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MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de
BREVET D'INVENTION " Clôture pour bétail et dispositif pour en effectuer la charge électrique ".
La présente invention concerne une clôture nouvelle pour bétail et un dispositif pour appliquer une charge électrique à cette clôture.
Il est connu que,depuis longtemps,,on fait usage,pour la constitution des clôtures, limitant les prairies et empêchant le bétail de sortir de celles-ci, de fil de fer, barbelé ou lisse, qui est tendu sur des piquets, et dont on dispose plusieurs longueurs l'une au-dessus de l'autre.
Dans les exploitations qui sont spécialisées dans l'élevage du bétail, les étendues des pâturages sont nécessairement considérables, et exigent donc des longueurs de fil de fer,
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pour réaliser les clôturées de ces surfaces de terrains, en rapport avec l'étendue de celles-ci, de telle sorte que les dépenses pour l'établissement et l'entretien de ces clôtures deviennent prohibitifs.
La présente invention permet de réaliser une économie importante dans les frais, occasionnés par l'établissement des clôtures pour le bétail, en permettant la réalisation d' une clôture à fil unique, ce qui réduit la longueur néces- saire à 1/3 ou 1/4 de la longueur de fil néoessitéepar les anciens systèmes; en plus, vu la longueur réduite, exigée par la clôture selon l'invention, on peut envisager l'emploi d' une matière résistante aux intempéries et nécessitant un en- tretien minime.
Pour réaliser ces divers avantages énumérés ci-devant, l'invention prévoit l'emploi d'une clôture dont un ou plusi- eurs fils sont chargés électriquement, de telle sorte qu'un animal, essayant de s'évader des pâturages et venant ainsi en contact avec ces fils, reçoit un choc, et par son instinct naturel sera détourné d'une seconde tentative d'évasion.
Un aute but de l'invention est d'effectuer la charge de électrique d'un ou/plusieurs fils de la clôture, d'une fa- çon intermittente, de telle sorte que les chocs électriques se produisent à intervalles, et qu'un animal touchant les fils chargés reçoit un ou plusieurs chocs mais reste oepen- dant dans la possibilité de s'écarter des conducteurs élec- triques, ce qui évite ainsi tout danger d'éleotrocution du bétail.
Un autre objet de l'invention est de rendre les inter- valles entre deux charges successives, irrégulières, dans le dessin d'éviter un synchronisme entre les pulsations élec- triques et les pulsations du ooeur du bétail, synchronisme qui pourrait augmenter les risques dtéleotrooution.
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L'invention prévoit en outre,des signaux, sonores ou lumineux, intercalés dans le circuit électrique de choc, signalant le bon fonotionnement de l'appareil et avertissant également l'usager des conditions anormales dans le fonctionnement.
L'invention sera décrite,à titre explicatif non limitatif, dans la description ci-après, avec référence aux dessins annexés.
La figure 1 donne une vue générale de l'appareil, enfermé dans une bote le protégeant contre les intempéries et autres influences en mesure de l'endommager.
La figure 2 donne une vue en élévation du devant de la plaque de base de l'appareil, et montre également les raccordements aux fils de la clôture et à la terre.
La figure 3 donne une vue en élévation de la partie arrière de la plaque de base, avec les différents éléments constituant le dispositif électrique effectuant la charge d' un ou plusieurs fils de la clôture dans les conditions dé- orites ci-devant.
La figure 4 donne une vue en plan de l'appareil, certaines parties, notamment l'ampèremètre et le montage de la lampe témoin, étant supprimées afin de mieux montrer le dispositif contacteur.
La figure 5 donne une vue en détail du montage de la lampe-témoin.
La figure 6 donne un schéma du dispositif électrique.
La clôture pour bétail et le dispositif pour en effeo- tuer la charge électrique selon l'invention, se composent de deux parties principal bien distinctes, notamment,en premier lieu,les éléments devant être chargés électriquement et qui oomprennent un ou plusieurs fils de clôture 1, passant par le parafoudre 3' et raccordés à une dés bornes 3, montées
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sur la plaque de base 2 de l'appareil effectuant la charge électrique, cette plaque tant également munie d'une borne 4, non isolée de la plaque 2, et permettant le raocordement à un conducteur approprié mis en contact avec la terre, et constitué,dans cette forme de réalisation de l'invention/!' un tube galvanisé ou en cuivre 5, d'une longueur suffisante, et enfoncé dans le sol, et,en second lieu,
le dispositif électrique de chargement proprement dit.
