dans les figures ci-dessus, est constitué par un double manchon en fer forgé, muni de deux trous à section circulaire -d- disposés à angle droit l'un par rapport à l'autre, dans chacun desquels sont placés les quatre coins-b- en fonte malléable, qui peuvent tourner dans le trou, sans pouvoir en sortir, étant retenus par des é saillies arrondies-h- formant proeminence à l'intérieur du trou et correspondant à la gorge -c- des coins .
La forme à coin ou à secteur des quatre coussinets -b- ménage dans la partie centrale, un espace en croix, dans lequel peuvent se placer les barres profilées de l'échafau- dage ;des boulons-f- et -g- placés dans les manchons servent à serrer les coussinets sur les barres susdites.
Il est évident que de cette manière le raccord peut s'effectuer en toute direction, puisqu'on peut à volonté
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faire tourner les barres cruciformes dans les manchons,tari- dis que la connexion est rigidement assurée, après serrage des boulons, par l'adhérence parfaite qui est obtenue entre les huit faces de la barre en croix et les huit faces cor- respondantes des coussinets du manchon, dont la forme à coins assure une juxtaposition parfaite atec une surface de contact bien plus grande de celle qu'on aurait avec les manchons des éléments tubulaires.
En rapport avec la. première variante du joint repré- senté par les figs. 7 à10: -a- et-b- sont les barres pro- filées qui forment les éléments de l'échafaudage , -c- sont les plaques qui forment le joint et qui, dans leur partie
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.(;\1\.c :ntrxle, sont façonnées . V, suivant l'angle correspondant à celui de deux ailettes contigués de la section en croix des profilas, tandis que les extrémités se prolongent en for-
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out 9 me de flMc.a.u1 et ¯port ent les trous pour les boulons -d- servant à serrer les plaque? -c- contre les profilés -a- et assembler les deux systèmes de plaques en serrant res- pectivement les proïilés -a- et-b-.
Dans la seconde forme d'exécution de joint selon figs. 11 à 14, on emploie, à la place des boulons normaux, les boulons2 clavette -e-: en ce cas les plaques -c- sont pourvues de trous allongés -f- pour le passage des clavettes: ce qui empêche les barres de se défiler du joint. Selon le) varianta du joint représenté par les figs.
15à 20, afin de permettre la rotation du joint par rapport à la barre, pour permettre à celle-ci de prendre différentes
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orienta"ions, les plaques -g- sont façonnées au centre à4c cte.mi-cercle, circonscrit à lu section en croix de la barre, et portent à l'extérieur une saillie triangulaire -h- pour faire coin entre les ailettes des profilés contigus.
Les fers profilés peuvent aussi être pourvus de sièges à. encoche dans lesquels s'encastrent les bords saillants des plaques, de façon à former un joint à encastrement,qui
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empêche la barre de s'échapper du joint en cas de serrage insuffisant des boulons de couplage..
En rapport avec la quatrième variante du joint, repré- sentée par les figs. 21 à 23, la plaque centrale -a- du joint peutùprend,re la forme illustrer par laquelle la partie in- térieure de la plaque est façonnée de manière à épouser en -a'- le profil de la tige contre laquelle elle est serrée, en s'y adaptant parfaitement, de manière à obtenir une lar- ge surface de frottement qui donne au joint un caractère de solidité et de rigidité jusqu'ici jamais atteint.
En outre les contre-plaques c-c' resserrent étroite- ment la barre au moyen de deux boulons-d- au lieu de quatre,ou bien de deux clavettes au lieu de quatre, en permettant un montage plus rapide avec un joint quelque peu moins fort; ou bien en rendant plus fort le joint,au détri- ment de la vitesse du montage : les boulons pourront être passants pour toutes les plaques et contre-plaques ou bien pourpont être à charnière, prise entre deux oreilles des bouts de la plaque centrale, pouvant être,insérés par leur autre extrémité dans des cavités découpées aux bouts des contre-plaques.
L'échafaudage ainsi construit est par conséquent très pratique parmi les échafaudages métalliques et, étant don- né les plus grandes garanties de conservation du matériel et le moindre coût d'achat, il peut trouver également un très bon emploi dans toutes les structures en métal de caractère semi-permanent, telles que : passerelles, ponts, halles, tribunes, rampes, baraques, plans de levage, che- valets, tréteaux de travail, poteaux à treillis, travées en métal, échafaudages, casiers industriels, etc.
En effet, tandis que pour les dites constructions on avait jusqu'à ce jour, évité l'emploi d'éléments d'écha- faudage en métal, étant donné que les dits éléments, de type tubulaire, étaient d'un entretien très mauvais, étant
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facilement détériorés, il est possible, maintenant,.d'adop- ter, en tout repos,les éléments démontables en fers profi- lés en croix , qui, ayant toutes les faces du matériel extérieures , peuvent être convenablement protégées par du vomis anti-rouille et en tout cas peuvent subir des ins- pections périodiques pour les travaux d'entretien.
Les formes de joints décrites sont données à simple titre d'exemple,les plaques pouvant avoir aussi des formes différentes,soit carrée, polygonale, en croix ou rondes, sans sortir du cadre de la présente invention.