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Perfectionnements au traitement des métaux fondus facile- ment oxydables, pour obtenir, à partir de ces métaux, une bande continue pleine.
La présente invention est relative à un procédé et à un appareil pour la production d'une bande continue de métal à partir d'une source de métal fondu. L'invention a plus particulièrement pour objet un procédé et un appareil pour la pro- duction d'une bande continue de métal qui, bien qu'il soit facilement oxydable à l'état fondu, soit sensiblement exempt d'oxyde. L'invention vise également à réaliser cette bande directement à partir d'une source continue d'un tel métal fondu
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et exempt d'oxygène, source en communication avec cette bande.
L'invention vise, d'une façon générale, la production de tels métaux sous la forme de bandes demi-ouvrées sensiblement exemptes d'oxyde et de composés indésirables ainsi que de gaz occlus don- nant à la matière une porosité indésirable; l'inven- tion permet également, d'une façon très efficace, d'éviter la dépense considérable d'opérations qui étaient jusqu'ici pratiquées sur de tels métaux; elle évite enfin, dans de nombreux cas, des pertes de métal.
A titre d'exemples de métaux auxquels l'invention peut être appliquée, on peut citer : le cuivre, l'aluminium, le plomb, le zinc, le nickel, l'étain, l'acier et tels de leurs alliages devant être exempts d'oxyde. Lorsque le terme : "métal" est utilisé dans le présent mémoire, il doit être entendu qu'il s'applique, non seulement aux métaux susceptibles d'être utilisés, mais également à leurs alliages,
Conformément à la présente invention.
on utilise une source constante ou un réservoir pour le métal fondu exempt d'oxygène et facilement oxydable, ce réservoir étant placé dans un four convenable ou dans un creuset de coulée, à partir duquel un courant de ce métal fondu est amené d'une façon continue à un appareil convenable de formation de bande, par exemple à un lac de métal disposé juste au dessus de l'intervalle existant entre deux rouleaux ou cylindres de formation, un de ces cylindres présentant des
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-collerettes ou. rebords qui s'appliquent et qui vien- nent déborder sur les extrémités de l'autre cylindre.
Lorsque ces cylindres tournent, le métal se solidifie et est évacué, à l'état ouvré si on le désire, sous la forme d'une bande continue de toute section trans- versale convenable, le métal fondu, étant, en tous les points, protégé, d'une façon constante, jusqu'à ce qu'il soit solidifié,, de 1''oxydation et de toute autre détérioration qui affecterait d'une façon nuisible le métal solidifié.
De préférence, le métal solidifié, tel qu'il est évacuépar les cylindres précités, se trouve encore protégé, jusqu'à ce qu'il soit refroidi, jusqu'au, point - où. aucune: oxydation superficielle sensible ne se pro- duise.
On a essayé antérieurement d'obtenir des bandes continues de certains de ces métaux--facilement oxydables. à partir d'une source d'alimentation en métal fondu, en amenant le métal fondu à une sorte de lac formé au dessus de l'intervalle existant entre deux cylindres tels que ceux dont il a été question ci-dessus, mais sans empêcher l'oxydaìon ou toute autre détérioration nuisible du métal fondu, ce qui conduisait à des résultats non satisfaisants pour les bandes finies.
Dans de nombreux cas, les oxydes ou scories sont formés à la. surface du métal lorsque celui**ci est fondu, mais même si la fusion du métal et son traitement ultérieur étaient réalisés dans des conditions telles que, avant au*il soit amené au lac disposé au dessus de l'intervalle existant entre les
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cylindres, il soit exempt d'oxyde, il s'oxyderait néanmoins rapidement pendant qu'il est amené au lac en question et est versé dans ledit lac, en même temps que l'oxydation se produirait à la surface du lac; de cette façon, des oxydes se trouveraient présents dans le lac de métal avant que ledit métal soit solidifié.
