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Montage de synchronisation pour moteurs triphasés ayant deux vitesses de fonctionnement.
Pour obtenir une synchronisation entre deux moteurs triphasés asynchrones, il est connu.., de relier les rotors dea moteurs connectés avec leurs stators au réseau et d'intercaler une résistance de glissement commune dans le circuit des rotors.
Ce dispositif ne fonctionne de façon sûre que pour des différences de charge très petites, et nécessite un glissement relativement grand ,de telle fagon que l'exploitation devient très onéreuse par suite des pertes très grandes. On a
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par conséquent eu l'idée d'accoupler à chaque moteur une petite machine asynchrone à bagues servant de machine synchronisatrice, dont les stators sont reliés au réseau et les rotors entre eux, et où on a, afin d'obtenir un moment synchronisateur particulièrement élevé, entraîné les rotors de ces machines de synchronisation dans un sens opposé au champ tournant de leurs stators.
L'invention se rapporte à des commandes électriques dans lesquelles deux ou plusieurs moteurs réversibles, qui peuvent être constitués aussi par des groupes de deux moteurs à nombre de pôles diffèrent accouplés rigidement sont à maintenir en synchronisme.
L'invention a pour but d'économiser les machines de synchronisation supplémentaires et malgré cela de permettre un synchronisme irréprochable avec fonctionnement économique et réglage simple. Conformément à l'invention, on arrive à ce résultat en utilisant comme moteurs de travail les moteurs ou les enroulements des moteurs ayant un même nombre de pôles, alors qu'en même temps les moteurs ou les enroulements de moteurs avec l'autre nombre de p$les agissent comme machine de synchronisation? et alors que les stators de toutes les machines sont reliés en permanence au réseau, les rotors de même nombre de pales sont reliée en permanence et qu'une résistance est connectée dans le circuit de rotor des machines qui doivent agir comme moteurs de travail.
On peut appliquer particulièrement l'invention dans des cas, où les moteurs tournant à un nombre de tours déterminé, se meuvent toujours dans la direction opposée à celle des moteurs tournant à un autre nombre de tours. De telles conditions se retrouvent par exemple dans les commandes de réglage des laminoirs. Lora de l'abaissement du cylindre supérieur réglable on tourne à un nombre de tours plus faible, donc avec une vitesse de réglage inférieure, pour pouvoir régler de façon plus précise.. Les trajets à parcourir alors par le cylindre, par exem-
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ple dans les laminoirs à froid, sont petits. Le soulèvement du cylindre s'effectue avec une vitesse supérieure, afin de pouvoir obtenir, avec un temps aussi petit que possible, un réglage rapide pour le premier passage du nouveau matériel à laminer.
Pour des systèmes moteurs de ce genre, les champs de stators des moteurs d'un certain nombre de p8les sont reliés au réseau de préférence en opposition aux champs de stators. des moteurs de l'autre nombre de p8les et l'enclenchement de la direction de rotation du groupe-moteur est obtenu avec un montage invariable des stators, uniquement en intercalant une résistance dans le circuit de rotor des moteurs, dont le sens de rotation du champ de stator correspond à la direction de rotation désirée du groupe moteur.
L'unique figure du dessin annexé représente un exemple d'exécution de l'invention appliqué à un groupe moteur du type décrit dans les lignes, qui précèdent.
Les moteurs A et C ont même nombre de pôles, les moteurs B et D un autre nombre différent, mais égal aussi, par exemple les moteurs A et C ont huit pôles, les moteurs B et D ont quatre pôles. Les moteurs A et B d'une part et les moteurs C et D d'autre part sont ou bien accouplés mécaniquement et. constitués chacun sous forme de moteurs doubles ou établis sous forme de moteur à commutation polaire avec deux enroulements à nombre de pôles différent.
Les enroulements de stators sont tous reliés au réseau et de telle façon que les champs tournants dans les enroulements de stators de même nombre de pales, par conséquent par exemple les enroulements à nombre de tours bas, se déplacent dans le sens de rotation opposé à celui des champs tournants dans les enroulements des stators des enroulements à nombre de tours élevé. Les rotors des moteurs ayant même nombre de pôles sont reliés électriquement. Dans cette disposition, les moteurs doubles ou à p8les commutables sont en liaison électrique et comme dans les deux circuits de rotors il n'y a aucune
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résistance, aucun moment n'est produit vers l'extérieur à la position de synchronisme pour les rotors ; les moteurs sont par conséquent à l'arrêt.
Si maintenant, au moyen de l'inverseur U, on intercale une résistance dans le circuit de rotor de l'une des liaisons électriques, par exemple des moteurs AC, ces moteurs démarrente alors que les rotors des autres moteurs B et D sont ac- tionnés dans le sens opposé du champ tournant de leurs stators et par conséquent possèdent un moment élevé synchronisateur. L'arrêt est opéré par suppression de la résistance dans lea circuits de rotors des moteurs A et C. L'insertion d'une résistance dans le circuit de rotor des moteurs B et D a pour suite un démarrage de ces moteurs en sens opposé de celui des moteurs. A et C. Dans ce cas, les rotors des moteurs A et C sont actionnés par les moteurs B et D également contre leur champ tournant dans le stator.
L'arrêt est obtenu en enlevant la résistance dans l'un des circuits de rotor et en enclenchant celui de l'autre circuit de rotor. Le changement du sens de rotation est opéré de la même manière. Il est naturellement possible sans difficulté de combiner de façon appropriée plus de deux moteurs pour former des moteurs multiples.
L'avantage de l'invention réside donc dans le fait que des machines spéciales de synchronisation deviennent inutiles. De plus, le démarrage, le freinage et le changement du sens de rotation sont opérés exclusivement dans le circuit de rotor. Les commutateurs de stators pour le renversement du sens de rotation sont alors inutiles et la liaison électrique n'est jamais interrompue. Pour un arrêt prolongé d'un dispositif de ce genre, une liaison peut naturellement être coupée; il est également possible de pouvoir alternativement non seulement abaissée mais aussi relever le nombre de tours infé-
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rieur et d'une façon analogue également le nombre de tours élevé.
Dans ce cas un dispositif commutateur est prévu du coté du stator , enclenché de telle façon que la commutation correspondante des phases de stators pour les groupes de moteurs ne puisse avoir lieu que successivement , de telle façon qu'une liaison électrique soit toujours maintenue.