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Tube métallique doublé de papier, procédé pour'le fabriquer et dispositif pour protéger son contenu
Les tubes métalliques, même ceux faits en étain pur, présentent certains inconvénients. Sans parler des tubes de plomb ordinaires qui sont très toxiques, dont l'aspect s'altère rapidement par oxydation et qui n'ont aucune résistance, même les tubes de plomb étamé et les tubes d'aluminium présentent les inconvénients précités. Parmi ces inconvénients figure aussi le manque d'étanchéité à l'air à l'extrémité d'emplissage età l'extrémité de sortie, qui résulte sans doute en premier
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lieu de la nature métallique de la matière elle-même. On fabrique ces tubes métalliques à la pièce en une série d'o- pérations.
Contrairement à ceci, le tube métallique faisant l'objet de l'invention et décrit ci-après, qui peut-être.fait par exemple en aluminium, réunit en lui tous les avantages connus sans présenter les inconvénients mentionnés. Ce tube métallique est peu coûteux, il a une belle apparence, même notablement plus agréable que celle des tubes d'étain, par exemple du fait qu'il est très simple de fabriquer des tubes dorés et qu'il est possible d'employer divers procédés d'im- pression comme l'impression par formes en creux, l'héliogra- vure et l'impression par formes en relief, ainsi qu'éventuel- lement l'estampage ou repoussage. D'autre part ce tube n'est pas attaqué par les substances y contenues, quelle que soit leur nature, à condition qu'il soit imprégné de manière ap- propriée et sous ce rapport il est aussi supérieur aux tubes d'étain.
Enfin, on fabrique les nouveaux tubes non pas à la pièce, comme les tubes métalliques employés jusqu'ici, mais à partir d'un rouleau sans fin, éventuellement jusqu'à l'achèvement du tube. Toutefois, pour de petits lots, il est aussi possible de procéder à une fabrication à la pièce. Le manque d'étanchéité connu des tubes métalliques employés jusqu'ici n'existe pas non plus dans ce nouveau tube métallique.
A la différence des tubes métalliques employés jusqu'ici, le tube métallique conforme à l'invention se com- pose d'une douille de tôle mince enroulée qui contient une doublure de papier ou autre matière appropriée, également' enroulée, filée ou fabriquée de toute autre manière. Pour fa- briquer ce tube, on peut employer divers procédés dont quel- ques-uns sont décrits ci-après.
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L'invention consiste essentiellement à vernir de manière continue de la tôle mince, par exemple de la tôle d'aluminium, en rouleau, puis à l'imprimer en une ou plusieurs couleurs par tout procédé d'impression voulu, éventuellement aussi la repousser, et à relier, c'est-à-dire coller, ce rou- leau de tôle à une bande de papier sans fin, de préférence préalablement imprégnée, de telle manière que les bords lon- gitudinaux reliés entre eux se recouvrent dans une certaine mesure. Puis on enduit de colle la bande ainsi obtenue et on l'enroule en forme de douille de manière que le papier cons- titue la partie intérieure de la douille.
On peut aussi en- rouler coniquement les douilles ainsi fabriquées, pour s'épar- gner le façonnage à la presse d'un col à épaulement, et dans la même opération ou une opération ultérieure on peut fileter les ouvertures de sortie des différentes douilles comme cela se fait couramment pour les tubes métalliques employés jusqu' ici.
Pour enrouler une douille, on découpe avantageuse- ment en gradin la bande de papier-tôle. La Fig. 1 du dessin annexé montre un pareil découpage en gradin.
Sur la Fig. 1, la référence a désigne la bande mé- tallique et la référence b désigne la bande de papier..2 est le recouvrement collé et d est la découpure en gradin ou cou- dée. Le découpage en gradin de la bande a, c, b donne des feuilles séparées qu'on enroule en douilles. One telle feuille est représentée sur la Fig. 2. A l'extrémité 'supérieure, correspondant au col du tube à façonner, la bande métallique a et le recouvrement collé e forment un dépassant. On peut rabattre ce dépassant pour renforcer la partie amincie du tube. Ce repli est indiqué sur la Fig. 2 par les pointillés x, y. La Fig. 3 montre la douille qu'on obtient en enroulant
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la feuille de la Fig. 2.