Lorsque de tels oxydes se trouvent dans le lac de métal, il n'y a aucun moyen d'en débarrasser celui-ci et ces oxydes se trouvent par conséquent entrainés dans le corps du métal solidifié où ils sont nuisibles et donnent un produit qui n'est pas satisfaisant, En outre, ces oxydes peuvent être incorporés en quantité relativement grande à l'inté rieur du corps du métal solidifié et ouvré, d'où ils ne peuvent pas être décélés. par un examen de la surface.
Bien que depuis de nombreuses années, on ait suggéré de produire des bandes continues de métal directement à partir d'un lac de métal fondu disposé entre des cylindres, bien que des brevets aient été pris pour différentes méthodes et différents appareils destinés à obtenir ce résultat désiré, et bien qu'on ait réellement dépensé des sommes, importantes pour s'efforcer d'obtenir le résultat en question, c'est, à la connaissance des demandeurs, la première fois qu'on ait réussi, en utilisant les procédé et appareil qui font l'objet de l'invention-, à obtenir avec succès des bandes continues de métal facilement oxydable qui soit sensiblement exempt d'oxyde ou d'autre substance nuisible audit métal,
directement à partir d'une
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masse ou. d'un lac de métal fondu disposé entre des cylindres.
Conformément à la présente invention, le métal fondu exempt d'oxyde et d'autre matière nuisi- ble, est amené dans une enveloppe contenant le lac ou la.masse de métal fondu ainsi que les parties supérieures des cylindres; en raison du fait que cette enveloppe s'ajuste exactement sur les cylindres et qu'une atmosphère convenable réductrice ou tout au mains non oxydante, règne dans l'enveloppe en question, le métal se trouve constamment protégé, en tous les points, pendant qu'il est versé dans le lac et pendant qu'il se trouve dans cette masse, de l'oxydation et d'autres; détériorations qui affecteraient d'une façon nuisible le métal solidifié;
de cette façon, le métal résultant mis sous forme de bande, tel qu'il est évacué par les cylindres, est exempt d'impuretés, il est uniforme et exempt de défauts internes ou super- ficiels. De préférence, le gaz réducteur ou neutre, placé dans l'enveloppe précitée, est maintenu à une pression supérieure à la pression atmosphérique, de façon qu'on soit assuré de l'impossibilité d'une entrée d'air dans l'enveloppe si celle-ci n'était pas sensiblement étanche à l'air; mais l'idéal est de former l'enveloppe en question de façon qu'elle soit sensiblement étanche à l'air.
Les métaux auxquels l'invention peut être appliquée peuvent être ouvrés sous forme du produit final désiré, directement à partir de ces bandes, d'une manière très économique et très facile, ce qui évite
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les dépenses et les frais d'opérations préalables; il est Même possible, dans certains cas, de laminer le métal au moyen des cylindres précités, pour l'a- mener directement à sa forcne finale, En outre, si un nouveau travail du métal est nécessaire; il est, dans certains cas, possible d'utiliser des machines plus légères et plus économiques, en raison de. la section relativement faible de la matière obtenue au moyen du procédé abjet de l'invention.
Les produits obtenus conformément à ce procédé peuvent également, si on le désire, avoir des caractéristiques de métal ouvré (par opposition aux caractéristiques de métal coulé); ceci contribue en outre à la facilité des opérations ultérieures d'usi- nage.
Ce résultat peut être obtenu par un contrôle convenable et par une proportion appropriée de divers facteurs tels que, par exemple, la vitesse d'écoulement du métal au lac ou à la masse du métal fondu, la température du métal dans ce lac, le réglage relatif des cylindres, leur vitesse et l'effet de refroidissement.
On va prendre le cuivre comme exemple de ce qui peut être obtenu conformément à l'invention, Le cuivre exempt d'oxygène, tel qu'il est connu dans le commerce, présente des avantage;; Marqués et reconnus sur le cuivre raffiné; conformément à l'invention, ce cuivre exempt d'oxygène peut être produit sous forme d'une bande continue convenable, directement à partir d'une source constante de métal fondu en communication avec cette bande:
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Pour obtenir, antérieurement, sous forme de bande du cuivre exempt d'oxygène, le cuivre était coulé en billettes, grâce à l'utilisation d'une série de moules qui étaient utilisés l'un après l'autre:
, chacun d'eux. étant soumis à l'action d'un gaz non oxydant avant que le métal ne soit versé dans lesdits moules.