L'appareil, réalisant la charge intermittente d'un ou de plusieurs fils de la clôture et reposant sur le principe de la bobine Ruhmkorff, se compose d'une plaque de base 2,sur laquelle sont fixés ses différents éléments constitutifs, comportant,comme élément principal,une bobine de Ruhmkorff, constituéd'un noyau 6, formé de tôles juxtapposées, autour de la partie centrale duquel sont aménagés concentriquement l'enroulement primaire 7 et l'enroulement secondaire 8. Ces éléments sont entourés par une carcasse 10' qui est attachée à une plaque-support 10, ayant une section en forme de cornière et fixée,par des boulons isolés 10", sur la plaque de base 2.
Le rupteur, qu'on retrouve dans chaque dispositif dit ' Bobine Ruhmkorff ", est formé, dans cette forme de réalisation de l'invention, par une lame 9, pivotée sur la plaque-support 10, et munie d'une pièce de contact, oonsti- tuée d'une lamelle en forme de T 11, sur l'extrémité de laquelle est rivée la rondelle 11' . Cette pièce de contact est isolée de la lame 9 et fixée sur celle-ci à l'aide de vis 11" , avec l'interposition des plaques 12, dont une est prolongée et montre également une forme en T 12' , dont la jambe est en contact avec une partie 13, de la plaque support 10, et repliée à angle droit, et qui limite ainsi les déplacements de la lame 9.
Sur la plaque-support 10 sont encore pivotés deux balanciers, constitués des barres 14 et 14' dont
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sont solidaires les douilles 15 et 15' traversées par un pi- vot 16, fixé sur la plaque 10 par les replis 16' . Les ex- trémités des barres 14 et 14' sont pourvues de masses 17 et @ 18, 17' et 18',les masses 17 et 17' ayant une forme oylin- drique,tandis que les masses 18 et 18' montrent la forme d' un parallélépipède. La masse 18 est pourvue d'une rondelle 18", vissée dans celle-ci, et coopérant avec la rondelle 11' , montée sur l'extrémité de la pièce de contact 11 ; la masse 18' est munie d'un conducteur 19, constitué d'un fil en cui- vre, venant en contact avec la surface inférieure de la mas- se 18.
Des ressorts 16" sont enroulés autour des douilles 15 et 15' et attachés, pour le balancier 14' , à la barre 14' et à la barre 14 et, pour le balancier 14, à la barre 14 et à la plaque 10. La plaque support 10 sert aussi de support pour un aimant en fer à cheval 20, vissé sur la plaque 10 par une vis 20" et tenu en place par les plaques 20' ; l' aimant 20 est disposé d'une telle façon qu'il constitue avec la masse 18' la disposition d'un conducteur se trouvant dans un flux magnétique.
Un autre élément constitutif de l'appareil réalisant la mise en charge des fils de clôtures, est le condensateur 21 dont le manteau extérieur est entouré d'un collier 21' , vissé sur la plaque 10, le condensateur étant mis en shunt dans le circuit primaire de la bobine de Ruhmkorff, circuit qui est constitué d'une batterie, pile ou autre source adap- tée d'énergie électrique 22, dont une borne est reliée, par un conducteur 23, à un interrupteur 24. Ce dernier est un interrupteur à deux positions dont une des positions permet d'intercaler une résistance, constituée d'un fil 25, permet- tant une variation dans l'amplitude des chocs électriques.
Cet interrupteur est connecté directement, par le conducteur 23', à une extrémité de l'enroulement primaire 7, l'autre
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extrémité de cet enroulement étant relié, par un conducteur 25, à la plaque 10, sur laquelle, comme mentionné ci-devant, est pivoté le système des balanciers 14 et 14' non isolés de cette carcasse, de telle sorte qu'il est admis de dire qu' une extrémité de l'enroulement primaire 7 est directement raccordée auxbalanciers 14 et 14' . La seconde borne de la source d'énergie électrique 22 est connectée/par l'intermédiaire d'un conducteur 26, à la pièce de contact 11, le condensateur 21 étant alors shunté sur les points 21" et 21"'.
Les éléments constitutifsdu circuit secondaire de la bobine de Ruhmkorff, et qui sont aussi fixés sur la plaque de base 2, comportant un ampèremètre 28, également mis en shunt dans le circuit et qui peut être intercalé à l'intermédiaire d'un interrupteur 29, comme représenté par le schéma 5; cet interrupteur est également à deux positions, une des deux positions permettant la dérivation du courant par l'ampèremètre.
