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Masque à gaz. Dans les masques a gaz connue jusqu'a présent, on cherchait à atteindre leur étanchéité par ajustement exact, par application étanche de leurs bords, comme par exemple par rembourrage de ces derniers, ainsi que par ser- rage énergique des bandes de fixation sur la tête, attendu que l'expérience avait montré que le moindre défaut dans l'application des bords du masque suffisait pour laisser entrer des gaz extérieurs à l'intérieur du masque. Ces dispositions compliquées et incommodes pour le porteur du masque ont, en outre, l'inconvénient de demander un exercice approprié et une certaine habileté pour réaliser, avec une manipulation rapide, une protection certaine.
Même avec un ajustement exact et avec une étanchéité parfaite du masque, il existe toujours encore le danger qu'en cas de ratés de la soupape de respiration ou d'autres défauts fortuits d'étanchéité, des substances ou fluides
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nocifs puissent pénétrer à l'intérieur du masque.
L'objet de la présente invention est un masque à gaz perfectionné dans lequel, contrairement aux masques a gaz connus ou l'étanchéité est assurée par ajustement exact, l'étanchéité certaine du masque est réalisée de manière parfaite par une surpression déterminée s'établissant à l'intérieur du masque et provenant de l'air exhalé. Une telle surpression se maintenant en permanence est obtenue, suivant l'invention, par le fait que le masque perfectionné comporte deux chambres distinctes, dont l'une recouvre, en service, la bouche et le nez, est reliée pour l'inhalation avec un filtre et est pourvue d'une soupape pour l'exhalation, tandis que l'autre chambre, qui renferme la première, s'ajuste au visage à la façon des masques connus ou consiste en une coiffe qu'on peut enfiler sur la tête et serrer autour du cou.
Lors de la respiration, l'air inhalé traverse le filtre ainsi qu'une soupape d'inhalation et la chambre intérieure, alors que l'air exhalé ensuite passe par la soupape d'exhalation de la chambre intérieure a la chambre extérieure pour remplir celle-ci à une certaine surpression. Lorsqu'un degré de surpression déterminé est atteint dans la chambre extérieure, de l'air peut s'échapper de celle-ci au dehors par une soupape d'échappement à surpression appropriée ou par des endroits non-étanches, s'il y en a, aux bords du masque.
De cette façon, il n'est plus à craindre que des gaz nocifs puissent pénétrer, en un endroit quelconque, du dehors à l'intérieur du masque et incommoder ou mettre en danger le porteur du masque. Ce nouveau principe d'étanchement par surpression se laisse appliquer à tout système de
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masques protecteurs a respiration, comme aussi aux appareils circulatoires (appareils a oxygène), ou l'étanchéité absolue pour empêcher la pénétration de substances nocives est impérieusement nécessaire.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une coupe longitudinale d'un masque facial;
La fig. 2 est une élévation de côté d'un masque à coiffe.
Dans l'exemple de la fig. 1, a désigne un corps creux recouvrant seulement la bouche et le nez du porteur du masque et formant une ohambre intérieure.
Lors de la respiration, l'air inhalé passe par un filtre b, par la soupape d'inhalation o et le corps creux a aux poumons. L'air exhalé quitte le corps creux a par la soupape d'exhalation d et se rend dans la chambre extérieure e, qui similairement à un masque ordinaire, peut être fait de caoutchouc naturel, de caoutchouc synthétique ou de toute autre matière élastique, ou de substances transparentes et qui est ajustée de façon étanche aux contours du visage. A chaque exhalation d'air, la soupape d'inhalation c est fermée et l'air exhalé est refoulé par la soupape d dans la chambre extérieure e pour y établir et maintenir en permanence une certaine surpression empêchant l'entrée de gaz nocifs du dehors. L'air en excès peut s'échapper de la chambre e par une soupape d'échappement à surpression f y prévue.
Un système de bandage g, qui peut être de toute construc-
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tion voulue, permet de bien fixer le masque sur la tête.
Dans la fig. 2, la chambre extérieure e est formée par une coiffe h qui est enfilée sur la tête et est bien fermée par serrage au cou. La soupape d'échappement de la chambre extérieure telle qu'employée dans la première exécution est ici supprimée, attendu que l'excès d'air peut s'échapper au dehors par des endroits nonjointifs du col de la coiffe entourant le cou. Cette coiffe peut être établie en caoutchouc naturel, en caoutchouc artificiel, en toute autre matière élastique ou en substances transparentes. L'opération de respiration s'effectue comme dans l'exemple 1. Le système de bandage g consiste ici en un seul ruban qui appuie la chambre intérieure a contre le visage.
La coiffe pourrait aussi être conformée de façon qu'elle se ferme sur la nuque, c'est-à-dire qu'elle enferme la tête jusqu'à la nuque. Dans ce cas, on emploiera une matière élastique, par exemple du caoutchouc pour la confection du masque, qui s'ajuste par sa propre tension à la tête. Un système de bandage similaire à celui de la fig. 2, peut également être appliqué.
La chambre intérieure a peut être établie en bakélite, en métal léger, en un corps moulé ou pressé de matière cellulosique, de caoutchouc naturel ou de caoutchouc synthétique, ou d'autres matières appropriées.
Les différentes soupapes des chambres intérieure et extérieure du masque peuvent avoir une construction quelconque convenable; ainsi, par exemple, la soupape f pourrait aussi être du type a lèvres.
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Le grand avantage de l'invention sur les masques a gaz connus consiste en ce qu'il n'est pas absolument nécessaire de veiller à un ajustement ou étanchement exact en tous les endroits du masque, attendu que, même avec un étanchement approximatif, il se formera toujours une surpression sensible dans la chambre extérieure du masque et que de ce fait l'air extérieur ne peut pénétrer dans la chambre extérieure se trouvant à une pression plus élevée.
On évite ainsi le danger d'entrée de gaz nocifs dans le cas d'assise impropre du masque, de sorte que le porteur du masque est à l'abri de tout danger et jouit de toute sécurité et de toute commodité sans qu'il soit gêné dans la respiration. La manipulation du masque est d'ailleurs extrêmement simple.