Le cuivre exempt d'oxygène versé dans les moulas était protégé de toute détérioration au moyen d'une enveloppe étanche auxgaz et remplie de gaz pro- tecteur, cette enveloppe étant susceptible d'être spellée à l'embouchure de chaque moule avant que le métal ne soit versé dans ledit moule.
Pour utiliser ces pièces coulées, on les laissait refroidir et on les amenait ailleurs dans un four convenable où elles étaient réchauffées pour âtre: soumises ensuite à des opérations d'usinage à chaud., opérations qui faisait partie de la fabrication et qui avaient pour but de les amener à l'état de pro- duit fini. Cela nécessitait primitivement la rupture des fermetures protectrices et le nettoyage des moules lorsqu'on changeait de moules; cette façon de procéder impliquait en outre une perte de chaleur du métal fondu, chaleur qui, conformément à la présente inven- tion, est utilisée; ce processus entrainait également des frais de manipulation et de transport des pièces moulées et des frais de réchauffage desdites pièces pour les amener à une température convenable de travail à chaud.
La façon usuelle de procéder avec les formes
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moulées consiste à les réchauffer dans des fours chauffés à l'huile, jusqu'à des températures conve- nables comprises approximativement entre 750 et 900 ; , dans cette façon de procéder, il n'était pas question de se préoccuper sérieusement du contrôle de l'atmos- phère du four; il en résultait, sur la surface de la pièce moulée, la formation d'une pellicule d'oxyde cuivrique et d'oxyde cuivreux dont une partie était laminée dans le produit final, ce qui avait pour effet de réduire les qualités désirables de ce produit.
Conformément à la présente invention, du cuivre exempt d'oxygène peut être produit sous une forme telle que le travail à chaud du métal,dans le sens usuel, soit entièrement supprimé.
Tout recuit du suivre qui peut être néces- saire, peut être réalisé dans des fours électriques, dans des conditions neutres ou réductrices, pour empê- cher une oxydation de la surface même du cuivre.
Tout laminage, étirage, façonnage au toute -autre opération similaire sur le produit cuivreux établi conformément à la présente invention, peut être réalisé sur le métal à la température ambiante, grâce à quoi les avantages bien connus et la supériorité du cuivre exempt d'oxygène sont maintenus sans changement dans le produit fini.
En outre, la perte du métal due aux chutes de bout et au décroupage des formes moulées, se trou- ve supprimée.
Le gaz ou les gaz particuliers à utiliser à l'intérieur de l'enveloppe pour protéger, de l'oxyda-
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tion, le métal fondu, dépendent des caractéristiques du métal fondu particulier qui doit être mis sous farcie, de bande et également d'autres facteurs possi- bles qui doivent être considères.
D'une façon générale, pour éviter l'oxyda- tion, il est préférable d'utiliser un gaz réducteur eux une atomsphère) réductrice) plutôt qu'un gaz (ou une atmosphère-) qui soit sensiblement non oxydant ou neu- tre; mais dans certains cas, une telle atmosphère neutre peut être utilisée.
Dans tous les cas, le gaz protecteur ne doit avoir aucune influence, nuisible sur les caractéristi- ques du métal fondu, caractéristiques que l'on doit préserver; autrement dit, il ne doit contenir aucun ingrédient qui soit susceptible d'agir sur le métal fondu pour former un compose indésirable, ou pour lui donner un état indésirable.
Par exemple, dans le cas d'un cuivre exempt d'ogygène, le gaz protecteur doit être un gaz réduc- teur qui soit sans influence nuisible sur le cuivre exempt d'oxygène. Ce gaz ne doit, par exemple, contenir ni hydrogène, ni hydrocarbure, ni humidité; un gaz qui, ainsi qu'on l'a constaté, convient très bien au cuivre exempt d'oxygène, est le gaz de gazogène riche en oxyde de carbone. Par exemple, un gaz provenant d'un gazogène et contenant 28 à 30 % d'oxyde de carbone, moins de 1/2 % d'anhydride carbonique, aucun oxygène et le reste constitué par de l'azote, peut parfaitement convenir.
