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Mécanisme électrique de commande d'un câble ou autre organe de traction, avec inversion automatique du sens de marche.
La présente invention a pour objet un mécanisme électriqu.e destiné à commander dans les deux sens et entre certaines limites réglables le déplacement d'un organe de traction (corde, chaîne, câble), avec de préférence inversion automatique du sens de déplacement de cet organe de traction quand celui-ci est arrivé à fin de course, la caractéristique essentielle de ce mécanisme étant que le moteur électrique d'entraînement, et éventuellement le mécanisme inverseur de sens de marche et les transmis sions, sont montés dans une boite ou enveloppe, suspendue, de tout son poids, à l'organe de traction pour maintenir celui-ci toujours tendu, cette boite étant guidée verticalement.
Le moteur électrique peut être combiné avec un inverseur' de courant de manière que l'organe de traction commandé, ou une pièce quelconque participant à son mouvement, fasse fonctionner cet inverseur en arrivant à fin de course dans chaque sens, pour
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inverser le mouvement du moteur. On peut également faire en sorte que le moteur tourne toujours dans le même sens ; dans ce cas, la liaison entre le moteur et l'arbre d'entraînement de l'organe de traction comporte nécessairement un mécanisme d'inversion de transmission, qui, de préférence, agit - par commande électrique ou mécanique - sur le moteur même qui, monté sur un axe transversal, amène son pignon ou son cône d'attaque en prise avec l'un ou l'autre des disques calés, de part et d'autre de ce pignon ou de ce cône, sur le dit arbre d'entraînement de l'organe de traction.
Cette commande électrique de pivotement du moteur comporte par exemple deux électro-aimants branchés en série ou en dérivation sur le circuit moteur.
A titre purement démonstratif, il est représenté au dessin annexé quelques exemples schématiques de réalisation de l'invention appliquée à une tenture de fenêtre : fig.l est une vue de face de l'ensemble, avec coupe verticale du mécanisme de commande, fig. 2 est une coupe verticale par l'axe de pivotement du moteur électrique, fig. 3 est une coupe horizontale suivant III-III de la fig.2, fig. 4 est un schéma de connexions électriques, fig. 5 est le schéma du circuit électrique d'une variante, fig. 6 est le schéma du circuit électrique d'une autre variante, fig.7 est la vue d'ensemble d'une variante à moteur non pivotant dont la fig. 8 donne le schéma du circuit électrique.
Aux fig.l à 4, 1 désigne le rail métallique sur lequel roulent les galets l'auxquels est suspendue, de manière connue, une tenture 1". (On conçoit que le type de suspension par " curtainrail Il mentionné n'est pas limitatif, et que la tenture pourrait être simplement suspendue à des anneaux enfilés sur une barre rigide). La corde unique de traction, par laquelle la tenture peut être ouverte ou fermée, est désignée par 2 ; c'est une corde sans fin, attachée de la manière habituelle aux deux organes
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d'attache reliés aux extrémités à joindre des deux demi-tentures, les deux autres extrémités de ces demi-tentures étant fixées par exemple au rail 1.
La corde 2 passe autour d'une poulie horizon- tale 3, ses deux brins passant ensuite sur deux poulies vertica- les 4 pour contourner enfin une poulie verticale 5 tournée de 90 par rapport aux poulies'4.
La poulie 5 est calée au milieu d'un arbre 6, monté rotatif dans une boite 7. Sur cet arbre sont calés, de part et d'autre de la poulie 5, deux plateaux de friction 8-8' identiques. Dans la boite 7 est monté d'autre part un moteur électrique 9, dont l'arbre vertical 10 porte en bout un petit cône 11 de friction, par exemple en caoutchouc spécial. Le moteur est supporté en équilibre instable par deux tourillons 12 de manière à pouvoir osciller autour de l'axe de ces tourillons et appliquer ainsi son cône 11 sur la face de l'un ou l'autre plateau 8-8'. Le mo- teur porte inférieurement les pièces mobiles de deux électro- aimants 13-13', logés dans la boite 7, et symétriquement montés de part et d'autre des tourillons.
