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MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une DEMANDE.DE BREVET D'INVENTION Socle de poteau pour lignes aériennes électriques etc.
La présente invention se rapporte à des socles de poteau, pour lignes aériennes électriques) par exemple socles pour poteaux télégraphiques ou autres, et notamment aux socles de poteau où l'extrémité du poteau, au-dessus du sol, est tenue par un ou plusieurs supports reliés au poteau en bois au moyen de boulons à écrous ou tout autre dispositif approprié.
L'innovation essentielle, suivant l'invention, porte sur les moyens d'assemblage du poteau .en bois avec le ou les supports du socle de poteau.
D'après l'invention il est prévu, à l'endroit d'assemblage situé à l'extrémité supérieure du support, une plaque de serrage courbée entourant partiellement le poteau et comportant, extérieurement, une partie saillante munie d'un alésage traversé par les boulons de fixation, cette partie saillante s'engageant en outre étroitement dans un évidement prévu dans le support.
L'avantage principal de ce nouveau mode d'assemblage réside
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dans le fait que le boulon de fixation ne subit plus la charge latérale du poteau, mais ne supporte, pratiquement, qu'un effort àe traction.
L'invention prévoit en outre, de l'autre côté du support, c'est-à-dire à la. partie opposée à la plaque de serrage, un évidement dans lequel est noyé l'écrou, ou la tête, du boulon de fi- xation, cet évidement pouvant être rempli de mortier ou de toute autre matière appropriée, en vue de recouvrir la tête ou l'écrou du boulon qui, de ce fait, est protégé contre la corrosion.
Conformément à la présente invention, il est encore prévu des moyens pour décharger le support du socle de poteau des efforts résultant des déformations dues au gonflement du poteau en bois. A cet effet, l'invention prévoit, aux boulons de fixation, un vissage spécial par lequel la-plaque de serrage est reliée di- rectement au poteau de bois, tandis que le support, les boulons de fixation et la plaque de serrage sont assemblés l'un à l'autre par un autre système à vissage.
Enfin, l'invention porte sur un dispositif destiné à supporter le gros bout du poteau, entre les supports du socle de poteau ; elle prévoit encore des mesures dont le but est de consolider davantage la réunion entre le poteau et un support en béton.
L'invention comporte encore d'autres innovations importantes reprises dans la description ci-après relative à plusieurs formes de réalisation préférées de l'invention.
,Au dessin annexé, la fig.l représente, en vue latérale et partiellement en coupe verticale, un socle de poteau suivant l'invention, portant l'extrémité inférieure d'un poteau.
La fig.2 montre, en vue de côté, une autre forme d'exécution du socle de poteau suivant l'invention.
La fig.3 est une coupe horizontale passant par la partie supérieure du support, suivant ligne III-III de la fig.2.
La fig.4 est une coupe horizontale d'une variante d'un socle de poteau à deux branches, cette coupe correspondant en substance
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à la position de la ligne III-III de la fig.2.
La fig. 5 est une coupe verticale d'un autre assemblage réali- sé entre le support du socle de poteau et un prolongement.
A la figure 1, on désigne par 1 un poteau en bois fixé au socle de poteau ; ce dernier est constitué par deux supports formés chacun par un corps 2 en tôle d'acier comportant, à sa partie inférieure, une enveloppe de béton 3. Ces supports sont enfoncés dans le sol dont la surface est indiquée par E (fig.l et 2).
Comme le démontre en détail la figure 3, la tôle d'acier 2 constituant le corps de support forme plusieurs angles droits, de sorte que le dit corps en tôle d'acier accuse, en coupe hori- zontale, à peu près la forme d'un U. Le 'rebord 4 pourra le cas échéant être plié plus fortement que de 90 , ce qui lui permet de s'appliquer parfaitement contre le béton qui remplit ce corps.
A la partie supérieure, le support est surmonté d'un couvercle de protection 5a formant, de préférence, une seule pièce avec le corps en tôle d'acier, et obtenu par rabattement approprié du bord supérieur du corps en tôle d'acier.
L'intérieur du corps en tôle d'acier est rempli d'une masse de ciment 5 qui, le cas échéant, est tenue par des organes métal- liques soudés - ou fixés de toute manière'appropriée - à la tôle d'acier.