Lorsqu'on lamine des bandes à partir de plomb, si l'on utilise du gaz de gazogène, ayant par exemple à
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approximativement . la composition ci-dessus donnée, une petite quantité d'hydrogène pourrait être acceptée.
Dans le cas où. on peut utiliser un gaz neutre ou non oxydait, l'azote conviendrait particulièrement.
D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront au cours de la des- cription qui va suivre et à l'examen du dessin annexé, description et dessin qui se rapportent, à titre d'exemple, à un mode de réalisation d'appareil conve- nant pour l'application du procédé.
L'appareil représenté est un appareil qui convient spécialement à la mise en oeuvre du procédé appliqué au cuivre; mais le même appareil ou un appa- reil sensiblement analogue peut être utilisé pour d'autres métaux auxquels l'invention est appliquée, avec telles modifications qui pourraient être désirables (si ces modifications sont nécessaires) pour tout autre ' métal particulier auquel l'invention pourrait être appliquée, modifications qui pourraient être faites facilement par les hommes de métier, à la lumière de la présente invention.
Sur ce dessin :
La figure 1 est une vue en élévation d'un mode de réalisation de l'appareil établi conformément à l'invention, certaines parties de cet appareil étant arrachées;
La figure 2. est une vue en plan, correspondant à la figure 1 ;
La figure 3 est une coupe transversale et verticale faite suivant 3-3 de la figure 4;
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La figure 4 est une coupe longitudinale et verticale faite suivant 4-4 de la figure 3, les rebords ou collerettes du cylindre étant représentés en traits mixtes;
La figure 5, enfin, est une vue en perspec- tive, à échelle réduite, du'capuchon dans lequel se trouve placé le lac ou la masse de métal fondu.
Si l'on se reporte au dessin, on voit que les cylindres 10 et ll,qui coopèrent l'un avec l'autre, se trouvent montés de façon qu'ils puissent tourner dqns des paliers que porte un châssis de support 12.
Un des cylindres est muni d'un palier réglabunle dont la position peut être réglée au moyen dispositif de réglage 13 et de vis à tête 14, dans le but de faire varier l'espacement des cylindres et par consé- quent de régler l'épaisseur de la bande de métal qui doit être formée à partir du lac ou de la masse de métal fondu.
L'espacement évasé (dont la coupe a à peu près la forme d'un angle) qui se trouve au dessus du plan axial commun des cylindres et qui peut être consi- déré comme la mâchoire des cylindres, est destiné à maintenir un lac ou une masse de métal qui doit être amené entre les cylindres lorsque ceux-ci tournent pour fournir du métal solide à partir de cette masse de métal fondu.
Des joues ou collerettes 15 sont prévues sur un des cylindres 11; ces joues ou collerettes peu- vent s'ajuster très exactement sur les extrémités de 1'autre cylindre 10 dans le but de former unechambre
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destinée' à maintenir le métal.
Au dessus de l'espace compris entre les rouleaux se trouve placée une poche 32 destinée à recevoir le métal fondu et à l'amener'à un distributeur
16. Ce dernier est constitué en une matière réfractaire ou est revêtu de matière réfractaire et amène le métal aux cylindres grâce à des ouvertures 17 disposées dans le fond.
On peut observer (voir la figure 4) que les ouvertures situées au voisinage des extrémités du dis- tributeur sont plus larges que les ouvertures centrales (dont une seule a été représentée), ceci dans le but d'assurer un refroidissement uniforme du métal dans la masse ou lac du métal fondu, ainsi qu'on l'expliquera plus complètement par la suite.
Le distributeur peut être réglé en hauteur et en inclinaison gtâce à un mécanisme de support 18 à crans disposé à une extrémité et grâce à une tige de réglage 19 disposée à l'autre extrémité. Ce réglage permet de commander l'action du mé.tal lorsque celui-ci s' écoule dans le lac précité.