Ce dernier est raccordé à une extrémité de l'enroulement se- condaire par un conducteur 30, qui peut être interrompu par l'interrupteur 29, et auquel est également raccordé un des filaments, notamment celui référé 31' , de la lampe au néon 32, ce filament étant également en contact avec la masse de la plaque 2, et donc avec le sol par un conducteur 31" , et alimenté par un conducteur 31' , dérivé de la plaque-support 10. L'autre filament 33 de la lampe 32 est relié à la seconde extrémité de l'enroulement secondaire 8 à l'intermédiaire d' un conducteur 33' ; au point 64,ce conducteur passe par une des bornes ±,auxquelles sont raccordés les fils 1 de la olôture. Dans le conducteur 33' est encore intercalée une résistance 35.
L'appareil entier est fixé dans la boite 37, dont la paroi 37' est pourvue des ouvertures 38 pour le passage des conducteurs d'alimentation, et 39 pour le passage des trois
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fils de clôture et le conducteur de raccordement à la terre.
Le couvercle 37" est muni d'une ouverture 40, couverte d'un écran transparent, qui donne vue sur l'échelle de l'am- pèremètre et l'ampoule de la lampe 32, ainsi que d'un thermo- mètre 41.
FONCTIONNEMENT.
Supposons que l'interrupteur 24 se trouve dans une po- sition telle que le circuit primaire de la bobine de Ruhmkorff est ouvert. Au moment où cet interrupteur est fermé et le courant délivré par la source 22 sait parcourir le circuit primaire, il passe par le conducteur 23, parcourt l'enroule- ment primaire 7 et arrive,par le conducteur 25, à la plaque 10, qui joue ainsi le rôle de conducteur. Au point 21"', une partie du courant est dérivée et employée pour charger une des plaques du condensateur 21.
Le courant arrivé à la plaque 10 parcourt alors la barre 14' , qu'il atteint par le pivot 16, sur lequel sont montés les deux balanciers et qui est solidarisé de la plaque
10, circule dans la masse 18' et,par le conducteur 19, ar- rive dans la masse 18,d'où il passe dans la pièce de contact
11 par les rondelles 11' et 18" , solidaires,respectivement, de la pièce diE/ contact 11 de la masse 18. Après avoir traver- sé la pièce de contact 11,le courant retourne à la source 22 par le conducteur 26; en passant par le point 21"', de nou- veau une partie du courant est dérivée et charge l'autre plaque du condensateur 21.
Au moment où le courant passe par l'enroulement pri- maire 7,un flux magnétique est engendré dans le noyau 6 et se ferme par la lame 9, ce qui provoque le rapprochement de cette lame, pivotée sur la plaque 10, et qui tend à venir en contact avec les tôles du noyau 6. Ce mouvement, assez brusque, est communiqué à la masse 18, solidaire du balancier
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14, d'où résulte un mouveent osoillant de ce dernier ; la masse 18 étant en contact avec le conducteur 19, qui est lui-même solidaire de la masse 18', entraine donc dans son mouvement le balancier 14', qui ,en plus,reçoit une seconde impulsion, par le fait qu'un couple mécanique provient de la réaction du courant, circulant dans la masse 18t , sur le champ magnétique de l'aimant 20.
Le mouvement oscillant des deux balanciers continue jusqu'à ce que la totalité de l'énergie, sous forme de force vive, oommuniquée au balancier, est absorbée par le travail de tension des ressorts, qui sont montés sur le pivot des deux balanciers; à partir de ce moment, la tension des ressorts occasionne le mouvement de retour des deux balanciers, mouvement qui continue jusqu'à ce que les deux rondelles, montées sur la masse 18 et la pièce de contact 11, reviennent en contact, ce qui referme le circuit primaire, provoque à nouveau l'attraction de la lame 19 par le flux ayant pris naissance dans le noyau 6de telle sorte que tout le cycle recommence.
Dans cette même période,une partie du courant parcourant la carcasse 10 a été dérivée par le conducteur 31 et atteint,par le conducteur 30,le filament 31' de la lampe 32; ce filament,étant à un potentiel différent, et plus haut, que le potentiel du filament 33,émet des électrons qui ionisent le gaz néon, contenu dans l'ampoule de la lampe, ce qui permet le oourant de passer au filament 33 et a pour effet l'incandescence du filament 31' , aussi longtemps que le courant reste établi.
Les impulsions lumineuses de cette lampe indiquent donc la bonne marche de l'appareil.
Au moment où la rupture de contact entre la masse 18 et la pièce de contact 12 se produit, la variation brusque du flux magnétique dans le noyau fait naitre une tension
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électrique dans le circuit secondaire, selon la loi de Lenz; afin d'accentuer cette vitesse de variation du flux, qui dé- termine la valeur de la tension du oircuit secondaire, on a intercalé le oondensateur 21, qui se déoharge au moment de rupture de contact ou d'ouverture du circuit primaire, et ajoute son courant de décharge à celui qui circule déjà dans le circuit; la variation du courant, et donc également du flux magnétique auront augmenté, ce qui entraine une augmen- tation conséquente de la tension dans le circuit secondaire.