Dans le haut la douille est ren- forcée par le repli, tandis que dans le bas elle n'est formée que par le papier dépassant. Ce papier dépassant, constituant l'ouverture d'emplissage, peut être collé après l'emplissa- ge, à l'intérieur et à l'extérieur, ce qui assure au tube une fermeture étanche à l'air en cet endroit.
La Fig. 4 montre le tube prêt à être empli. La Fig. 5 montre le tube rempli, la partie de la douille, com- posée exclusivement de papier qui dépasse vers le bas, étant d'abord rabattue et collée. Pour exécuter ce collage, qu'on peut opérer à l'intérieur et à l'extérieur, on peut chauffer les organes de pliage du dispositif de fermeture, si ce chauffage facilite le collage ou sert à fondre un adhésif.
D'après ce qui précède, on obtient grâce au découpage en gra- din un notable avantage à deux points de vue. Comme largeurs à donner à titre d'exemple ou de préférence aux deux bandes, on envisage pour la bande métallique le périmètre de la douille plus un certain recouvrement et pour la bande de papier le double périmètre de la douille.
Cette fabrication des tubes métalliques permet l'em- ploi de tôles d'aluminium minces qui, à l'état laminé, sont notablement plus ductiles que par exemple le métal des douil-* les d'aluminium étirées. Naturellement, on peut aussi employer des tôles d'étain minces sans risquer qu'en cas de déchire- ment ou de percement du tube son contenu en sorte, étant don- né qu'il est retenu par la doublure de papier intérieure.
D'autre part, on peut réaliser de nouvelles présentations, assurant ainsi une amélioration et un embellissement notables.
En enroulant la douille de papier on peut procéder de manière à bien l'enrouler définitivement, mais à ne pas la coller jusqu'au bout, afin qu'on puisse insérer la tôle
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dans la fente laissée ouverte et l'y coller, ce qui assure une tenue très ferme.
Comme procédés convenant particulièrement pour la fabrication du nouveau tube on indiquera les deux suivants:
1.- La fabrication à partir d'un rouleau, la plus ra- tionnelle;
2.- Le travail en partant d'une feuille, pour de petits lots.
Pour la fabrication a partir d'un rouleau, on com- mence par exemple par vernir sur une machine à vernir un ruban de tôle très mince, en rouleau, ayant la largeur d'une spire plus le recouvrement collé, c'est-à-dire environ 85 mm pour un tube de .25 mm de diamètre ou un multiple de ces 85 mm, sans couleurs ou avec des couleurs couvrantes. (On emploie celles-ci pour fabriquer par exemple des tubes ayant un fond blanc sur lequel on fait des impressions en couleurs). Puis on imprime le ruban et on le gaufre éventuellement, et on relie ce ruban ainsi verni, imprimé et éventuellement gaufré, ayant une largeur de 85 mm, à une bande de papier de 2 fois 85 mm (soit deux spires = 170 mm), par le bord, avec un re- couvrement de 5 à 8 mm de large. On procède ensuite au col- lage et à l'enroulement du tube.
On opère le découpage sur la machine à enrouler les douilles par incisions rectilignes faisant un angle de 90 avec la direction de l'avancement de la bande. On emploie avantageusement dans cette opéra- tion le découpage en gradin précité.
Pour la fabrication en partant de feuilles, on peut opérer selon les procédés suivants : a) On enroule une douille de tôle à environ une spire et demie - on pourrait aussi opérer cette fabrication d'une douille à partir d'un ruban de tôle en rouleau - et on
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colle la douille. Dans cette douille de tôle on insère une douille de papier produite préalablement. Pour atteindre ce but, on enfile la douille de papier sur un mandrin (ou sur une sorte de pince) qui est creusé d'une rainure; une lan- guette infléchit la douille de papier dans la rainure de l'extérieur à l'intérieur, de sorte que le diamètre de la douille diminue.