Le métal peut être maintenu à l'état fondu dans le distributeur et sa température peut être réglée par tous moyens convenables qui ne détériorent pas le métal, par exemple au moyen d'éléments de chauffage 20 à résistance électrique entourant le distributeur.
Une enveloppe protectrice et isolante 20a, en matière réfractaire ou autre, est prévue à l'exté- rieur de l'élément de chauffage.
Une enveloppe convenable 28 délimite, avec
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..les parties adjacentes des cylindres, l'espace dans lequel sont compris les déversoirs 22 et la poche 32, le distribuiez 16 et le lac ou la. masse de métal fondu..
Le rôle de cette enveloppe est de retenir le gaz rédacteur ou le gaz neutre, suivant le cas, et d'exclure l'air atmosphérique dans le but d'empêcher d'oxydation du métal fondu pendant qu'il est amené au lac ou à. la masse du métal fondu et pendant qu'il se. trouve dans ce lac.
De préférence, l'enveloppe est remplie de gaz réducteur à une pression supérieure à la pression atmosphérique .
Les cylindres peuvent être refroidis par tous moyens convenables, par exemple par des jets d'eau provenant de têtes d'arrosage-21. Si on le désire,' le fluide de refroidissement peut contenir une matière destinée à . revêtira les cylindres pour empêcher le métal d'y adhérer, ou une matière de revêtement; ou bien encore le revêtement, ou. autre matière, d'habillage des cylindres, peut être, si cela est nécessaire, ap- pliqué- d'une autre façon.
Le métal peut être amené aux cylindres par un déversoir 22 venant de toute source convenable, par exemple d'un four 23 qui peut être constitué par un creuset de coulée. Si-on le désire, le métal peut être fondu directement dans le four 23 mais, de préférence, un autre dispositif est utilisé pour la fusion, de façon que le four 23 serve seulement comme dispositif de maintien-'de réglage de température et de coulée.
Lé four représenté sur le dessin est cylin-
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drique et est monté de façon qu'il tourne autour d'un axe horizontal A du cylindre, pour verser le métal, à partir du trou de coulée 25, dans l'extrémité supé- rieure du déversoir 22.
Cet appareil permet d'obtenir un produit ayant un très grand degré de pureté; à cet effet, le four 23 et d'autres appareils desservant les cylindres de solidification ont été représentés comme un mode de réalisation d'un dispositif destiné à produire et à maintenir une source d'un tel métal pour l'alimentation des cylindres.
Pour la production ou le maintien d'une source de métal, tel que le cuivre, ayant la pureté désirée, il peut être maintenu dans le four 23 une alimentation convenable en carbone de qualité très pure, tel que le charbon de bois, ce qui permet de réaliser un contact intime avec le métal et ce qui permet d'obtenir une couverture épaisse C à la surface du métal, cette épais- seur C pouvant être également maintenue submergée au dessus de la surface, par tout moyen convenable non représenté,
Le four est, de préférence, chauffé par des dispositifs électriques tels que des éléments de chauf- fage à induction 24 disposés au dessoude la surface du métal; la circulation produite par ces éléments de chauffage aidera notablement à obtenir le contact adéquat désiré entre le carbone et le cuivre.
De l'oxyde de carbone peut, si on le désire, être utilisé à la place du charbon précité, ou en plus n dudit charbon, cet oxyde de carbone étant produit dans
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le four au moyen du charbon en question. à arc
Si des fours/électrique. sont utilisés et si une libre circulation d'air est empêchée, une atmosphère suffisamment riche en oxyde de carbone peut régner dans le four sans qu'on ait à utiliser du charbon de bois pour protéger le métal de l'oxyda- tion ou pour le réduire si cela est nécessaire. Dans certains cas, il peut être également nécessaire ou désirable de prévoir une couverture de charbon de bois, exactement comme dans le cas où. on utilise des fours à induction.
Si le métal fourni au four 23 est suffisam- ment pur et si aucune détérioration ou contamination ultérieure n'est permise, le métal placé dans le four peut être simplement protégé par un gaz. inerte tel que l'azote ou un mélange d'azote,d'anhydride carboni- que et d'oxyde de carbone dans lequel la proportion de ce dernier corps n'atteint pas de limite nuisible.