En se référant à la fig.4, 14 et 14' sont deux interrupteurs, placés sur le côté de la boite, et destinés à être manoeuvrés séparément pour l'ouverture et la fermeture de la tenture. Chacun de ces interrupteurs commande le circuit du moteur, et fait donc tourner ce moteur toujours dans le même sens. 15 est la borne- du moteur et 16 la borne +. Le courant passant par l'interrupteur 14 fermé, traverse d'abord la bobine 13, ce qui fait osciller le moteur dans la position de la fig.l, pour amener le cône 11 en contact avec le plateau 8 ; courant traverse l'interrupteur 17, à fermeture automatique et arrive à la borne 16 ; moteur tourne et fait avancer la corde 2.
Dès que la tenture est arri- vée à fin de course correspondante, une pièce quelconque, non représentée, et solidaire de la tenture ou de la corde 2, ouvre l'interrupteur 17 et le maintient ouvert tant que la tenture n'a pas effectué un mouvement en sens opposé. Le circuit est ainsi
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ouvert, et le moteur s'arrête. Toute nouvelle manoeuvre de l'interrupteur 14 reste sans effet. Si on ferme l'interrupteur 14', le courant passe au travers de la bobine 13' et de l'interrupteur 1?' fermé pour arriver en 16 ; le moteur oscille et amène son cône 11 en contact avec le plateau 8', le moteur, en tournant, détermine l'avancement de la corde 2 en direction opposée à celle du mouvement précédent, jusqu'à ce que l'interrupteur 17' soit ouvert par la tenture arrivant en fin de déplacement.
Dès que la tenture a quitté l'une ou l'autre position de fermeture ou ouverture complètes, les deux interrupteurs 17 et 17' se ferment automatiquement et permettent la manoeuvre des deux interrupteurs 14-14' ; ce n'est que dans les positions de fermeture et d'ouverture complètes que l'un ou l'autre des interrupteurs 14-14' est inopérant ; le mécanisme permet donc une ouverture fractionnée de la tenture.
Dans cet exemple d'une tenture de baie, la boite 7 et tout le mécanisme qu'elle enferme, est en fait suspendue à la corde 2, pour assurer une bonne tension de celle-ci à tout moment ; la boite est munie d'un rail 18 guidé dans une coulisse 19 à fixer au mur.
Dans l'exemple de la fig.5, qui se rapporte au mécanisme des fig.l à 3, les deux boutons 14-14' de commande (interrupteurs) sont montés dans deux circuits en série qui comportent chacun les électro-aimants 13-13', les interrupteurs 17-17' étant supprimés, Dans ce cas, il faut nécessairement que l'entraînement entre le cône 11 et les disques 8-8' soit très doux pour que le cône 11 glisse sur ces disques, quand le rideau est arrivé à fin de course et que l'interrupteur 14 ou 14' n'est pas lâché.
Dans la variante de la fig.6, est représenté un montage en dérivation des deux interrupteurs bi-polaires 14-14'.
Enfin, dans l'exemple des fig.7 et 8, le moteur 9 n'est plus pivotant ; les électro sont supprimés, et il n'y a plus qu'un disque 8 qui peut être denté, le cône 11 étant alors un
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petit pignon. Le moteur, actionné par un seul interrupteur 14, comporte, dans le circuit, un inverseur 2.0 (fig.8) qui est commandé par la position du rideau et inverse le sens du courant au moteur, pour inverser le sens de rotation de celui-ci.
Toute autre combinaison de circuit électrique agissant, soit pour changer la position du moteur (fig.l à 3), soit pour inverser le sens du courant (fig.8) peut évidemment être appliquée. On peut également, dans le cas d'un moteur pivotant, prévoir une commande mécanique qui, influencée par la position du rideau, détermine le pivotement du moteur.
Ce mécanisme peut être appliqué avantageusement à l'ouverture et la fermeture de rideaux et tentures suspendus, et manoeuvrés jusqu'ici par corde de traction, aux volets et portes rigides, rétractiles ou autres, et dans tous les cas où un corps ou une surface rigide ou non doit être déplacé dans un ou l'autre sens.
Le cône de friction, n'attaquant les plateaux que par un bord, a l'avantage de pouvoir être réglé le long de son arbre pour modifier la vitesse de la corde 2, et d'assurer un fonctionnement doux, sans à-coups.
REVENDICATIONS.
1. Mécanisme de commande électrique d'un organe de traction, tel que câble, crémaillère, corde, chaîne, etc. à déplacer dans les deux sens, et entre certaines limites, caractérisé en ce que le moteur électrique d'entraînement et éventuellement le mécanisme de transmission, sont montés dans une boîte, enveloppe ou support, suspendue, de tout son poids, à l'organe de traction pour maintenir celui-ci toujours tendu.