La fixation du poteau 1 aux supports s'effectue au moyen du boulon 6. On pourrait éventuellement remplacer ce dernier par une bande passant tout autour du poteau ou par tout autre moyen de fixation. En vue de relier solidement les boulons 6 avec le .corps en tôle d'acier dont les parois sont relativement peu épais- ses, ce corps est muni d'un renforcement 7 comportant.centralement une ouverture 8 pour le passage du boulon 6 et la plaque de serrage courbée 9 reliée au boulon. La figure 4 représente en détail' la conformation de cette plaque de serrage 9.
La partie recevant le poteau de la plaque de serrage est courbée et correspond à la forme périphérique du poteau, ce que
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l'on réalise éventuellement en rectifiant ultérieurement les sabots constitués de préférence de matière forgeable. A la partie faisant face au poteau, il est prévu, outre une bague saillante 10a autour du boulon, plusieurs nervures 10 s'étendant avantageusement comme des rayons jusqu'à la périphérie de la plaque, ces proéminences maintenant le poteau 1 à faible distance de la plaque de serrage 9 de sorte que l'air puisse circuler entre celle-ci et le poteau en bois. Du côté externe, la plaque de serrage 9 est munie d'un appendice cylindrique 11, affectant la forme d'un moyeu, et éventuellement encore de nervures de renforcement.
Cet appendice 11 présente un alésage destiné à recevoir le boulon de fixation 6, et est logé dans l'évidement 8 de la pièce de renforcement 7 prévue au corps en tôle d'acier du support, et également dans l'évidement qui, correspondant à l'ouverture 8, est pratiqué dans le béton. Lorsque le socle de poteau est complètement monté, l'extrémité de l'appendice 11 vient se mettre contre la pièce transversale 12 fixée, par soudage ou de toute autre manière appropriée, entre les branches de la -tôle d'acier en U 2.
Sur la face opposée de cette pièce transversale 12 agit l'écrou de fixation 13 vissé sur l'extrémité filetée du boulon 6.
C'est ainsi que le socle est réuni avec le poteau en bois, sans qu'aucune pression fâcheuse puisse s'exercer sur le béton à l'intérieur du corps en tôle d'acier.
La masse de ciment 5, à l'intérieur du support, présente un évidement 14 destiné à recevoir l'écrou de fixation 13. Après montage du socle de poteau, et après serrage de l'écrou 13, cet évidement peut être rempli de mortier ou d'une autre matière appropriée, de sorte que l'écrou se trouve à l'abri des influences atmosphériques.
L'extrémité convenablement biseautée 15 du poteau 1 est portée, entre les supports du socle, par des sièges 16 prévus aux corps 2 en tôle .d'acier. A l'endroit d'assemblage des sièges 16, avec le corps 2, celui-ci comporte une pièce de renforcement 16a.
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Comme le démontre la figure 2, les sièges 16 sont par exemple inclinés l'un par rapport à l'autre de sorte que l'extrémité du poteau, en biseau, est tenue parfaitement par les dits sièges.
Lorsque le support du socle de poteau est muni, au-dessus du sol, également d'une enveloppe en béton ou qu'il est constitué entièrement de béton armé, l'extrémité du poteau pourrait aussi être portée par des parties saillantes du corps en béton, lesquelles auraient, en principe, la même conformation que les sièges 16. Le cas échéant, le support du socle de poteau pourrait aussi être en bois ; dans ce cas, les sièges 16, éventuellement en bois eux aussi, seraient vissés - ou fixés de toute autre manière convenable - aux supports qui, à cette fin, pourraient encore accuser des évidements appropriés dans lesquels viendraient s'engager les dits sièges'dont les vis de fixation seraient ainsi allégées.
Il est en outre possible de prévoir, entre le poteau et le support, environ à la hauteur des sièges 16, des coins ou des pièces analogues destinés à empêcher le déplacement transversal de l'extrémité du poteau, sur les sièges, de même qu'il s'avère quelquefois avantageux de fixer l'extrémité du poteau au moyen d'un second boulon qui traverse par exemple le trou 17 (fig.2) prévu dans le support.