Un tel gaz peut être produit dans un gazogène utilisant une excellente qualité de charbon de bois ; doit être exempt de vapeur d'eau. Si la quantité d'oxyde de carbone d'un tel mélange est suffisamment élevée, le gaz aura un effet réducteur sur le métal. Il est préfé- rable d'utiliser un gaz ayant un effet réducteur pour s'assurer qu'une détérioration ou contamination acci- dentelle se trouvera empêchée.
Un four électrique à induction,tel que celui qui a été représenté, a en outre l'avantage qu'il peut être établi pour obtenir une température très soigneu- sement réglée du métal versé à partir de ce four, spécia
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lement lorsque le métal est complètement exempt d'oxygène, de façon à permettre à un pyromètre à enveloppe réfractaire d'être maintenu avec sécurité immergé dans le métal. Le maintien d'une source cons- tante de métal ayant une qualité uniforme connue à une température unifomme, favorise d'une façon très notable l'obtention d'un produit satisfaisant et unifoxme au moyen des cylindres de solidification.
Conformément à l'invention, le métal pur venant du four est protégé de l'air au moyen d'un gaz non oxydant et qui n'a pas autrement d'effet nuisible jusqu'à ce que le métal soit solidifié à l'endroit des cylindres. Le gaz est enfermé autour du métal dans une enveloppe convenable 28 suffisamment étanche; cette enveloppe comprend, dans l'exemple représenté : une gouttière ou un bec 28a, entourant l'ou- verture 25 du four, un déversoir 28b,
Un capuchon 28c
Et un capuchon 28d pour les cylindres.
Des ouvertures 29 sont prévues pour amener le gaz protecteur à l'intérieur des enveloppes et à partir d'une source convenable. De préférence, le gaz est maintenu à l'intérieur de l'enveloppe, à une pres- sion supérieure à la pression atmosphérique, de façon que tout écoulement qui pourrait se produire à travers l'enveloppe se fasse vers l'extérieur.
Le capuchon Z8d s'ajuste exactement contre les parties contigües des cylindres et des collerettes de cylindre,
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Comme on le voit sur le dessin, un côté
28i du capuchon 28d s'ajuste autour et contre les collerettes 15 du cylindre 11 et le long de ce cylin- dre entre les collerettes, tandis que le côté opposé
28j du capuchon 28d s'ajuste contre les extrémités et le long de la partie supérieure de l'autre cylin- dre 10. Les deux autres côtés 28k et 28l du capuchon
28d comportent des rebords inférieurs (voir figure 5), s'ajustant contre les surfaces extérieures des colle- rettes 15 du rouleau 11 et contre les extrémités du rouleau 10.
Grâce à cette construction, des joints continus étanches sont formés entre le capuchon 28d et les cylindres, pour fermer d'une façon étanche le lac ou la masse de métal fondu. Si on le désire, ces joints continus peuvent être munis de dispositifs d'étanchéité convenables tels que, par exemple, des bandes d'amiante.
Arec certains métaux facilement oxydables, on a constaté que l'effet de refroidissement des' cylindres tels qu'ils sont utilisés, était insuffisant pour réduire la température de la bande lorsqu'elle sort de la "mâchoire" des cylindres jusqu'à un 'point ocelle n'est pas soumise à une oxydation superficielle.
Dans un tel cas, une enveloppe, analogue à celle qui a été représentée en 28d, peut être disposée à la partie inférieure des cylindres et s'étendre jusqu'à la dis- tance nécessaire au dessous d'eux, cette enveloppe inférieure étant remplie d'un gaz réducteur pour proté- ger la bande contre une oxydation superficielle jusqu'à ce qu'elle ait été refroidie jusqu'à une température de
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sécurité.Le fond de cette enveloppe serait muni d'une ouverture à travers laquelle la bande pourrait passer.