On peut alors insérer sans peine dans la douille métallique la douille de papier amincie, qu'on enduit préalablement d'adhésif, après quoi on relisse à l'aide d'un dispositif simple l'enfléchissement produit par la languette, de sorte que la douille de papier est alors solidement tenue dans la douille métallique et adhère à celle- ci. b) On prend une feuille métallique ayant les dimen- sions du tube, c'est-à-dire une spire plus le recouvrement, ou (pour s'en tenir à l'exemple précité d'un tube de 25 mm de diamètre et 10 cm.
de longueur) une feuille métallique de 85 mm de large et 100 mm de longueur plus le repli au col d'en- viron 10 mm (soit 110 mm de longueur totale), et on la colle au bord à une feuille de papier de 2 fois le périmètre, c'est-à-dire 2 fois 85 mm = 170 mm de large et 100 mm de longueur plus un dépassant d'environ 10 mm à l'endroit de l'ouverture d'emplissage (soit 110 mm de longueur totale).
On enroule alors en douille, sur une machine à enrouler, cette feuille double analogue à celle de la Fig. 2, naturellement de manière que la bande de papier vienne à l'intérieur et la bande métallique à l'extérieur. Puis on rabat le rebord de la bande métallique, situé au-dessus, pour assurer au col la rigidité requise. Toutefois on peut aussi opérer ce collage
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de la manière suivante :
On relie des bandes métalliques ayant par exemple 85 mm de large, mais une longueur multiple (par exemple 1000 mm plus 100 mm pour le repli = 1100 mm) à une bande de papier de 170 mm de large et également de 10 fois 110 mm = 1100 mm de longueur, et on constitue de ces bandes doubles une grande feuille (fig.6).
On peut alors imprimer les feuilles de ce genre sur l'ensemble de leur surface, puis les découper par piles entières sur une cisaille en petites feuilles comme sur la Fig. 2, par découpure en gradin. Le travail ultérieur s'opère alors de la manière indiquée ci- dessus. Pour assurer un meilleur collage, on peut recou- vrir de papier la face inférieure de la tôle ou superposer un côté de la tôle à la bande de papier ou à la grande feuille de papier. Au lieu de recouvrir la tôle de papier, on peut aussi la recouvrir d'un autre produit approprié ou la garnir d'un enduit de produit liquide.
Les récipients de toute nature, notamment les tubes, présentent le grand inconvénient d'avoir des fer- metures non étanches à l'air. Le risque que le contenu sèche, que l'arôme se volatilise, que.la poussière s'infil- tre et qu'on en retire frauduleusement ou en falsifie le contenu, que celui-ci se détériore, et autres risques ana- logues, constituent de grands inconvénients qu'il faut chercher à écarter.
Ainsi, par exemple avec des substances de rem- plissage qui s'épaississent ou sèchent facilement, comme par exemple la pâte dentifrice, la moutarde, le lait conden-
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sé, etc..., il se forme facilement à l'ouverture de sortie une sorte de bouchon qui non seulement provoque une perte de matière, mais qui encore, avant tout, fait perdre du temps, cause des ennuis et éventuellement provoque un éclatement du tube, lorsqu'on le presse trop fort, ou fait sortir la matière de remplissage par l'autre extrémité du tube. Pour cette raison, des tubes ou autres récipients ne peuvent rester longtemps sans être vendus ou utilisés, ce qui constitue un grand inconvénient et a pour effet de limiter les affaires et de causer des pertes.
Le désir de tourner ces difficultés a conduit à de nombreuses constructions de fermetures, sans que cel- les-ci eussent trouvé un débouché général, probablement faute d'une solution vraiment satisfaisante.