L'extrémité enfouie dans le sol, des supports 2 est munie d'une enveloppe de béton 3. Le joint entre les supports 2 et l'enveloppe en béton est bouché (voir 18) par du mastic ne durcissant de préférence pas tout à fait, par exemple un mélange de ciment et de bitume, de sorte que l'eau de pluie etc. ne puisse s'infiltrer entre la tôle d'acier et la masse de béton. En vue de faciliter l'écoulement de la pluie, la partie supérieure de l'enveloppe en béton 3 présente la forme d'un toit.
A la partie supérieure des corps en tôle d'acier 2, à l'intérieur de l'enveloppe de béton 3, sont fixés des fers ronds 3a ou des organes métalliques de toute autre forme appropriée, destinés
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à renforcer l'adhésion du béton à la tôle d'acier.
Suivant la forme de réalisation du socle de poteau, représentée à la fig.l, les supports sont reliés à une pièce de prolongement ou racine 19, au-dessous du sol, s'étendant vers le bas.
Ce prolongement 19 (fig.l) pourrait être composé de deux parties qui seraient aussi utilisables séparément, par exemple dans le cas de socles de poteau à un seul support, comme à la fig. 5. Des deux côtés, ce prolongement est muni de bosses arrondies 20 qui s'engagent dans des évidements correspondants pratiqués dans l'enveloppe de béton ou dans les corps en tôle d'acier des supports, de sorte que le boulon d'assemblage 21 ne supporte plus la totalité du poids du socle et du poteau avec les lignes aériennes y montées. L'alésage 20a qui, pratiqué dans le support, doit recevoir le boulon 21 accuse un plus grand diamètre de sorte que le support puisse pivoter et que le prolongement 19 puisse y être fixé dans différentes positions inclinées, par rapport aux supports.
A la partie supérieure du prolongement est prévu un autre alésage dans lequel est logé un tube d'acier 22 ou toute autre piece d'assemblage. Les deux extrémités du tube 22 pénètrent dans des ouvertures ovales 23 pratiquées dans les supports. Entre support et prolongement sont insérés des coins 24 afin de caler le prolongement entre les supports.
La forme de réalisation suivant fig.2 représente un support utilisable sans pièce de prolongement spéciale. Dans ce cas, le support accuse une plus grande longueur (voir 3b) et des barres de renforcement noyées dans le béton de la partie 3b, au-dessous du corps 2 en tôle d'acier, assurent à l'ensemble la robustesse voulue si le corps 2 ne comporte pas de prolongement.
Au lieu de relier (fig.2) le poteau et le support au moyen d'un second boulon passant, au-dessus du sol, par les trous 17, ou bien complémentairement à un tel boulon de fixation, on pourrait aussi prévoir un boulon, dans la partie enfouie dans le sol, aux alésages 20a ; les trous 23 ne sont alors plus nécessaires.
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A la fig.2, le pointillé 25 indique l'extrémité inférieure du support, comme à la fig.l, et 25a désigne un évidement éven- tuellemènt prévu pour recevoir la bosse 20.
La fig. 4 démontre l'application de l'invention à un socle de poteau dont les supports 26 sont constitués entièrement de béton armé. Dans ce'cas, il est avantageux de fixer les plaques de serrage 9 aux boulons d'assemblage au moyen d'écrous spéciaux 27 (fig.4, partie supérieure). La fixation des boulons 6, dans les supports 26} 'se fait par les écrous 28, de sorte que le corps de béton est serré entre les écrous 27, 28, ou entre les disques de serrage 29, 30 placés devant les dits écrous. Il en résulte que le béton demeure indépendant du poteau en bois, de manière que les dilatations éventuelles de ce dernier restent sans effet sur le béton.
La partie inférieure de la figure 4 représente une variante constructive des moyens d'assemblage entre la plaque de serrage et le support. Ici, l'appendice 11 de la plaque de serrage 9 s'appuie directement contre le corps de béton 26, et sur le boulon d'assemblage 6 est placée une douille 31 pouvant être déplacée dans l'alésage du corps de béton. Sur cette douille 31 agit l'écrou 32 destiné à serrer solidement le poteau entre les plaques de serrage 9, comme l'écrou 27 de la partie supérieure de la fig.4.