L'ouverture serait, de préférence, réglable, de f açon que, lorsque la bande a commencé à se former sous l'action des cylindres à travers cette enveloppe, l'ou- verture soit relativement large pour pouvoir recevoir facilement la bande et de façon que, lorsque la bande s'étend d'une façon suffisante à travers l'ouverture, celle-ci puisse être réglée sensiblement à la dimension de la bande. Le gaz réducteur, pour cette enveloppe, serait de préférence maintenu au dessus de la pression atmosphérique, comme dans le cas de l'enveloppe 28d.
Pour certains métaux, la température de la bande peut être suffisamment abaissée, pour être amenée à l'état correspondant à une impossibilité d'oxydation, lorsque la bande abandonne les cylindres, ceci par une réfrigération rapide ou une sorte de trempe de la bande au moyen d'eau appliquée directement à cette bande.
Des fenêtres d'inspection 30 et 31 sont pré- vues pour examiner l'intérieur de l'enveloppe. Des dispositifs sont également prévus pour avoir accès à l'intérieur des enveloppes, dans le but d'enlever des pièces de métal solidifié ou des objets étrangers, ainsi que pour faire des réglages ou encore dans tout autre but désiré. Les fenêtres 30 et 31 et le capuchon 28c sont à cet effet amovibles. Si cela est nécessaire ou désirable, le métal peut être chauffé dans le déver- soir, par des moyens qui ne le contaminent ou ne le détériorent pas.
Dans le mode de réalisation d'appareil repré- senté sur le dessin, le joint articulé 28e (figure 2),
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est relié, à coulissement, au trou de coulée 25 et à l'enveloppe 28a de ce trou de coulée et il peut se: déplacer avec ses organes dans le but de régler le mouvement du trou de coulée 25 par rapport au déver- soir 22 et à son capuchon amovible 28h, lorsqu'on incli- ne le four pour la coulée, Le capuchon 28h du déver- soir peut être facilement rendu amovible, pour inspec- tion et réparations du trou de coulée 25..
Sur le dessin annexé, le distributeur 16 et
1*eztrémîté d'évacuation du déversoir 22 sont repré- sentés dans une position basse. Il est quelquefois désirable de soulever le distributeur pour l'amener à une position plus élevée sur le mécanisme de support 18 à crans et au moyen de la tige de réglage 19.
Lorsque cela a :été fait, l'extrémité de décharge et d'évacuation du déversoir doit être également soulevée. cet effet, le déversoir est monté à pivotement à son extrémité de réception et des plaques de fermeture mobiles 28f et 28g (figure 4) sont prévues respecti- vement à la jonction des enveloppes 28b et 28c et à et 'la jonction du capuchon 28d/du déversoir 22. Lorsque la plaque 28g a été réglée, elle constitue une pièce de support pour le déservoir 22.
Un écran, non représenté, est prévu pour maintenir le carbone au autre matière de couverture dans le four 23 et l'empêcher de passer pour aller aux cylindres. Cette pièce peut également servir de ferme- ture pour les gaz, dans le but de séparer l'espace où. se trouvent les gaz dans le four de celui où se trou- 11 vent les gaz dans le déversoir et dans l'enveloppe de
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cylindres.
Le fonctionnement de l'appareil qui vient d'être décrit est le suivant, si l'on prend le cuivre exempt d'oxygène comme exemple particulier :
L'espacement entre les cylindres est réglé pour obtenir une épaisseur désirée de la bande; les cylindres, le distributeur, etc..., sont alors chauffés à une température appropriée par tout moyen convena- ble, par exemple à la flamme; l'enveloppe ci-dessus décrite, après avoir été ajustée sur les cylindres, est remplie d'un gaz réducteur convenable tel que le gaz de gazogène ci-dessus mentionné et il est intro- duit de préférence à une pression supérieure à la pression atmosphérique.
Ce gaz est amené, par les ouvertures 29, jusqu'à ce qu'il ait chassé tout l'air contenu dans l'enveloppe et qu'il ait balayé et net- toyé soigneusement toute l'enveloppe, l'air étant évacué soit par un orifice de sortie convenablement réglé,prévu à cet effet, soit entre les cylindres.