Supposons qu'un animal touche un des conducteurs 1, . qui constituent en même temps la clôture pour le bétail. Le circuit secondaire est alors fermé à travers le corps de 1' animal et la terre,et la bête reçoit un choc électrique qui normalement est largement suffisant pour la faire rebrousser chemin.
Le courant, circulant maintenant également dans le circuit secondaire,engendre,lui aussi,un second flux magné- tique dans le noyau 6; en effet, et comme décrit ci-devant, les deux enroulements sont concentriques autour de la partie médiane du noyau 6; le flux résultant, qui a pour résultat l'attraction de la lame 9, sera donc la résultante des deux flux provenant des courants primaires et secondaires, et quand dans le circuit secondaire un corps à résistance vari- able est intercalé, comme c'est le cas pour le corps d'un animal, le oourant secondaire sera variable,lui aussi,à tout moment, selon la résistance corporelle momentanée de la bête, d'où résulte une variation conséquente du flux secondaire.
Ce flux est une des composantes du flux total et influe donc, par ses variations,la grandeur du flux résultant, ce qui fait varier à chaque moment la force avec laquelle la lame 9 est attirée vers le noyau 10, et donc change aussi la grandeur de l'impulsion qui est communiquée au balanoier 18. En plus, l'irrégularité du courant secondaire aura ses répercussions
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sur le courant primaire, arce que la bobine travaille,dans ces conditions,comme un transformateur, et fait varier donc encore l'impulsion communiquée à la masse 18, variation dont l'influence se fera sentir surtout lors de la course retour des deux balanciers.
Il ressort donc clairement de cet exposé que les oscil- lations des deux balanciers, et,de ce faillies intervalles entre deux chocs électriques successifs, sont extrêmement ir- réguliers, et que le système électrique avec rupteur à iner- tie, dans le cas où le circuit secondaire est fermé, consti- tue un système extrêmement labile. Le circuit secondaire étant fermé, le courant secondaire ne passe plus, ou en quantité fortement diminuée, par la lampe 32 dont les impulsions lumi- neuses seront diminuées d'intensité avec la diminution du courant, ou,dans le cas d'un court-circuit, par exemple quand les fils conducteurs touchant des branches d'arbres ou autres cultures mouillées, cesseront complètement, ce qui,en même temps,avertit l'usager de l'état anormal du dispositif.
Il est alors possible de contrôler la situation du cir- cuit secondaire en intercalant l'ampèremètre 28 dans celui-ci, en effet,dans le cas d'un court-circuit, le courant qui passe par le circuit secondaire sera maximum, et la déviation de l'aiguille de l'ampèremètre sera conséquente ; adaptant les graduations de l'échelle de l'ampèremètre, en y apportant,par exemple,les repères Il mise à la terre " ou Il court-circuit ", l'usager peut de suite se rendre oompte de l'irrégularité qui s'est produite dans le fonctionnement du dispositif éleo- trique.
Il est évident que l'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation décrite ci-devant; il esten effet, .' -pos- sible d'apporter plusieurs modifications quant à la disposi- tion qu'à la forme des différents éléments constituant le dispositif
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électrique, sans se départi de l'esprit de l'invention.
REVENDICATIONS.
1.) Clôture pour bétail et dispositif pour en effectuer la charge électrique, caractérisés par la combinaison d'une clôture comportant au moins un conducteur électrique non isolé, pouvant fermer un circuit électrique à la terre, à travers le corps d'un animal qui touche le conducteur, avec des moyens susceptibles d'induire une énergie électrique mo- mentanée dans le conducteur et qui comportent un circuit élec- trique pouvant être connecté à une source d'énergie électri- que de façon à en être influencé, un dispositif d'interrup- tion et de fermeture alternées automatique, connecté en per- manence avec le dit circuit électrique et opérant par l'éner- gie de ce circuit aussi longtemps qu'il est fermé,
le dispo- sitif d'interrupteur automatique comportant des moyens pour connecter leonduoteur formant clôture avec le circuit élec- trique,et la période d'interruption de ce dispositif étant suffisamment longue pour permettre à l'animal, en contact @ avec le conducteur électrique non isolé, de s'en éloigner, un signala/contrôlé par le dispositif interrupteur automati- que, étant prévu pour indiquer la bonne marche du système.