L'extrémité filetée du boulon 6 regoit en outre un écrou à chapeau 33 qui, recouvrant l'écrou 32, agit par l'intermédiaire d'un disque intercalaire 34 sur le corps en béton 26. Cet écrou à chapeau 33 sert à réunir le corps en béton 26 avec le boulon de fixation 6. On pourrait remplacer cet écrou à chapeau tout aussi bien par un écrou ordinaire agissant sur un chapeau séparé dont le bord porte sur le corps en béton 26 ou le disque intercalaire 34 et dans le creux duquel est logé l'écrou 32.
La partie supérieure de la fig. 4 montre encore comment l'évidement du corps en béton, où est noyé l'écrou 28 du boulon de fixation, est bouché au moyen de mortier 30a, de sorte que l'écrou
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28 et l'extrémité filetée du boulon ne peuvent se corroser. Ce moyen de protection pourra aussi être appliqué aux formes de réalisation suivant fig.3, ou partie inférieure de la fig.4.
La fig.b représente, en détail, l'assemblage entre le support et la pièce de prolongement en bois. Ce cas se présente par exemple lorsque le support doit être relié à l'extrémité du poteau interchangeable, placée dans le sol au-dessous de la zone de putréfaction.
Suivant la forme d'exécution de la fig.5, le support 35 est en béton ou autre matière, comme dans les exemples de réalisation aux figures 1 et 2 ou 4. La pièce de prolongement en bois 36 comporte, d'un côte, une entaille recevant une pièce intercalaire 37 mi-cylindrique ou en forme de demi-sphère. Cette pièce intercalai- re 37 s'engage, d'autre part, dans un évidement 38 du support, cet évidement correspondant au creux 25a des fig.l, 2. A la hauteur de cette pièce intercalaire, le support et le prolongement sont réunis l'un à l'autre par le boulon 39 avec écrou 40. Au-dessus de l'alésage recevant le dit boulon, le support 35 présente encore un alésage 41 qui correspond au trou 23 de la fig.l.
En regard de cet alésage 41, la pièce de prolongement 36 comporte un entaillage 42 auquel est fixée, au moyen de vis 43, une plaque 44 ; cette dernière comporte centralement une saillie 45 qui pénètre dans l'alésage 41 du support. Une pièce d'écartement est insérée entre le support et la pièce de prolongement. La plaque 44 et sa saillie 45 sont -Lraversées d'un alésage par lequel passe le boulon de fixation 47. Comme le montre la fig.5, les organes représentés assurent un assemblage parfait et sur entre un seul support et une pièce de prolongement. Le support et le prolongement sont réunis l'un à l'autre de maniere à résister à la flexion, et les boulons de fixation se trouvent déchargés du poids du poteau et des conducteurs y posés.
Il est évidemment aussi possible d'utiliser les moyens d'assemblage représentés à la fig.b lorsque la pièce de prolongement 36 doit, comme la pièce 19 à la fig.l, être réunie à
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deux supports. Dans un tel cas, on prévoirait, à la pièce de prolongement 36, deux plaques 44, et comme à la fig.l, le boulon d'assemblage 47 deviendrait superflu. Si 'la pièce de prolongement 36 est .en béton, on prévoit dans celle-ci et dans le support, un alésage analogue à l'ouverture 23 (fig.l et 2). Dans cet alésage est logé un tube d'acier etc. (fig.l, 22) traversé et tenu par le boulon d'assemblage 47. Ce tube d'acier protège le boulon 47 contre le cisaillement.
En vue d'accroître la force portante du socle de poteau, on pourrait encore fixer, dans l'alésage 20b, aux supports ou à la pièce de prolongement, une plaque ou des 'traverses.
REVENDICATIONS
1. Socle de poteau, pour lignes aériennes électriques ou autres, à un ou plusieurs supports recevant l'extrémité, audessus du sol, du poteau,. et réunis au poteau en bois au moyen de boulons ou d'autres organes appropriés, caractérisé en ce qu'il est disposé, entre le support et le poteau en bois, une plaque de serrage courbée épousant la périphérie du poteau et entourant partiellement ce dernier, et comportant extérieurement un appendice où est pratiqué un alésage traversé par le boulon de fixation, cet appendice venant s'engager étroitement dans un évidement du support.