La présente invention permet de tourner de maniè- re simple les difficultés susmentionnées grâce à une fer- meture qu'on peut adapter sur l'ouverture de sortie des récipients sans y apporter de changements coûteux.
Les Figs. 7 et 8 du dessin annexé montrent deux exemples d'exécution de la fermeture conforme à l'inven- tion, appliquée à un tube métallique et à un tube non-mé- tallique.
La fig. 7 est une coupe d'un tube métallique à capuchon protecteur collé à l'intérieur.
La fig. 8 est une coupe d'un tube non-métallique à capuchon protecteur inséré entre le corps du tube et le col fileté collé.
Suivant l'invention, on garnit le tube métallique a' (Fig.7) d'un capuchon protecteur b' en papier, cellophane
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ou autre matière appropriée, qu'on engage jusqu'au col fileté et qu'on y colle éventuellement. De préférence, ce capuchon b' est pourvu d'un rebord qui porte contre la paroi intérieure du tube et qu'on colle au besoin afin que lorsqu'on remplit le tube la substance de remplissage ne déplace pas le capuchon protecteur.
Il est avantageux de signaler encore spécialement de manière quelconque la présence du capuchon, soit par une différence de couleur, soit en cas d'ouvertures relati- vement grandes par impression ou repoussage, pour attirer d'une part l'attention sur la présence du capuchon et pour empêcher d'autre part toute possibilité de falsifica- tion.
Dans le cas de tubes non-métalliques à fermeture rapportée (Fig. 8), il est très avantageux d'intercaler le capuchon protecteur b' entre la pièce de fermeture rapportée c' et le corps de tube proprement dit a' et éga- lement de le coller.
En appliquant l'invention de manière appropriée à l'extrémité inférieure du tube, c'est-à-dire à l'ouverture d'emplissage, on réduit au minimum le risque que le conte- nu du tube sèche en cet endroit. A cet effet, suivant l'invention, on introduit simplement dans l'ouverture d'em- plissage du tube une rondelle avec ou sans bord relevé et on l'y colle.
Après introduction, on peut alors appliquer par soufflage ou gonflage la rondelle ou le capuchon formé par la rondelle à bord relevé, contre la substance rem- plissant le tube et le bord de celui-ci, afin de chasser l'air et d'assurer un meilleur contact, ce qui en même temps
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empêche le contenu du tube de sortir par l'ouverture d'emplissage lorsqu'on presse maladroitement le tube en l'écrasant de manière à exercer une poussée de haut en bas vers l'ouverture d'emplissage au lieu de l'exercer de bas en haut vers l'ouverture de sortie.
Tant le capuchon de l'ouverture de sortie que la rondelle ou le capuchon de l'ouverture d'emplissage ne doivent pas être faits nécessairement en une matière solide; ils peuvent aussi être faits en un liquide soli- difié.
On peut aussi introduire et coller la rondelle ou le capuchon dans l'ouverture d'emplissage sur une ma- chine à emplir et à fermer les tubes, pourvue d'un plateau tournant; il suffit d'aménager sur le plateau tournant quelques postes de plus.
Sur cette machine on peut aussi, éventuellement, tremper le tube, définitivement rempli et fermé, dans le liquide capable de se solidifier, en ne l'immergeant qu'à l'extrémité inférieure, jusqu'un peu au-delà du repli.
Sur la machine à remplir et à fermer, on peut éventuellement chauffer les organes de repliage pour faire fondre, au besoin, le bord relevé du capuchon et le coller ainsi à la paroi du tube. Au lieu de la rondelle, pourvue éventuellement d'un bord relevé, on peut n'employer en cet endroit qu'une bandelette (par exemple en caoutchouc) ou coller cette bandelette déjà pendant l'enroulement du tube (notamment dans le cas de tubes non-métalliques), ou encore cette bandelette peut être appliquée pendant le travail du rouleau.