Lorsque tout l'air a été expulsé,du cuivre pur est versé d'une manière régulière à partir du trou de coulée 25 du four dans le déversoir 22; ce cuivre s'écoule jusqu'à la poche 32 où. une faible épaisseur de métal fondu est maintenue au dessus du trou 32a prévu dans ladite poche. Cette poche facilite le réglage de la vitesse d'écoulement et permet de diri- ger le courant de métal vers le centre du distributeur 16. Une masse de métal fondu est maintenue dans le distributeur au dessus des orifices 17, ce qui permet également de régler la vitesse et la direction des
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courants découlant jusque la masse de métal fondu comprise dans l'ouverture des cylindres.
La hauteur du distributeur au dessus du fond de cette derniers masse ou. lac est réglée de telle façon que toute turbulence du métal soit empêchée, dans le lac en dans question et que la stratification/la bande, solidi- fiée; soit également empêchée.
Les dimensions et positions relatives des ouvertures 17 dans le distri- buteur doivent être telles qu'une température uniforme du métal soit maintenue dans toute la mesure du pos- sible dans le lac lorsque celui ---ci refroidit par les surfaces adjacentes des cylindres et des collerettes.; à. cet effet, on fournit à ces parties du lac ou de la. masse de métal fondu (dans lesquelles le métal serait plus rapidement refroidi par suite de l'effet de refroidissement plus grand des surfaces adjacentes) une quantité relativement plus grande de métal;
mais, si on le désire, d'autres moyens peuvent être prévus pour maintenir cette température uniforme, le but à atteindre étant de refroidir le métal dans le lac ou masse fondue d'une façon aussi uniforme que passible, afin que le métal, lorsqu'il est évacué entre les cylindres, ait une structure uniforme.
Lorsque les cylindres ont été. réglés et qu'une masse fondue d'épaisseur désirée a été formée, les cylindres sont mis en marche. Lorsque ceux-ci tournent,, le métal est pris entre lesdits cylindres et se solidifie au cours de son passage. Normalement, la bande de métal sera sensiblement solide avant qu'ellE n'ait atteint le plan des axes des cylindres, de façon
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que ceux-ci pressent le métal après qu'il a été solidifié, ce qui donne à celui-ci les caractéris- tiques de métal usiné, caractéristiquesqui se distin- guent de celles du métal coulé. La. banda 3 ou toute autre forme lorsqu'elle est sortie des cylindres, est habituellement refroidie au moyen de forts courants d'eau, pour empêcher même une oxydation superficielle.
Cdtte bande peut évidemment être refroidie plus lente- ment dans une atmosphère de gaz protecteur, si on le désire. Le métal ainsi obtenu est sensiblement exempt de toute détérioration par formation d'oxyde à la fois intérieurement et extérieurement. En outre, s'il ne se trouve pas sous sa forme définitive, il convient parfaitement pour une fabrication ultérieure par tra-
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Le procédé et l'appareil ont été décrits en détail, dans leur application au traitement du cuivre; mais cette description détaillée n'a été donnée qu'à titre d'exemple seulement et ne peut pas être considérée! en aucun sens comme une limitation dès caractéristiques générales de l'invention.
Pour des métaux différents facilement oxydables, le traitement particulier peut évidemment varier, sans que l'économie générale de l'invention s'en trouve pour cela altérée.
Par le terme "bande" qui a été utilisé dans le présent mémoire, on a voulu indiquer tous les pro- duits, quelle qu'en soit la section transversale, qui sont susceptibles de solidification par contact avec la surface d'une paire de rouleaux ou cylindres rotatifs cela quelles que soient la forme au les dimensions relatives de la section. Par le terme "gaz non oxydant",
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on a voulu indiquer les gaz réducteurs aussi bien que les gaz neutres.
Bien que dans ce qui précède, on ait décrit l'invention en détail dans un de ses modes de réali- sation préféré et qu'on ait décrit également le moyen préféré de mise en oeuvre de ladite invention, il est évidant que pour des hommes de métier, certaines modifications pourraient être apportées à l'appareil et au procédé décrits sans que l'économie générale de l'invention s'en trouve pour cela altérée.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.