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B R E V E T D'INVENTION
Condensateur électrique muni d'une gaine en une masse susceptible d'être coulée.
Le montage des condensateurs électriques de telle sorte qu'ils soient à l'abri de l'air et de lhumi- dité constitue le problème le plus difficile et en même temps le plus important à résoudre dans la confection de condensateurs de haute qualité et d'un prix néanmoins modéré. Il a été fait d'innombrables propositions pour résoudre ce problème. Parmi ses solutions, il est incontestable que celles qui consistent à éviter un boîtier spécial et à se contenter simplement d'enrober le condensateur méritent la préférence en raison de la simplicité de la fabrication et de son bas prix de revient.
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On a décrit les procédés les plus variés, de- puis la simple immersion, du condensateur terminée dans une masse pouvant être coulée, jusqu'à l'introduction sous pression, dans des résines synthétiques de haute valeur, de l'enroulement du condensateur,ces procédés permettant d'arriver au résultat, qui consiste en une protection, étanche à l'air et à l'humidité, plus ou moins parfaite.
La présente invention est également relative à des condensateurs qui sont simplement munis d'une gaine étanche à l'humidité. On a observé que les procédés connus présentent différents inconvénients. Les condensateurs enroulés qu'on a simplement immergés dans une matière pouvant être coulée ne peuvent être utilisés quand. les conditions imposées sont sévères, car la masse coulée donne naissance, au refroidissement, à des fissures de retrait qui font qu'on ne parvient pas au résultat; voulu.
Les condensateurs enroulés revêtus ou enduits d'un vernis sont également défectueux, parce que les vernis ne constituent pas une protection absolue contre l'influence de l'humidité. Les condensateurs enroulés autour desquels on a appliqué, par projection ou par compression, des résines synthétiques comportent, il est vrai, une gaine parfaite, mais il se produit en partie et avec le temps des fissures très fines aux endroits où les conducteurs de connexion traversent la gaine d'enrobage. Ce phénomène est en relation avec le coefficient de dilatation des matières et avec la nature du produit d'enrobage, et enfin avec la faible adhérence des matières d'enrobage sur le métal.
Pour remédier à ces inconvénients, on a déjà proposé de commencer par revêtir le condensateur d'un vernis, par exemple de gomme-laque, et de ne l'introduire sous pression dans de la résine synthétique qu'après ce revêtement, parce qu'on sait que le vernis adhère bien sur le métal et qu'il assure par conséquent une bonne liaison du métal avec la couche de protection proprement dite
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contre l'humidité, c'est-à-dire avec l'enrobage.ou la gaine en résiner Abstraction faite de ce que ce procédé est déjà plus compliqué, il ne permet pas non plus la fabrication de condensateurs parfaits.
Selon la présente invention, on munit les condensateurs d'un enrobage en une matière susceptible d'être coulée. A une température inférieure à la température d'égouttage de la masse, et à laquelle la masse est toutefois encore plastique, on place le condensateur dans un moule de compression et on le soumet à une pression mécanique s'exerçant de toute part. Par ce mode opératoire incontestablement simple et peu coûteux, on obtient un condensateur qui évite tous les inconvénients précités et qui fournit, en ce qui concerne ses fuites, des chiffres de beaucoup supérieurs à ceux que fournissent tous les condensateurs fabriqués selon d'autres procédés, même lorsque l'humidité exerce son influence pendant un temps très long.
Les masses susceptibles d'être coulées, et notamment celles qui sont à base de bitumes, adhèrent ou collent remarquablement sur le métal, Malheureusement, ces masses ont une tendance plus ou moins forte au retrait et à la formation de fissures capillaires. La mise sous pression, conforme à la présente invention, de l'enrobage en masse encore plastique, jusqu'à la solidifioa- tion de cette masse permet toutefois de prévenir efficacement cette formation de fissures. 'On comprime la masse très fortement, de sorte qu'on expulse d'une part les inclusions éventuelles, on réduit la porosité et on augmente la densité de la masse et d'autre part il ne peut pas se produire de fis'sures dues au retrait.
On a observé d'autre part qu'il est particulièrement avantageux de disposer les conducteurs de connexion des petits condensateurs enroulés en forme de bâton, non pas suivant l'axe, mais suivant une direction
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radiale. Par ce moyen, on obtient un serrage beaucoup plu3 fort de la masse autour des bornes, parce que la pression exercée sur la face d'extrémité du corps du condensateur s'exerce pleinement au point de passage des fils. La compression, conforme -, la présente invention, des condensateurs enrobés présente encore 1'avantage qu'on peut placer la gaine d'enrobage dans des moules déterminés, de telle sorte que les produits prennent une forme parfaitement identique, et qu'on peut,dans certains cas, les munir d'inscriptions en prévoyant dans le moule des caractères en saillie ou en creux.
Pour empêcher le corps de condensateur enrobé de coller au moule, on saupoudre ce dernier avant d'y introduire la pièce à mouler, ou bien on y place une feuille de papier.
Pour l'enrobage du corps du condensateur avec la masse avant l'opération de compression, or peut faire usage de n'importe lequel des procédés connus. On a observé que l'immersion ou le revêtement au moyen d'éléments de tubes en une masse refoulée par pression à travers une buse tubulaire, ou au moyen de tubes en masse exécutés d'une autre manière quelconque conviennent très bien.
L'immersion peut s'effectuer avec avantage à l'aide d'un appareil mécanique dans lequel les différents condensateurs enroulés sont immergés et ensuite tournés suivant deux directions perpendiculaires en étant fixés sur un ruban en mouvement, de telle sorte qu'on obtienne une répartition uniforme de la masse autour du corps et par conséquent un revêtement d'une épaisseur unir orme.Lorsque c'est nécessaire, on peut renouveler une ou plusieurs fois l'opération d'immersion, afin d'obtenir des couches plus épaisses.
On peut opérer la compression immédiatement après l'enrobage du corps du condensateur par de la masse tandis que cette dernière est donc encore à température élevée, ou bien on peut réchauffer dans un four
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jusqu'à la température voulue une partie des corps complètement enrobés et prélevés dans une réserve de ces derniers, et les soumettre à la compression à la suite de ce réchauffage. Quand on utilise des sections de tubes en masse, il se produit en même temps, lors de la compression, une compression et une fermeture des extrémités ouvertes des tubes.
Suivant les dimensions des condensateurs et la quantité de masse d'enrobage qui en résulte, il est quelquefois avantageux de refroidir le moule de compression spécialement, pour qu'après l'opération de compression la masse soit devenue complètement solide, de telle sorte qu'il ne puisse plus se produire de retrait consécutif.
Pour empêcher les condensateurs terminés de coller les uns aux autres, il est'avantageux,.selon ce qui a été observé, de les munir d'un enduit mince d vernis.
Sur le dessin joint est représenté en coupe un condensateur enroulé en forme de baton, et comportant des fils de connexion disposés radialement. a désigne lé corps du condensateur, b et c désignent les deux connexions, et d désigne la masse coulée, appliquée sous pression de toute part autour du corps a du condensateur.
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